Auteur : Chereche

Traductrice principale de ce chapitre : Archimède

Traducteurs secondaires : Havirnyrce Vince et mandala7338

Bêtas traductrices/correctrices : Lilyannenoran, Nanachan14 et Nanola

Rated : M

Disclaimer : Tout le monde l'aura compris, rien ne nous appartient, les personnages sont à J.K Rowling et l'histoire appartient à Chereche. Nous ne sommes que les traducteurs !

Particularité : Romance/Action/Aventure. Il s'agit d'un Slash donc il va y avoir une histoire entre hommes. Si cela ne vous convient pas, passez votre chemin. Donc Homophobes, s'abstenir.

Info : Les noms de la famille Malfoy et de Snape sont volontairement gardés en Anglais !

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Un très grand merci pour toutes les reviews que vous avez laissées sur le dernier chapitre et merci également à tous ceux qui ont ajouté la fiction en Alert et/ou Favoris.

Merci également aux anonymes : ankana87, lilomanga, Lolita88 et Cloptre. Sachez que vous trouverez les réponses à vos reviews sur mon forum (Archimède) dont le lien est dans mon profil !

Sur ce, bonne lecture !


Being A Veela's Mate

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Chapitre 24


Noël passa et les garçons retournèrent à Poudlard, la tête remplie de merveilleux souvenirs de vacances en sachant que deux personnes de plus les attendraient chez eux pour les accueillir quand leur trimestre serait fini. Avec cela à l'esprit, ils se plongèrent à corps perdu dans leurs devoirs et, rapidement, ils recommencèrent leur routine à l'école.

Une période de calme semblait s'être installée. Même Quirrell ne paraissait plus aussi effroyable qu'avant. Le professeur continuait toujours de froncer les sourcils devant Harry ou à lui parler d'un ton sec sans raison, mais ces cas s'espaçaient de plus en plus. Le plus souvent, l'homme bégayant pouvait être vu en train de fixer pensivement le duo, une expression curieuse sur le visage. Toutefois, il avait encore quelque chose à faire, qui pourrait attirer l'attention des protecteurs des deux enfants.

Harry avait profité du sursis de Quirrell pour se consacrer sur la matière de l'homme avec un véritable enthousiasme. Il ne travaillait pas dur simplement pour éviter que l'enseignant ne trouve une raison pour le rabaisser, mais il se plongeait dans ses manuels scolaires car il était vraiment intrigué par les informations qu'ils contenaient.

Tous avaient pu constater qu'Harry ne restait plus collé en permanence à son compagnon durant les cours, et pour la majorité d'entre eux, c'était un soulagement. Aucun n'appréciait de voir Harry en détresse car ils le considéraient comme leur petit frère bien-aimé. D'autres continuaient à ricaner ou murmurer des choses au sujet du duo, et ce, jusqu'à ce que quelqu'un leur lance un regard noir.

Le temps passa rapidement et, bientôt, Mars fut là, reléguant au loin les pressions du milieu de trimestre. Libérés de tout ce stress, Harry et Draco paressaient dans l'herbe fraîche, parfois seuls, parfois avec leurs amis. Dans ces moments-là, des combats de lutte étaient inévitables.

Millicent applaudissait bruyamment face aux tortillements des garçons pendant qu'Hermione se contentait de renifler avant de retourner à sa lecture. Cho participait également, battant Cédric à plate couture, au plus grand amusement du garçon. Ils ne désignaient jamais vraiment un gagnant, leurs seules récompenses étant les remontrances que les elfes de maison leur faisaient pour avoir sali les uniformes avec des tâches d'herbe – Bien évidemment, Harry était toujours mis en avant avec une expression innocente qui faisait fondre l'elfe en colère.

C'était quasiment la fin du mois de Mars et les compagnons retournaient dans leurs dortoirs après un match amical de Quidditch entre Serdaigle et Serpentard. Les serpents avaient gagné de justesse, leur attrapeur ayant devancé celui adverse au dernier moment ce qui avait assuré une victoire à Serpentard avec une petite marge de dix points.

