Chapitre 25
Bonsoir !
Merci pour vos lectures et vos reviews :)
aviva94 : Et oui, mais il le fallait bien...
mangakadu14 : Ben attends XD tu croyais que ça allait être aussi facile :p Ah ben, les bourdes s'empilent et ils sembleraient que la malchance les poursuive... ou pas :) Bref, je te laisse découvrir ce chapitre ;p
S-Lay L : Oui, je pense aussi... mais terrifiant aussi^^ En effet, ce n'est pas grand-chose^^ mais bon, on comprend l'idée :p
Bocchan-chan : ... merci, j'ai la musique de Mimi Cracra dans la tête maintenant-_- Ciel remixé avec elle, dead, douce image dans cette ambiance glauque et répugnante des égouts^o^ Pour Sebastian, oui, il a fait une belle bourde et connaissant son contractant, il ne va pas oublier de si tôt et la relation qu'ils avaient commencé à construire risque d'être fragile. M'enfin ! On verra cela. Et plaignons ce pauvre Saint Pierre, il doit en avoir marre de recueillir les cadavres (je pense surtout à celui de Dennis... bien qu'on sait où il va aller direct). Il devrait se mettre en arrêt maladie XD
Pamplea : Roooo mais non, faut pas flipper :p Ben quoi Ciel dans les égouts avec des rats, c'est mimi^o^ Non, ce n'est qu'une brulure de poudre ;p Ah ben merci mais... non, je ne l'aime pas^^
Bon, j'avertis juste au cas où mais il se peut que je n'ai pas accès à internet pour diverses raisons. Je suis en plein déménagement donc dur-dur. Après, j'espère que je vais arriver à installer ma box. Et aussi, demain, que mon chez moi sera toujours là sinon, je suis à la rue avec mes rats (oui, ils ont découvert une bombe de la DGM et la désamorcent demain... si tout se passe bien). Donc, s'il n'y a plus rien de poster, normal !
Bonne lecture ;p
POV's Ciel
Par chance, l'échelle que j'ai trouvée me permet de parcourir les étages. J'en ai déjà dépassé trois. Au fur à mesure que je monte, de la condensation sort de ma bouche. Il faisait bien plus chaud au fond. Mes membres tremblent sous la fatigue, la fraicheur et la douleur. Je n'en peux plus. Même mon arme accrochée à ma ceinture me parait si lourde…
Inlassablement, je poursuis mon ascension. Plus d'une fois j'ai glissé sur les échelles rouillées, certaines ont de la mousse, ce qui ne m'aide pas à grimper. J'ai mal… si mal… mais je dois continuer.
Puis, les murs commencent à trembler. Je m'agrippe fiévreusement afin de ne pas perdre l'équilibre. Une fois que c'est passé, je reprends ma tâche…
Je capte un nouveau bruit d'éboulement, me confirmant ainsi que le prochain étage est le bon. Je mets plus de passion et me force à grimper l'échelle rouillée. Je me hisse difficilement sur le sol et me relève. Au loin, j'aperçois de la lumière et du mouvement.
Un cliquetis se produit, juste derrière moi, se propageant en écho dans le tunnel.
_ Cette fois-ci, je vous ai eu, déclare une voix avec un plaisir non dissimulé.
Il s'agit du jeune noble.
_ Tournez-vous, m'ordonne-t-il.
Tout en grimaçant, je lève les mains et obéis. En même temps, j'aperçois l'autre conseiller à terre, ne pouvant plus bouger à cause de ma balle. Puis, je suis devant le plus jeune, celui que j'avais rencontré dans le pub. Il n'a pas changé ses vêtements, sans doute n'avait-il pas le temps.
Je sens dans son regard une haine palpable.
C'est mal parti pour moi…
_ Votre démon est occupé avec l'autre. Il ne peut pas vous sauver. Cette fois-ci, je vous tiens ! Adieu ! Chien de la Reine !
Il appuie sur la détente. Toutefois, je n'ai pas dit mon dernier mot et me met à terre. Je fais un roulé-boulé et atterris contre la paroi. De loin, j'avais discerné quelque chose d'assez long et en effet, il s'agit d'une barre en fer. Avec une force que je ne me connaissais pas, je la prends et saute sur lui. La faisant virevolter au-dessus de ma tête, je l'abats sur sa main. Son pistolet est envoyé à plusieurs mètres et il tente maintenant d'échapper à ma tige de fer.
Puis, je le fixe et tiens la barre comme s'il s'agissait d'une épée. Je prends position et le scrute.
_ Le Chien de la Reine est aussi tenace que la peste ! Envoyé-je avec dédain.
Puis, je me lance sur lui, mon arme de fortune en avant. Il continue de reculer mais pas assez vite car je le tape sur l'épaule droite. Je sens la barre vibrer et lui crie de douleur.
Je l'harcèle de nouveau mais il recule encore. Il lance un regard en arrière et je vois qu'il tente de reprendre son arme. Ainsi, je bondis devant elle et repars en le menaçant directement avec la barre. Il n'a pas le choix et s'écarte. Il grimace, comprenant qu'il est en position de faiblesse.
