Note d'auteur 1: Hey ! Nous sommes toujours en vie xD Voici enfin le chapitre des retrouvailles. On espère qu'il vous plaira !

Merci infiniment pour tout vos messages d'encouragement et de vos petits mots pour nous souhaiter un bon rétablissement. Vous avez d'ailleurs dépassé les 400 reviews ! MERCI vous êtes incroyables !

Ce chapitre est Rated M... :3

Disclaimer : Les personnages de Once Upon A Time ne nous appartiennent pas, tout comme l'histoire originale qui appartient à hunnyfresh. Seule la traduction est de nous. Le titre de cette fanfiction est tirée de la chanson Letters From War de Mark Schultz.

Bonne lecture et nous sommes désolées s'il reste des fautes :/


Le manoir était différent depuis la dernière fois qu'Emma y avait séjourné. Le thème noir et blanc associé à la maison avait été repeint dans les couleurs les plus vibrantes qu'elle avait jamais vu. Malgré la luminosité évidente du manoir, ce qui attira Emma dans l'entrée furent les photographies accrochées aux murs. Des clichés froissés protégés derrière des cadres finement ornés. Ses lèvres tremblèrent. C'était les siens. Ceux qu'elles avaient gardé cachés dans son sac depuis longtemps oubliés recouvraient à présent les murs du seul endroit où elle se sentait chez elle.

Son cœur se gonfla de nostalgie. Elle avait le sentiment d'être à sa place, ici, dans ce manoir, mais elle ne réussit pas à faire taire la voix qui lui répétait que c'était trop tard. Une fois qu'elles entrèrent dans la maison, se séparant l'une de l'autre, aucune des deux femmes ne pipa mot, se balançant maladroitement sur leurs pieds, guettant la réaction de l'autre. Une vague d'émotion s'abattit sur Emma tel un tsunami après un tremblement de terre alors qu'elle examinait les photographies. Elle était une étrangère dans cette maison, rien de plus qu'un bon souvenir. Dans une ville où le temps s'était arrêté, la vie battait sa mesure tandis qu'Emma s'y accrochait de toutes ses forces.

La tension de l'air changea quand Regina ferma la porte, s'appuyant contre elle alors que ses yeux suivaient le chemin tracé par ceux d'Emma. La blonde se raidit, son poing fermé d'incertitude alors qu'elle se tournait lentement pour faire face à Regina, sa jambe gauche la faisant boiter un peu plus avec le stress. « Tu as peins. »

Regina acquiesça. « Noël dernier. Henry a choisit les couleurs. »

Emma déglutit difficilement et risqua un coup d'œil vers la photographie d'un garçon pas si petit que ça, souriant à l'appareil, les joues recouvertes de terre alors qu'il se tenait debout derrière un jeune arbre. « Il est grand. » Dit-elle étonnée.

Les pas de Regina résonnèrent dans l'entrée, ses talons claquant sur le plancher alors qu'elle s'approchait de la blonde. Elle croisa les bras contre sa poitrine quand elle s'arrêta, soudainement timide devant Emma, et bien que la jeune femme soit douée pour analyser le comportement des gens, elle n'était pas certaine de ce qui était en train de se passer. Une posture renfermée, raide. La respiration d'Emma s'accéléra. C'était trop.

« Tu es là. » Répéta Regina dans un murmure étonné.

« Oui. » Répondit Emma d'une voix rauque.

La brune secoua lentement la tête, sa frange lui tombant dans les yeux alors qu'elle tentait de s'exprimer malgré le choc. « Où est-que tu étais ? »

La tension familière lui glaça le sang tandis que des souvenirs lui revinrent en mémoire. Elle expira et desserra le poing avant de hausser les épaules d'un air timoré. « C'est une très longue histoire. »

« Trois ans et demi. » Emma s'immobilisa en entendant le ton de la voix normalement calme de Regina et vit ses yeux chocolat brillant de larmes. Regina tremblait, bien qu'elle tentait de le dissimuler. « C'est la durée pendant laquelle tu es partie. Trois ans et demi. Je me fiches de la longueur de ton histoire. Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? »

Emma fit un minuscule pas en avant, son bras droit tendu parce qu'elle avait besoin que ses doigts soient entrelacés avec ceux de Regina et parce qu'elle avait attendu bien trop longtemps. Mais elle s'arrêta juste avant de la toucher et enfoui rapidement sa main dans sa poche .