Harry avait applaudi l'équipe gagnante depuis sa place aux côtés de son compagnon. Il faisait tache parmi les Serpentard, sa cravate rouge et or contrastant fortement avec celles vertes et argent des personnes qui l'entouraient, mais il était pleinement satisfait. Ses amis avaient finalement répondu à ses appels et l'avaient rejoint au milieu des serpents.

Le trio se fit remarquer par les personnes assises dans les tribunes des professeurs, et leurs expressions variaient du choc à la satisfaction. Durant l'année scolaire précédente, si quelqu'un avait eu l'idée de suggérer que des Gryffondor puissent être vus en compagnie de Serpentard et acclamer ladite maison, ils auraient eu droit à un aller simple pour Ste Mangouste. Néanmoins, il y avait là un trio qui semblait parfaitement à l'aise avec la maison rivale, et tout cela résultait de l'enfant aux cheveux de jais qui faisait coucou à l'attrapeur qui faisait semblant de chuter pour lui.

Harry avait inspiré ce changement. Certes, à la base, les maisons avaient reçu l'ordre de mettre leurs rivalités de côté pour le bien-être des compagnons. Cependant, plus le temps avait passé, plus l'école avait appris à connaître Harry. Les changements avaient ainsi commencé à opérer. Les Serpentard avaient remarqué qu'Harry ne correspondait pas au stéréotype de Gryffondor. Nombre d'entre eux avaient entendu des rumeurs comme quoi il se montrait plus rusé que son compagnon et le maître des potions lui-même en diverses occasions.

Quelques semaines auparavant, Harry s'était retrouvé dans un duel de regard avec Peeves et était resté imperturbable, peu importaient les distractions dont avait usé l'esprit frappeur. L'enfant avait fait preuve d'une ruse qui convenait parfaitement à Serpentard. En effet, certains se demandaient pourquoi il n'avait pas atterri là, avec eux, dès le départ.

Les Serpentard n'étaient pas les seuls à reconnaître que des élèves pouvaient présenter plusieurs qualités appartenant à différentes maisons. Harry était certainement aussi intelligent, si ce n'était plus, que les élèves de Serdaigle, et il faisait preuve d'une loyauté envers ses amis qui rendrait fière Helga Poufsouffle elle-même. Voir un Gryffondor interagir aussi aisément avec la maison rivale avait fait réfléchir les lions et, maintenant, il y avait plusieurs tentatives d'amitié, bien que personne, hormis Harry, ne circulait entre les tables des maisons comme bon lui semblait.

Les Serpentard étaient en train de célébrer leur victoire dans la Salle Commune et Draco avait tenu à y aller. S'il y avait une chose qu'Oncle Sirius avait réussi à lui enseigner, c'était qu'il était bon pour lui de se laisser aller de temps en temps. Personne ne pourrait lui en tenir rigueur si l'héritier Malfoy enfreignait quelques règles de la bonne société et s'il s'amusait comme un adolescent normal.

Le renégat Black s'était un jour assis en face de lui et l'avait informé qu'en aucun cas Harry ne devait être autorisé à agir librement pendant que lui serait forcé de se conformer aux règles de la bienséance.

« Tu as besoin de lâcher du lest ! Fais une farce à quelques personnes, laisse tomber un cours ou deux ! » Avait dit Sirius en rigolant et en évitant l'oreiller que Severus avait fait voler dans sa direction alors qu'il tentait de corrompre son filleul.

Draco avait écouté son nouvel oncle (mais qui ne l'aurait pas fait après avoir été menacé de recevoir un sort capillaire qui donnait des couettes en permanence ?). Son compagnon avait approuvé avec ferveur et depuis qu'ils étaient revenus à Poudlard, le Veela s'était considérablement détendu, autorisant Trix et Dobby à l'aider. Il devait admettre que cette nouvelle liberté était agréable et les légers pincements au cœur qu'il ressentait pour avoir laissé les autres s'occuper d'Harry ou s'assurer que son sac soit fait disparaissaient rapidement.

