Bonjour,
Titre : D'un baiser sur tes lèvres...
Auteur : Typone Lady
Disclaimer : L'univers de One Piece ainsi que ses personnages ne m'appartiennent pas : ils sont à Eiichiro Oda. Je les emprunte le temps d'une histoire.
Rated: M
Genre: Romance, Drame, UA
Résumé : La vie n'est jamais facile, surtout quand on grandi dans un monde où tuer pour survivre est notre quotidien. Heureusement, dans un monde où la loi du plus fort est de maître il y a des personnes qui essayent encore de s'en sortir. Mais rien ne se passe jamais comme prévu et le cœur a ses raisons que la raison elle-même ignore... Yaoi.
Bêta correctrice : pommedapi
Note : Merci à ma bêta pommedapi pour ses précieux conseils et aussi pour avoir corrigé ce chapitre ;)
Bonne lecture ;)
D'un baiser sur tes lèvres...Chapitre 23
Paris, Musée d'art, 05 Octobre 2013, 09h37
Ace courrait aussi vite qu'il le pouvait. Il n'arrivait pas à croire qu'il était en retard ce jour-là spécialement. Il avait pourtant tout préparé la veille : son réveil qu'il avait vérifié au moins dix fois, les vêtements qu'il allait mettre mais également son temps de douche, de petit déjeuner... Il avait tout calculé à la minute près pour être sûr d'être à l'heure. Et tout c'était bien passé. Son réveil avait sonné, il s'était alors réveillé et l'avait arrêté et puis… il s'était rendormi. Il avait fait une crise de narcolepsie.
Il s'était réveillé un peu plus de vingt minutes plus tard et s'était empressé de se préparer mais le mal avait été fait et il avait plus d'une demi-heure de retard. Ace ne savait pas si c'était une manière de le punir pour quelque chose dont il ignorait tout ou si c'était simplement de la malchance. Il était tellement énervé que sur le coup, il avait même pensé qu'une force divine s'acharnait contre lui... Maintenant qu'il était un peu plus calme, il réalisait à quel point il avait été stupide de penser ça.
Il avait à présent envie de pleurer et après la colère, c'était les larmes qui menaçaient de couler. Lui qui avait tant galéré à obtenir de Marco ce rendez-vous n'était même plus sûr qu'il allait avoir lieu ! Il espérait sincèrement que l'écrivain l'avait attendu même s'il avait très peu d'espoir. Il avait bien vu que le blond avait accepté de le voir de mauvaise grâce et il se demandait d'ailleurs encore pourquoi le plus vieux avait accepté étant donné que ce rendez-vous, il ne le désirait pas réellement.
Un peu essoufflé, le brun arriva enfin au lieu du rendez-vous et presque aussitôt, un sourire naquit sur ses lèvres.
Marco était encore là.
Il était splendide avec son manteau beige et ses joues légèrement rouges à cause du froid, et Ace s'en voulut de l'avoir fait attendre aussi longtemps. Il se redressa, la respiration haletante et regarda le blond sans vraiment savoir quoi dire. Il n'avait pas vraiment envie de lui avouer qu'il souffrait de narcolepsie, qu'il avait fait une crise un peu plus tôt dans la matinée et que c'était pour ça qu'il était en retard… Mais il n'avait pas non plus envie de lui mentir.
Un peu incertain sur la démarche à suivre, il s'approcha du blond. Il avait été si pressé de le voir tout à l'heure alors que là, il aurait tout donné pour être encore dans le métro…
-Bonjour, Ace, le salua Marco une fois qu'il eut aperçu le brun.
-Bonjour, Marco. Je suis désolé d'être en retard ! s'excusa alors immédiatement le plus jeune.
-Ce n'est pas grave. Après tout, tu n'as que 42 minutes de retard. J'aurais d'ailleurs apprécié que tu m'appelles pour me prévenir. Je suis resté mais j'aurais aussi bien pu partir.
Malgré le ton très sérieux qu'avait pris le plus âgé, Ace sut qu'il ne lui en voulait pas vraiment car son sourire était trop grand pour ça. Ace aimait vraiment le voir sourire car il ne faisait pas semblant.
-Tu es magnifique.
-Pourquoi sommes-nous ici ? Ce que tu as à me dire a t-il un quelconque rapport avec l'endroit ?
Marco avait délibérément ignoré le compliment du brun. Il n'avait pas vraiment envie de s'engager sur ce terrain-là.
-On m'a dit que les expositions dans ce musée étaient pas mal, alors allons-y ! s'exclama soudainement Ace.
-Tu m'as donné rendez-vous pour qu'o-
-Satch m'as dit que tu adorais ça alors te plains pas !
Le blond esquissa un petit sourire entendu.
-Je ne savais pas que vous parliez de moi derrière mon dos.
-Quelques fois seulement. On y va?
Ace posa sa main sur le bas du dos de Marco et y exerça une légère pression, incitant ainsi le blond à avancer. Et malgré le fait que l'écrivain s'était montré quelque peu réticent au départ, il se laissa gentiment guider. Il y avait beaucoup de monde, rien d'étonnant un week-end. Heureusement, Ace avait déjà acheté les places mais ils durent tout de même attendre quelques minutes avant de pouvoir entrer.
