Hello ! Comme dis sur la page facebook, le chapitre est enfin là ! Tout beau, tout frais, rien que pour vous ! J'espère sincèrement que vous l'apprécierez, j'appréhende beaucoup. Bref, le blabla est à la fin et pour les lecteurs qui ne me suivent pas encore sur facebook, je vous présente toutes mes excuses pour l'arrivée tardive de ce chapitre ! Si jamais, sur facebook il vous suffit de taper dans la barre de recherche Cmwamisskika et vous trouverez ma page voilà :-)

Bonne lecture !

Disclaimer : Tout ce qui touche de près ou de loin à l'univers d'Harry Potter, appartient à JK Rowling. Les reste est à moi.

Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai Francis Cabrel

Arabesque12: Est-ce que le prochain chapitre (le 23)est déjà paru ou pas ? J'en suis à l'avant dernier chapitre et il n'y a pas le 23 :( aidez moi ! Et bien le voici lol bonne lecture :-)

Marine: déjà je suis super contente de te lire, tu m'as manqué Oh comme c'est gentil :-) ensuite le chapitre bordel de m***! il était juste sublime! j'ai une boule énorme dans la gorge en ce moment même! Arf, merci ^^ Les émotions! punaise tu les retransmets tellement bien que j'ai l'impression d'être dans la même pièce qu'eux. Aaaanh mais arrête je sais plus où me mettre lol La mort d'Amélia est vraiment triste et elle mérite la chanson... Oui je suis d'accord c'est vrai, elle ne méritait pas de mourir la convers' entre Vic et Dora, Cassie qui retrouve sa fille, enfin! Ouiiii là aussi grosse séquence émotion! son père punaise! mais qu'est-ce qu'il a fait celui-là? Ça, tu va le savoir en lisant la suite =) j'ai hâte de savoir J'espère qu'ils trouveront un moyen de redonner sa voix à Nel et que Ted va se réveiller dans le prochain chapitre à toi de voir lol J'espère que tes soucis s'arrangent, courage en tout cas Non pas vraiment =/ mais c'est gentil de t'en soucier comme toujours, vivement la suite Bisous Que voici ! Bisou à toi

ChloeL: Merci pour ce nouveau chapitre , très réussi et intense en révélations, comme d'habitude ! ;) Mais de rien, merci à toi de prendre la peine de me laisser une review =)

Renata: Alors là!..jamais je n'aurais penser que s'était John le commanditaire de tout ça!.. Et oui... comme quoi ^^ j'ai hâte de lire la suite pour avoir les réponses à toutes les questions que je me pose!..j'attends la suite avec impatience!..à bientôt!..
La voilaaaaa :D bonne lecture!

MavaLM: Oh la la la la! Mais c'est trop bien! Oh ! à ce point-là ? xD Hâte de lire le prochain chapitre je me pose trop de questions là... il est làààà =D Je sais pas quoi dire c'est génial alors je vais faire comme dhab hein ;-) Lol c'est génial et j'ai hâte de lire la suite! Bisous et bon courage pour ce qu'il se passe en ce moment, tant mieux si vous vous serrez les coudes :-) ! Oui enfin, les rangs on tendances à se desserrer, mais que veux-tu… c'est la famille -) Bonne continuation Merci beaucoup =D

Fandefiction: Bonjour :) ! Bonjour ! :-) J'ai lu des trois tomes en moins de deux semaines... Wow ! Ils sont époustouflants ! Re-Wow ! Merci beaucoup Tu écris d'une manière magique, tu ferais un très bonne écrivaine (de vrai roman j'entends) ;) C'est vraiment très gratifiant et très flatteur merci beaucoup, vraiment *-* tu as réussi à rajouter beaucoup d'intrigues dans ton histoire sans jamais en faire trop :D Pourtant c'est une des choses que je redoute toujours… en faire de trop À chaque fin de chapitre on appui sur le bouton next avec envie :P Oh ^^ ça fait plaisir à lire, ça :D Je n'avais encore jamais lu une fiction encore en cours d'écriture du coup je ne laissais pas de message en fin de chapitre vu que la fiction datait de 3, 5 ou même 10 ans. Oui je comprends :) pour ma part, je lis et répond toujours, même sur mes vieilles fictions(sauf quand c'est anonyme quoi) j'y mets un point d'honneur ! Comme ici, il n'y a pas de bouton next à pousser, j'ai décidé de franchir le cap et d'écrire ma première review pour l'encourager à continuer cette magnifique histoire ! :) Et je te remercie de l'avoir fait :-) Hâte de lire le prochain chapitre qui s'annonce révélant ... Effectivement lol Gros bisous ! Bisou bisou ^^

Guest : on veut le chapitre 23 Bonjour à toi aussi ! Je vais rester courtoise, car je ne sais pas comment interpréter cette review. Je mets quand même un point d'honneur à rappeler que j'ai comme vous tous, une vie en dehors de l'écriture :-) bonne lecture


Ch.23. Là, où tout a commencé.

Et quoique tu fasses
L'amour est partout où tu regardes
Dans les moindres recoins de l'espace
Dans le moindre rêve où tu t'attardes
L'amour comme s'il en pleuvait
Nu sur les galets

Coleen passait toutes les petites cellules en revues, de long en large.

« Tu me donne le tournis » lui reprocha Thomas.

« Dorian… est ce que tu te rends comptes de ce qu'ils ont fait subir à ces gosses ? » s'étrangla-t-elle réellement choquée.

« Je sais » murmura-t-il « arrête de les observer, on ne peut rien faire pour eux, nous ne sommes pas de leur monde Coleen, ils pourraient même être dangereux pour nous » dit-il en l'attirant plus loin dans la salle.

Elle se laissa faire et inévitablement, ses yeux tombèrent sur le corps d'Amélia, recouvert du drap blanc, elle frissonna.

« Ce ne sont que des enfants » murmura-t-elle vraiment atterrée.

« Hé… vient là » dit-il en l'attirant à lui.

Elle se blottit contre lui et soupira.

« Tu es toute crispée, est ce que ça va ? » s'inquiéta-t-il.

Elle hocha la tête, au bord des larmes.

« Je… tout ça c'est trop pour moi Dorian… » éclata-t-elle.

« Chut… ça va aller » dit-il en la consolant.

« Non ça ne va pas aller ! Ces gens sont complètement barges ! Regarde ce qu'ils ont fait ! » dit-elle en montrant le cadavre du doigt « elle était enceinte bordel ! »

« Je sais Coleen… » il ne savait pas trop comment la calmer.

Sa réaction était tout à fait normale et légitime. Après tout, quelques semaines auparavant, elle ne se serait jamais douté qu'un monde magique vivait en parallèle au leur. Et lui non plus.

« Je… je veux rentrer. Dorian, s'il te plaît… rentrons chez nous d'accord ? » le supplia-t-elle en larmes.

Il prit son visage en coupe.

« Tu sais bien qu'on ne peut pas »

« Je t'en prie… » couina-t-elle.

« Écoute moi Coleen. Je sais que tu as peur. Moi aussi j'ai peur, mais on ne peut pas les laisser tomber. Ce sont nos amis maintenant, tu as été tellement courageuse ! Tu t'es occupée des parents de Max… tu as aidé à les ramener en servant de passerelle à Cassy… ne les abandonne pas, pas maintenant » dit-il.

« Mais… j'ai tellement peur qu'il t'arrive malheur » pleura-t-elle « et si cette folle furieuse revient pour te tuer ? »

« Il ne m'arrivera rien et toi non plus. Je te le promets » dit-il avant de l'embrasser et puis de la serrer très fort contre lui.

Il avait réussi à l'apaiser. Quand il se détacha d'elle pour la regarder, elle ne pleurait plus. Il essuya ses yeux avec ses pouces et lui sourit doucement.

« Ça va mieux ? »

Elle hocha la tête.

« J'ai mis tu temps à accepter mes sentiments pour toi, je le sais bien. Mais crois-moi, je tiens trop à toi pour mourir agent Torres »

Elle consentit enfin à sourire.

« Promets-moi qu'une fois que tout ça sera finit, on retournera chez nous, à une vie normale »

« Je te le promet »

Ils sursautèrent, lorsqu'ils entendirent du bruit venant du couloir. En un regard ils se comprirent et dégainèrent leur arme. Thomas lui montra le côté droit de la porte avec le doigt, tandis qu'il prenait le côté opposé. Dos au mur, le cœur battant, ils attendirent que les pas se rapprochent un peu plus. Thomas compta jusque trois avec ses doigts et à trois, ils sortirent, armes brandies.

« Mains en l'air ! » hurla Thomas.

« Wow, wow ! » fit Harry en obtempérant, baguette levée.

Aussitôt, les deux policiers rengainèrent leur arme, soulagés.

« Vous êtes enfin là » dit-elle.

« J'ai reçu le message de Drago, je suis venu avec une équipe, les trois moldus qui étaient dans le laboratoire viennent d'être emmenés au ministère de la magie » leur apprit-il.

« Qu'allez-vous leur faire ? » demanda anxieusement Coleen, Harry sourit.

« Ne t'en fait pas, aucun mal ne leur sera fait. Nous allons simplement les interroger pour en savoir plus, c'est tout. Alors, racontez-moi, que s'est-il passé ici ? » demanda-t-il, tandis qu'une équipe de sorciers arrivait derrière lui.

Thomas et Coleen rentrèrent à nouveau dans la salle d'opération improvisée, suivit par Harry.

« On a retrouvé les enfants, mais ce n'est franchement pas beau à voir » lui apprit Thomas.

Harry s'approcha d'une des cellules et écarquilla les yeux.