Cependant, Harry ne partageait pas le même enthousiasme que son compagnon pour la fête. Il se sentait plutôt fatigué et l'idée de passer quelques heures en compagnie d'adolescents dansant sur de la musique forte ne l'intéressait pas outre mesure. Peu importait à quel point Draco était excité par cet événement, tout ce qu'il voulait, c'était se rouler en boule dans son lit et se reposer un moment. Mais le problème était que Draco avait décidé de rester avec lui et le petit lion ne voulait pas gâcher le plaisir du plus vieux.

Le brun savait qu'il devait trouver un moyen d'esquiver la fête sans que son compagnon ne décide de rester avec lui, et vu la manière dont le Veela le couvait, ce ne serait pas une tâche facile. Parfois, Harry pensait que Draco se souciait bien trop de lui, toujours prêt à sacrifier ses loisirs pour lui. Il voulait vraiment que le blond ait un peu de temps pour se détendre sans lui.

Ainsi, alors même qu'ils marchaient en direction de Serpentard, le sorcier aux cheveux de jais tentait de trouver le meilleur moyen pour ne pas assister à la fête. Finalement, il choisit de faire céder Draco et d'utiliser ses propres manières contre lui. Une fois son plan d'action décidé, il s'arrêta, et Draco, qui tenait lâchement sa main, sentit le mouvement et le regarda avec un air perplexe.

« Harry ? » questionna-t-il, en étudiant le plus jeune.

« Je ne veux pas aller à la fête Draco, je suis fatigué, » avoua le brun en fixant le Veela dans les yeux. « Puis-je retourner dans notre chambre ? »

Un éclair d'inquiétude passa immédiatement sur le visage de Draco. Harry n'était jamais celui qui refuser l'opportunité de s'amuser, alors sa demande était légèrement déconcertante.

« Tu te sens bien ? » demanda-t-il en fronçant les sourcils et en tendant la main pour toucher le front du brun.

Son compagnon eut un air renfrogné et repoussa sa main. Qui aurait pu penser que quelques heures plus tard, il aurait besoin d'un tel toucher ?

« Je suis fatigué, pas malade, » protesta-t-il avec un peu de verve.

Son agacement rassura légèrement le plus âgé. Son compagnon était parfois d'humeur irascible lorsqu'il était fatigué. Conforté dans l'idée qu'Harry allait bien, un sentiment de déception saisit le Serpentard. Il attendait cette fête depuis un moment, mais il était évident maintenant qu'il n'irait pas. Harry était bien plus important pour lui qu'un événement social, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'être déçu de manquer une soirée où il aurait pu s'amuser. Cependant, sa raison l'emporta, comme d'habitude.

Il se morigéna en se disant qu'il s'agissait d'un moindre sacrifice et il se le répéta en continu pour repousser ses émotions négatives. Toutefois, avant qu'il ne puisse parler, Harry reprit :

« Je m'en sortirai très bien tout seul, Draco. Va à la fête ! »

Instinctivement, le côté adolescent de Draco se réjouit à ces mots. Harry venait juste de lui donner la permission d'y aller et il était tenté d'accepter là maintenant, tout de suite. En revanche, sa partie Veela le poussa à la prudence et, malgré son envie d'accepter, il laissa sa nature le guider.

« C'est bon Harry. Je préfère rester avec toi plutôt qu'avec les Serpentard. Allez, rentrons. »

À sa plus grande surprise, Harry ne bougea pas. Il avait les sourcils froncés.

« Tu ne feras pas une telle chose, » déclara-t-il dans une parfaite imitation de Severus. « Tu iras à cette fête. »

« Non Harry… »

« Ah non, tu te tais ! » l'interrompit Harry. « Je peux me reposer seul. Pourquoi tu devrais rester là à ne rien faire pendant que je dors ? »

« Je travaillerai, » protesta Draco, un peu déconcerté par l'inversion des rôles entre eux.

La fatigue rendit le petit garçon un peu énervé et il leva un regard noir sur son compagnon.