Le fils de Gold D. Roger passait son temps à observer l'ancien bras droit de Barbe Blanche. Marco semblait vraiment heureux de se trouver là, sans spécialement le montrer mais Ace le voyait bien.
Il ne remercierait jamais assez Satch pour ce qu'il avait fait pour lui, pensa-t-il. Après l'avoir encouragé à tenter sa chance auprès du blond, il avait bien voulu lui donner le plus d'information possible.
Il avait alors apprit que Marco avait les cheveux châtains plus jeune et que plus tard, ils étaient devenus naturellement blonds.
Qu'il était écrivain.
Bénévole à la SPA.
Qu'il adorait tout ce qui était sucré.
Qu'il aimait beaucoup l'art.
Qu'il s'intéressait à l'astrologie et à l'astronomie.
Qu'il pouvait regarder les étoiles pendant des heures.
Qu'il adorait naviguer.
Et il en passait.
Si quelques mois plus tôt on lui avait dit qu'il allait se retrouver dans cette situation, il ne l'aurait jamais cru. Depuis toujours, il ne voulait pas de relation parce que c'était trop compliqué, qu'il fallait faire beaucoup de concessions et qu'on finissait toujours par souffrir. Avec des plans cul ou juste des coups d'un soir, il n'avait pas le souci d'avoir de compte à leur rendre. Et puis, il ne s'était jamais vu être en couple. Il avait l'impression que ces derniers choisissaient délibérément de se couper les ailes. Ils n'avaient plus de liberté et changeaient du tout au tout.
Il avait déjà eu des amis à qui cela était arrivé. L'un deux s'était complètement isolé de son entourage, ne voyait même pratiquement plus ses amis et évitait de parler à d'autres filles même s'ils étaient amis depuis des années, tout ça parce que sa copine était d'une jalousie maladive. Il y avait aussi une de ses amies qui était habituellement si vivante, dynamique et drôle, et qui avait commencé à se renfermer sur elle-même après avoir appris que son petit-ami l'avait trompée à plusieurs reprises. Malgré cela, elle avait tout de même choisi de rester avec lui : elle l'aimait trop pour le quitter. Pourtant, avant, elle n'aurait pas hésité à y mettre un terme, affirmant qu'un homme qui trompait sa copine ne méritait pas une deuxième chance car s'il l'avait fait une fois, il pouvait très bien recommencer. Et c'est ce qu'il avait fait.
Bien sûr, il y avait des couples très heureux ensemble et toutes les séparations ne se déroulaient pas forcement de manière tragique mais Ace détestait l'idée de devoir faire des concessions. Si la personne avec qui il décidait de se mettre en couple l'aimait vraiment, elle devait selon lui accepter ses qualités comme ses défauts et non pas essayer de le changer.
« On ne tombe pas amoureux en dénichant la personne parfaite, mais en apprenant à connaître parfaitement une personne imparfaite. »
Et il le pensait vraiment.
Cependant, il ne jugeait pas les gens qui étaient dans des situations de ce genre, il ne se le serait jamais permis. Il n'était jamais tombé amoureux alors il ne pouvait pas vraiment se permettre de le faire, même s'ils agissaient des fois comme de sombres idiots. Et puis de toute façon, c'était bien connu : l'amour rend complètement maboule.
La relation qui le liait au blond était complexe. Ace avait l'impression de lui faire la cour. Il n'avait jamais été quelqu'un de romantique, en grande partie parce qu'il n'avait jamais eu à l'être mais il avait envie d'impressionner Marco, de le faire craquer et de le rendre fou de lui.
Celui-ci ne le rendait pas complètement romantique, débile et sans doute niais car c'était lui qui l'était devenu pour Marco. Et c'était là toute la différence. Le blond ne lui imposait rien et il sentait qu'il ne le ferait sans doute jamais. Il était libre de ses choix, il était juste lui-même. Et Ace en était tellement heureux.
Il souhaitait vraiment que ça marche.
-Alors ? Comment as-tu trouvé l'exposition d'art? demanda le brun.
Marco et Ace se trouvaient à présent au café de Makino. Ils avaient passé beaucoup de temps dans le musée et une petite faim s'étant fait sentir, ils avaient décidé de manger quelque chose.
-J'ai beaucoup apprécié. Ça faisait tellement longtemps que je n'y étais pas allé.
Il but une gorgée de son thé et ancra ses yeux bleu métalliques dans ceux onyx de son vis-à-vis. Il arborait maintenant un sourire qui révélait ses fossettes.
-Merci, Ace. J'ai vraiment passé un bon moment et ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé.
-Je suis heureux que ça t'ait plu. J'ai beaucoup aimé aussi. Je ne connaissais pas tout ça et j'ai apprécié en apprendre un peu plus sur ce sujet.
Il y eut un petit moment de silence avant que Marco ne reprenne la parole.
