Inséparables.
Le secret de l'indifférence.
Auteur : Angelscythe.
Genre : Romance, souffrance, tristesse, shonen-ai, humour à priori.
Couple : Techniquement aucun, mais dans le volet 1 on avait le droit à du Akusai et Akuroku ^-^
Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney excepté Kansan qui est plus à Mikukearu qu'à moi et Mey et Hyolith qui sont à moi ^^
Note : Correction et relecture faites par Mikukearu qui aide aussi pour les idées :)
Chapitre 24 : L'illusion d'une illusion.
Lea se réveilla et il remarqua qu'il était un peu plus de huit heures. Il soupira et alla se préparer ce qui lui prit presqu'une heure puisqu'il se lava et régla un petit problème d'ordre masculin, puis se sécha, cheveux y compris, et perdit du temps pour faire sa coiffure.
Il regagna alors la salle à manger où Aeleus servait tout le monde. Il y eut une chose qui frappa immédiatement le roux. L'absence de quelqu'un : Ienzo. Ce dernier avait pourtant bien reçu son « rôle » de « mère ». En effet, c'était souvent lui le premier debout. Selon Even, c'était parce qu'il avait besoin de très peu d'heure de sommeil et que ça avait toujours été ainsi. Il semblait que le méché n'avait besoin que de cinq ou six heures de sommeil.
Ainsi, l'assassin se demandait ce qu'il était advenu du bleu. Il tourna la tête vers le blond qui mettait la cloche, la seule du château, sur le plat de celui qu'il avait élevé, fronçant les sourcils.
- Je ne dois pas être le seul qui se demande où est passé 'man ?
- Non, il doit dormir. Conclut Even.
- Ah ? S'étonna Dilan.
- Il suffit simplement qu'il a travaillé jusque tard. Répondit le blond en haussant les épaules.
- Ouais, pas faux. Bon dans ce cas, pendant que maman n'est pas là, papaaaaaa... Commença Lea.
- Tu as dû être le cauchemar de tes parents. Soupira Aeleus.
- J'étais un cauchemar pour tout le monde, nuance. Sourit le roux.
- Ca reste dangereux dehors. Il faut mieux éviter que tu sortes. On n'a pas encore vu assez des personnes qui veulent te tuer pour qu'on sache à quoi s'en tenir et, surtout, comment te protéger.
L'assassin ne put s'empêcher de soupirer. Il mangea lentement et lança de temps en temps des regards vers l'assiette de Ienzo. Il devait certainement, vraiment, ressembler à un enfant mais il avait toujours agi bizarrement.
Peut-être était-ce parce qu'il avait été adopté qu'il réagissait ainsi face aux autres aujourd'hui. Il sentait la sécurité d'une famille, même fictive, et ça lui faisait du bien. Il aurait pu l'avouer sans honte mais pour une fois, il voulait mettre de côté ses intérêts.
Il ne tenait pas à forcer les autres à devoir le subir parce qu'ils se sentaient responsable de lui.
Mais, de toute façon, peut-être était-il déjà trop tard. Ils avaient déjà eu de fortes attaches entre eux quand ils étaient encore membre de l'Organisation mais il avait l'impression que c'était plus encore.
Peut-être à cause de cette bonne entende entre eux, cette compréhension. Si l'un avait besoin d'un autre, ce dernier répondait présent quoi qu'il arrive. Lea se disait que, d'un certain côté, c'était presque triste. Quand il était humain, la seule personne qui comptait vraiment dans sa vie, c'était Isa et maintenant qu'il était passé par la case simili, il avait bien plus de personnes qui étaient présentes pour lui.
Quand il eut fini de manger, le roux débarrassa sa table et il se rendit dans la cuisine pour commencer à faire la vaisselle. Il reçut au fur et à mesure des couverts avant d'être finalement laissé seul pour finir sa tâche.
Il jetait de temps en temps un œil vers la table pour voir que sa « mère » ne venait toujours pas.
Il entendit la porte s'ouvrir, alors qu'il avait presque fini la vaisselle, et il tourna vivement la tête mais il ne s'agissait que de Dilan. Ce dernier vint le rejoindre en cuisine et ouvrit le frigo et les armoires qu'il inspecta.
L'assassin ne manqua pas de remarquer qu'il marquait différentes choses sur une liste.
- Tu vas faire les courses ?
- Oui. Even vient d'aller voir, parce qu'il n'aurait supporté que personne ne rentre dans la chambre d'Ienzo, il dort. Il a dû aller se coucher tard.
- D'accord.