« Draco Malfoy, tu vas aller à cette fête et t'amuser. »

« Mais… »

« Mais rien du tout ! » râla-t-il en tapant du pied sur le sol pour accentuer ses dires.

Puis son ton s'adoucit. Draco se sentait-il ainsi lorsqu'il lui opposait quelques difficultés ?

« Je vais m'en sortir Dray. Trix s'assurera que je vais bien et si tu n'es pas rentré quand je me réveille, j'appellerai Hermione, d'accord ?»

Le Veela était sur le point de rétorquer qu'il s'agissait de son devoir, et non celui d'Hermione, de rester avec lui, mais la lueur dans les yeux d'Harry l'en dissuada. À en juger par son expression, le garçon voulait visiblement qu'il parte. Son lionceau avait raison. Endormi, Harry ne remarquerait même pas son absence et ce ne serait pas la première fois qu'Hermione s'amuserait avec lui.

Harry détestait dormir sans lui car il n'arrivait pas à s'assoupir sans sa présence, mais il était évident qu'il était prêt à faire l'impasse sur ce confort pour s'assurer que Draco puisse passer du temps avec ses amis. L'attention dont faisait preuve son petit lion envers lui était touchante et il permit finalement à son côté adolescent de le pousser à accepter.

« Si tu es sûr… »

« Je le suis. Allez Dray, va retrouver Blaise. » Harry s'avança et enfouit la tête contre le torse de Draco pendant un moment. « Je vais m'en sortir pendant quelques heures sans toi. Vas-y, Dray, » finit-il en le repoussant.

Les longs doigts élégants passèrent dans ses cheveux pour les décoiffer.

« Tu vas directement retourner dans nos appartements ? »

« Puis droit au lit, » approuva Harry. « Vas-y. »

Draco secoua la tête avec tristesse.

« On pourrait se demander qui s'occupe de l'autre quand on voit la façon dont tu me donnes des ordres.»

Harry eut un petit rire avant que le son ne soit étouffé par un bâillement.

« Sois sage, » taquina l'enfant en faisant un geste de la main.

Après un léger appel, Trix apparut. En voyant la fatigue d'Harry, elle s'empressa de le guider en direction de leurs appartements, laissant un Draco souriant doucement se rendre vers la Salle Commune des Serpentard.

-BAVM-

Harry et Draco n'étaient pas les seules personnes que Quirrell observait. L'homme gardait un œil attentif sur celui qui n'avait de cesse de le surveiller depuis son arrivée à Poudlard, bien qu'il semblât que ce dernier soit de plus en plus négligent envers ses responsabilités dernièrement. Qu'avait bien pu faire le maître des potions pour être aussi soudainement détendu?

Plusieurs fois ces derniers temps, Quirrell avait pu s'éclipser hors du château, et à aucun moment, il n'avait dû vérifier ses arrières. Bien qu'il fût curieux de savoir qu'elle pouvait bien être la distraction de Snape, il n'était pas stupide pour ne pas l'utiliser à son avantage et cela lui avait permis de mettre au point un nouveau plan d'action. Celui-ci était plus élaboré que le précédent et il était certain de pouvoir le mener à bien. Cette fois-ci, il n'avait pas le droit à l'erreur, pas après la sévère punition que son maître lui avait fait subir pour avoir échoué auparavant.

Il avait ainsi passé des heures penché sur ses plans, premièrement pour se procurer la pierre philosophale, deuxièmement pour capturer Harry Potter. Parfois, il regrettait de ne pas avoir tué l'enfant à Halloween quand il en avait eu la chance, mais à l'époque, cela lui avait semblé être un détail négligeable. Maintenant en revanche, il pouvait clairement voir que le gamin était plus puissant que la plupart des sorciers et que ses pouvoirs allaient encore augmenter quand il grandirait.

Le Lord Noir se reposait pour l'instant, préservant ses forces pour le moment où Quirrell parviendrait à mettre la main sur la pierre. Le professeur savait que le Maître apprécierait un petit extra. Il allait soit réclamer le garnement et trouver un moyen d'utiliser son immense pouvoir, soit il le tuerait, réduisant ainsi à néant le symbole de paix des partisans de la Lumière.