« J'ai été capturée. » Répondit-elle simplement d'une voix douce. « Je ne connais pas leurs noms, et je doute le savoir un jour. Je dois mon salut uniquement parce qu'ils ont pensé pouvoir m'échanger contre un de leurs hommes ou contre des informations. » Elle rit nerveusement et toucha inconsciemment la cicatrice sur sa joue marquée par la lame tremblante mais désespérée d'un couteau. « Je résiste plutôt bien. »

Une larme tomba alors que les yeux de Regina perçait des trous dans le corps d'Emma. La blonde pouvait entendre les questions : Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Est-ce que tu vas bien ? Tu es là ? Tu es vraiment là ? Emma retint son souffle, la poitrine gonflée, brûlante, tandis que Regina fit elle aussi un pas en avant, réduisant la distance qui les séparait de quelques centimètres. « Tu étais prisonnière pendant tout ce temps ? Ils m'ont dit que tu avait été capturée, mais - »

« Non. »

Regina s'interrompit et elle plissa les yeux, confuse. « Non ? »

Emma avait romancé ce moment presque chaque jour, ce qui l'avait aidée à rationaliser sa décision de garder ses distances. Elle se souvint être assise dans une voiture blindée, excitée de voir le choc sur le visage de Regina quand elle la surprendrait pour Noël. Ce moment lui avait été volé, et à cet instant, un fossé de trois ans s'était creusé pendant lequel le soldat avait gardé le visage fantomatique de cette femme dont elle était éprise gravé dans sa mémoire. Regina, avec ses yeux chocolat qui scintillaient quand elle était heureuse. Le chant mélodieux de son rire et ses fossettes. La douceur de sa peau quand leurs mains se touchaient. Consumée dans ces souvenirs qui lui avaient permis de tenir jour après jour, Emma faillit oublier que ces mêmes yeux chocolats qui brillaient de joie pouvaient aussi s'assombrir dans le plus grand des mépris.

« Qu'est-ce que ça veux dire non ? » Demanda dangereusement Regina.

Emma s'agita avant que ses yeux verts ne croisent ceux de la brune. « Je bénéficie d'un traitement depuis un an maintenant. A Boston. »

« Quoi ? » Regina fit de nouveau un pas en avant, réduisant l'espace entre elle de manière significative. « Tu étais à Boston pendant tout ce temps ? »

« Brookhaven. Je vois un thérapeute pour mon syndrome de stress post-traumatique. »

Des milliers d'émotions déformèrent les traits de Regina en une microseconde. Inquiétude, espoir, culpabilité, remords, colère. Emma n'aurait pas du être surprise de voir cette émotion en particulier prendre le dessus alors que Regina pouffa, incrédule, avant d'essuyer une larme avec son auriculaire. « Tu étais à Boston. » Répéta la brune.

« Je n'allais pas bien. » Protesta Emma, la mâchoire serrée.

« Moi non plus ! » Explosa Regina comme si toutes ses émotions étaient entrées en collision comme un soda dans une canette avant de faire sauter l'opercule. « J'ai cru que tu étais morte. Je t'ai pleurée. Et toi, tu étais- »

On frappa à la porte. Les deux femmes tournèrent la tête, souhaitant que l'intrus s'en aille, mais ce fut Regina qui céda la première et, avec un dernier regard vers la blonde, se dirigea vers la porte.

Emma relâcha le souffle qu'elle retenait et alla s'asseoir sur la dernière marche de l'escalier avant de passer sa main dans ses cheveux en signe de frustration. A quoi pensait-elle ? Disparaître pendant plus de trois ans et revenir comme si rien ne s'était passé ? Une partie d'elle espérait que ça suffirait, qu'elles pourraient reprendre là où elles s'étaient arrêtées avec une pluie de bisous et de câlins. Ça aurait pu être pire, pensa-t-elle en soufflant une nouvelle fois. Regina aurait pu être mariée ou- ses oreilles sifflèrent en entendant une voix aiguë. Un enfant.

« Tu veux venir chez Granny, Regina ? » Dans le miroir en face d'elle, Emma pu voir le reflet du dos de Regina et de la porte ouverte. Sur le perron se tenaient un homme, grand, barbu, au visage fin et un petit garçon dont les fossettes étaient tellement profondes que le Grand Canyon avait l'air d'une fissure en comparaison. L'homme avait l'air confiant et le petit garçon, excité, mais Emma ne pouvait pas voir les réactions de Regina à moins qu'elle ne tende le cou et ne se montre. Alors la jeune femme se colla contre la rampe, et se contenta de regarder les interactions à travers le miroir.

« Granny ? » Répéta Regina alors quelle se penchait vers l'enfant, la voix plus douce qu'il y a quelques minutes. « C'est vraiment très gentil de l'avoir proposé, Roland. »

« Il a insisté. » Lança l'homme, et Emma se retint de lever les yeux parce que, bien-sûr, sa voix était teintée de tout ce qui faisait un bon gentleman. « Je sais que c'est votre premier jour seule dans la maison sans Henry, alors on a pensé que vous aimeriez avoir un peu de compagnie. »

Emma hoqueta. Elle regarda une nouvelle fois dans le miroir et vit l'homme sourire à Regina comme si elle représentait le monde. Emma connaissait ce sourire. C'était celui qu'elle arborait quand elle était en visite dans le manoir des Mills. Son estomac se noua. Elle faillit se lever, horrifiée, tandis que sa mâchoire se décrochait. Mon Dieu. Putain, mais à quoi pensait-elle ? Regina était allée de l'avant, et même si Emma avait envie d'être contrariée, furieuse que la seule personne dont elle dépendait ne l'ai pas attendue, elle ne pouvait pas blâmer Regina. Elle aurait du appeler. Il y a longtemps. Elle ferma les yeux. La maison repeinte, les cheveux plus longs, l'homme à la porte. Elle avait attendu trop longtemps. Elle devait partir. Très loin. Avant qu'elle ne fasse encore plus de dégâts.