« Par Merlin… » murmura-t-il « j'ai pas besoin d'en voir plus »

« Harry ? » appela Ron.

« Il faut faire venir plus d'aurors Ron, beaucoup plus… »

« Que se passe-t-il ? »

« Je ne sais pas ce qu'ils ont fait subir aux enfants, mais on ne peut pas les déplacer sans protection, demande aussi une équipe du département des accidents magiques et quelques médicomages aussi, on va en avoir besoin »

Ron haussa les sourcils, mais ne posa pas de question.

« Très bien » dit-il en ressortant.

« Qui est-ce ? »

« C'est Amélia » répondit tristement Thomas « Max a tenté de la réanimer, mais c'était déjà trop tard » lui confia-t-il.

Harry secoua la tête.

« Quel gâchis » murmura-t-il « en parlant de Max, où est-il ? et ses parents ? » demanda enfin Harry.

Thomas grimaça.

« Anna a fait irruption ici »

« Quoi ? »

« Elle est à la solde du père de Cassandra »

« John ? » demanda Harry ahurit.

« Il semblerait qu'il soit mêlé de très près à toute cette histoire… C'est ce que Max m'a dit, Anna a emmené Cassy sur ordre de son père et il paraîtrait qu'il détient leur fille » résuma-t-il.

Harry fronça les sourcils en réfléchissant.

« Ça expliquerait bien des choses ! » comprit-il « c'est lui qui a trafiqué la potion d'Hermione… et c'est aussi lui qui a enlevé Amélia. Pourquoi fait-il cela ? »

« C'est ce que Max et ses parents sont partis découvrir » lui apprit Coleen.

« Quoi ? où sont-ils allés ? » demanda vivement Harry en faisant volte-face, saisissant Thomas.

« Je n'en sais strictement rien Harry, je suis désolé »

OoO

Cassy regarda son père, sans prononcer une seule parole. Elle serrait sa fille contre elle et la petite n'en menait pas large en s'agrippant à sa mère de ses deux petits bras. John lui, n'avait pas bouger et fixait sa fille et sa petite fille, l'air profondément contrit. Il avait pourtant dans le regard, quelque chose que Cassandra ne reconnaissait pas. Une sorte de colère inexpliquée.

« Ne me regarde pas comme ça… » dit-il enfin.

« Est ce que c'est vrai ? » demanda-t-elle de but en blanc.

« Cassy… » soupira-t-il.

« Es-tu l'instigateur de toute cette sordide histoire ? » redemanda-t-elle la colère grondant dans chacune de ses syllabes en se levant, Nel fermement serrée contre elle.

« Sordide ? tu ne trouves pas que tu dramatises un peu ? »

« Oui ou non ?! » tempêta-t-elle.

John s'interrompit en regardant sa fille.

« Oui » souffla-t-il.

Cassandra sentit un énorme poids lui tomber sur le cœur. La peine qu'elle ressentait à cet instant était tellement, destructrice et profonde que des larmes de rage apparurent à ses yeux. Elle ne pouvait pas y croire, ce n'était pas possible. Si elle perdait le contrôle d'elle-même, elle s'insinuerait sans le vouloir dans l'esprit de sa fille et elle ne le voulait pas. Elle la déposa par terre et lui intima de rester derrière elle. Nel se cacha donc, derrière les jambes de sa maman.

John fit un pas en avant.

« Oh non ! ne nous approche pas ! » pleura-t-elle.

Ce qui figea l'ancien président.

« Mais Cassy, c'est moi ! Je suis toujours ton père ! »

Elle fronça les sourcils, ne pouvant pas empêcher ses larmes de déferler sur ses joues. Elle avait une moue confuse et dégoûtée.

« Non. Ce n'est pas toi justement »

« Je t'assure que… »

« Arrête les frais papa ! Mais qu'est ce qui te prend ? Pourquoi tu fais tout ça ? »

« Pour la science Cassy » voyant qu'elle ne comprenait pas, il sourit d'un air indulgent « bien sûr, tu es une sorcière, pour toi la science c'est l'inconnu. Tout comme pour nous pauvres moldus, ne connaissons rien à la magie » dit-il en terminant sa phrase sur un ton presque méprisant.

Quand il fit un mouvement, Cassandra resta sur ses gardes, mais il s'avança vers son bureau pour s'y appuyer.

« Je vais te poser une question » amorça-t-il en la regardant, joignant ses mains l'une contre l'autre « pourrais-tu m'expliquer, pourquoi tu as de la magie en toi, qui s'écoule dans tes veines inexplicablement, en même temps que ton sang ? »

Elle le regarda, perplexe.

« Quoi ? »

« Répond à la question, Cassandra » lui intima-t-il.

Elle secoua la tête.

« C'est comme ça, c'est tout » répondit-elle avec évidence.

Et là il se redressa de toute sa hauteur. Elle ne reconnaissait pas l'homme qui se trouvait devant-elle ! Ce n'était pas son père !

« Non, ce n'est pas comme ça ! Tout a une explication rationnelle »

« La magie ne s'explique pas, papa » tenta-t-elle de lui dire.

« Oh que si ! Ne t'es-tu jamais dis, que la magie était juste une science inexpliquée ? Que c'était juste, une autre équation parmi tant d'autres non résolues depuis des millénaires ? Et bien moi, je m'y suis attaqué »

« Une science ? la magie ? » s'exclama-t-elle ahurie.

« Et pourquoi pas ? » se moqua-t-il.

« C'est du délire ! personne ne peut expliquer la magie ! On en est doté ou pas, point. Qu'est-ce que tu racontes ? »

« Je savais que tu n'adhèrerais pas. Tu es jeune et en plus, tu es une sorcière. Ce n'est pas grave » dit-il.

« Qu'est-ce que tu as fait ? » s'exclama-t-elle horrifiée.

« J'ai fait, ce que d'autres auraient dû faire il y a bien longtemps ! Il est temps que la tendance s'inverse Cassy ! La magie est une puissance inestimable, très dangereuse et il faut la contrôler, mais pour cela il est nécessaire de savoir d'abord comment elle fonctionne » expliqua-t-il.

« Tu veux… »

« Contrôler la magie, oui »

« Tu es devenu fou » murmura-t-elle choquée.

Il ne répondit pas, se contentant de la fixer. Comme si elle n'avait rien dit, il continua.

« Et que fais-t-on lorsqu'on étudie quelque chose ? » demanda-t-il.

« Des expériences… » murmura-t-elle, alors que chaque pièce du puzzle qu'il lui donnait, venait se loger à sa place dans la tête de la jeune fille « tu… tu as enlevé des pauvres enfants innocents… » dit-elle dépitée.

« Ne le voit pas dans ce sens-là, ma chérie »

« Pourquoi des enfants ? »

« Nous avons essayé sur un sorcier adulte, mais ils sont beaucoup moins dociles et obéissant » répondit-il naturellement.

Cassy eu soudain envie de vomir.

« Tu n'es qu'un monstre ! » cracha-t-elle.

« Ce que tu penses de moi, ne me feras pas changer d'avis » contra-t-il.

« J'ai entendu le message vocal de ton acolyte ! C'était toi ? Depuis le début, tu essayes de me faire porter le chapeau du meurtre de Grays ! » s'énerva-t-elle.

« C'était pour te protéger ma chérie, rien de plus »

« Me protéger moi ? Ou avais-tu peur que je découvre la vérité sur tes activités ? » cracha-t-elle.

« Je ne voulais pas que tu sois mêlée à tout ça » dit-il, alors que son visage se fermait « mais il a fallu que Drago et Hermione t'embarque dans leur enquête ! » siffla-t-il.

Elle écarquilla les yeux.

« Alors tu leur as fait du mal, juste pour te venger ? » demanda-t-elle.

« Mais non, tu mélanges tout ! » fit-il impatient en se cramponnant au bureau en bois.

Dans la lumière tamisée de la pièce, Cassy le vit trembler de fureur et tenter de se calmer, en lui tournant le dos. Il inspira, expira et se retourna.

« Assieds-toi, je vais tout t'expliquer »

« Je n'ai pas envie de m'asseoir » objecta-t-elle.

John soupira.

« Tout a commencé juste après ta dernière année à Poudlard… à l'époque, j'étais perdu, dans ce monde auquel je ne connais rien. J'étais en colère »

« Pourquoi ? » l'interrompit-elle.

« Parce que depuis que la magie est entrée dans ma vie, je n'ai eu que des malheurs, voilà pourquoi ! » rétorqua-t-il sèchement avant de poursuivre « j'ai commencé à faire des recherches et à me documenter. C'est à ce moment-là que l'idée a germé dans mon esprit. Tout est explicable, la magie ne fait pas exception à la règle, je me devais d'en percer les secrets, pour ça, il me fallait un sujet d'expérience… » continua-t-il.

« Ces sujets, ce sont des êtres humains, papa »

« Cesses dont de me couper sans arrêt Cassandra ! » s'emporta-t-il tout à coup.

Elle fut si surprise, qu'elle en eu le souffle coupé. Jamais, de mémoire, elle ne se souvenait l'avoir entendu lui parler sur ce ton !

« En me documentant, j'ai eu vent d'un petit village sorcier dans le nord de l'Angleterre où je me suis rendu. Ils vivaient parmi les moldus et personne ne se doutait de rien. Je suis entré dans le pub du centre et c'est là que je l'ai vu. Ce sorcier, je l'aurais reconnu entre mille à cause de sa tenue. Il était complètement ivre et tenait à peine sur ses jambes. Je l'ai emmené dans ma voiture et puis ici même, dans notre maison de vacances… je m'étais procuré du matériel pour commencer à faire mes recherches, j'allais commencer quand cet homme s'est réveillé. Je n'avais pas prévu sa réaction bien entendu, et j'ai bien failli mourir ce jour-là. Il a réussi à s'enfuir et je me suis tout de suite remis en question. Ce qu'il fallait, pour connaître l'origine de cette magie, c'était la prendre à ses prémices et donc, par déduction, il me fallait un enfant » continua-t-il.