Le brun lui fit un signe de main au roux. Ce dernier répondit par la même et il termina la vaisselle. Lorsqu'il eut fini, il se rendit dans le salon où il commença à faire du ménage. Il dut se passer une heure entière avant qu'il n'entende qu'on claquait la porte.
Surpris, le roux sortit de la pièce pour voir Dilan passer à toute vitesse.
- Il se passe quoi ? S'étonna l'assassin.
Le manipulateur de vent ne répondit pas, le forçant à le suivre. Ils arrivèrent rapidement dans le couloir qui menaient aux chambres et le manieur de lance entra, sans honte aucune, dans celle de Ienzo.
Lea battit des paupières mais le suivit encore. Que Dilan n'ait pas répondu était déjà une chose mais qu'il rentre dans la chambre de l'ancien numéro six…
De plus, celui aux rastas, se pencha pour secouer le méché.
- Dilan, tu fous quoi ?
- Les illusions sont instables. Expliqua le manieur de vent en secouant d'autant plus Ienzo.
- Quoi ? S'écria le roux en s'approchant.
Il tendit la main mais n'eut pas le temps de le toucher que l'ancien numéro trois lui disait déjà :
- Pas d'inquiétude : il respire. Mais il faut savoir ce qu'il se passe.
- D'accord.
L'assassin fixa le visage de sa « mère » avant d'entendre la porte se fermer en bas. Il fronça les sourcils.
- Je ne savais pas qu'Aeleus ou Even était sorti ?
- Si je te dis que je suis surpris que ton grand-père ne m'ait pas encore réprimandé et que ton père est dans la buanderie ? Répondit Dilan en secouant plus brutalement Ienzo.
L'œil bleu lapis-lazuli s'ouvrit lentement. Le roux, lui, fit sortir ses chakrams.
- Occupe-toi de lui.
- Appelle Aeleus ! N'y va pas seul. Ordonna le manipulateur de vent.
- On a pas…
- Allez !
Le roux grogna et il sortit de la pièce. Il voulut se rendre vers la porte d'entrée, seul, mais, malheureusement pour lui, le manipulateur de terre avait entendu le bruit et il venait voir alors qu'il avait sa hache-épée sur l'épaule.
L'assassin lui jeta un regard avant qu'ils descendent les escaliers pour aller jusqu'à la porte qui venait de claquer. Lea descendit, furtivement, rapidement. Il était plus rapide et il espérait bien pouvoir éradiquer rapidement les intrus.
Surtout que l'état de Ienzo était presqu'inquiétant. Il fallait qu'il puisse demander à Even d'aller voir ce qu'il avait et trouve comment le sauver.
Lea arriva dans l'entrée et il ne manqua pas de remarquer deux personnes. Un petit gros et un grand mince. Ils se ressemblaient comme des frères. Le gros avait une batte de base-ball avec un pic sur le bout et l'autre avait un club de golf.
- Le rouquin, c'est lui ! Lança le gros.
- Avec une tignasse pareille, on peut pas le louper. Sourit le mince en faisant claquer le métal contre sa paume.
- Et là, ça doit être son père. Continua le plus petit en regardant Aeleus.
- Comment ils savent ça eux ? Se tendit Lea.
- J'en sais rien.
Le roux fit tournoyer ses chakrams et il en envoya un dans le grand maigre qui était, pour lui, une plus belle cible. L'homme se baissa mais tomba sur le sol en geignant. Aeleus se tint prêt à donner un coup ou user de la terre s'il le fallait.
Néanmoins, alors que l'arme disparaissait pour revenir dans la main de son propriétaire, le manipulateur de feu ne put s'empêcher de remarquer qu'ils n'avaient pas l'air bien effrayant. Était-ce vraiment ce que Xehanort lui envoyait ?
- Ils doivent avoir des ressources. Murmura Lea alors que les ténèbres l'engloutissaient lentement.
Aeleus hocha la tête. Il fit un mouvement du pied et à l'endroit où était le roux deux secondes plus tôt de la terre surgit, faisant voler des morceaux de carrelage. Le brun-roux donna un coup de son hache-épée et elle vola vers les deux hommes. Le petit gros se jeta sur le sol alors que l'autre disparut dans les ténèbres.
- Oh, il nous a laissé son ami. Sourit Lea, sortant d'une masse noire, attrapant celui qui restait par le pull.
- Nooooon. Cria l'individu.
- Comment tu t'appelles ? Tu as intérêt à répondre sinon on te torture.
L'homme tourna légèrement la tête pour voir que Lea avait un large sourire de dément. Fictif. Mais ça, sa « victime » ne le savait pas. Aeleus, bien que sachant que c'était pour l'effrayé, ne réagissait absolument pas. Affichant cet air qui lui avait fallu son surnom de « héros silencieux »
- Ho… Ho… Horace.