-Alors de quoi voulais-tu me parler? fit-il, sentant que c'était sûrement le bon moment pour entrer dans le vif du sujet et mettre tout à plat.
-Est-ce qu'il y a un film que tu veux voir en particulier? répondit Ace, ignorant une fois de plus le blond.
-Q-quoi?
Marco fronça les sourcils, ne voyant pas le rapport.
-Il y a des séances qui commencent dans quelques minutes. Tu veux qu'on aille voir ce qu'il y a maintenant ou tu veux peut-être faire autre chose?
-Ace, nous ne sommes pas en rendez-vous, souffla l'écrivain, un peu lassé de l'attitude du brun. Nous étions censés discuter de nous, du fait que tu m'aies embrassé deux fois aussi. Ça ne me dérange pas plus que ça mais j'aimerais quand même qu'on en parle.
Ace s'était raidi au début de la phrase du blond et il essuya ses mains moites sur son jean histoire de... se calmer un peu. Marco, soudainement un peu gêné, se demanda s'il n'avait pas fait une gaffe.
-Est-ce que c'est un rendez-vous? demanda-t-il, incertain.
-Je... oui. Enfin, je pensais que tu savais, bredouilla Ace, les joues rouges.
-Désolé mais quand tu m'as demandé si on pouvait se voir aujourd'hui pour parler de ce qui se '' passait entre nous '', je pensais qu'on allait juste parler.
-J'ai t'ai demandé de sortir avec moi aujourd'hui. Bien sûr, je comptais aussi te parler de ça mais...
Il soupira.
-Tout était dans la phrase.
Il se leva et commença à remettre son manteau.
-Je suis trop con.
-Que fais-t-
-Je me casse.
-Attends. Ace, j-
-Quoi?
Ace était toujours de dos et refusait de regarder Marco. Il avait trop honte. Il s'était fait des films tout seul.
-C'est vrai qu'à la base, je n'avais pas prévu d'être en rendez-vous amoureux avec toi. Parce que c'est ce que c'est, n'est ce pas?
Ace acquiesça lentement et Marco pouvait très clairement voir le brun rougir, enfin surtout ses oreilles.
-J'ai passé un bon moment jusqu'à présent et ça ne me gêne pas de continuer ce '' rendez-vous ''.
Il rigola un peu.
-C'est bien la première fois qu'on m'invite à un rendez-vous sans que je m'en rende compte ! Surtout à un rendez-vous amoureux.
-Arrête de le dire. Ça me gêne...
Ace se retourna lentement avant de fourrer ses mains dans ses poches.
-J'espère quand même qu'on pourra parler de ce qui se passe ou de ce qui ne se passe pas entre nous.
-Oui...
-Très bien. Allons au cinéma alors.
Ace était content que Marco ne se moque pas de lui et accepte de continuer ce simulacre de rendez-vous. Toutefois, au fond de lui, il était tout de même déçu parce que le blond et lui ne voyaient pas les choses de la même manière. Il s'impliquait trop et avait peur de souffrir pour rien d'autant que plus les choses avançaient, plus il avait l'impression que c'était de cette manière que tout ça allait se finir.
Un peu triste et le cœur lourd, Ace mangea ses bonbons sans arriver une seule seconde à apprécier le film ni la proximité qu'il avait avec le blond.
Paris, Bibliothèque municipale, 13h37
Luffy était affalé dans l'un des nombreux poufs de la bibliothèque municipale. Il ne commençait à travailler qu'à partir de 00h30 et à vrai dire, il s'ennuyait un peu. Attendre toute la journée le moment d'aller travailler était comment dire... long. De plus, la plupart de ses amis étaient à l'école et les autres travaillaient alors il devait s'occuper seul et ça devenait vite lassant.
Il s'affala un peu plus sur le pouf et tourna la page du manga qu'il était en train de lire. Ça devait bien faire une année qu'il n'était plus venu ici. Quand il était un peu plus jeune, il y venait toutes les semaines avec Usopp. Ils se posaient alors sur les poufs qui occupaient la section BD/mangas et lisaient, tout simplement. Ils leur arrivaient même de rester tout un après-midi sans être fatigué pour autant.
Il se leva, bailla, alla déposer son livre et partit à la recherche d'un autre ouvrage. Sans grand succès malheureusement. Il avait pratiquement lu tous les mangas de la bibliothèque. Bon, au moins, il savait pourquoi il n'était plus venu pendant une année. Il soupira et commença à se diriger vers les romans, certain de ne pas rencontrer le même problème que pour les mangas. Et pour cause, il n'en avait jamais lu, même pas ceux que l'école leur imposait...
Il ignorait cependant s'il allait aimer. Franchement, il n'en était pas certain. En tout cas, ce qui était sûr, c'est qu'il n'allait certainement pas lire un livre de 300 pages...
Et puis quoi encore.
Il trébucha un peu quand il heurta malencontreusement une personne en rentrant dans la section roman policier. Il voulut s'excuser mais sa voix s'étrangla en croisant son regard et il ne parvint pas à sortir un mot. Il eut même l'impression d'avoir oublié comment faire pour parler.