Cassandra n'en croyait pas ses oreilles, il parlait de ça, comme du temps qu'il faisait dehors ! Comme s'il était dénué d'émotion. Il avait l'air si déterminé et si fâché.

« Je me suis débrouillé pour obtenir de l'aide de moldus d'abord, mais j'ai rapidement dû me résigner à travailler aussi avec des sorciers. Je connaissais le professeur de science de l'université et je l'ai convaincu de m'aider dans mes recherches » il se redressa « sa fille est malade et il avait besoin d'argent pour la soigner, alors j'en ai profité, si je peux dire. Avec deux de ses étudiants, nous avons donc organisé le premier enlèvement, celui sur lequel Hermione et Drago ont tout de suite enquêté »

« Comment tu as su où enlever ces enfants ? »

« J'ai un contact au ministère de la magie, il m'a fourni une copie du registre de la population » répondit-il d'un air détaché.

Cassy ferma les yeux, dépitée. Mais quelle ampleur avait donc prit cette affaire ? Qui d'autre était impliqué ?

« Ne fais pas cette tête-là. Je te l'ai dit, j'ai dû m'associer à des sorciers, sans cela je n'aurais pas pu faire grand-chose. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que les recherches prennent autant de temps. Au bout d'un an et demi, le professeur tenait enfin une piste. Il avait décelé dans l'ADN d'une petite sorcière, quelque chose que nous, les moldus n'avons pas et je lui ai dit de creuser dans cette direction. L'objectif Cassy, était d'isoler ce gène et de le neutraliser, je n'ai jamais dit que je voulais tuer qui que ce soit ! Nous avons d'abord tenté de le détruire, mais les sujets ne survivaient pas » continua-t-il.

La jeune fille était prise de nausée, écœurée par les paroles de son propre père.

« Nous avons donc continué à enlever des enfants et nous avons progressé dans la recherche, au point de trouver un sérum qui permettait de 'geler' le gène, sans le détruire, mais il provoque chez les sujets, des effets secondaires terribles » poursuivit-il.

Elle jeta un œil à sa fille et comprit pourquoi elle ne parlait plus. Elle comprit aussi pourquoi, les autres enfants avait un comportement si étrange dans les sous-sols de l'université.

« Et puis j'ai découvert que tu enquêtais pour les aurors d'Angleterre »

« Comment ? »

« Grays avait des doutes Cassy, je devais agir »

« Alors tu as tué l'un de tes sbires, et tu m'as fait porter le chapeau »

« Je devais te protéger de tout ça »

« En m'envoyant en prison ? »

« C'était le seul moyen. Hermione et Drago se sont beaucoup trop rapproché de notre organisation et je devais les empêcher de remonter jusqu'à moi, c'est pour ça que j'ai chargé Anna de les calmer »

« Les calmer ? Papa, ils ont presque failli y rester ! »

« Je le sais » dit-il calmement.

Elle plissa les yeux et tout devint clair.

« C'était toi ? C'est toi qui a trafiqué la potion d'Hermione ? » s'égosilla-t-elle.

Il hocha la tête.

« Je n'ai pas eu le temps de m'occuper de celle de Drago, quelqu'un est entré à ce moment-là dans la chambre, j'ai dû me cacher »

« Mais ce sont tes amis ! Drago était ton garde du corps et le mien ! lui et Hermione m'ont sauvé la vie »

« Ce sont des sorciers ! » cracha-t-il « il est temps que cette communauté comprenne, que nous n'avons pas besoin de leur… magie et tout le reste qui va avec ! »

« Mais qu'est-ce que tu racontes ? » pleura-t-elle « où est donc passé l'homme qui, étant président des Etats Unis, a dégagé à la main et à la sueur de son front, avec des sorciers, les gravats de Buckingham pour sortir Hermione et son petit garçon des décombres ? » (1) déplora-t-elle atterrée.

Il lui sembla voir un semblant de nostalgie sur le visage de son père. Mais ça lui passa bien vite.

« Détrompe-toi ma chérie, ce que j'ai fait à Drago et Hermione, je ne l'ai pas fait de gaieté de cœur. Mais c'était nécessaire, nous étions si près du but ! » dit-il en tapant son poing sur son bureau « quand j'ai fait enlever cette petite fille – il désigna Nel du doigt – j'ai compris que je faisais quelque chose de travers… il me fallait neutraliser ce gène, aux prémices de sa construction, quoi de mieux qu'un fœtus encore dans le ventre de sa maman ? »

« Amélia » murmura Cassandra.

John avait l'air surexcité.

« Oui ! tout juste ! Nous devions étudier le début de la vie d'un sorcier. Mais une fois de plus, Max a contrarié mes plans. Comme quand il a voulu monter tout ce stratagème en me faisant passer pour mort, afin de te faire venir » fit-il agacé.

Il n'imaginait pas à quel point, chacun des mots qu'il prononçait la faisait souffrir. Comme si on s'amusait à lui poignarder le cœur, encore et encore.

« Il me fallait un moyen de l'amener à l'université. Je vous voyais tout découvrir, indice après indice… et puis quand j'ai découvert que cette sale sorcière avait enlevé ma petite fille à la naissance et qu'ils étaient en train de faire des expériences sur elle, ça m'a mis hors de moi ! Il fallait qu'elle paye ! Je l'ai amenée au professeur afin qu'il tente d'injecter le sérum à son bébé et je leur ai demandé de me rendre ma petite fille, mais il était déjà trop tard » cracha-t-il.

Cassy mit une main sur sa bouche.

« Mais qu'est-ce que tu as fait ? » murmura-t-elle « tu as tué cette pauvre fille et son bébé avec » hoqueta-t-elle.

« Elle est morte ? » s'étonna-t-il, elle fronça les sourcils « le sérum n'a donc pas fonctionné » en déduisit-il préoccupé.

Mais ce n'était pas par le sort d'Amélia.

« Mais que t'est-il arrivé papa ? » demanda-t-elle au bord de l'apoplexie « pourquoi ? Pourquoi tu fais tout ça ? Je ne te reconnais plus »

Elle avait beau tenter de comprendre, elle n'y parvenait pas. Pour elle, quelqu'un lui avait jeté un sort, ce n'était pas possible qu'il puisse avoir fait ça, de son plein gré ! Le visage de John se durcit.

« Pourquoi ? La magie m'a tout prit, tout tu saisi ? Ta mère est morte, tuée par des fous furieux aux pouvoirs dévastateurs ! » cria-t-il « tu as été enlevée ! Je ne voulais pas que tu entres dans cette école. Mais bien sûr, moi, pauvre moldu que je suis, je n'ai rien eu à dire, c'était Sybille qui décidait ! La grande voyante ! Et il y a trois ans, tu as failli mourir complètement vidée de ton sang dans une grotte miteuse, par les même tarés qui ont tués ta mère ! Et tu me demandes pourquoi ? » s'égosilla-t-il.

« Tu mélanges tout ! Ils ne sont pas tous comme ça, ce n'est qu'une minorité. Comme chez les moldus, il y a des bons et de mauvais » essaya-t-elle de le raisonner.

« Tu dis ça parce que tu es une sorcière toi aussi, je ne sais pas à quoi je m'attendais » déplora-t-il.

Il termina sa phrase avec mépris et colère. Elle en fut si choquée, que la moutarde lui monta au nez aussitôt.

« Tu en as aimé une de sorcière je te signale ! Je ne suis pas née dans les choux à ce que je sache ! » cria-t-elle.

« Ne me parle pas sur ce ton ! » cria-t-il tout aussi fort, l'air menaçant.

La petite Nel était terrorisée et pleurait. Ses cordes vocales endommagées ne laissaient pas sortir le moindre son, mais Cassandra sentait ses soubresauts à travers ses petits doigts qui s'agrippaient à ses jambes de toutes ses forces.

« Je suis encore ton père et tu me dois respect et obéissance Cassandra ! » martela-t-il l'air implacable.

Elle le regarda, ses larmes n'en finissant pas de couler, l'air interdite. Elle avait beau chercher, retourner la question dans tous les sens une seule réponse lui venait en tête :

La raison. Il l'avait perdue.

John Holhund avait sombré dans la folie.

« Qu'est-ce que tu vas faire ? m'enlever mes pouvoirs à moi aussi ? » demanda-t-elle.

« Pas tant que cela est un danger pour ta vie » réfuta-t-il « mais oui, je compte bien contrôler cette tare qui est en toi et en ma petite fille » confirma-t-il avec énergie.

« Et mon libre arbitre, tu en fais quoi ? »

« La magie t'as aussi fait souffrir Cassy, sois raisonnable un peu ! » s'emporta-t-il à nouveau.

« La VIE m'a faites souffrir ! Ce sont mes choix. JE suis responsable de cette pagaille dans mon existence ! Si je n'avais pas fui, tout aurait pu être différent, mais les épreuves font partie de la vie papa. Avec ou sans magie » essaya-t-elle encore de le raisonner.

Il eut un sourire en coin ironique, qu'elle ne lui connaissait pas.

