CHAPITRE 25

Mercredi 08 avril (suite)

Harry et Drago s'éveillaient dans les bras l'un de l'autre. Le temps s'écoulait vite, trop vite pour deux êtres qui s'aiment et se retrouvent en sursis.

Le réveil indiquait 9 heures 30 et pourtant aucun des deux ne bougeaient, profitant de la douce chaleur de leur peau.

- Il est l'heure mon ange, fit Harry.

- Pas envie, grogna-t-il, je suis courbaturé et j'ai mal partout.

- Moi aussi, je ne sens plus mes muscles.

- J'ai peur Harry.

- Moi aussi, répondit il.

- J'ai peur de te perdre pour toujours, de ne plus pouvoir te serrer dans mes bras comme maintenant.

- Jures moi que tu ne prendras pas de risques inutiles, demanda Harry.

- J'aimerais pouvoir te demander la même chose.

- Jure le moi mon ange.

- Je te le jure, mais promets moi de faire attention et de tout faire pour rester en vie.

- Je ferais mon possible mais je ne peux rien te promettre.

- J'aurais aimé qu'on soit ensemble plus tôt, on aurait pu profiter plus longtemps l'un de l'autre.

- Il aurait fallu pour cela qu'on se supporte et ce n'était pas gagné.

- On a été bêtes, tout ce temps perdu.

- Je pense que c'est une chance, on aurait eu encore plus de mal à se séparer ou à vivre l'un sans l'autre.

- Parce que tu crois que j'arriverai à vivre sans toi si tu mourrais, fit Drago les larmes aux yeux.

- Tu prendras sur toi et tu continueras à avancer. Tu rencontreras quelqu'un d'autre par la suite. La vie continue Drago.

- Bien si c'est ce que tu penses de moi, s'énerva le blond en se levant. J'ose espérer que si c'est moi qui meurs tu t'en remettras facilement dans les bras d'un autre, peut être même dans ceux de Finnigan.

- Ne soit pas idiot.

- Moi idiot ! Hurla Drago en finissant de s'habiller. Je vais prendre mon petit déjeuner, ajouta-t-il en claquant la porte.

Resté coi, Harry sursauta en entendant la porte se refermer violemment. Il ne savait pas pourquoi la conversation avait dégénéré ni pourquoi ils en étaient arrivés là.

Ils leur restaient trop peu de temps pour le gâcher avec des broutilles. Il se leva et enfila ses vêtements et se rendit à la salle à manger, où Drago, assit auprès de Hermione, boudait. Il se renfrogna d'avantage en le voyant arriver et plongea la tête dans son bol de céréales.

Harry prit place auprès de lui et attendit qu'il le regarde, mais en vain.

- Drago, commença-t-il, je t'aime plus que tout, plus que ma vie. Mon cœur bat pour toi et uniquement pour toi. Si je venais à te perdre à jamais je ne trouverais personne pour te remplacer car tu es unique mon ange. Je suis désolé d'avoir insinué que tu puisses me remplacer car je veux moi aussi être unique à tes yeux. Mais je ne veux pas que tu passes toute ta vie à me pleurer, je t'aime trop pour ça, je veux que tu sois heureux même sans moi.

Toute la tablée avait été suspendue aux lèvres de Harry pendant sa tirade et tous attendaient maintenant, la réponse du blond qui relevait la tête de ses céréales les larmes aux yeux. Beaucoup furent surpris de voir le prince des Serpentard sur le point de pleurer. Conscient de la curiosité de ses comparses, Harry se leva, prit son petit ami par la main et l'entraîna dans la salle désaffectée qui avait été témoin de leur première étreinte.

- Ne me dis plus jamais ça, fit Drago, cela voudrait dire que je ne t'aime pas ou pas suffisamment.

- Pardonnes moi, j'ai vraiment pas à cœur qu'on se dispute.

- Embrasses moi, ça t'évitera de dire n'importe quoi.