« Ce n'est pas le bon moment. » Répondit Regina. « Mais j'apprécie votre invitation. Peut-être un autre jour ? »

« Bien-sûr. » L'homme prit le petit garçon par la main et acquiesça. « Quand vous voulez. »

Regina referma la porte derrière eux et s'appuya contre elle, dans une position semblable à celle qu'elle avait adoptée quelques minutes auparavant, mais cette fois, Emma vit autre chose que de l'incrédulité assombrir ses traits. De l'incertitude ? Des regrets ? De la colère ? Elle sortit de sa cachette et se redirigea vers l'entrée, sa main gauche dans sa poche tandis que les doigts de sa prothèse de pliaient et se dépliaient dans un rythme nerveux.

« Écoutes, je suis désolée- »

« Tu es désolée ? » Interrompit Regina, en s'éloignant de la porte avant de faire deux pas dans l'entrée. « Trois ans et tout ce que tu as à dire c'est que tu es désolée ? »

« Qu'est-ce que tu veux que je te dises ? »

« Je veux une explication. » Demanda la brune, la douceur de sa voix remplacée par la colère. « Je veux savoir pourquoi tu m'as laissée croire à ta mort pendant si longtemps. Pourquoi tu ne m'as jugée digne de recevoir ta visite qu'aujourd'hui alors que je me suis reconstruite, alors que j'ai passé des heures à te pleurer et à souhaiter ton retour seulement pour passer encore plus de temps avant d'admettre que tu étais partie. »

« Tu crois que j'ai voulu passer six mois de ma vie enfermée dans une cellule à être battue tous les jours ? » Craqua Emma, sa voix montant d'un octave. « J'ai failli mourir ! J'aurais du mourir ! J'ai été retrouvée sur le bas côté d'une route, presque battue à mort. » Elle rit sèchement. « Comme quand je n'étais qu'un bébé. Seulement cette fois, ma vie ne tenait qu'à un fil. Qu'à un fil ! Et tu veux savoir la dernière chose que j'ai vu quand je croyais que c'était fini ? Quand j'étais certaine que c'était la fin ? Toi. Je vous ai vu, toi et Henry, alors excuse-moi d'avoir survécu. »

Regina vacilla et hoqueta. Elle fit un pas en avant et s'arrêta. Elles se regardaient, les yeux dans les yeux, chacune défiant l'autre de faire le prochain pas. Il fut un temps où l'idée d'être ensemble leur avait semblé être comme une averse pendant un jour ensoleillé. Le soleil n'était pas là cette fois. Pas encore. Il n'y avait que cet orage dont la pluie inondait leurs systèmes jusqu'à ce qu'elles soient vides d'émotions, qu'elles suffoquent, qu'elles se noient, qu'elles se débattent pour se libérer.

Le barrage céda.

Regina se précipita vers la blonde qui la prit par la taille. Dans un brouillard de bras et de membres, elles s'embrassèrent farouchement, avec détermination, comme si elles avaient besoin de prouver quelque chose. Les lèvres de Regina étaient exactement comme dans ses souvenirs, fermes et pulpeuses, au goût de moka. Elle prit une grande inspiration et l'embrassa de nouveau, cette fois plus longtemps, les bras entourant la taille fine de la brune pour la forcer à se mettre sur la pointe des pieds tandis que Regina s'agripper à ses épaules.

Le bruit dans sa tête, les doutes, la peur, les incertitudes furent balayés après avoir jailli en elle tel un raz-de-marée. C'était tout ce dont elles avaient besoin pour tenir bon et pour surfer sur les vagues qui tentaient de les noyer. Les lèvres entrouvertes de Regina tombèrent sur celles d'Emma, suppliant la blonde de lui prêter attention. Emma respirait et se noyait en même temps tandis qu'elle entraînait Regina hors de l'entrée pour s'enfoncer dans le couloir. Inhaler Regina c'était tellement mieux que de respirer l'oxygène, et si elle pouvait vivre uniquement grâce à cette femme, elle le ferait sans hésiter. Ses mains déambulèrent, caressant la peau sous sa paume tandis que sa main gauche se posait sur son dos juste sous son chemisier.

Regina siffla, se recula juste assez pour révéler ses yeux presque noirs avant de riposter, agrippant de ses doigts manucurés la mâchoire d'Emma avant se s'emparer de ses lèvres. L'impact fut suffisant pour faire reculer Emma, sa hanche heurtant la petite table derrière elle, ce qui fit bouger factures, stylos et clés qui y été posés. Elle se retint à la table avec une main tandis que l'autre serrait la taille de Regina, mais ce qui la fit gémir fut le genoux de la brune pressé par inadvertance sur son entrejambe.