Il ne se sentait pas prêt. C'était encore trop tôt.
Il avait affirmé à ses amis que ce qu'il s'était passé avec Trafalgar Law ne le touchait pas, ou plutôt que ça ne le touchait plus. Et il le pensait. Mais le voir là, debout devant lui, en train de le regarder avec ses yeux sombres si indéchiffrables, il ne savait pas quoi faire. Il avait l'impression que toute la douleur qu'il avait ressentie le jour où Law lui avait brisé le cœur refaisait surface, explosant en lui comme une supernova. Il le revoyait encore embrasser cette femme et lui dire qu'il ne l'aimait pas.
Luffy n'avait jamais autant détesté quelqu'un que ce jour-là. Jamais personne ne lui avait fait aussi mal. Même l'agression de Bellamy lui avait été supportable par rapport à ça. Law pouvait si facilement le détruire... tellement facilement. Le voir embrasser une femme, une inconnue, faire quelque chose qu'il rechignait tant à faire avec lui. Qu'il faisait après mille et une suppliques de sa part avant de s'expliquer, de se justifier... de le blesser. De lui dire qu'il l'embrassait parce qu'il aimait ça mais qui ne l'aimait pas lui.
Luffy avait été naïf de penser pouvoir construire quelque chose avec le médecin. Après sa '' rupture '' avec Law, il avait même réussi à le blanchir et à reporter tous les torts sur lui ! Sérieusement, à quel point s'était-il entiché de ce beau ténébreux ? Sans doute un peu trop.
Luffy souffla tout en s'astreignant au calme. Du temps avait passé, il n'était plus le même et tout allait bien se passer. Il commença alors tout doucement à reculer avant de faire demi-tour.
-Chapeau de paille, l'arrêta soudainement Law de sa voix grave.
Luffy se figea, légèrement paniqué. Que pouvait-il bien lui vouloir? Lui qui avait espéré pouvoir simplement partir sans qu'ils soient obligés de se parler…
-J'ai mis tes affaires dans un sac. Tu peux venir les chercher quand tu veux.
Law ne savait pas pourquoi il avait dit ça car il n'avait pas mis les affaires de Luffy dans un sac. Il les avait laissées telles quelles, n'ayant pas le courage d'y toucher.
-Ah ok, se contenta de répondre le plus jeune, ne faisant pas vraiment confiance à sa voix pour dire autre chose.
-Je sais que j'ai mis un terme à tes espoirs mais tu n'es pas obligé de m'ignorer, fit Law, mécontent. Et regarde-moi quand je te parle !
Luffy tressaillit légèrement à l'entente des paroles du brun. Il hésita un peu et consentit finalement à se retourner.
-Ne me parle pas comme ça, exigea-t-il.
-Pardon?
Law, un sourire aux lèvres, observait le brun.
-Je... Ne me parle pas comme ça ! Avant tu pouvais peut-être mais maintenant, ce n'est plus le cas.
-Oh. Alors comme ça tu me portes rancune ?
Le ton s'était voulu détaché mais Law avait toutes les peine du monde à cacher la colère sous-jacente qui l'habitait. Luffy avait changé. Il le voyait à son regard, à sa posture et à sa façon de parler. Il allait bien... sans lui. Ces quelques jours qu'ils avaient passé séparés l'un de l'autre ne semblait pas l'avoir peiné autant que Zoro le lui avait dit. Luffy l'aimait-il toujours ? Le regard du Chapeau de paille était déterminé et Law en douta.
Il avait fait une bêtise. Et il semblait qu'il était temps d'en payer le prix.
-Non, continua Luffy, ignorant tout des tourments qui habitaient le médecin. J'étais tellement amoureux de toi que je me suis forcément dit que toi aussi, tu allais finir par m'aimer et qu'on allait vivre heureux. C'est ma faute, j'ai pris tes non pour des oui.
Luffy se mordit les lèvres. Et voilà, il recommençait…
-Alors comme ça, Sabo avait raison, lâcha soudainement le mercenaire.
-Raison à propos de quoi ?
-Tu as un mec ?
-Ouais, exactement !
Luffy ne savait pas vraiment ce qui le poussait à mentir mais sans doute pensait-il que c'était la meilleure manière d'écourter cette conversation mais également de faire comprendre à Law qu'il avait tourné la page... Cependant, ce mensonge sonna tellement faux qu'il se demanda si Law allait le croire.
-Et tu es heureux, je présume? lui demanda-t-il après un long moment.
Luffy fut surpris par la question. Était-il heureux ? Il ne savait pas. Si on lui avait posé la même question un an plus tôt, il aurait certainement répondu oui. Mais là… non. Law lui manquait. Il était parti et avait par la même occasion laissé un immense trou béant dans sa poitrine.
-Ouais. Oui, c'est super! répondit tout de même Luffy, la voix mal assurée.
Law le plaqua alors violemment contre l'étagère de livres à sa droite et le plus jeune se demanda bien ce qu'il avait fait de mal.
-Quitte-le.