Harry s'exécuta sans se faire prier et s'empressa de le serrer contre lui. Il ne voulait pas le perdre mais il n'avait plus le choix. Fut un temps il s'était résigné à mourir pour ainsi rejoindre sa famille, mais aujourd'hui il avait enfin une bonne raison de vivre et il s'y accrocherait de toutes ses forces et de toute son âme.

OoOoO

Le froid humide qui régnait dans la chambre, reflétait exactement ce qu'il ressentait en ce moment au fond de lui.

Réveillé depuis quelques minutes à cause de la fraîcheur qui le faisait grelotter, Blaise pouvait constater qu'il ne ressentait plus aucune douleur. Ses plaies étaient pour la plupart cicatrisées et les autres étaient propres. Il ressentait juste un vide à l'intérieur de lui, comme si il était mort, éteint.

Ginny lui manquait affreusement, il ne savait même pas si il la reverrait avant de mourir. Il pleura comme cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Une main lui toucha la joue et il sursauta à ce contact, avant de voir Théo à ses côtés. Celui-ci le prit dans ses bras et le berça doucement.

- Calmes toi Blaise, ça va aller.

- Non ça n'ira pas, plus rien n'ira maintenant.

- Tes blessures sont presque guéries.

- Comment ?

- Avec l'aide de Samara mon elfe de maison. Elle sait faire ça, elle m'a soigné toute ma vie et avec mon père parfois ça valait le coup. Tu seras sur pied demain.

- Juste à temps pour me battre, ricana-t-il. Je veux envoyer une lettre.

- Tu ne peux pas Blaise.

- À ma petite amie, pour lui dire que je l'aime.

- Je ne sais pas, c'est risqué.

- Tu ne le ferais pas pour celle que tu aimes ?

- Pour celui que j'aime, précisa Théo, si sûrement.

- Qui ? Demanda Blaise surpris.

- Tu ne me juges pas, d'accord ?

- D'accord, promis Blaise.

- Fenrir Greyback, rougit Théo.

- Quoi ? Ce … cet .. Lui ?

- Oui, il n'est pas comme je le pensais. Moi aussi au début je n'ai vu en lui qu'un monstre. Mais il est différent et il m'aime.

- Et toi ?

- Je crois que moi aussi, j'ai un peu de mal avec les sentiments, surtout pour un homme, c'est déstabilisant. J'apprécie d'être avec lui, il m'apporte du réconfort, de la tendresse et je me sens protégé.

- Si tu es heureux, je le suis pour toi.

- Et toi tu l'aimes vraiment ta rouquine ?

- Comment le sais tu ?

- Tu parlais quand tu dormais et tu as appelé Ginny à plusieurs reprises. J'en ai déduit que tu ressentais quelque chose pour l'ennemi.

- Elle n'est pas notre ennemie, rétorqua Blaise.

- Et toi ? De quel côté es tu ?

- Du tiens, souffla Blaise.

- Ne te fiches pas de moi, ricana Théo. Comment pourrais tu l'aimer et la combattre elle ou sa famille ?

- ….

- Tu vois tu ne dis rien.

- Tu vas me dénoncer au Maître ? Ou peut être est ce déjà fait.

- J'aurais pu Blaise, mais tu es mon ami n'est ce pas ?

- Oui, d'aussi loin que je m'en souvienne.

- Avant de rejoindre le Maître je n'avais plus rien à perdre, je n'avais plus personne. Aujourd'hui je ne sais plus ce que je veux, je sais que c'est trop tard et que je ne peux plus faire marche arrière. Ma place et ici auprès de celui … que j'aime, oui je crois finalement que je l'aime, donc je le suivrais même dans la mort.

- Même si je sais que c'est stupide, soupira Blaise, je ne te le reproche pas, je ferais la même chose pour Ginny.

- Je vais te laisser te reposer, tu auras besoin de toutes tes forces vendredi, peu importe le camp pour lequel tu te battras.