Le désir l'envahit et, malgré la partie d'elle qui lui disait que ce n'était pas la meilleure idée, qu'elles avaient beaucoup trop de choses à se dire, la partie d'elle à qui Regina avait tellement manquée qu'elle avait presque mit fin à sa thérapie pour se précipiter à Storybrooke prit le contrôle.

« Regina. » Murmura Emma, retirant sa main de son dos pour agripper sa taille.

La brune haleta en déposant de doux baisers sur la joue d'Emma qui faillit pouffer. « Dis-le encore. »

« Humm ? » Ses yeux se fermèrent et la tension qui les avaient troublés quelques instants auparavant s'était transformée en feu bouillonnant.

« Mon prénom. Répètes-le. »

Elle déposa un léger baiser au coin des lèvres rouges où l'encre à lèvres s'était légèrement estompée après tant d'ardeur. Son souffle contre la peau hâlée, ses lèvres contre celles de Regina avant de se poser sur la cicatrice juste au-dessus. « Regina. »

Emma fut la cible d'une nouvelle vague de baisers, cette fois moins fougueux mais tout aussi passionnés, et tout ce que pouvait faire Emma, c'était de s'y accrocher. « Emma. »

Un sourire apparut sur les lèvres de la blonde et le bourdonnement de ses oreilles s'estompa jusqu'à ce que la seule chose qu'elle entende soit Regina murmurant son prénom encore et encore. Elle baissa les yeux et remarqua que la brune parsemait de baisers sa mâchoire, son cou et l'arrière de son oreille, chaque baiser suivit de son prénom, lui promettant le monde.

« Est-ce que tu es vraiment là ? » Murmura doucement Regina au creux de son oreille. Emma frissonna et serra plus fort la brune.

Emma hocha la tête. « Je suis là. »


Toute pensée rationnelle fut jetée par la fenêtre quand Emma suivit Regina dans les escaliers. Comme tellement de fois auparavant, la brune guidait la blonde en la tenant par la main et elle se sentait comme chez elle. Elle avait les yeux rivés sur la jeune femme devant elle qui continuait à jeter des coups d'œil vers elle à chaque nouveau pas, comme pour s'assurer qu'Emma était toujours là, et dès que ses yeux verts rencontraient les yeux marrons de la brune, Emma serrait sa main et accélérait un peu plus la cadence.

Le besoin d'être proche l'une de l'autre n'avait jamais été aussi fort, et dès l'instant où la porte de la chambre se referma derrière elles, l'air s'épaissit de nouveau. Leurs lèvres se rencontrèrent immédiatement. Elles avaient attendu assez longtemps. Alors Emma se noya dans le goût de Moka de Regina, se jurant de ne jamais plus s'éloigner de ces lèvres, parce que si elle mettait de côté tout ce qu'elle avait vécu, c'était sans doute la plus cruelle des tortures.

Elles s'approchèrent du lit, Regina guidée par Emma, reculant jusqu'à ce que le matelas ne touche ses genoux avant que la blonde ne l'installe gentiment sur les couvertures, au-dessus d'elle, refusant de se détacher de la brune ne serait-ce que pour une seconde. Regina fut la première à s'éloigner, seulement pour poser ses lèvres sur le cou d'Emma. La blonde grogna et ferma les yeux jusqu'à ce qu'elle sente Regina bouger vers la tête du lit, entraînant Emma avec elle par la boucle de sa ceinture.

Elle se colla un peu plus contre la brune, releva son chemisier et posa ses lèvres sur son estomac. Regina soupira, les jambes légèrement écartées pour laisser la place à la jeune femme au-dessus d'elle. Entre chaque baiser, Emma déboutonnait un peu plus le chemisier de Regina, en commençant par le bas et remontant jusqu'à ce que sa langue n'atteigne le soutien gorge en soie beige. Emma haleta d'envie, l'air chaud entourant Regina devint torride, et la blonde posa ses lèvres juste au-dessus de ses seins.

Regina grogna et passa ses doigts dans les cheveux d'Emma, éloignant la blonde de sa poitrine pour capturer ses lèvres dans un baiser désespéré. Il n'y avait rien eu d'autre que des baisers passionnés et cette nuit de bonheur à Boston, mais l'instinct prit soudainement le dessus, et tout ce à quoi Emma pensa, c'était qu'elle avait besoin de se perdre dans cette femme.

« Est-ce qu'on peut... ? » Demanda Regina dans un souffle, aussi frénétique qu'Emma avec ses cheveux en bataille et son chemisier ouvert. Elle retira la veste de la blonde, laissant Emma dans un tee-shirt gris.