Le partisan du Seigneur des Ténèbres ignorait l'origine des capacités extraordinaires du garçon. Les Potter n'avaient pas été des sorciers hors du commun et aucun de leurs ancêtres non plus. Cependant, ils avaient mis au monde un enfant suffisamment puissant pour défier un nombre gigantesque de sorciers s'il décidait de le faire un jour. Quirrell se rassura avec l'idée que le Seigneur des Ténèbres saurait mettre en évidence ce que lui, un serviteur insipide, n'avait pas réussi à faire.

L'opportunité de mettre son plan en action arriva finalement après le match de Quidditch quand il eut la chance de tomber par hasard sur le duo en pleine conversation. Il ne put entendre ce qu'ils se dirent mais n'en eut cure. Tout ce qu'il voulait, c'était qu'ils soient si concentrés dans leur discussion qu'ils ne le remarquent pas jusqu'à ce qu'il puisse lancer le sort qui le démangeait.

Il fallut bien cinq minutes avant que le bon moment ne se présente et il y eut même un bonus inattendu. Les garçons se séparèrent, chacun partant dans une direction différente. Si ça avait été dans son genre, Quirrell en aurait chanté de joie. Ils avaient, sans le savoir, rendu son plan bien plus simple car il n'avait plus besoin d'en rendre l'un des deux inconscients.

Le couloir resta vide tandis qu'il suivait sa cible, le pas léger pour s'assurer de ne pas être entendu. Il se colla à un mur lorsque le garçon s'arrêta devant le portrait qui gardait l'entrée d'une Salle Commune avant de murmurer le mot de passe. À la seconde où le portait finissait de s'ouvrir, Quirrell lança le sort qui atteignit le garçon. Le corps de ce dernier eut un tressaillement avant que le sort ne soit absorbé. Il secoua la tête légèrement comme pour s'éclaircir les idées, puis entra.

Satisfait, Quirrell rangea sa baguette et s'en alla, un sourire mauvais vers le visage. Il croisa le chemin de Snape alors qu'il rentrait à son bureau et il rit sous cape en voyant le regard noir de l'homme. Il avait déjà lancé son plan et il était trop tard pour que Snape intervienne. Il pouvait bien le regarder aussi méchamment qu'il le souhaitait. Quirrell espérait qu'il le regarderait toujours de la sorte quand il parviendrait finalement à le tuer. Il ferma la porte de son bureau, la laissant délibérément déverrouillée puis invoqua un verre. Il s'assit ensuite en attendant qu'un élève bien particulier se présente.

-BAVM-

Draco s'étouffa presque avec une gorgée de Bièraubeurre après une blague de Blaise, tandis que les gens autour de lui éclataient de rire. La fête battait son plein et il s'amusait comme un fou à danser et à se mélanger à la foule. Ses pensées se dirigeaient parfois vers son compagnon mais, la plupart du temps, ce dernier était relégué au deuxième plan tandis que le Veela s'éclatait.

À un moment, Pansy avait essayé de se rapprocher de lui, essayant évidemment de profiter de l'absence d'Harry. Toutefois, après son deuxième essai pour attraper sa main, cette dernière tourna orange fluo, lui arrachant un cri digne d'une chanteuse d'opéra. Finalement, elle décida de battre en retraite.

« Et un point pour Sirius, » murmura-t-il, en acceptant un autre verre de la part de Blaise.

La soirée s'étendit pendant des heures mais au bout d'un moment, Draco commença à ressentir un besoin. Quelque chose l'appelait. Était-il resté éloigné d'Harry aussi longtemps que ça ? Il testa la force de l'appel et jugea qu'il avait encore une heure avant que ce dernier ne devienne urgent et il retourna à la fête, certain que Trix apparaîtrait si Harry avait vraiment besoin de lui.