Théo sortit de la chambre de Blaise et chercha Fenrir dans le manoir. Avec le lien, il ne fut pas long à le trouver et Greyback abandonna rapidement les Mangemorts avec lesquels il s'entretenait, pour venir vers lui.

Théo lui sourit en le voyant arriver, il ne s'était pas sentit aussi heureux depuis longtemps, depuis ses 6 ans. Fenrir lui rendit son sourire, il ressentait à travers le lien ce que ressentait Théo et même si il ne lui avouait pas ses sentiments, il savait qu'il ne le laissait pas indifférent.

- Salut mon petit loup, tu as déjà déjeuner ?

- Non, pas encore, je voudrais te parler de quelque chose d'important.

- Viens on va dans ta chambre.

Le trajet fut court, mais cependant assez intense en émotion. Le lycan ressentait toutes les celles de Théo et se demandait pourquoi il ressentait de la peur.

- Qu'est ce que tu as Théodore ? Qu'est ce qui t'effraie ?

- J'ai quelque chose à te demander, mais cela risque d'être dangereux pour toi, du moins si tu acceptes.

- Je t'écoute.

- Que serais tu prêts à faire pour moi ?

- Beaucoup de choses Théo.

- Si je te demandais un Portoloin pour Poudlard le ferais tu sans me poser de questions où me dénoncerais tu au Maître ?

- Comment peux tu croire que je te dénoncerais Théodore ? Je veux seulement savoir si il est pour toi.

- Non, c'est pour un ami qui n'a rien à faire ici. Il doit être auprès de la personne qu'il aime, comme moi, ajouta-t-il en prenant les mains de Fenrir entre les siennes.

- Tu m'aimes ? Fit il surpris.

- Il me semble, je suis heureux près de toi, je me sens en sécurité. Je suis triste ou inquiet quand tu n'es pas là. Mon cœur s'emballe dès que tu me touches et je suis prêt à te suivre au bout du monde. Si tout cela ressemble à de l'amour alors je suis irrémédiablement atteint.

- Je t'aime aussi mon petit loup, fit Greyback ému, je vais essayer pour le Portoloin demain cela te va ?

- Oui merci, tu restes là après midi ?

- Non, le Maître à besoin de moi.

- Encore, souffla Théo.

- Je serai là en soirée et on passera du temps ensemble car tu me manques.

- D'accord, soupira Théo.

Greyback l'attira à lui et embrassa chaque partie dénudée de sa peau. Anéantit par les frissons que lui procurait chaque contact de ses lèvres, Théo se laissa aller contre le corps du loup garou telle une poupée de chiffon sans volonté. Amusé pas son comportement, Greyback le porta et le déposa sur son lit. Après un dernier baiser plus appuyé, il le quitta à regret.

Jeudi 09 avril

Le petit déjeuner se déroulait comme depuis une semaine, dans le silence le plus complet. Seul le bruit des couverts tintait, résonnant à travers la salle. Assis à la table des professeurs, Dumbledore et Rogue discutaient en chuchotant quand le professeur de potion sentit son bras lui brûler.

À l'une des tables des élèves, Drago sentait également sa marque l'appeler. Il jeta un regard inquiet eu Professeur Rogue, qui comprenant, se leva et l'invita discrètement à le suivre. Ils arrivèrent dans une pièce attenante à la grande salle et le directeur ne fut pas long à les rejoindre.

- Vous ressentez l'appel du Seigneur ? Demande Rogue.

- Oui, c'est la première fois.

- Il veut qu'on le rejoigne.

- Drago vous n'irez pas, fit Dumbledore.

- Moi j'y suis obligé Albus, souffla Rogue. Je ne pense pas que l'on se reverra avant la bataille.

- Dès que vous le pouvez, échappez vous et revenez prendre votre place parmi vous.

- Je ni manquerai pas, répondit Severus.

- Je serai un déserteur alors ? Demanda Drago.

- Oui, mais si vous êtes près de lui il découvrira vos réelles attentions et il vous tuera sans le moindre regret.