Emma ouvrit les yeux et rencontra deux pupilles sombres, chargées de désir et suppliantes. Elle avait le mot oui sur le bout de la langue, mais au moment où Emma bougea la main pour la poser sur la joue de Regina, ses yeux se fixèrent sur sa prothèse, le métal contre la chair. Emma replia les doigts et se redressa sur ses genoux, le désir laissant place à l'embarras. « Tu n'es … pas obligée. Fermes les yeux. Je peux- »

Regina la fit taire en l'embrassant. Quand elles eurent la respiration haletante, Regina prit la prothèse d'Emma dans sa main, passa ses doigts sur les articulations robotiques et l'examina comme si elle venait de voir le plus beau des joyaux. « Est-ce que je te fais mal ? »

« Non. »

Ses lèvres se posèrent sur les phalanges d'Emma avant de délaisser ses doigts pour caresser son avant-bras ainsi que le moignon de sa main.

« C'est seulement un nœud. » Murmura Emma en se reculant et en évitant le regard de la brune.

« Je me fiche de ce que c'est. C'est toi. Ici. » Regina rit, incrédule. « Emma, tu es là. »

Un immense sourire apparut sur le visage de la blonde, incapable de contrôler son cœur battant à tout rompre. « Tu es là. » Répéta Emma, l'air aussi étonné que la brune. « Regina. »

Regina sourit à son tour, acquiesça puis se mordit la lèvre, ses doigts dansant sur le tee-shirt d'Emma. « Je t'attendais. »

« Moi aussi. » Emma entrelaça ses doigts avec ceux de Regina, qui la fixa avant de l'aider à soulever son tee-shirt et à le retirer.

Regina resta silencieuse quand elle enlaça le corps d'Emma. Ses yeux parcoururent chaque centimètre de peau, et même s'il y avait du désir, l'amour qui s'y reflétait faillit faire rougir Emma. La blonde suivit le regard de Regina posé sur sa poitrine cachée par son soutien-gorge, sur la cicatrice parcourant sa clavicule et sur les éraflures depuis longtemps guéries éparpillées sur son estomac.

Emma se tourna sur le côté, la main sur son ventre comme si elle pouvait empêcher Regina de voir, mais avant qu'elle ne puisse se tourner complètement, Regina se pencha sur elle, prit sa main et entrelaça leurs doigts. Doucement, Regina retraça chaque cicatrice visible du bout de ses doigts. Une coupure sur sa hanche droite. Une autre, horizontale, sous sa poitrine. Elle y déposa un baiser. Elle déposa un baiser sur chaque cicatrice, puis se pencha sur celle sur sa clavicule et y passa sa langue. « Tu es encore plus belle que dans mes souvenirs. » Murmura Regina contre sa peau.

Emma se put s'empêcher de soupirer et se redressa, sa main libre sur la taille de la brune. Elle était brisée. Physiquement diminuée. Mais elle cru Regina. Elle cru en ses mots et à chaque caresse sur sa peau. Les larmes perlèrent au coin de ses yeux quand Regina entrelaça de nouveau leurs doigts, le métal rencontrant la chair.

« Je t'aime. » Murmura Emma. C'était tout ce qu'elle voulait lui dire. « Je t'aime. »

« Je t'aime moi aussi. » Grogna Regina dans un souffle désespéré avant de lâcher la main d'Emma pour enlacer la blonde, les bras autour de son cou. « Seigneur que tu m'as manquée. »

Leurs lèvres irrémédiablement attirées s'unirent dans un baiser fougueux tandis qu'elles s'allongeaient une fois encore sur le lit, serrées l'une contre l'autre. Toute hésitation ou doute disparût parce qu'à cet instant précis, elles étaient ensembles.

Une dernière fois, pensa Emma alors que ses doigts dégrafaient le sous-vêtement en satin beige, retirant le chemisier et le soutien-gorge des épaules de Regina. Ses lèvres tracèrent chaque sillon de son corps, mémorisant chaque parcelle de sa peau. Si elle devait se réveiller et que tout ceci n'avait été qu'un doux rêve, elle pourrait se souvenir de tout ce qui définissait Regina Mills.

Regina aida Emma à déboutonner et à retirer son pantalon, suivi de ses sous-vêtements.

Emma se redressa sur les genoux, admirant la déesse nue au-dessus de laquelle elle était penchée. Ses tétons effrontés pointant vers le ciel, sa peau dorée légèrement rosée par la passion parcourant son corps, son sourire timide mais ses yeux identiques à ceux d'Emma : incrédules et émerveillés et emplis de pur bonheur. L'idée d'une dernière fois fut jetée à la poubelle parce qu'elle ne pouvait pas se contenter d'une seule fois. Elle avait besoin de Regina comme elle avait besoin d'air. Sa main se posa sur le mollet de la brune, puis sur son genou avant de caresser sa cuisse et la jeune femme écarta les jambes en riant.