Trafalgar avait parlé d'une voix glaciale qui fit froid dans le dos du plus jeune.
-Tu n'as pas entendu ? Je t'ai dis de le quitter !
-Arrête! T'es malade !
Luffy regarda autour de lui, un peu affolé. Il avait peur que leur petite altercation n'attire du monde. Il fut rassuré de ne voir personne aux alentours et c'était déjà ça de moins à gérer. Il souffla un bon coup, s'exhortant ainsi au calme. Il s'agissait de Law. Tout allait bien, jamais il ne lui ferait de mal.
A cette pensée, Luffy eut envie de se frapper la tête contre le mur. Mais bien sûr que le médecin pouvait lui faire du mal ! Il lui en avait même déjà fait ! Il fallait qu'il soit fort, qu'il ne se laisse pas embobiner par ce que Trafalgar pourrait dire. Il avait retenu la leçon en quelque sorte...
Peut-être... mais le Chapeau de paille ne pouvait pas ignorer que revoir de nouveau le médecin, le sentir si proche de lui ne le laissait pas indifférent. C'était mauvais. Un peu fébrile, Luffy commença à se dégager pour partir.
-Tu es toujours amoureux de moi, Luffy.
Trafalgar sentit le plus jeune se raidir contre lui et il sut alors qu'il avait raison.
-Non, protesta-t-il.
Law prit le visage de Luffy en coupe.
-Tu peux toujours essayé de mentir. De toute façon, je ne te croirai pas. Et tu sais pourquoi ?
-Pourquoi ? l'interrogea Luffy, complètement perdu.
-Tes yeux, Luffy... Ils me disent qu'ils me veulent.
-Arrête !
Luffy se dégagea de l'emprise du médecin.
-Tu m'as demandé de te laisser tranquille et c'est ce que j'ai fait alors... Alors laisse-moi ! Pourquoi tu agis comme ça? s'écria-t-il, au bord de la crise de nerf.
Law regarda Luffy, ne sachant quoi dire. Lui-même ne savait pas pourquoi il ne s'était pas contenté d'ignorer le Chapeau de paille. Ça lui avait fait un petit quelque chose de le voir ici. Et ça l'avait également énervé quand Luffy lui avait dit avoir un petit-ami et qu'en plus, tout se passait bien entre eux. Au fond, il aurait aimé que Luffy soit triste sans lui.
Il voulait compter pour lui.
Tellement plus.
Zoro avait raison. Quand Luffy partageait encore son quotidien, il se sentait bien et aujourd'hui il était... vide. Il avait pu goûter pendant quelques temps à ce qui s'apparentait le plus au bonheur et maintenant qu'il en était privé, il avait du mal à palier à ce manque.
Lorsqu'il aurait vengé Corazon et tué Joker, qu'allait-il faire?
Au fond, il savait qu'il serait plus heureux en quittant l'organisation. Si Luffy était avec lui, il pourrait. Il ne serait alors plus obligé de tuer des gens, de les torturer et de s'oublier par la même occasion.
Ça y est, il avait choisit.
-Quitte-le et sois à moi. Et je serai à toi, Luffy.
-H-hein?
-Sors avec moi.
Luffy était bouche bée. Il n'arrivait pas à croire que Law lui demandait ça. Il avait tellement espéré entendre cette phrase sortir de sa bouche sans jamais vraiment y croire. Et là, il y était. Law le voulait de la même manière que lui !
Paradoxalement, Luffy était tout de même triste. Alors maintenant qu'il ne lui appartenait plus, Law le désirait? Le plus jeune était vexé. Après tout, il n'était pas un jouet avec lequel on pouvait s'amuser puis le mettre de côté parce qu'on s'en était lassé avant de s'y intéresser de nouveau.
Luffy n'avait plus confiance. Ce fameux soir où il l'avait vu embrasser une femme, il n'avait vu aucune hésitation dans son regard et encore moins de la compassion.
-Laisse-moi.
-Chapeau de paille...
Law ne savait pas quoi faire. Luffy était en train de lui échapper.
-Tu m'as fais trop de mal, Traffy'. C'est pas une bonne idée, tenta le plus jeune.
Law accusa le coup. Il ne pensait pas que Luffy lui ressortirait ça aussi vite mais il l'avait mérité en tout cas. Le médecin pouvait le comprendre. Il avait peur et il hésitait.
-Je te demande pardon.
Law soupira. C'était tout ce qu'il pouvait faire.
-Je sais qu'il te faudra sans doute du temps... mais sache que je suis sérieux. Sors avec moi, Chapeau de paille.
-Quoi ?
-Sors avec moi.
-Arrête...
Luffy savait qu'il allait céder. Ce gars, il l'avait dans la peau malheureusement.
-Je te le demanderai encore et encore. Jusqu'à ce que tu me pardonnes et que tu me dises oui. Inlassablement.
Les yeux brillants de larmes contenues, Luffy observa le mercenaire avec surprise. Cette attitude ne lui ressemblait vraiment pas. Tellement pas qu'il avait envie d'y croire... Et sans qu'il ne puisse rien y faire, il éclata en sanglots. Il déversa de grosses larmes, pleurant comme un enfant et s'attirant ainsi les regards de quelques curieux. Il essaya de se contrôler, d'arrêter mais rien n'y fit.