Nous continuons ainsi. Moi l'obligeant à reculer et à frapper de temps à autre. Lui à reculer et à sauter. Je refais tourner la barre autour de moi et l'abats de nouveau sur lui. Elle touche de plein fouet son épaule gauche qui produit un mauvais craquement. Il hurle de douleur et tombe à terre. Je m'approche de lui, prêt à l'assommer. Puis, il se lève d'un coup me fixant et saute sur moi. Il me prend la barre et me fixe avec un air triomphant malgré ses blessures. Il la jette au loin et sort un coupe-papier de sa tunique. Il compte certainement m'enfoncer ça, s'il ne se loupe pas, je risque de déguster vu comment les lames sont affutées*.
Toutefois, ma main prend mon arme dissimulée et je le vise. Il ne s'attendait pas à cela au vu de son expression. Il devait croire que je l'avais perdue puisque j'ai utilisé la barre en fer.
D'un bond, il s'enfuit. Je tire et le loupe. Il se dirige vers son pistolet que j'avais jeté au loin.
Il ne me reste plus qu'une balle, je dois faire mouche.
Je le vise, plisse mon œil et appuie sur la détente. Le conseiller tombe à terre, s'affolant comme un sac à patate.
J'halète, essoufflé de toute cette nuit et je m'approche de lui tout en rechargeant mon arme. Je le vise de nouveau mais je m'en rends que je n'ai pas besoin de m'inquiéter : la balle s'est logée dans son crâne.
Je me retourne, ayant capté depuis quelques minutes que le combat entre Sebastian et le prêtre s'est terminé aussi. J'observe, essayant de capter quelque chose malgré l'obscurité et les particules de poussière.
J'attends, les minutes passent. Puis, je perçois du mouvement, et enfin des bruits de pas. Je tourne rapidement la tête en captant que l'autre conseiller continue de se plaindre de ne pas pouvoir bouger.
Mon attention se reporte sur ce qu'il semble bouger et par réflexe, je lève de nouveau mon arme, prêt à tirer si besoin.
_ Est-ce ainsi que vous me saluez, Bocchan ?
Je baisse mon arme et mon majordome s'approche de moi, boitant légèrement, toujours en sang. Il me sourit tout en me dévisageant avec ses yeux rouges brillants dans l'obscurité.
_ C'est bien, tu es vivant, fis-je.
Il ricane.
_ Vous vous êtes bien débrouillé aussi. Mais vous êtes sale.
_ Toi plein de sang.
_ Ce n'est pas moi qui porte les égouts sur le dos.
Je souris et porte mon regard sur le conseiller restant.
_ Cette affaire est résolue, dis-je. Donnons-le à Scotland Yard et sortons d'ici. J'ai besoin d'un bon bain, de la chaleur et surtout, d'un lit moelleux où je vais pouvoir dormir au moins dix heures.
Il ricane.
_ Bien sur, My Lord.
Il s'approche de moi et m'enlace.
Je ne bouge pas et me contente juste de le regarder sans ciller. De sa main, il enlève le bandage et fixe mon œil marqué. Il se baisse et dépose un baiser dessus. Il baise ma joue et se rapproche de mes lèvres.
Ses yeux sanguins plongent dans mes yeux vairons et sans que je ne fasse quoi que ce soit, il m'embrasse. D'abord touchant juste mes lèvres et je sens sa langue quémander l'intérieur de ma bouche. Je l'ouvre et prends part au baiser.
Puis, je me détache subitement de lui et remets la bande en place.
_ Sortons, j'en ai assez.
POV's Sebastian
Je réfléchis rapidement. Que dois-je faire pour le contrer et le toucher ? Il est expérimenté mais il n'est qu'un humain aussi, il a forcément des faiblesses. Et je suis un démon vieux de plusieurs siècles.
Il me vient alors une idée. Alors qu'il me lance de nouveau pieux d'eau bénite, je dégage de moi une fois de plus les ténèbres, les mêmes qui ont hélas effrayé Mon Ciel.
_ Tu ne penses tout de même pas que je vais avoir peur de ce tour de passe-passe ?
Il lance de l'eau bénite en croix qui dissipe certaines ténèbres.
Je ricane.
_ Vous avez dit que je ne suis qu'immondice, ne pouvant aller que dans les profondeurs abyssales. Me voici donc, humain !
Doucement, mon emprise remplit le trou qu'il a formé. Il semble hésiter un moment et recommence à psalmodier en latin. L'atmosphère semble bouger et mon pouvoir se heurte à autre chose de puissant. Je me dois de l'arrêter de parler et quoi de mieux que le Noir Complet pour tromper les mouvements ?
Des rats couinent et fuient. J'aperçois plusieurs détritus notamment des grandes branches et des morceaux de briques. J'en fais crisser une, puis une autre que j'approche de lui. Alors que l'autre brique crissante se déplace vers lui, il lance un pieu vers l'autre brique que j'avais à peine bougé mais que j'emmenais vers lui. Il l'éclate d'un coup mais de l'autre, j'empale son épaule sur la branche que j'ai récupérée. Il hurle de douleur et arrête du coup de psalmodier.