Trop longtemps. Beaucoup trop longtemps, pensa Emma alors qu'elle se penchait entre les jambes de Regina, ses doigts caressant toujours ses cuisses et lèvres pressées contre le piercing, ridicule mais pourtant fascinant, qui décorait le nombril de la brune.

« Attend. » Murmura si faiblement Regina dans un souffle qu'Emma faillit ne pas l'entendre.

La blonde releva la tête, le menton posé sur l'os pelvien de la jeune femme tandis que ses doigts dessinaient paresseusement des cercles sur ses cuisses. Regina cligna plusieurs fois des yeux avant de se redresser soudainement et de tirer Emma vers elle jusqu'à ce que leurs lèvres se rencontrent une énième fois. « Toi. » Lança Regina d'une voix suppliante. « Je te veux. S'il-te-plaît. Je t'en prie, Emma. »

Avec Regina mordillant sa lèvre inférieure, Emma ne put que succomber au désir qui la submergeait, lança un "d'accord" et changea de position pour se mettre sur le dos, la brune maintenant au-dessus d'elle, un bras passé possessivement autour de la blonde comme si elle était la Huitième Merveille du Monde. Des doigts déambulèrent sur son estomac et elle frissonna jusqu'à ce que Regina n'atteigne son épaule et ne joue avec la bretelle de son soutien-gorge.

« Est-ce que je peux l'enlever ? » Demanda la brune, incertaine.

« Oui. » Répondit Emma avec un hochement de tête avant de se redresser, de faire glisser une bretelle, puis l'autre, tandis que Regina, ne quittant pas des yeux ceux de la blonde, dégrafa le sous-vêtement. Ses doigts descendirent jusqu'au jean entourant la taille d'Emma. Elle réitéra sa question, et pendant une seconde, la blonde hésita.

« Tu n'es pas obligée. »

« Je le veux. » La blonde prit les mains de Regina dans les siennes et les posa sur son jean, la rassurant avec un léger baiser. « Je te veux. »

Son jean fut déboutonné et glissa le long de ses jambes pâles, et avec un dernier hochement de tête, la culotte d'Emma finit par rejoindre son jean, laissant la blonde aussi nue que Regina.

Il fut un temps où Emma était fière de son corps, de ses muscles parfaitement définis, de ses fesses fermes et de ses abdos en béton. Il y a seulement quelques années, elle avait délibérément utilisé son tee-shirt pour s'essuyer le visage pendant ses exercices pour que Regina la voit en brassière de sport. Aujourd'hui, Emma se sentit pourtant gênée. La cicatrice sur son mollet là où Nabil avait brûlé sa peau pour que sa plaie guérisse laissait une trace brune sur sa peau pâle. Ses jambes étaient plus fines, et les vestiges de son traumatisme, clairement visibles. Emma fut tentée de se retourner, mais elle savait que son dos était lui aussi marqué.

« Dis-moi que ce n'est pas encore un rêve. » Lança soudainement Regina en s'agenouillant sur le lit.

« Tu rêvais aussi de ça ? »

« Tout le temps. » Doucement, prudemment, guettant la réaction d'Emma alors qu'elle se reculait, Regina se mit à califourchon sur la blonde et se plaça entre ses jambes écartées. « Tu es bien mieux que tous ces rêves. »

Emma hoqueta et toutes ses incertitudes disparurent. Tous les scénarios qu'elle avait pu imaginer n'égalaient pas cet instant, ici, maintenant.

Lèvres contre lèvres. Poitrine contre poitrine. Emma se détacha et regarda le plafond, savourant le plaisir que lui procuraient les lèvres de Regina descendant le long de sa poitrine. Le souffle court. Hanches contre hanches. Emma avait besoin de plus après autant de temps passé loin de la brune. Ses cicatrices furent bien vite oubliées quand la langue de Regina caressa son sexe, la chaleur de son souffle la faisant frissonner de désir.

« Magnifique. » Murmura la brune. « Tellement magnifique. »

Et Regina fondit sur elle. Aucune barrière. Aucune distraction. Aucun regret. Seulement Regina contre Emma.

Emma ferma les yeux et grogna. Ses orteils se contractèrent et se raidirent alors que la bouche de Regina posée sur son sexe aspirait avidement, comme si Emma pouvait disparaître à tout moment. Ouvrant un peu plus les cuisses, tout ce qu'Emma pouvait faire c'était de se donner entièrement à Regina qui venait de donner au mot "adoration" une toute nouvelle définition, et qui maintenant faisait jouer ses doigts sur l'intimité de la blonde. Avec un léger mouvement de hanche, elle guida Regina en elle. Ce fut tout ce qu'il fallut à la brune pour intensifier ses vas et viens, les gémissements d'Emma la poussant à aller plus loin, à trouver la source de cette chaleur liquide qui s'est accumulée entre ses jambes.