« C'est bien essayé, mais ça ne prendra pas. Il est inutile d'essayer de me convaincre. Quand le sérum sera au point, je révèlerais tout de votre monde aux moldus. Je leur expliquerai à quel point vous êtes des êtres dangereux, si on ne contrôle pas la magie qui s'écoule en vous. Si vous tentez de résister, vous serez traqué jusqu'au dernier ! Moi vivant, il ne se passera plus un seul jour, sans que je ne fasse tout ce qui est en mon pouvoir pour faire tomber votre monde secret, pierre par pierre ! » s'exclama-t-il une lueur de folie dans les yeux.

Cette fois, la jeune fille avait peur. Jusqu'où sombrerait-il ? Jusqu'où irait-il ? Sa lèvre trembla.

« Tu… tu as brisé la vie de ces enfants et de leur famille » pleura-t-elle « regarde ce que tu as fait de ta propre petite fille ! » s'égosilla-t-elle « et au nom de quoi ? de ta petite vengeance personnelle ? Tu crois qu'elle dirait quoi maman, si elle te voyait ? Qu'elle serait fière de toi ? Qu'elle approuverait ? »

Le visage de John se durcit quelque peu.

« N'essaye pas de m'apitoyer. Ta mère est morte Cassandra. Depuis longtemps »

« Elle doit se retourner dans sa tombe ! »

« Il suffit ! Tais-toi ! » hurla-t-il en avançant, l'air menaçant.

Cassandra recula, prenant la petite dans ses bras, jusqu'à se retrouver coincée contre le mur derrière elle. Elle le vit sortir avec horreur un revolver de son dos et resserra son étreinte sur Nel.

« Qu'est-ce que tu vas faire ? Me tuer ? »

Il parut surpris.

« Tu as toujours été une tête de mule. Le portrait craché de ta mère. Quand tu étais petite déjà, tu me tenais tête. Je devais user de ruse et parfois même de chantage pour que tu obéisses. Aujourd'hui, rien n'a changé » dit-il le bras le long du corps, revolver pendant.

Cassandra aurait voulu être loin, très loin de cette pièce, pour ne pas avoir à assister à la déchéance de son père. Comment avait-elle pu ne pas voir venir cette situation ? Submergée par la souffrance d'avoir perdu sa fille ces trois dernières années, il n'y avait pas que Max qu'elle avait négligé. Son père aussi. Elle aurait dû voir qu'il allait mal. Elle aurait dû faire attention aux signes. Mais elle avait préféré se jeter corps et âmes dans sa mission d'infiltration. Aujourd'hui, elle s'en voulait terriblement.

« Papa… je t'en prie, il faut que tu retrouves la raison. Te rends tu comptes de ce que tu es en train de faire ? » pleura-t-elle en regardant son arme.

Mais c'était comme s'il ne l'entendait pas. Parfois, une pointe de sentiment se voyait sur son visage, mais c'était fugace. Là, il n'y avait rien. Rien d'autre que de la colère et de la détermination.

« Ne me force pas à m'en servir Cassy. Je ne veux que votre bien » dit-il en plantant son regard dans le sien.

« John… » entendit-il derrière lui.

Reconnaissant la voix de Drago, tout se passa très vite. Il arracha Nel des bras de sa fille, la retourna dos contre lui en la tenant fermement et pointa son revolver sur la tempe de sa petite fille et se retourna. Cassy voulut la reprendre, mais il recula menaçant.

« N'approchez pas ! »

« Papa ! Je t'en prie » pleura Cassy, regardant Nel qui la suppliait de ses petits yeux d'enfant, rouges de larmes.

Drago, Hermione et Max lui faisaient face, baguette en main. Comment devaient-ils réagir ? S'ils faisaient le moindre mouvement, dans l'état instable où il se trouvait, John tirerait une balle dans la tête de la petite fille.

« S'il vous plaît John… on peut discuter ? »

« Baissez votre engin de malheur ! » ordonna-t-il.

« D'accord ! Très bien ! Calmez-vous, regardez… » dit Drago qui obtempéra.

Il rangea sa baguette tout en avançant à petit pas, fit signe à sa femme et son fils de baisser les leurs, ce qu'ils firent et il leva les mains.

« Voilà. Baissez votre arme, s'il vous plaît vous terrorisez votre petite fille »

« Ce n'est pas à vous de me dire ce que je dois faire ! » s'exclama-t-il.

Max et Drago ne reconnaissaient pas l'homme qu'ils avaient devant lui. Ils avaient entendu presque toute la conversation, mais avaient dû attendre le bon moment avant d'entrer.

« John, nous sommes amis vous et moi non ? »

« Qu'est-ce que ça vaut encore l'amitié ? hein ? » contre toute attente, sur son visage plein de hargne, des larmes déferlèrent sur ses joues « votre monde m'a tout prit ! Il a pris l'amour de ma vie… j'ai dû vivre les onze premières années de la vie de ma fille, avec la menace qu'elle disparaisse et ils ont failli l'avoir elle aussi » continua John, la voix brisée.

« Mais elle est là John » continuant Drago calmement.

« Nous avons retrouvé notre fille » continua Cassy.

« Comment peux-tu être certaine que c'est bien la sienne ? » vociféra John en désignant Max du menton « et si elle était la fille de ce monstre de traqueur ? »

« Parce que je le sais » répondit-elle simplement « C'est lui. Ça a toujours été lui… » dit-elle en regardant Max.

« Personne n'est contre vous monsieur, on veut juste vous aider » insista Drago qui avançait toujours.

L'ancien président le remarqua et pointa alors son arme sur lui.

« N'approchez pas ! » dit-il.

Drago s'arrêta net et leva encore plus haut les mains.

« D'accords » dit-il le cœur battant à tout rompre.

« Il est trop tard pour faire amende honorable Drago. J'y ai cru ! Oh oui, j'y ai cru dur comme fer à votre monde. Mais tout ça n'est que de la poudre aux yeux. Tant que vous existerez, ceux qui n'ont pas de pouvoirs magiques seront toujours en danger. Nous ne pouvons pas coexister. Je suis désolé Drago » dit John qui changea d'expression soudain.

Il ne pleurait plus. Son visage exprimait la plus grande détermination et il était aussi froid que de la neige, lorsqu'il pointa définitivement son arme sur lui, s'apprêtant à tirer. Les regards se remplirent d'effroi, le coup partit et au même moment, John ressentit une brûlure intense sur son bras. C'était Nel, avec ses petites mains. Il hurla en la lâchant et la petite se faufila jusque sa maman.

« Papa ! » s'exclama Max en se précipitant sur lui.

« Ça va… » hoqueta-t-il « arrête le »

Mais Max n'en eu pas besoin, sa mère veillait déjà au grain. Elle l'avait désarmé et John était à présent ligoté avec des liens magiques. Elle s'agenouilla prêt de son mari et de son fils. Drago saignait abondamment de l'épaule gauche. Il était blanc comme un linge, mais parvint à sourire à sa femme, avant de s'évanouir.

« Drago ? » dit-elle en le secouant « il faut aller à Ste Mangouste, tout de suite » dit-elle.

Max hocha la tête. Il se leva pour rejoindre Cassy et Nel. Elle était sous le choc, les yeux bouffis.

« Tu sauras transplaner ? » elle hocha la tête vivement « bien, je ne peux pas le laisser ici, on se voit dans quelques secondes » dit-il en lui embrassant le front.

Hermione avait déjà transplané, Max saisit John Holhund par le collet pour le redresser et d'un regard avec Cassy, il se comprirent et transplanèrent à leur tour.

OoO

Lorsqu'ils arrivèrent à Ste Mangouste, Blaise prit immédiatement son ami en charge. Tout le monde était déjà là. Harry et Ron avaient amené les enfants trouvés à l'université ici à l'hôpital, avec Thomas et Coleen. Harry sentit un poids lui tomber sur l'estomac quand il vit John, ligoté, le visage dur et implacable. Il soupira.

« Emmène-le » souffla-t-il à Ron.

Le rouquin ne se le fit pas dire deux fois et s'éloigna. Cassandra s'approcha d'eux, Nel toujours dans ses bras. L'once d'un sourire se dessina sur le visage du survivant.

« Qu'est-ce que vous allez lui faire ? » s'enquit-elle la voix tremblante, en parlant de son père.

« Nous allons devoir l'interroger. Ensuite il y aura un procès où il sera jugé et condamné. Ce qu'il a fait est très grave »

« Je sais » murmura-t-elle la voix brisée « j'ai tellement de mal à y croire » hoqueta-t-elle les sanglots menaçant de ressurgir.

« Ton père a perdu la raison Cassidy, ce n'est pas de ta faute » la consola Max.

Elle le regarda, complètement perdue.

« Tu devrais aller te reposer, tu as vécu une soirée difficile Cassy »

Max le remercia du regard et avec une main dans son dos, il dirigea la jeune fille vers une chambre.

OoO

Une heure plus tard, Drago se remettait dans sa chambre d'hôpital. Ginny et Pansy qui avaient été mise au courant de la situation des époux Malefoy, avaient débarqué à l'hôpital pour la serrer à tour de rôle dans leurs bras. Même si Hermione ne se souvenait pas de sa vie, elle accueillit cette étreinte avec joie. Elle avait l'étrange sentiment de se sentir aimée dans cette vie et elle n'était plus aussi persuadée que c'était un mauvais tour de Malcolm. Elle était très frustrée par ces bribes de souvenirs qui lui revenaient de manière furtive. Rien n'était précis, tout était désordonné, mais elle savait une chose : Drago l'aimait.

Il l'aimait d'ailleurs tellement que ça lui faisait peur. Comment était-elle sensée réagir ? Elle se réveillait, mariée, quatre enfants, une petite fille et elle n'avait aucun souvenir de cette vie. Pour elle, elle était la mère célibataire d'un petit garçon de sept ans que son père avait abandonné avant même qu'il ne voit le jour. Ça, c'était ses souvenirs.