Drago acquiesça pas très rassuré et retourna auprès de Harry qui l'avait attendu avec impatience. Tout le monde avait quitté la salle à manger, aussi purent ils parler librement.

- Le Maître nous a appelé, le Professeur Rogue et moi.

- Et ?

- Je reste ici.

- Si tu étais parti on ne se serait pas revu avant de se battre.

- Oui, souffla Drago, il m'aurait même tué avant puisqu'il sait pour nous deux.

Harry soupira et le prit dans ses bras avant d'être interrompu par les professeurs Rogue et Dumbledore.

- Un peu de tenue jeunes hommes, fit Rogue.

- Désolé, rougit Harry, alors vous partez ?

- Je n'ai pas le choix Potter.

- Drago l'a.

- Oui mais le Maître compte sur moi et moi je compte bien perturber ses plans.

- Faites attention à vous, fit Harry.

- Potter qui s'inquiète pour moi ! S'exclama Rogue.

- Nous sommes dans le même camp et je crois que vous faites parti de ceux qui méritent d'être sauvés.

- Allez y, fit Dumbledore, ne le faites pas attendre.

Il quitta la salle dans un effet de cape qui lui était propre et chacun se demanda en le voyant disparaître, si ils le reverraient un jour.

OoOoO

Encore dans son lit, Théodore râlait de trouver la place de son amant vide et froide. Il ne l'avait pas entendu se lever et se demandait dans quelle mission le Maître l'avait encore envoyé.

Il allait se recouvrir, quand une nausée le prit et l'obligea à se ruer en direction de la salle de bain. À genou devant la cuvette des toilettes Théo vomissait pour la seconde fois quand Fenrir arriva. Il se précipita vers lui et l'aida à se relever en tâtant son front à la recherche de température.

- Je n'ai pas de fièvre, je vomis depuis hier.

- Tu aurais dû me le dire.

- Ce n'est sûrement pas grave, je ne voulais pas t'inquiéter inutilement.

- Je dois prendre soin de toi, c'est mon rôle en tant que dominant. Habilles toi je t'emmène chez voir un medicomage.

- Ce n'est pas la peine ça passera.

- Ne discutes pas, grogna Greyback.

- Tu as mon portoloin ?

- Oui mais tu l'auras seulement si tu vas voir le medicomage.

- Pff c'est du chantage, râla Théo.

Ils transplanèrent vingt minutes plus tard et alors qu'ils patientaient dans la salle d'attente, ils sentirent la brûlure de la marque qui les appelait. Croyant échapper à la visite, Théo se leva avant de se retrouver plaquer contre le dossier du fauteuil.

- Je vais voir ce qui se passe et toi tu attends et tu te fais ausculter.

- Bien chef, le railla-t-il.

Greyback ne releva pas, mais parti énervé de le laisser seul. Théo quand à lui préférait être seul face au medicomage. Il ne savait pas quelles réactions pourrait avoir Fenrir, si il leur annonçait une mauvaise nouvelle.

Il fut reçu rapidement et après lui avoir expliqué les symptômes dont il souffrait, le Médecin lui demanda de se mettre torse nu sur la table d'examen. Peu habitué à s'exhiber devant des inconnus, Théo eut un peu de mal à le laisser le toucher et sa gêne empira, quand il aperçut la grimace du Médecin en voyant la marque des ténèbres sur son bras.

- Je ne vous ferez aucun mal, le rassura Théo, je veux juste savoir de quoi je souffre.

- Désolé, je dois rester neutre face à chaque patient que je reçois, mais c'est la première fois que j'en vois une.

- Vous savez ce que j'ai ? Demanda Théo alors que le médecin lui tâtait maintenant l'abdomen.

- Êtes vous sexuellement actif ?

- Euh oui, rougit Théo.

- Avec un homme ?