« Regina. » Hoqueta Emma qui se cambra lorsque la brune mordilla la petite boule de nerfs. « Regina. »

« Je suis là. » Promit la brune. « Je suis là. »

Ce fut tout ce dont elle eut besoin pour se laisser aller. La seule pensée cohérente qui parcourut son esprit quand le désir atteint son paroxysme fut Regina Regina Regina. Elle se cambra et ses doigts se refermèrent sur les draps.

« Je suis là. » Répéta Regina, en embrassant le corps d'Emma recouvert de sueur.

Des larmes perlèrent au coin de ses yeux mais elle ne prit pas la peine de les essuyer. Emma captura les lèvres rouges, les perles salées roulant sur ses joues. Ce n'est que quelques instants plus tard, lorsqu'elles se séparèrent, qu'Emma réalisa que les joues de Regina étaient humides elles aussi. Ce n'était pas du aux larmes de la blonde mais bien à celles de la mairesse qui n'arrivait pas à croire que la blonde se tenait bien devant elle.

Emma l'embrassa doucement, les mains dans la chevelure brune. « Je ne vais nulle part. » Murmura la blonde contre ses lèvres.

Regina lâcha un sanglot et bientôt, la brune fondit en larmes, enfouissant son visage dans le cou d'Emma en l'étreignant de toutes ses forces. Leurs doigts s'enlacèrent instinctivement, leurs mains se serrant comme pour s'assurer qu'elles étaient toutes les deux bien là. Ensemble. Enfin.


Emma serra Regina pendant de longues minutes, leurs corps chauds se refroidissant alors qu'elles étaient allongées nues sur les couvertures froissées avec les oreillers éparpillés. Une fois leur désir assouvi, la réalité frappa Emma de plein fouet alors qu'elle caressait le dos de Regina, l'enlaçant de toute ses forces tandis que la brune continuait de pleurer.

Elle avait fait ça. La femme la plus forte qu'elle ait jamais connue était maintenant recroquevillée contre elle, le corps parcouru de sanglots. Elle n'avait pas le choix, se rappela Emma. Si Emma n'avait pas prit soin d'elle, son passé aurait creusé un fossé entre elles, ou pire. Elle ferma les yeux. On avait toujours le choix. Peut-être qu'elle avait prit la mauvaise décision.

« Je suis désolée. » Murmura la blonde à l'oreille de Regina avant de poser un baiser sur sa tempe et de fredonner la seule chanson qui lui avait permis de tenir.

Regina continua de pleurer, et les larmes qui avaient inondées les joues d'Emma quelques minutes auparavant furent remplacées par d'autres, de regret cette fois. Puis soudainement, les sanglots s'arrêtèrent mais les épaules de Regina continuaient de trembler. Emma défit son emprise pour voir la brune sourire, riant comme une folle. Ses joues étaient écarlates et humides et ses yeux étaient rougis, mais bon sang, elle était toujours aussi belle.

« Je suis désolée. » Ce fut tout ce que trouva à dire Emma, et la brune se mit à rire de plus belle.

« Désolée ? » Répéta Regina en s'essuyant les yeux. Avec une rapidité qu'Emma n'avait pas anticipée, Regina passa ses mains autour de son cou et l'embrassa dans un baiser qui aurait pu être fougueux, mais l'intimité et la dévotion qui s'y mêlaient le rendit doux, tendre. « Tu es rentrée. » Murmura Regina. « Ne t'excuses pas pour ça. »

Elles restèrent allongées l'une contre l'autre, s'enfouissant sous les couvertures pour échapper à l'air frais de la chambre. Sur le côté, face à l'autre, leurs jambes enchevêtrées sous les draps. Emma fit courir ses orteils sur le mollet de la brune, et sourit quand elle fit fléchir Regina, concentrée à jouer avec le harnais de sa prothèse. Le silence s'installa mais aucune d'elles ne trouva les mots pour exprimer ce qu'elles ressentaient. Quand Regina posa ses doigts sur l'endroit où le harnais rencontrait sa chair, les yeux d'Emma se voilèrent d'inquiétude avant d'examiner ceux de Regina, qui eux, étaient emplis de curiosité, d'étonnement et de tristesse. Pas de jugement. Pas de pitié. De l'amour à l'état pur. Sans dire un mot, Emma se redressa sur son avant-bras et défit le harnais pour retirer sa prothèse, laissant visible le moignon de son bras, juste sous son coude.

Emma se demanda si elle n'en avait pas fait trop alors qu'elle déposait sa prothèse sur la table de nuit, mais dès lors, la main de Regina se posa sur son bras droit. Des ongles colorés parcoururent son biceps, chatouillèrent son épaule et descendirent sur son coude. La plupart du temps, Emma pouvait ressentir une douleur fantomatique dans la main qu'elle n'avait plus, mais à cet instant, elle aurait pu jurer sentir Regina passer son pouce sur ses phalanges et elle frissonna.

« Pourquoi ne m'as-tu pas appelée ? » Demanda Regina dans un murmure, sa main libre jouant avec quelques mèches blondes.