Et pourtant dans cette vie, tout était différent. Malcolm était mort. Tout s'embrouillait dans sa tête et elle avait l'impression de devenir folle. Elle soupira.

Elle se trouvait devant la chambre de Max et regardait d'un œil attendri, ce qu'il s'y passait.

Cassandra était couchée sur le lit, sa petite fille serrée contre elle qui dormait à point fermé. Son fils tenait la main de sa petite amie et caressait les cheveux de sa fille avec beaucoup de douceur. Il avait une famille.

Son fils qui était censé n'avoir que sept ans pour elle, avait une famille ! D'après ce qu'on lui avait expliqué, ces deux jeunes avaient beaucoup souffert avant d'être enfin réunis. Ils pensaient leur fille morte et venaient de la retrouver. Sans en comprendre la raison, Hermione ressentait une joie immense de voir sa petite fille, entre ses deux parents. Elle sursauta quand elle sentit une main sur son épaule : Blaise.

« Tout va bien ? » demanda-t-il.

Elle haussa les épaules.

« Je me sens perdue » répondit-elle doucement en reportant son regard sur son fils.

« C'est normal » affirma-t-il.

« Je… je ne me sens pas à ma place » avoua-t-elle.

« Pourtant crois moi, tu l'es » dit-il.

« Je sais. C'est juste que… je ne comprends rien à ce que je ressens ! Je… je ne me souviens de rien et pourtant je ressens un immense bonheur quand je regarde mon fils et sa famille. Bon sang il n'a que sept ans pour moi ! Comment ne puis-je pas me souvenir Blaise ? » demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

« Hey, du calme Mia. C'est normal d'être déboussolée, tout le monde le serait à ta place. Laisse venir les choses comme elles doivent venir, tes souvenirs reviendront d'eux même » tenta-t-il pour l'apaiser.

« Tu n'en sais même rien » railla-t-elle.

« C'est vrai » admit-il « mais la chose dont je suis sûr Hermione, c'est que nous sommes tous prêts à vous aider. Toi et ton mari, vous avez traversé tellement d'épreuves ! Dis-toi que c'est juste une de plus et que vous la surmonterez ensemble »

« Je ne suis pas sûr d'en avoir envie » dit-elle en lui jetant un bref coup d'œil.

« Je sais que tu ne penses pas ce que tu dis » affirma-t-il.

« Vraiment ? »

« Que fais-tu encore là dans ce cas ? » sourit-il doucement, avant de tourner les talons.

Il avait encore beaucoup de travail. Elle soupira. Comment devait-elle réagir ? Rester là à contempler son fils, ou retourner dans la chambre de Drago, faire comme si de rien n'était ? Ses épaules s'affaissèrent.

Et si elle partait ? Si vraiment cette vie était sa vraie vie, il fallait qu'elle retrouve ses souvenirs non ? D'habitude, Harry et Ron étaient avec elle dans toutes circonstances, mais là, elle ne pouvait pas leur demander d'abandonner leur famille, juste pour l'aider à retrouver la mémoire. Non, cette fois, elle devait agir seule. Pour leur bien. Elle ne serait jamais heureuse et entière, elle ne pourrait jamais faire semblant. Elle rendrait toute sa famille malheureuse et c'était une chose dont elle ne voulait pas être responsable. Oui, c'était la bonne décision.

« Maman ? »

Elle reprit pied à la réalité et leva les yeux sur son fils qui la regardait étrangement.

« Ça va ? » demanda-t-il.

Elle retrouva enfin l'usage de la parole et lui sourit d'un air crispé.

« Euh, oui »

Aussi soudainement, elle se retrouva coincée entre les bras de son fils, contre son torse.

« Je suis tellement content si tu savais » souffla-t-il.

Hermione écarquilla les yeux. La sincérité de Max la fit défaillir et une fois de plus, tout se remit en question dans sa tête.

« Je sais que c'est difficile pour toi maman, mais il faut que tu tiennes bon, on va t'aider, je te le promets » murmura-t-il contre son oreille.

Hermione se dégonfla comme un ballon et étreignit son fils.

Après un interminable câlin, ils se séparèrent.

« Est ce que tu sais s'ils ont ramené Amélia ? » demanda-t-il.

Au moment où elle allait lui répondre qu'elle n'en savait rien, Harry avait refait surface.

« Elle est à la morgue oui » dit-il.

« Est ce que quelqu'un a pensé à prévenir son mari ? » demanda-t-il.

Vu les mines qu'ils affichèrent, il en déduisit que non et il décida de l'appeler dès qu'il serait rentré.

« Comment vont Nel et Cassy ? » s'enquit Ron.

« Secouées, très. Elles dorment là » répondit-il « et John ? »

« Nous l'avons mis dans une cellule au ministère, l'interrogatoire attendra, comment va ton père ? »

« Je n'en sais encore rien, j'allais le voir »

Personne n'avait vu justement, Hermione s'éloigner et entrer dans la chambre de son mari. Elle approcha de son lit. Il avait les yeux fermés et semblait dormir. Elle eut le loisir de l'observer à foison et remarqua que son cœur s'emballait. Ses mains tremblaient légèrement. Elle aimait cet homme. C'était comme si ce qu'elle avait comme souvenirs et ce qu'elle ressentait, s'entrechoquaient.

Pour ce qu'elle se rappelait, elle lui en voulait à mort ! Et pourtant, tout son corps réclamait les bras de cet homme étendu là, sur ce lit d'hôpital.

Elle n'avait pas remarqué que Drago avait ouvert les yeux et la regardait. Elle était perdue dans ses pensées et il remarqua qu'elle semblait enlisée dans un combat intérieur interminable.

« Hey… » dit-il doucement.

Elle revint à elle et le regarda, surprise. Elle rougit.

« Salut » murmura-t-elle « comment tu te sens ? »

« Comme quelqu'un qui s'est fait tirer dessus » sourit-il.

« Tu aurais pu facilement neutraliser cet homme avec ta baguette, pourquoi tu n'as rien fait ? » demanda-t-elle intriguée.

« John est mon ami. Notre ami » rectifia-t-il « tu userais de la magie sur Harry, ou Ron, si tu pouvais utiliser un autre moyen ? » demanda-t-il.

« Non, bien sûr que non » répondit-elle avec évidence.

« Cet homme a besoin d'aide, pas d'être incarcéré »

« Ce qu'il a fait est très grave »

« Je sais Mia » soupira-t-il.

Elle ne se souvenait pas, donc elle n'avait pas de compassion. C'était aussi simple que ça et ça l'attristait.

« Je suis désolée » dit-elle soudain.

Il l'interrogea du regard.

« De ne pas me rappeler. Écoute Drago, j'ai pris une décision… » amorça-t-elle.

Le cœur du blond se mit à cogner.

« Si tu t'es mis dans le crâne de partir, c'est hors de question ! » refusa-t-il.

« Essaye de comprendre » implora-t-elle.

Mais Drago se redressa, descendit de son lit et se rapprocha de sa femme, jusqu'à se retrouver à cinq centimètres de son visage.

« Tu es ma femme Hermione et je t'aime. Il est hors de question que tu t'en ailles tu m'entends ? Je vais t'aider à aller mieux. Je… je sais qu'on ne rappelle pas à quelqu'un qu'on l'aime, mais je ne peux pas me résoudre à te laisser comme ça, sans rien faire tu saisi ? »

« Drago… » elle avait le regard fuyant.

« Regarde-moi et dis-moi que tu ne ressens absolument rien »

« S'il te plaît… »

« Regarde-moi ! » ordonna-t-il.

Cette intonation lui fit immédiatement relever la tête. Ce ton autoritaire, implacable, froid. Comme à Poudlard. Et pourtant, son visage n'avait rien avoir avec la façon dont il lui avait parlé. Elle ne vit que supplice et espoir dans ses yeux. Son cœur s'emballa, parce que chaque fois qu'elle le regardait dans les yeux, des images tentaient de se frayer un chemin dans son esprit.

« Je t'aime tu comprends ça ? » demanda-t-il.

Et son cœur accéléra encore plus, lorsqu'elle le vit approcher ses lèvres, prêt à l'embrasser. Un bruit sourd retentit dans le couloir, le coupant dans son élan, au plus grand soulagement de l'ancienne Gryffondor. Ils se précipitèrent dehors, ne s'attendant pas une seule seconde au spectacle se déroulant sous leurs yeux.

OoO

Max revenait de la morgue. Il y était descendu avant d'aller voir son père, il avait voulu s'assurer qu'Amélia était bien là et la vue de son corps sans vie lui avait encore une fois retourné l'estomac. Il allait devoir annoncer à son mari, la mort de sa femme et de son futur enfant, quel gâchis.

Il était perdu dans ses pensées, quand il fut percuté de plein fouet par un corps dont il amortit la chute, en allant s'écraser contre le mur opposé. Complètement sonné, il dû attendre une seconde ou deux que sa vision se remette, avant de pouvoir se relever.

« Laisse la tranquille tu m'entends ! »

Max reconnu la voix de Sébastian. Sa tête tournait et il dû s'accrocher au pilier, quand une douleur fulgurante le prit derrière l'oreille. Il la toucha et sentit un liquide chaud. Il avait dû se cogner violemment. Il regarda droit devant lui et vit enfin, Anna, tenant Charlène en joue au milieu du couloir, tandis que tout le monde était sorti de la chambre.

« Je te l'ai dit Sébastian… je ne lâcherais pas l'affaire » répondit Anna, telle une démente.

« Prends moi alors… elle n'a rien avoir avec tout ça ! » s'exclama-t-il.