Law le prit dans ses bras et il se laissa faire, n'ayant pas le courage de protester d'autant que ce contact, il le désirait autant que le plus âgé.
-...J-je...
Luffy pleurait tellement qu'il avait du mal à parler.
-Parle plus distinctement, je ne t'entends pas.
-O-oui !
-Alors arrête de pleurer, rigola Law que la situation amusait.
-... Oui.
Et voilà, il avait déjà craqué.
Paris, métro, 15h18
Marco s'accrocha fermement à la barre en métal en face de lui. Ace et lui avaient laissé leurs places à des personnes âgées un peu plus tôt et s'étaient alors retrouvés debout. Malheureusement, à ces heures-là, le métro était souvent bondé et ils se tapaient donc la chaleur, les mauvaises odeurs, sans parler du fait d'être tous serrés comme des sardines.
Le métro s'arrêta à une station et d'autres personnes montèrent, limitant ainsi le peu de place disponible. Marco s'écarta un peu pour laisser la place au plus jeune de se tenir et éviter une chute malvenue. Ace le remercia du bout des lèvres, n'étant pas vraiment sûr d'être heureux de se retrouver si proche de l'écrivain et de pouvoir par la même occasion sentir l'odeur fruitée de son shampoing.
-Je suis désolé. J'avais complètement oublié qu'à cette heure-là, le métro était bondé, fit Ace.
-Tu t'excuses beaucoup, Ace, lui répondit Marco après s'être légèrement tourné vers lui.
-Je trouve aussi, céda le brun.
Marco allait ajouter quelque chose mais il s'interrompit au dernier moment. Il venait de se faire légèrement bousculer par un homme entre deux âges qui tout de suite après s'excusa.
-Il peut pas faire attention, maugréa le plus jeune.
-Ace, le tempéra aussitôt l'écrivain.
Marco soupira et se détourna du brun pour pouvoir mieux s'agripper à la barre de fer. Il tomba soudainement sur l'homme qui l'avait bousculé un peu plus tôt, occupé à lorgner les fesses d'une jolie étudiante. Marco leva les yeux au ciel. Cet homme n'essayait pas d'être discret. Il fronça les sourcils quand il remarqua que l'homme tendait une main avide vers les fesses de l'étudiante mais heureusement pour la jeune femme, il se trouvait trop loin et ne pouvait donc atteindre le saint Graal.
L'écrivain se moqua discrètement du pervers qui tirait une tête de six pieds de long tellement il était déçu de ne pas avoir pu toucher '' de la chair fraîche ''. Cependant, il sembla vite s'en remettre car il s'éloigna, bien décidé à trouver une autre victime. Le blond soupira avant de regarder le paysage, pensant que peut-être ainsi, le temps passerait plus vite.
Soudainement, il sentit quelqu'un le frôler juste quelques secondes... Il fronça les sourcils, un peu surpris, mais pensant à un accident, il n'en prit pas ombrage. Malheureusement, le touché se répéta. Une caresse un peu plus appuyée dans le bas de son dos qui descendit jusque sur le haut de ses fesses. Il voulut se retourner et protester mais le métro freina brusquement, engageant de fortes secousses. Le métro ouvrit ensuite ses portes, laissant descendre du monde mais tout en en faisant entrer toujours plus.
Le métro redémarra et les attouchements avec...
Marco voulut dire quelque chose à ce pervers qui osait le toucher comme si de rien n'était, croyant sûrement que son postérieur était en libre service. Il était énervé et ne rêvait que d'une seule chose, tordre la main à cet homme mais... s'il faisait ça, Ace allait comprendre qu'il y avait un problème. Et Marco doutait de pouvoir alors tempérer le garçon qui semblait être sur des charbons ardents en ce moment. Alors il souffla un bon coup, se déplaça, échappant ainsi à la main baladeuse et se rapprocha de Ace. Il descendait dans deux arrêts et seulement là, il réglerait son compte à ce pervers.
Marco lança un regard noir par dessus son épaule au pervers en signe d'avertissement avant de se détourner. Ça ne sembla pas gêner l'homme qui semblait être sérieusement en manque, à moins qu'il ne soit tout simplement un peu dérangé. Marco soupçonnait cependant le fort taux d'alcoolémie du pervers qui loin de le débaucher davantage semblait à défaut lui donner du courage, ou plutôt lui enlevait toute barrière morale. Au choix.
A contre coeur, l'écrivain se rapprocha du brun, venant par mégarde coller son dos et ses fesses au torse et au bassin du plus jeune. Marco et Ace étaient sensiblement de la même taille, ce qui rendait alors la position assez gênante. Pour l'un comme pour l'autre.
-Mar-Marco. Arrête de bouger, s'il te plaît.
-Désolé.