Mais plus les minutes passaient, plus son attention quant à ce qui l'entourait diminuait. Blaise fut le premier à le remarquer. Il poussa le Veela dans un coin désert et lui demanda s'il était temps pour lui de partir. Draco lui assura qu'il avait encore de la marge, mais après quelques minutes à ressentir ce besoin de plus en plus insistant, il décida de récolter quelques douceurs pour Harry et quitta les Serpentard.

Ses sens étaient légèrement émoussés et il laissa son instinct Veela le guider, se dirigeant par automatisme vers celui qui l'appelait. Malheureusement pour lui, cette fois, l'appel ne le mena pas vers son compagnon de neuf ans, mais à une pièce plus sombre où un homme avec un sourire mauvais se leva, comme s'il l'avait attendu.

Il reprit conscience à ce moment et lâcha son sac de friandises quand il réalisa de qui il s'agissait.

« Comment... » commença-t-il, mais il ne put continuer car un sort d'immobilisation suivi de près par un sort de silence le frappa.

Tout ce qu'il put faire fut de jeter un regard noir à l'homme tandis que son esprit criait.

« Enfin seuls, » souffla le professeur en observant l'élève pétrifié comme s'il s'agissait d'une pierre précieuse. « Mes plans se mettent finalement en place, mon petit Serpentard. Mon Maître sera ravi. »

Maître ? S'interrogea Draco alors qu'il cherchait frénétiquement une solution à son problème. Il était figé, sa baguette était hors de portée et bien qu'il puisse utiliser un peu de magie sans baguette, ses doigts ne pouvaient pas bouger pour la diriger. Il était bel et bien piégé et il y avait peu de chances que quelqu'un vienne à son secours.

Blaise l'avait vu partir et ne s'attendrait pas à le revoir avant le petit déjeuner et même à ce moment-là, il ne trouverait pas forcément son absence suspecte. Les élèves pouvaient manger dans leur chambre le week-end et Harry et lui profitaient souvent de cet avantage. Son compagnon non plus ne serait pas trop inquiet. Draco ne lui avait pas donné d'indication quant à l'heure de son retour alors tant que leur séparation ne serait pas insoutenable, Harry ne se formaliserait pas de son absence. Il était à la merci de l'homme en face de lui ; un peu comme son compagnon l'avait été il y avait quelques mois de ça.

« Perdu dans tes pensées ? Ne perds pas ton temps. Tu ne partiras pas d'ici tant que je ne le déciderai pas. »

Quirrell fit un sourire mauvais face aux émotions qui se reflétèrent dans les yeux du Veela.

« Ne t'inquiète pas, petit Malfoy. Tu ne mourras pas aujourd'hui. Malheureusement, j'ai besoin que tu m'amènes ton compagnon... Et pour ça, il va falloir que tu vives encore un peu. Maintenant... »

Draco paniqua quand l'homme leva sa baguette et se réfugia au fond de lui, sa nature faisant surface pour tenter de le protéger. Pendant un instant, il eut l'impression qu'une part de lui avait abandonnée son corps et sans qu'il le sache, à l'autre bout du château, Harry se réveilla en sursaut en serrant sa poitrine. Mais la sensation passa et le Veela sentit un sort s'insérer dans toutes les nuances de son être.

Tout d'un coup, il fut empli d'un sentiment de rejet et sentit la magie de Quirrell courir le long de ses veines. Il avait l'impression qu'un liquide glacé envahissait son corps, l'étouffant, et ce sentiment ne faisait que s'intensifier avec la force du sort. Sa propre magie combattit, essayant de chasser le sort puissant et bien qu'il ait fait un effort considérable, la magie noire prit le contrôle. Les yeux de Draco se voilèrent, et même s'il était pétrifié, son corps s'affaissa un peu alors qu'il se sentait enseveli par la magie malsaine de Quirrell.

Loin de là, Harry fronça les sourcils. Un brusque sentiment d'urgence l'animait. Il sortit dans les couloirs sans rien d'autre que son pyjama sur le dos. Il ne tint pas compte des appels de Trix et accéléra le pas. Il ressentait le besoin urgent de retrouver son compagnon. Il ne savait pas comment c'était possible, mais il était certain que Draco était en danger.