Max vit ses parents au loin.

« Tu n'as rien compris » railla-t-elle en reculant, défiant quiconque de l'intercepter.

« Eh ! » s'exclama Max vacillant.

Anna ricana.

« Tu ne crois pas que t'en a déjà assez fait ? »

« Je suis désolée pour ton ami, ce n'était pas lui qui était visé » rétorqua-t-elle.

Max serra les poings.

« Ta petite vengeance ne te mènera nulle part, crois-moi » tenta le blond pour gagner du temps.

Personne ne pouvait rien tenter, au risque de blesser Charlène.

« Et qu'est-ce que tu en sais toi ? Ma sœur est morte à cause de lui ! » vociféra-t-elle.

« Me tuer ne te la rendra pas » fit Charlène la voix étranglée.

« Toi la ferme ! » rugit-elle.

La porte de la chambre de Cassandra s'ouvrit à la volé. Max fronça les sourcils, quand il la vit sur le seuil de la porte, titubant et se tenant l'arrière de la tête.

« Nel… » murmura la blonde « NEL ! » hurla-t-elle.

Le sang de Max ne fit qu'un tour, lorsqu'il vit le regard d'Anna se braquer sur elle.

« Cassy ! » la prévint-il.

Mais elle ne comprit pas, releva la tête au son de sa voix. Elle était horrifiée.

« Max ! Sonia l'a emmenée il faut… »

Elle n'eut pas le temps de finir.

« Non ! »

Trop tard, d'un coup de baguette violent, Anna envoya valser la jeune fille et en profita pour s'enfuir vers le toit de l'hôpital, Sébastian à ses trousses.

Cassandra traversa la vitre de la salle d'attente et atterrit lourdement contre le mur, avant de retomber sur le sol.

Max se précipita sur elle à toute vitesse. Elle avait la face contre le sol et il y avait du sang partout ! Une vision d'horreur s'imposa à lui. Le soir où cette foutue voiture l'avait renversée…

« Cassy… parle-moi ! » dit-il en la retournant.

Elle grimaça et gémit en s'accrochant à lui.

« Où ? Où est ce que tu as mal Cassy ?! »

Il scruta son corps et s'aperçut qu'elle avait un gros morceau de verre planté dans l'abdomen. Elle était en train de se vider de son sang.

« Va chercher notre fille… »

« Je ne te laisse pas comme ça ! AU SECOURS ! » hurla-t-il.

« Max ? oh merde ! » s'exclama Drago en accourant lui aussi, suivit d'Hermione.

Il tourna les talons et hurla après un médicomage.

« Max je t'en prie… je t'en prie… ne la laisse pas mourir une deuxième fois » hoqueta-t-elle.

« Cassy, non »

« S'il te plaît… » supplia-t-elle en pleurant.

Il avait les mains pleines de sang.

Drago revint avec un médecin et Blaise accourut quelques secondes plus tard pour s'occuper de la jeune fille.

« Tu dois nous laisser travailler » lui intima le métis, alors que Max ne lâchait pas sa main.

« Je reste avec elle » dit-il.

« Blaise s'occupe de moi… » elle déglutit « il faut que tu sauves notre fille »

« Pas encore… » pleura-t-il.

« Elle est terrorisée Max, elle a besoin de son papa. Je t'en supplie ne la laisse pas lui faire du mal… »

« D'accord… » dit-il en lui embrassant le front « je reviens vite » dit-il tout tremblant.

« Je viens avec toi » décida Drago.

« Moi aussi »

« Maman, non reste avec elle, s'il te plaît… »

Hermione hocha la tête.

Ils sortirent de l'infirmerie et la dernière image que Max vit en tournant l'angle, c'est une horde de blouses vertes, s'affairant sur le sol de la salle d'attente.

« Où peut-elle être allée ? » demanda-t-il paniqué.

« Les sorties ont été condamnées, elles sont toujours dans l'hôpital » répondit Drago.

« Papa, elle va la tuer ! » s'exclama Max

« Je sais, laisse-moi une minute je réfléchis »

« Que s'est-il passé ? » s'exclama Harry en arrivant avec Ron.

« On a entendu un vacarme énorme ! » s'exclama-t-il.

« Anna a emmené Charlène sur le toit je crois, avec Sébastian. Sonia a enlevé ma petite fille et Cassy a traversé la vitre de la salle d'attente » résuma Drago.

« Ron, va voir sur le toit » le rouquin ne se le fit pas dire deux fois « nous on va fouiller pièce par pièce, nous n'avons pas le choix et pas de temps à perdre ! » s'exclama Harry.

OoO

Sébastian coursa Anna jusque sur le toit de l'hôpital. Lorsqu'elle lui fit face à nouveau, elle avait un visage déformé par la colère. Tout son corps criait vengeance. Sébastian la regardait, hors d'haleine et ils restèrent un moment à se regarder en chien de faïence.

« Tu n'es pas obligée de faire ça » lui dit-il enfin.

« Je le sais parfaitement bien qu'est-ce que tu crois ? »

« Alors laisse là en dehors de ça. C'est moi qui ai tué Géraldine, pas Charlène tu m'entends » s'énerva-t-il.

« Seb', non ! » implora Charlène.

« Je t'ai déjà dit de te taire toi ! » tonna-t-elle en tirant ses cheveux.

« C'est la vérité Charlène, Anna a raison… si je n'avais pas essayé de défier la malédiction en continuant mon histoire avec elle, Gégé serait toujours en vie… c'est bien ça que tu veux entendre ? » demanda-t-il en regardant Anna dans les yeux.

Son cœur sentit poindre un mince espoir, quand il vit des larmes y affluer.

« Tu n'as pas le droit de l'appeler comme ça »

« Je sais Anna. Je m'en veux tous les jours que Dieu fait pour ça. Je sais que c'est moi qui aurait dû mourir ce jour-là »

« Tu essayes de m'amadouer » pleura-t-elle.

« Je te jure que non ! J'aimais ta sœur, aussi fort que j'aime Charlène aujourd'hui. Je ne suis pas fier de ce qu'il s'est passé tu sais, mais toi comme moi ne pouvons rien y changer ! Je donnerais n'importe quoi pour revenir en arrière et la ramener, crois-moi »

« Mais tu ne peux pas » cracha-t-elle avec haine « ma sœur ne reviendra jamais, et c'est entièrement ta faute ! » dit-elle en pointant sa baguette sur lui.

« Oui… la mienne, pas la sienne » dit-il en levant les mains, tout en avançant.

« Quelqu'un doit payer » pleura-t-elle.

Elle avait lâché Charlène, Sébastian croyait que c'était gagné. Il se trompait lourdement.

« Elles seront mortes à cause de toi Sébastian tu m'entends ? »

Ron arrivé quelques minutes avant, ne s'était pas montré pour ne pas envenimer une situation déjà fragile, mais il sentit que quelque chose ne tournait pas rond chez cette fille.

Sébastian la vit pointer sa baguette sur elle avec effroi et ne réfléchit pas plus.

« NON ! » hurla-t-il en se jetant sur elle.

Anna n'eut pas le temps de réagir quand il lui plongea dessus et il passèrent tous les deux le mur.

Les yeux de Charlène s'agrandirent de terreur, quand elle les vit tout deux basculer dans le vide. Elle se précipita sur le mur, rattrapée de justesse par Ron, avant qu'elle ne bascule elle aussi.

« NOOOOOOOOON ! » hurla-t-elle dans un cri déchirant « SEBASTIAN ! »

« Charlène… »

Ron la tenait tant bien que mal et essayait de la ramener sur le toit, à l'abri et surtout, loin du corps de son petit ami et d'Anna qui gisait plusieurs mètres plus bas, sur le trottoir. Elle se mit à pleurer, n'y croyant tout simplement pas.

« C'est impossible… » pleurait-elle.

Ron parvint l'asseoir et la serra tout contre lui. Elle tremblait de tous ses membres et il redoutait le moment où elle exploserait. Il savait qu'elle avait appris à contrôler ses pouvoirs mais ne savait pas comment elle réagissait en situation de stress extrême comme celle-ci.

« Il faut que j'aille le chercher… » dit-elle.

« Charlène, non ! »

« Lâche moi ! » dit-elle en écartant les bras.

Le sol du toi trembla et elle dévala à toute vitesse les escaliers, Ron sur ses talons. Lorsqu'elle arriva devant la vitrine délabrée, elle les vit, étendus, raides. La mort de son petit ami prit tout son sens et elle se jeta sur lui. Ron arriva essoufflé derrière elle et serra les dents très fort. Un frisson le parcourut et il sortit.

« Charlène »

« Va-t'en »

« On ne peut pas rester là sur le trottoir, il faut au moins le rentrer à l'intérieur »

Elle releva la tête, alors qu'il faisait léviter le corps de Sébastian jusque dans le hall d'entrée.

« Je vais aller chercher un médecin » bredouilla-t-il, alors qu'elle le serrait contre lui en sanglotant.

OoO

La respiration haletante, Max arpentait les couloirs à la recherche de sa fille, sans relâche. Ils avaient parcouru cinq des six niveaux de l'hôpital, sans succès. Ils avaient eu l'idée de réquisitionner autant de personnes valides que possible pour les aider à chercher la petite fille, à l'aide de la magie aussi. Mais rien, il n'y avait aucune trace de la petite.

Ils avaient cherché jusqu'au cinquième niveau, à la boutique et au salon de thé, rien. Là, ils se trouvaient dans le quatrième étage, là où avait jadis été hospitalisé Gilderoy Lockhart. Max avait commencé à fouiller l'étage seul, pendant que Drago et Harry s'occupait du cinquième. Ils l'avaient rejoint bredouilles et s'étaient empressé de l'aider à chercher.