Théo hocha la tête, même si la remarque du médecin sonnait plus comme une affirmation que comme une question. Le médecin retira ses mains et prit sa baguette, Théo sursauta s'imaginant le pire mais le docteur le rassura d'un sourire bienveillant. Il pointa la baguette vers son ventre et prononça une formule inaudible.

- Félicitations, vous êtes enceint.

- Pardon ? Pas déjà, souffla-t-il. Mon compagnon est un loup garou, expliqua-t-il en désignant la morsure dans son cou, qu'il avait réussi à camoufler avec un sort. Contrairement à la marque des ténèbres qui elle, restait visible peu importe les sortilèges utilisés.

- Vous souhaitez le garder ?

- Oui, cria presque Théo. Je savais que j'étais voué à la reproduction. Je suis juste étonné que cela ait fonctionné si tôt.

- Vous êtes enceint d'une dizaine de jours environ.

- Je vais avoir encore des nausées ?

- Oui, mais je ne peux pas vous dire pendant combien de temps. Chaque cas est différent.

- Je suppose que la santé de mon enfant est fragile et que je dois éviter toute brusquerie.

- Oui, pendant les premiers mois sa vie est fragile.

- Quand pourrais-je savoir le sexe ?

- Maintenant si vous le désirez.

- Oui, souffla Théo aux anges.

- Alors il s'agit…, fit le médecin en agitant sa baguette à nouveau au dessus de son ventre, d'une petite fille.

- Merci beaucoup docteur, répondit Théo ému.

- Prenez soin de vous et revenez le mois prochain pour une nouvelle consultation.

- D'accord, j'essaierais, au revoir docteur.

À genou devant leur Maître, tous les Mangemorts ayant répondu à l'appel, courbaient l'échine. Un silence de cathédrale régnait et Voldemort observait tout son petit monde.

- Il y a beaucoup d'absents, remarqua-t-il.

- Greyback, où est ton compagnon ?

- Chez le medicomage Maître, il est souffrant.

- Lucius je ne vois pas ton fils, où est il ?

- Je l'ignore Maître.

- Severus, une idée ?

- Il a déserté vos rangs Maître.

- Non, hurla Lucius.

- Silence, s'énerva Voldemort en lançant un Doloris sur Malefoy père. Ainsi donc, voici tout ce que tu as appris à ton unique fils, la trahison et la désertion.

- Non Maître.

- Tu le trouveras demain et tu lui feras payer cet affront envers son sang.

- Oui Maître.

- Dites à tout ceux qui n'ont pas jugés bon d'être présents, qu'ils sont désormais en sursit. Demain nous attaquerons Pré-au-Lard, soyez prêt. Vous pouvez tous disposer sauf Severus, Lucius, Greyback et les Lestrange.

Sans se le faire dire deux fois, tous évacuèrent dans la seconde.

- Severus quand est il de ce traître ?

- Dumbledore l'a pris sous son aile depuis qu'il fricote avec Potter.

- Maudit Potter, je croyais que ton fils avait eu l'intelligence de côtoyer Potter pour lui soutirer des informations importantes ou pour me le livrer Lucius, mais te voila finalement affublé d'un gendre et pas des moindres. Greyback penses tu avoir mis un Fenrir junior en route ?

- Je l'ignore Maître, fit le Lycan surpris.

- Lucius toujours aucune nouvelle de ta femme ?

- Non Maître, répondit il.

- Bella ?

- Moi non plus, ricana-t-elle, elle a fuit tout comme son incapable de fils.

- Ça suffit, fit Voldemort, vous réglerez vos querelles familiales hors de ma vue.

- Rabastan et Rodolphus, quand est il de la surveillance de Pré-au-Lard ?

- Tout va pour le mieux Seigneur, fit Rodolphus, nous avons juste noté une baisse de la fréquentation du village.

- Et vous appelez cela rien ?

- Nous serons plus vigilant Maître.

- Pourquoi suis-je entouré d'incapables ? Gémit Voldemort. Retournez y et avertissez moi si quelque chose vous semble inhabituel. Severus je veux que tu prépares des potions de guérison que l'on distribuera à chacun d'entre vous, elles vous serons utiles en cas de blessures.