- C'est Xehanort qui t'envoie ?
- No… Non, monsieur.
- Qui ? Ordonna Lea en l'agitant.
L'homme sembla ne pas vouloir répondre et le roux lui mis la pointe de son chakram sur la gorge.
- Je n'aime pas me répéter alors tu vas répondre gentiment à mes questions. C'est bon, c'est retenu ?
- Ou… Oui… c'est Braig, Monsieur.
Le roux afficha un air surpris et même Aeleus décroisa les bras. Le bicolore était pas toujours très net mais ça semblait si surprenant qu'il ordonne une telle chose.
- Braig ? Isa ne l'aurait jamais laissé faire ça. Murmura l'assassin.
Il secoua Horace, lui entaillant légèrement la gorge avec ce geste.
- Pourquoi Isa a laissé faire ça ?!
- Isa ? C'est… c'est qui ? On… Y a pas de Isa…
Les doigts de Lea se crispèrent. Isa n'était pas avec Xehanort ? Était-il à Traverse ? Il avait été persuadé que si celui qu'il aimait n'était pas à son côté c'était qu'il était avec Braig. Hors, au contraire, ils n'étaient pas ensemble.
Est-ce que ça voulait dire qu'Isa n'était jamais revenu ? Qu'il l'avait définitivement perdu ?
- Mon… Monsieur, laissez-moi… s'il vous plaît. Fit piteusement le gros.
Le roux le relâcha et il tendit la main vers Horace. Des flammes sortirent de ses doigts, comme s'il avait voulu faire brûler l'intrus. Celui-ci fit un bruit ressemblant à celui d'un cochon égorgé avant de disparaître dans les ténèbres.
Les flammes de Lea se fracassèrent exactement à cet endroit deux secondes plus tard.
- Lea… Ca va aller. Je suis sûr qu'il est quelque part. A Traverse… et s'il n'est pas à Traverse c'est qu'il est parti ailleurs. Essaya de le rassurer le brun clair.
- Je ne peux pas savoir s'il est à Traverse ou pas vu que vous ne me laissez pas le chercher ! S'écria le roux.
- Calme-toi. Commença le manipulateur de terre.
- S'il est mort, comment je vais faire ?!
- Lea…
- Il est toute ma vie !
- Je sais.
- Il est mort par ma faute. Murmura le roux.
Il fixa le sol et son poing se serra jusqu'à ce qu'il sente ses ongles entrer en ses chairs et le faire saigner légèrement. Parce qu'il avait fait l'abruti avec Roxas, parce que Roxas avait quitté l'Organisation à cause de lui, parce que Saïx avait dû se battre contre Sora.
C'était sa faute.
L'assassin lâcha ses chakrams et il passa à côté d'Aeleus pour monter les escaliers. Mais au lieu de se rendre dans sa chambre, il se rendit dans celle d'Ienzo. Il remarqua de suite Dilan qui était hors de la chambre, appuyé contre le mur. Il se permit d'entrer et vit qu'Even était au côté de celui qu'il avait élevé. Ce dernier était assis dans son lit, l'air un peu fatigué.
- Qu'est-ce qu'il se passait alors ? Demanda le roux, essayant de mettre de côté ses inquiétudes par rapport à Isa.
- La fatigue. Rien de grave. Il déploie trop de pouvoirs en faisant ses illusions. Expliqua le blond.
- C'est le soucis d'être humain. Soupira Ienzo. Je ne pensais pas arriver à court si vite.
- Tu vas cesser de maintenir les illusions alors ? Demanda Lea, inquiet.
- Non. Je vais continuer parce qu'il faut pour l'instant. Ce serait trop « risqué » si je les laissais tomber.
- Mais…
- Il va dormir plus longtemps et manger un peu plus, ça devrait être suffisant. Si non, on trouvera autre chose. Répondit le manipulateur de glace.
- 'Man, c'est sûr ?
- Oui. Xehanort a trop de ressource.
- C'est Braig… c'est lui qui veut me voir mort. Certifia le roux.
- Qu'as-tu donc fait à Saïx ? S'étonna Even. Attends, non, c'est Xehanort. Certifia-t-il.
- L'abruti qui vient de nous attaquer à dis le contraire.
L'assassin quitta la pièce. Il préférait stopper cette discussion. La question du blond l'avait fait réalisé quelque chose. Evidemment que Braig voulait sa mort. C'était à cause de lui qu'Isa était mort.
Définitivement mort.
Lui aussi, il aurait tout fait pour éradiquer celui qui avait provoqué la mort de sa raison de vivre.