« Regardes-moi Regina. » Emma ne put s'empêcher de tourner la tête pour cacher la cicatrice sur sa joue et posa son bras amputé sur son flanc. « J'aurais été la dernière personne que tu aurais voulu dans ta vie quand ils m'ont retrouvée. »

Regina prit le menton d'Emma entre ses doigts pour capter son attention. « Mais tu aurais été à mes côtés. »

Emma secoua la tête. « Non. Je n'aurais été qu'une coquille vide. »

« Ça n'aurait pas eu d'importance. » Insista Regina. Ce fut à son tour de détourner les yeux, de retirer sa main du visage d'Emma et de jouer avec un fil de son oreiller. « Est-ce tu- chaque jour j'ai souhaité ton retour et pendant tout ce temps, tu étais seulement dans un autre État ? »

« Je voulais revenir. Crois-moi, je le voulais. » Emma prit la main de Regina dans la sienne et déposa un baiser sur ses phalanges. Regina aurait pu facilement la virer de son lit, de sa vie et laisser ce miracle n'être qu'un mirage. Un autre baiser désespéré sur son poignet, une langue sur son bras, et bientôt Emma laissa déambuler ses lèvres sur le cou et la mâchoire de Regina jusqu'à ce qu'elle puisse savourer le goût sucré des lèvres de la brune. « Je n'allais pas bien. J'étais- Je n'étais pas encore bien. »

« Tu aurais pu venir ici au lieu de prendre cette décision à ma place. » Malgré la douleur dans sa voix, Regina tendit le cou pour laisser faire Emma et grogna quand la blonde toucha un point sensible entre son cou et son épaule.

Emma se recula juste assez pour voir Regina rouvrir les yeux. La tristesse et la fatigue voilèrent ses yeux verts. « C'était pour moi. Pour une fois, j'ai pensé à moi et j'avais besoin de me retrouver avant de pouvoir reprendre ma vie en main. » Elle se rapprocha de la brune et agrippa instinctivement Regina par le bras. « Je ne pouvais pas te faire face alors que je ne pouvais pas faire face à moi-même. »

Leurs fronts se touchèrent et Emma chuchota si doucement qu'on aurait pu croire qu'elle était sur le point de révéler un secret d'État. C'était le cas en quelque sorte. La raison pour laquelle elle ne s'était pas précipitée à Storybrooke dès l'instant où elle avait posé le pied sur le sol Américain, la raison pour laquelle elle continuait de culpabiliser. « J'avais peur. »

« De quoi ? »

« De te faire du mal. De faire du mal à Henry. » Expliqua-t-elle.

Les mains de Regina se posèrent sur la taille de la blonde mais Emma se retint de se laisser aller. C'était trop beau pour être vrai.

« Quand ils m'ont retrouvée, je pouvais rester des jours allongée, tremblante, piégée. J'arrivais à peine à être dans la même pièce que quelqu'un d'autre sans sursauter et si on s'approchait de trop près, je réagissais. Mal. »

« Je voudrais être en colère. » Admit Regina.

« Tu peux. » Marmonna timidement Emma.

« Pas besoin d'être un martyr. » Lança la brune en haussant les épaules avant de caresser les abdos d'Emma. Ils n'étaient pas aussi définis qu'avant mais elle les dessina avec ses doigts. « Une partie de moi est contrariée. Une grande partie de moi veux te gifler. »

« Oui. » Murmura la blonde, le regard baissé et concentré sur les motifs des draps. Ça devait arriver. D'une minute à l'autre.

« Mais je suis bien trop heureuse que tu sois rentrée pour m'en soucier. »

Emma releva les yeux vers Regina, les joues rougies et le sourire au coin des lèvres avant d'embrasser la brune.

« Je veux quand même que tu me racontes. » Regina se détacha doucement, ses mains posées sur le visage d'Emma. Les yeux verts se fermèrent quand la brune caressa de son pouce la cicatrice qui s'y trouvait, ressentant chaque bosse et chaque creux de sa peau du coin de ses lèvres roses jusqu'à sa tempe. Il y avait de l'émerveillement dans les yeux de Regina alors qu'elle regardait sa cicatrice, chaque minuscule égratignures ou imperfection comme si elle comparait la femme qui se tenait en face d'elle à celle qu'elle avait quittée à l'aéroport des années auparavant. Mais lorsque Regina déposa de légers baisers sur sa cicatrices puis sur ses lèvres, frottant son nez contre le sien avec autant d'intimité, Emma voulu pleurer une nouvelle fois tandis qu'espérer remonter le temps semblait de plus en plus ridicule. Emma voulait un futur. Avec Regina. Leur famille. « Je veux que tu me raconte tout. Dès que tu te sentiras prête. »

« D'accord. »


Note d'auteur 2 : Et voilà. Alors, est-ce que ce chapitre vous a plu ? N'hésitez pas à nous dire vos avis en commentaires et on vous dit à bientôt pour la suite (Plus que 2 chapitres les amis)

Gros gros bisous !