Quelques minutes après, ils descendirent enfin du métro en même temps que le pervers. Malheureusement, l'écrivain le perdit de vue alors que celui-ci s'éloignait. Il soupira, un peu énervé de ne pas avoir pu remettre ce type à sa place mais essaya tout de même de se calmer en se disant qu'il valait mieux que ce soit lui plutôt que l'étudiante. Il prit alors une grande inspiration, bien décidé à oublier ce qu'il s'était passé un peu plus tôt.
-Où est-ce qu'on va au fait? demanda le blond.
-C'est une surprise, se contenta de répondre le plus jeune. Je dois juste aller vite fait aux toilettes et après, on y va.
-Oh, très bien.
Ace s'excusa avant de filer aux sanitaires. Il fut heureux de constater que les toilettes étaient presque vides, à l'exception d'un homme entre deux âges qui se lavait les mains. Ace serra les poings, tentant d'ignorer ce que cet homme avait fait avant qu'il n'arrive.
-Il fait beau aujourd'hui, non ? commença t-il pour engager la conversation et essayant de cacher le dégoût que l'homme lui inspirait.
-Hum...
L'homme ne semblait pas tellement attiré par l'optique de débuter une discussion avec lui, ce qui arrangea fortement Ace. Le brun n'avait pas vraiment réfléchi en suivant le plus vieux aux toilettes. Il savait simplement qu'il ne voulait pas laisser ce pervers s'en tirer comme ça.
Fais-le.
Il doit payer...
Fais-le !
Ace !
La voix se fit sourde à son oreille.
Impérieuse.
Dominatrice.
Exigeante et haineuse.
Cette voix... Ce n'était pas sa voix.
Mais cette colère... Cette haine, elle était là. Mais ce n'était pas lui. C'était comme quelqu'un qui le contrôlait et qui petit à petit, prenait sa place. Et malheureusement, cela arrivait de plus en plus souvent... Il n'était plus maître de rien.
FAIS-LE !
Ace s'approcha silencieusement de l'homme et sans que celui-ci ne s'y attende, lui fracassa la tête sur le lavabo en face de lui. Du sang s'écoula en abondance du nez du pervers qui se mélangea aussitôt à l'eau qui coulait encore du robinet. Le cri de douleur qui s'échappa de la gorge du plus vieux sembla réveiller Ace qui resta bloqué quelques secondes devant le spectacle qu'il avait sous les yeux.
-J-je… Pardon ! Je sais pas ce qui m'a prit… !
Complètement paniqué, Ace prit un paquet de papier jetable qu'il s'empressa de mettre sur le nez du pervers pour limiter le saignement.
-M'approche pas... ! Espèce de malade !
Le plus vieux mit une main sur son nez et s'éloigna de Ace aussi vite que s'il avait eu le diable aux trousses.
Paris, Hotel Don Quichotte, 20h01
Un verre à la main et habillé d'un élégant costume, Joker observait Margaret. La jeune femme était allongée sur un lit king size d'une chambre de l'hôtel, complètement nue sous les draps. On pouvait y deviner sans trop de mal sa silhouette de jeune femme un peu trop belle et un peu trop désirable pour son bien.
Margaret s'était endormie tout de suite après leur petite entrevue, complètement épuisée. La jeune femme avait maigri et avait perdu son sourire depuis bien longtemps. Depuis que Joker avait croisé sa route. Mais elle faisait avec, elle s'accrochait. C'était tout ce qui lui restait : l'espoir...
Joker posa son verre sur la table basse avant de se diriger vers la fenêtre qui lui offrait une vue splendide. Il se sentait roi. Il se sentait fort.
Il jeta alors de nouveau un regard à la jeune femme, pensif. Il ne ressentait rien pour elle, si ce n'est un désir qui s'amenuisait de jour en jour. Il avait goûté cette femme un nombre incalculable de fois. Il connaissait par cœur le son qu'elle faisait quand il s'introduisait en elle ou quand il la prenait un peu trop brutalement. Il aimait la chaleur de ses cuisses qui n'avaient plus aucun secret pour lui, sans parler de ses larmes... Ses larmes qu'elle continuait de verser jour après jour, étreinte après étreinte. Mais surtout, il connaissait le regard et le dégoût qu'il inspirait à la jeune femme.
Oui. Tout cela, il ne les connaissait que trop bien et il était en train de se lasser. Et plus les jours passaient, plus il se demandait s'il ne devait pas se débarrasser de la jeune femme et s'en trouver une autre, plus naïve et plus malléable. Plus innocente aussi. Il prendrait alors plaisir à la détruire.
Il adressa un dernier sourire à la jeune femme avant de sortir de la chambre.
Paris, Parc, 21h22
Marco et Ace étaient tranquillement assis sur la pelouse du parc municipal. Bien sûr, le parc était déjà fermé depuis longtemps mais Ace avait tout de même réussi à convaincre Marco de s'y faufiler. Il voulait montrer quelque chose au blond et cet endroit était selon lui et ses quelques recherches le meilleur.
Ils avaient passé une merveilleuse journée. Tout s'était bien passé. Et se dire que peut-être, cette journée ne serait pas unique mais la première de la liste qu'ils allaient passer ensemble lui donnait du baume au cœur.