Le jeune homme avait bien conscience que plus ils mettaient du temps à la retrouver, moins de chances ils avaient de la retrouver en vie. Sybille en avait après la vie de sa fille et il était hors de question qu'il revive ça une deuxième fois ! Il rencontra son père et Harry au détour d'un couloir. Il était complètement paniqué.

« Rien » Drago avait la mine grave.

Chacun connaissait les enjeux. Max écrasa son poing dans le mur face à lui.

« Où l'a-t-elle emmenée ? » pesta-t-il.

« On n'a peut-être pas assez chercher en bas ? » suggéra Harry.

« On vient de passer magiquement tout l'hôpital en revue Harry ! Elle est forcément quelque part » s'exclama Max au bord de la crise de nerf.

« Ici ! Vite ! » entendirent-ils à la hâte.

Tous les guérisseurs de St Mangouste avaient été mis à contributions pour retrouver Nel et visiblement, ça venait de payer. Le cœur de Max rata un battement et il courut en direction du sorcier en blouse verte qui l'emmena vers une immense salle de bain.

Il y avait plusieurs baignoires et plusieurs douches avec des chaises dedans et aussi des accès facilités pour les personnes en revalidation. Il y avait plusieurs médicomages attroupés autour d'une des immenses baignoires et il lui sembla que son cœur s'arrêtait, lorsqu'il vit une des guérisseuses, sortirent sa petite fille de l'eau. À bout de souffle, il accourut à côté de son petit corps inerte qu'elle posa à même le sol, Harry et Drago sur ses talons.

« Je viens de voir une femme sortir d'ici, ça m'a intriguée car quand je lui ai demandé ce qu'elle faisait ici, elle ne m'a pas répondu. Je suis alors entrée et j'ai retrouvé la petite, complètement immergée dans l'eau, je suis désolée… » expliqua-t-elle sincèrement peinée.

Tout tremblant, Max ouvrit la bouche de la petite et souffla dedans, avant de commencer le massage cardiaque.

« Personne n'a jugé bon de le faire avant lui ? » s'exclama Harry scandalisé.

« Ça doit faire un moment qu'elle est là, elle est très certainement… » commença un médicomage.

« Je vous interdit de dire que ma petite fille est morte vous m'entendez ! Pas même sans avoir essayer de la sauver ! » pesta Drago.

Nel était comme une petite poupée de chiffon, inerte. Ses épaules dansaient au rythme du massage cardiaque de son papa qui faisait tout pour faire repartir son cœur, mais rien n'y faisait. Son teint était cadavérique et ses paupières ne tressaillaient même pas.

« Je t'en prie… » supplia Max à bout de nerfs qui souffla délicatement dans la bouche de son enfant, avant de reprendre le massage « allé mon bébé… reviens » dit-il.

Et tout le monde le regardait, la mort dans l'âme. La médicomage qui avait sorti Nel de l'eau, était quant à elle persuadée qu'elle était morte. Mais personne n'avait le cœur à essayer de lui faire entendre raison. Il était un père et sa réaction était tout à fait normale et légitime.

« S'il te plaît Nel… ma puce… c'est papa » pleura Max, « me fais pas ça… pas encore » dit-il ses espoirs s'envolant un à un « je t'en prie » dit-il la voix étranglée.

Quand le miracle opéra. La petite toussa et recracha toute l'eau qu'elle avait en elle. Tout le monde écarquilla les yeux et il sembla à Drago que son cœur recommençait à battre quand il la vit ouvrir ses yeux terrorisés.

« Oui… c'est bien ma puce » sourit Max à travers ses larmes.

Nel tourna la tête vers lui en sanglotant silencieusement, puisqu'incapable de faire sortir le moindre son à cause des expériences menées sur elle. Max la souleva délicatement et la serra tout contre lui.

C'était le premier vrai contact qu'il avait avec sa fille depuis qu'il l'avait retrouvée. Car elle n'avait pas quitté sa mère d'une semelle et il n'avait pas voulu lui enlever ça, alors il s'était contenté de lui tenir la main, pendant qu'elle dormait contre sa maman.

Mais là, il comprit que c'était ce dont il avait besoin. Il avait besoin de nouer ce lien avec son enfant. Son soulagement l'emporta et il resserra sa prise, plongeant son nez dans les cheveux de sa fille pour s'imprégner de son odeur. Elle qui tremblait comme une feuille, fut séchée en un clin d'œil par son grand-père, attendrit par la scène. Max berçait sa fille à même le sol, car si on ne l'entendait pas pleurer, il sentait son petit corps parcourut de soubresauts et il les sentait ses larmes couler dans son cou.

« Chut… c'est fini » murmurait-il à son oreille en se levant, une main la portant, l'autre tenant doucement sa tête contre lui.

Il poussa presque les médicomages présents, ne se souciant pas de leur mine surprise. Il fallait qu'il redescende. Nel était saine et sauve, il devait rejoindre Cassandra, elle devait avoir hâte de retrouver sa fille. Sonia avait une fois de plus disparut et il sut que tant que Sybille prendrait possession de son corps, ils ne seraient jamais en sécurité ! Il fallait s'occuper d'elle à tout prix, mais dans l'immédiat, il fallait qu'ils se remettent tous de leurs émotions.

En chemin, ils virent Ron la mine déconfite arriver à leur rencontre.

« Ron ? » questionna Harry en s'arrêtant, imité par Max et Drago.

« Sébastian est mort » annonça-t-il.

« Quoi ? » s'exclama Harry.

« Il est passé par-dessus le toit et a chuté avec Anna » leur apprit-il.

« Oh non… comment va Charlène ? »

« Elle ne veut pas le lâcher » leur confia-t-il.

« Cassy… » murmura Max qui se remit en chemin, marchant à vive allure.

Le cœur battant à tout rompre, il redescendit au rez-de-chaussée. Il y avait du monde dans la salle d'attente, mais plus personne autour de Cassandra. Il se figea. Hermione vint à sa rencontre et sans aucune formalité, il lui posa délicatement la petite dans les bras, avant de passer son chemin.

« Max… » voulut-elle le retenir.

Harry, Ron et Drago arrivèrent à leur tour et Hermione secoua la tête de gauche à droite. Les mines étaient graves, tristes. Ginny et Pansy enlacèrent leur mari. Luna rejoignit Blaise qui était assis, la tête entre ses mains, complètement anéanti. Victoire qui était elle aussi présente, pleurait à genoux à côté du corps de sa meilleure amie. Derrière elle se trouvaient Thomas et Coleen.

Comme figé dans le temps, Max approchait à petit pas, comme s'il voulait repousser l'échéance. Il ne remarqua même pas que dans la chambre d'en face, Charlène pleurait sur le corps de Sébastian.

Il ne remarqua pas que tout le monde s'était rapproché. Ils étaient tous là. Mais il s'en fichait. Lui, tout ce qu'il voyait, c'était son corps sans vie. Ses yeux fermés. Son beau visage sans expression. Sa poitrine qui ne se soulevait plus. Et cette plaie béante sur son ventre.

Il arriva enfin devant elle, la fixa un moment, pensant que peut-être il rêvait. Que tout ça n'était pas réel et qu'à force de la regarder, elle ouvrirait les yeux. Que ce n'était pas possible que le destin soit aussi cruel avec lui. Que c'était forcément une erreur. Pourquoi devait-on lui prendre une et lui laisser l'autre ? Pourquoi si sa fille vivait, elle mourait ? Pourquoi devait-il impérativement souffrir et vivre seul ? Pourquoi ?

Il tomba à genoux, les larmes déferlant sur ses joues et il hurla. Il hurla si longtemps et si fort ! Il laissa retomber sa tête sur sa poitrine, pleurant sa rage et son désespoir, s'accrochant désespérément à elle.

Il releva la tête vers son visage qu'il prit en coupe. Elle était déjà si froide !

« Cassy… » murmura-t-il « mon amour… s'il te plaît… ne m'abandonne pas » s'étrangla-t-il.

Il colla son front contre le sien en fermant les yeux.

« Je ne peux pas vivre sans toi… me fais pas ça » continua-t-il en sanglotant furieusement, s'en pouvoir s'en empêcher « je te demande pardon… »

Tout le monde le regardait, sans savoir comment réagir. Mais c'était incontestable, Cassandra Holhund avait rendu son dernier soupir.

Max tremblait à n'en plus finir et se surpris à souhaiter que sa vie s'arrête. Il savait qu'il avait une petite fille qui aurait besoin de se reconstruire, mais elle serait très bien entourée. Il ne se sentait tout simplement plus la force d'en supporter d'avantage. Non, il ne pouvait plus. Si c'était ça la vie, alors il passait son tour et préférait jeter l'éponge.

Alors il s'allongea près d'elle, sous le regard plein de larmes de Victoire qui n'était pas très loin de son état d'esprit, mais il ne la regarda pas, dardant ses yeux sur l'amour de sa vie.

« Emmène-moi avec toi… Cassy, je t'en prie, laisse-moi te rejoindre » pleura-t-il.

Il sentit un grand froid envahir la pièce. Tout se mit en pause, comme si quelqu'un avait appuyé sur le bouton de la télécommande. Il se mit alors sur le dos, sans ouvrir les yeux, pensant avec soulagement que ses prières avaient été entendues et s'apprêtait à se laisser accueillir, laissant tous ses regrets derrière lui. Libéré de toutes responsabilités, de toute volonté de vivre…

Mais il écarquilla les yeux, quand il entendit une voix douce et résonante s'adresser à lui.

« Qu'est-ce que tu fais Maxime ? » lui demanda cette voix.