- Bien Maître.

- Disparaissez, mais restez à disposition.

Greyback se rendit immédiatement dans la chambre de Théo et le trouva assis au pied de son lit. Celui-ci lui offrit un maigre sourire et le loup garou se retrouva assis à côté de lui.

- Ce n'est pas grave, rassures moi.

- Ce n'est pas grave.

- Ça se soigne ?

- Non, mais ça passera.

- Quand ? Comment ?

- Dans 9 mois en mettant au monde ton enfant, sourit Théo.

Le lycan ferma un instant les yeux afin de refouler les larmes avant qu'elles ne coulent. Il se tourna ensuite vers lui et le prit dans ses bras.

- Merci, souffla-t-il, merci.

- Merci de quoi ?

- De me donner ce dont j'ai toujours rêvé, de l'amour et un enfant. Je suis le plus heureux des hommes.

- Tu ne trouves pas que c'est trop tôt avec la bataille de demain ?

- Il est hors de question que tu te battes.

- J'utiliserai un sort de protection.

- J'ai dit non, grogna-t-il.

- Je ne veux pas être séparé de toi, gémit Théo.

- Je ne veux pas te perdre ou perdre l'enfant.

- C'est une fille, murmura Théo.

- Une petite femelle, sourit Greyback.

- Je n'ai pas le choix ?

- Non, je ne pourrai pas me battre si je vous sais en danger.

- Bien, je resterai ici à soigner les blessés.

- Je reviens je vais chercher le portoloin pour ton ami et prévenir le Maître de ton retour et de ton absence au combat.

- Il va être furieux ?

- Peut être, mais je m'en fiche ma famille passe avant tout.

- Merci, fit Théo ému.

Greyback sortit et se rendit auprès du Maître, qui prit assez bien la nouvelle de la grossesse. Il s'absenta une bonne heure et Théo commençait à trouver le temps long. Il en profita pour chercher des prénoms pour leur fille et un en particulier lui plaisait, le tout était qu'il plaise également à Greyback et qu'il ne lui sortirait pas un prénom aussi bizarre que le sien. La porte s'ouvrit et le sortit de ses pensées.

Fenrir revenait tenant un vase dans ses mains.

- Tiens le portoloin, il s'activera dans deux heures. Ça nous laisse un peu de temps pour tout les deux sauf si tu veux lui porter tout de suite.

- Non ça peut attendre un peu, j'ai réfléchi à des prénoms.

- Déjà !

- Que penses tu de Hope ?

- C'est très joli, fit il en l'embrassant dans le cou.

- C'est un prénom peu commun.

- Hum, fit le Lycan en continuant à l'embrasser en remontant vers sa mâchoire.

- Et fort en son sens.

- On n'en parlerait pas plus tard ?

- Non, grogna Théo, c'est important.

- Va pour Hope, Hope liberty Nott Greyback.

- J'adore, je t'aime Fenrir.

- Moi aussi mon petit loup.

Plus d'une heure et demie plus tard, Théodore se dirigeait vers la chambre de Blaise. Ce qu'il ne remarqua pas, c'est que le métis était prêt, comme si il l'attendait. Ce qu'il ignorait aussi, c'est que Greyback avait deviné que le portoloin était pour Blaise et ils avaient eu une brève discussion. Théodore lui expliqua pour son départ et Blaise le remercia pour les risques qu'il avait pris pour lui. Il allait repartir mais Blaise lui demanda de lui tenir compagnie jusqu'à ce qu'il parte, il accepta, heureux de voir encore un peu son ami. Quelques secondes encore et ils se sépareraient, peut être pour toujours. Blaise le prit dans ses bras et l'instant d'après, ils tenaient tout les deux le vase, avant que Théo ne réalise vraiment ce qui se passait, ils partaient tout les deux pour Poudlard.