Le souffle humide de Quirrell balaya le visage de Draco pendant qu'il lui tournait la tête de chaque côté, vérifiant l'efficacité du sort. Comme les yeux du garçon restaient vides, il se mit au travail : il murmura des ordres dans l'oreille du Veela. Le blond cligna des yeux à chaque ordre requis, puis Quirrell laissa le sort se dissiper.

Une fois que l'enfant serait parti, il ne se souviendrait plus de l'avoir vu. Il se sentirait seulement obligé d'exécuter tout ce qui lui avait été demandé.

Doucement, le Veela reprit conscience. Une fois fait, Quirrell annula ses sortilèges précédents, le faisant s'écrouler au sol. Rapidement, le professeur lança un charme d'Amnésie et quitta la pièce, persuadé que, d'ici la fin de la semaine, son Maître serait revenu à sa gloire d'antan.

Sa porte était ensorcelée pour agir comme un miroir sans tain, ce qui lui permettait de voir tout ce qui se passait dans la pièce. Il put observer avec satisfaction le Serpentard revenir à lui et regarder autour de lui avec un air confus. Il se dirigea ensuite vers la porte, se penchant au passage pour récupérer son sac.

Sa mission serait bientôt accomplie.

« Draco ! » appela vivement Harry qui venait de tourner à l'angle du couloir et de voir son compagnon venir dans sa direction avec précipitation.

Le sentiment qui lui serrait la poitrine était toujours là, même lorsqu'il courut se jeter dans les bras du garçon et qu'il le serra fortement. Cependant, il se recula rapidement… Quelque chose n'allait dans le regard que ce dernier posait sur lui.

« Harry, pourquoi tu te promènes dans les couloirs en pyjama ? »

Le brun jeta un bref coup d'œil à ses vêtements et haussa les épaules.

« Tu vas bien ? J'ai senti quelque… »

« Viens, » l'interrompit Draco en lui attrapant la main. « On ne va pas discuter tant que tu ne seras pas habillé correctement. »

Qu'importe ce qu'aurait répondu Harry, il fut coupé par la forte poigne autour de son poignet et traîné dans la direction par laquelle il était arrivé. Il résista plusieurs fois à l'envie de se défaire de cette emprise. L'endroit où le tenait Draco le piquait particulièrement et il détestait ça.

Le Serpentard semblait différent. Il tenta de comprendre pourquoi, même quand un sac empli de sucreries lui fut fourré dans les mains et que le Veela s'éloigna, marmonnant quelque chose à propos de vêtements à changer.

La douleur n'avait toujours pas disparu. Il avait toujours ce même sentiment d'urgence qui lui hurlait que son compagnon était en danger, ce qui lui avait fait quitter la sécurité de sa chambre.

Le blond sembla être de bien meilleure humeur quand il revint. Il attira le plus jeune contre lui après s'être assis et déballa une tarte de son papier pour la tendre à Harry. En temps normal, ce geste aurait provoqué un petit rire à l'enfant, mais aujourd'hui, cela ne fit qu'augmenter son malaise.

Toucher Draco lui apportait une légère douleur vaguement familière. Et au fur et à mesure que le temps passait, il jetait des coups d'œil à son Veela.

Draco n'avait pas esquissé le moindre geste pour parler, et les mouvements conditionnés de sa main qui allait et venait sur son bras étaient dénués d'affection.

Finalement, Dobby apparut en s'inclinant. Il indiqua qu'il était l'heure pour Harry de prendre son bain, mais Draco le renvoya. Il lui ordonna de ne pas revenir sauf si on l'appelait directement et de faire passer le même message à Trix. L'elfe parut sur le point de protester mais le Veela renchérit en leur sommant de quitter Poudlard et de ne pas revenir jusqu'à ce qu'ils les appellent.