Je me décide alors de fondre sur lui mais d'une main, il me lance des crucifix et des pieux. Je rugis et me retrouve projeté contre le plafond des égouts. Mes ténèbres tremblent un peu mais j'arrive à les maintenir suffisamment.
_ Tu es lâche ! Tu attaques par derrière comme un serpent ! Pleutre !
En réponse à ça, je ne fais que de ricaner et m'amuse une fois de plus à crisser n'importe quel objet à ma portée. Il est sur le qui-vive, lançant de temps à autre des pieux et des crucifix, perforant mes ténèbres, détruisant des objets. Parfois, il fait même trembler les parois.
Puis, il réalise un bon alors j'avais enfoncé un goulot de bouteille dans son abdomen.
Je grogne en voyant qu'il a réussi à sortir de mes ténèbres. Il recommence même ces incantations. Je me hisse vers lui tel un serpent et l'entoure de nouveau dans mes ténèbres. Je recommence mon manège mais cette fois-ci, au lieu d'utiliser du verre ou quelque chose de ce genre, j'utilise mes serres et attrape sa langue. Il me lance de multiples pieux et crucifix qui me font rugir mais avec un coup brusque, j'arrache sa langue et il tombe à genoux, en prenant soin de me jeter de l'eau bénite sur la gueule.
Je rugis de nouveau et les ténèbres faiblissent. Je le vois se relevant et faisant un signe de croix. Je saute de nouveau sur lui et il m'asperge de nouveau.
J'opte pour courir autour de lui et me jette derrière lui. Avec force, il me fait tomber par-dessus lui, toutefois, j'attrape son épaule et la déboite, enfonçant mes griffes et lui arrachant à moitié.
Il gémit mais ne crie pas. De son autre main, il m'enfonce un pieu dans la clavicule et me retrouve cloué à terre.
_ Tu n'es qu'un humain, prêtre !
J'écarquille mes yeux alors qu'il sort une petite fiole rouge. Il la porte à sa bouche et devine que ça doit être cette potion qui doit l'aider à guérir. Malgré ma douleur, je me force à passer au travers du pieu et balance la fiole avant qu'une goute n'atteigne ses lèvres. De mes deux bras, je le retourne, le mettant sur le dos, j'enfonce mes serres dans son sternum et d'un geste sûr, j'écarte brutalement ses côtes.
Il lâche un hoquet de surprise tandis qu'un son spongieux l'accompagne. J'attrape son cœur et l'explose en le serrant.
C'est fini.
Je me libère et me laisse tomber à ses côtés, exténué. Quelques minutes passent et je décide de me relever.
Ciel.
Je sors de l'obscurité et trouve étonnant que je n'entende pas un seul bruit. Puis, au détour d'un carrefour, je vois une arme se pointer sur mon front. Le bras est ferme et sûr de lui.
Je souris.
C'est bien Mon Bocchan ça.
Son œil est vif et une détermination sans faille, il pourrait presque faire peur !
Je suis aussi soulagé de le voir ici, et en vie.
_ Est-ce ainsi que vous me saluez, Bocchan ?
Son arme descend et il semble soulagé, comme si un énorme poids venait de tomber enfin de ses épaules. Je m'avance vers lui en faisant un drôle de bruit avec le sang dans mes chaussures. Mes yeux rouges le dévisagent et s'acharnent sur lui. Il me manquait tant et je n'ose lui dire que je m'inquiétais pour lui.
_ C'est bien, tu es vivant.
Qu'il est amusant. S'inquiétait-il pour moi et m'avait-il déjà enterré en se rendant compte de la puissance du prêtre ?
_ Vous vous êtes bien débrouillé aussi. Mais vous êtes sale.
_ Toi plein de sang.
_ Ce n'est pas moi qui porte les égouts sur le dos.
Je remarque que son regard se porte sur l'un des conseillers. Vu l'attitude sereine de Mon Ciel, j'en déduis qu'il s'agit sans doute du dernier.
_ Cette affaire est résolue, dit-il. Donnons-le à Scotland Yard et sortons d'ici. J'ai besoin d'un bon bain, de la chaleur et surtout, d'un lit moelleux où je vais pouvoir dormir au moins dix heures.
Toujours impétueux mon Bocchan, qu'il est bon de le revoir.
_ Bien sur, My Lord.
Un petit silence se crée. Je décide de le briser en venant doucement vers lui. J'hésite tout d'abord de le prendre dans mes bras pour ne pas l'imprégner du sang du prêtre, mais j'ai trop envie de le sentir contre moi. Je l'enlace alors tendrement comme si je ne l'avais pas vu depuis des années… Avec ma main gauche, je lui enlève le bandage et observe son œil marqué de mon sceau. Ce pacte indispensable car je veux être à ses côtés. J'embrasse cet œil sans réfléchir, lui bise la joue et me dirige lentement vers ses lèvres. Elles sont froides, elles m'ont manqué. Je tente d'engouffrer ma langue dans sa bouche, mais il me laisse le libre accès.
Il recule subitement et remet le bandage.
_ Sortons, j'en ai assez.
* : C'est purement ironique hein.
A suivre...