Il s'assit lentement sur le sol froid et rempli de sang de la salle d'attente et regarda autour de lui. Ils étaient tous là, mais plus personne ne bougeait. Ses parents, Thomas, Victoire… comme figé dans le temps. Il passa une main devant les yeux de sa meilleure amie, mais elle n'eut aucune réaction.

« Le temps est figé oui » confirma la voix.

Il chercha sa provenance et vit une silhouette s'approcher doucement de l'endroit où il se trouvait. Il se remit sur pied, fronçant les sourcils en tentant de reconnaître la femme qui avançait vers lui, quand il la reconnu.

« Vous… vous êtes… » bafouilla-t-il.

« Qu'est-ce que tu fais mon garçon ? La fuite n'est pas une solution » dit-elle d'une voix douce.

Il jeta un œil à Cassandra et sentit son cœur se serrer douloureusement.

« Je n'ai plus envie de vivre »

« Ça je l'ai bien compris mais as-tu pensé à ta fille ? »

Max regarda l'enfant dans les bras d'Hermione.

« Elle s'en sortira bien mieux sans moi »

« Crois-tu réellement que c'est ce que voudrait ma fille ? Toi qui l'a sauvée de la mort il y a trois ans ? C'est grâce à toi qu'elle est revenue à la vie dans cette grotte ! Et maintenant, tu abandonnes ? Avec tout l'amour que tu as pour elle, tu laisses votre fille qui va devenir orpheline derrière toi ? » questionna Eleanore.

Car c'était bien la mère de Cassandra, qui se trouvait là devant lui.

« Je ne saurais vivre dans un monde où elle n'est pas. C'est la femme de ma vie, vous comprenez ? Nous avons déjà tellement souffert, je ne comprends pas pourquoi le sort s'acharne sur nous » dit-il.

« Je sais et je suis d'accord avec toi sur ce point, c'est pourquoi je vais t'aider » lui apprit-elle.

« M'aider ? » ricana-t-il « personne ne le peut… ne pourrait-on pas me laisser mourir en paix ! Je pense l'avoir plutôt bien mérité ! » pesta-t-il.

« Un autre ton jeune homme je te prie ! » s'indigna-t-elle le surprenant « j'ai quelque chose à t'expliquer, alors si tu voulais bien avoir la courtoisie de me laisser parler… » continua-t-elle.

Il sourit légèrement, reconnaissant bien d'où Cassandra tenait son caractère.

« Si le 'destin' s'acharne sur toi, comme tu le dis si bien, c'est parce qu'il est en colère » lui apprit-elle.

Il haussa les sourcils.

« Je veux dire, là-haut, ils sont en colère. Bref, commencer à t'expliquer comment se composent ma hiérarchie et le paradis prendrait une bonne semaine » s'impatienta-t-elle « donc je vais en venir à l'essentiel » poursuivit-elle.

« Attendez, attendez… vous êtes en train de me dire que, l'ange de la destinée, en gros, se venge sur nous ?! » s'exclama-t-il.

« En gros » confirma-t-elle.

Il ricana.

« Mais pourquoi ? c'est ridicule ! » pesta-t-il.

« Vas-tu enfin te taire ! » s'énerva-t-elle.

Max ferma la bouche aussitôt.

« Je n'ai déjà pas beaucoup de temps, alors ne me le fais pas perdre ! écoute-moi attentivement, ma sœur Sybille, est morte. Mais elle n'a jamais intégré le paradis, elle est restée dans le corps de ma sœur Sonia, afin de retrouver Nel pour la tuer »

« Oui je suis au courant merci, elle a bien failli réussir. Où voulez-vous en venir ? »

« Un esprit qui reste sur terre par colère et aussi longtemps, c'est très dangereux Max. la dernière chose que ma sœur a en tête, c'est le visage de Thomas. Elle vouait une haine sans limite aux traqueurs de l'ombre et elle est persuadée que Nel est la fille de Thomas et que donc par conséquent, elle est un futur traqueur » dit-elle

« Mais enfin ! premièrement c'est ma fille et cela se voit. Deuxièmement, il n'y a jamais eu aucune fille traqueuse de l'ombre, jamais ! »

« Ça je le sais, mais personne ne peut lui faire entendre raison, il y a trop longtemps qu'elle possède le corps de ma sœur. La seule solution est de l'envoyer, là où se trouve sa place » expliqua-t-elle rapidement « c'est ma sœur et par conséquent, ma responsabilité. C'est pour ça qu'ils m'ont envoyés ici, pour mettre de l'ordre dans tout ça et j'ai besoin de toi, de vous » dit-elle en désignant tout le monde de la main.

Max la regarda, sans aucune émotion, la fixant un moment, avant de regarder le cadavre de Cassandra.

« Je suis désolé, mais vous devrez vous passer de moi » finit-il par lui répondre.

Elle sourit doucement.

« Je savais que tu dirais ça. Je sais que tu souffres et qu'ils sont injustes avec toi. C'est pourquoi j'ai décidé de te donner un coup de pouce » dit-elle en s'approchant de lui.

Elle n'était plus qu'à quelque centimètre de lui et il put voir que la seule photo qu'il avait vue d'elle, n'était pas trompeuse du tout. Eleanore était très belle. Elle lui prit doucement les mains.

« Je n'ai normalement pas le droit de faire ça, peu d'anges osent défier le destin, mais je veux le bonheur de ma fille, elle l'a bien mérité et je suis sa mère alors je suis prête à tout pour ça » commença-t-elle, alors que Max sentait ses mains chauffer.

Il la regarda, légèrement paniqué.

« Détend toi Max… » murmura-t-elle en le regardant profondément « ce que je fais est interdit, tu dois impérativement comprendre qu'il y aura des conséquences à mon geste. Je ne sais pas te dire lesquelles, ni ce qui va se passer, c'est une première pour moi. Mais promets-moi de faire bon usage de cette seconde chance d'accord ? » s'assura-t-elle.

Il fronça encore plus les sourcils.

« Euh d'accord »

« Très bien, ferme les yeux » il obéit et sentit vraiment ses mains le brûler très fort.

Il tenta de les retirer, mais Eleanore les lui retint fermement.

« Fais ce que je t'ai demandé. Tu dois arrêter Sybille, avant qu'elle ne fasse encore du mal à ma petite fille… ne soyez pas trop dur avec John, ni avec Anna ce sont deux âmes égarées qui cherchent juste leur chemin. Enfin, dis à mes filles que je les aime de tout mon cœur… » termina-t-elle, tandis qu'il avait l'impression que son corps entier s'embrasait !

Le phénomène dura quelques secondes, quand tout s'arrêta brusquement. Il ouvrit les yeux, mais il était plongé dans le noir. Que se passait-il ? où se trouvait-il ? son cœur se mit à cogner frénétiquement contre ses côtes.

Puis un sifflement d'abord… se transforma rapidement en brouhaha, qui se fit de plus en plus clair. Une sorte de tourbillon lumineux se mit à tournoyer autour de lui comme une tornade, lui donnant le vertige. Jusqu'à ce que tout s'arrête brutalement, lui laissant clairement voir et entendre où il se trouvait.

Il reconnut l'endroit, le bruit, l'odeur et même le moment…

Le trottoir. La rue. Les gens. Les lampadaires. Le restaurant. Les voitures. Le feu rouge. Son visage…

Cela n'avait pris qu'une fraction de secondes. Et il entendit le son de sa voix.

« Aller viens ! »

Cassy. Il regarda son visage d'abord souriant, puis soucieux, le regardant de l'incompréhension dans le regard, se demandant ce qu'il se passait. Ce qu'ils foutaient là. Elle se souvenait. Tout comme lui.

Et puis son cœur s'arrêta, lorsqu'il l'entendit, le crissement de pneu, qui avait fait basculer sa vie, trois ans plus tôt.

« Promets-moi de faire bon usage de cette seconde chance »

La voix d'Eleanore retentissait encore dans la tête de Max. Et il comprit. Trois ans plus tôt.

Il entendit le crissement de pneu et il vit la voiture débouler de nulle part, fonçant droit sur elle…

On s'envolera du même quai
Les yeux dans les mêmes reflets
Pour cette vie et celle d'après
Tu seras mon unique projet
Je m'en irai poser tes portraits
À tous les plafonds de tous les palais
Sur tous les murs que je trouverai
Et juste en dessous, j'écrirai
Que seule la lumière pourrait...
Et mes doigts pris sur tes poignets
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai

À suivre…


(1) Leave me a chance, Ch.19. Clémence et pardon

Voila voila. Je ne sais pas trop quoi dire… vous devez certainement avoir des questions de précisions, sans doute ? Je vous écoute et vous répondrais du mieux que je le peux ! Vous n'imaginez pas le nombre de fois où j'ai recommencé le passage avec John ! En fait, c'est lui qui m'a posé beaucoup de soucis, parce que je voulais expliquer à tout prix son comportement, de façon rationnelle. Et quand j'en ai parlé avec ma principale et préférée conseillère (mouahah) elle m'a fait remarquer qu'en gros, je me prenais trop la tête, car il pourrait simplement être devenu fou, tout simplement et que la folie ne s'explique pas ! Allons bon, je prends le risque, nous verrons ! lol

Sinon pour la suite, je fais tout mon possible pour ne pas traîner, je vais essayer en tout cas !

À tout bientôt, je vous fais de gros bisou et merci à vous tous pour votre fidélité, votre compréhension et votre soutien !

Jess

Les paroles concernent bien évidemment Max et Cassy principalement, mais peuvent aussi s'adresser à Drago et Hermione, ainsi que Charlène et Sébastian