-C'est magnifique, lâcha Marco après un petit moment à observer le ciel étoilé. Il avait remarqué que depuis quelques heures Ace n'était pas dans son assiette.
-Tu aimes? Fit Ace sans grande conviction.
-Énormément. Je n'avais jamais remarqué qu'on voyait aussi bien les étoiles de cet endroit. Tu as dû harceler Satch pour qu'il te livre tous ses petits secrets sur moi, rigola l'écrivain.
-N-non. Enfin, c'est pas vraiment ça. Et puis je ne l'ai pas harcelé, il a parlé tout seul. J'ai même eu du mal à l'arrêter... Se détendit le brun.
-Bizarrement, ça ne m'étonne pas de lui.
-Vous êtes proches comment avec Satch ? l'interrogea Ace, mine de rien.
-On se connaît depuis qu'on est petit. C'est mon meilleur ami. Tu n'as pas à t'inquiéter sur ce point. La concurrence ne vient sûrement pas de là.
-Donc… Est-ce que j'ai une chance?
Marco resta silencieux, inquiétant un peu plus le brun. Il avait apprécié cette journée en compagnie du plus jeune, il ne pouvait mentir là-dessus. Ace lui avait fait sentir qu'il était important pour lui et qu'il était sérieux dans sa démarche. S'il avait été un peu volage plus jeune, ça ne semblait plus être le cas maintenant.
-Je suis complètement fou de toi, Marco, fit Ace quand il remarqua que celui-ci n'allait sans doute rien ajouter de plus.
Il prit alors quelque chose dans la poche arrière de son jean et tendit une boite à bijou à Marco qui fronça les sourcils, un peu perdu.
-Qu'est-ce que c'est?
Il avait au fond de lui un peu peur que ce soit une bague.
-Ouvre-la, tu verras.
Marco ne se fit pas prier et ouvrit la boite.
-Oh, mon Dieu ! C'est magnifique.
Dans la boite reposait un somptueux bracelet d'une marque assez connue et d'un design élégant.
-Joyaux anniversaire, Marco.
-Quoi... ?
Marco observa Ace, peu sûr de comprendre. Puis la lumière se fit et ses yeux se mirent à briller, faisant rougir le brun. Marco n'arrivait pas à croire qu'il ait pu oublier son propre anniversaire !
-Tu en as d'autres des surprises de ce genre là ou c'est la dernière?
-Non, pour ce soir c'est la dernière. Je vais te l'attacher.
Ace lui accrocha le bracelet avant de plonger son regard dans celui bleu électrique de l'écrivain. Il attendait. Marco ne lui avait pas vraiment encore répondu et Ace, même s'il mourrait d'envie de l'embrasser histoire de clôturer cette journée sur une note d'un avant-goût du bonheur, se retenait. Il ne voulait pas brusquer le blond plus qu'il ne l'avait déjà fait les jours précédents.
-J'ai passé une des plus belles journées de ma vie aujourd'hui et je crois que je ne serai pas contre le fait d'en passer plusieurs autres comme ça…
-Attends ? Tu veux dire que..., fit Ace, soudainement à court de mot.
-Tu peux interpréter ma phrase comme tu l'entends.
Ace se sentit transporté de joie et sans vraiment réfléchir, il posa ses lèvres sur celles de Marco.
Et cette fois, Marco ne le repoussa pas.
Et il ne le gifla pas non plus.
Ace ne s'était jamais senti aussi bien qu'en cet instant.
Il l'avait désiré à un point inimaginable et avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour l'obtenir.
Et il l'avait eu.
Dans le prochain chapitre :
-C'est pas si facile, Gin.
-Ouais, je sais. J'ai l'impression que tu aimes les relations compliquées. Entre Nami qui te trompait et lui qui... qui quoi déjà? Je sais même pas c'est quoi son problème pour te faire du mal comme ça !
-C'était pas sa faute cette fois.
-Arrête d'essayer de lui trouver des excuses, Sanji ! s'agaça Gin.
-Je n'essaie pas de lui trouver des excuses. Je...j'ai vraiment été trop bête. Je me suis pointé chez lui et je lui ai dit que j'avais des sentiments pour lui alors que j'avais un suçon gros comme un poing dans le cou !
-Tu crois pas que tu dramatises un peu ? Il faisait à peine la moitié d'une balle de ping-pong !
-Peut-être mais on ne voyait que ça. J'ai vraiment dû passer pour un hypocrite, se lamenta le cuisinier.
-Écoute, Sanji. C'était pas la première fois que tu lui faisais une déclaration et tu n'avais pas tout le temps un suçon dans le cou. Je ne dis pas qu'il ne s'intéresse pas à toi mais... S'il n'est pas prêt à prendre des risques et à s'engager pour construire quelque chose entre vous, laisse-le tomber. T'as pas à souffrir parce qu'il est trop lâche pour assumer qu'il fantasme sur ton cul, rigola Gin.
-Merci.
Merci de m'avoir lu et à bientôt ;).