Dobby n'eut d'autre choix que d'obéir. Les ordres originels concernant Harry avaient été donnés par le jeune Malfoy lui-même. Si le jeune maître décidait de ne plus les appliquer, peu importait à quel point cela pouvait paraître étrange, il n'y avait pas de place pour l'argumentation.

À l'entente de cet ordre, Harry sentit son souffle se couper. Il se rua alors dans la salle de bain et verrouilla la porte derrière lui avant de se coller dos à elle. Désormais, il était certain que quelque chose n'allait pas.

Pourquoi Draco éloignerait soigneusement ses gardiens ? Sans la présence constante des elfes, il était à nouveau vulnérable.

Il se remémora le jour où les petites créatures étaient arrivées.

Son compagnon avait argué qu'il ne pouvait pas aller quelque part sans être accompagné, allant jusqu'à lui faire prêter serment. L'enfreindre le ramènerait aussitôt au coin dans sa chambre.

Draco avait veillé avec application à ce qu'il s'y retrouve, à tel point que Harry avait souhaité pouvoir s'asseoir confortablement dans ces moments-là.

Les elfes éloignés, et sans Draco pour lui indiquer qu'il n'était plus sous l'influence du serment, signifiait qu'il était effectivement pris au piège. Il ne pourrait pas faire un seul mouvement pour quitter les appartements sans le Serpentard ou il se retrouverait bloqué au coin. Non pas qu'il fût inquiet de recevoir une fessée pour le moment, mais c'était plus le fait que son compagnon n'était pas dans son état normal.

Il n'aimait pas se sentir oppressé. Cela faisait seulement quelques minutes que les elfes étaient partis, et il commençait déjà à étouffer.

Il était littéralement lié à Draco sauf s'il se retrouvait en présence de quelqu'un en qui le blond avait confiance et il ne voyait pas comment cela pourrait arriver avant lundi au moins. Personne ne tiquerait, supposant que les deux garçons auraient décidé de passer le week-end seuls.

Les doigts d'Harry tremblèrent quand il se déshabilla et qu'il entra dans la douche.

D'aussi loin qu'il pouvait s'en souvenir, c'était la première fois qu'il était effrayé par son compagnon.

-BAVM-

Au plus profond de son esprit, Draco menait une bataille contre l'entité. Même s'il avait ordonné à Dobby de partir, une partie de lui se rebellait, essayant de neutraliser ce qui le contrôlait. Cependant, ce n'était pas une tâche facile. Il avait l'impression de patauger dans la boue et que celle-ci était si épaisse que le moindre mouvement qu'il exécutait lui demandait beaucoup d'efforts. Il pouvait voir que sa résistance faiblissait et, rapidement, l'elfe disparut.

Il hurla de rage, son cri faisant écho aux mots de Quirrell.

Il ne pouvait pas faire cela. Comment l'homme pouvait-il espérait qu'il suivrait ses ordres ridicules ?

Penser à cela le fit se battre une nouvelle fois. Il tenta de reprendre le contrôle, même si ce n'était que pour quelques secondes, le temps de déclencher une alarme. Malheureusement, rien ne se produit hormis un rire faible et il s'effondra, vaincu.

Comme étranger à son propre corps, il vit son compagnon sortir de la salle de bain, la peur se reflétant sur son visage. Il était déchiré entre le désespoir et la joie. Il était évident que son compagnon avait remarqué que quelque chose n'allait pas avec lui, mais il ne pouvait rien faire pour l'aider. L'ordre l'avait coincé dans la pièce et Draco savait que Quirrell s'était assuré qu'il ne permette pas à Harry de partir avant les cours du lundi.

Il grogna lorsqu'il s'entendit ordonner à Harry d'aller se coucher d'une voix froide. Harry s'enfuit purement et simplement de la pièce et Draco fut certain d'entendre le loquet de la porte être verrouillé. Merlin merci, le garçon avait eu la prévoyance de s'enfermer, même si cela n'était pas bon pour lui si Quirrell décidait d'accélérer ses plans.

Draco perdit ensuite la notion du temps, trop occupé à se battre. Il ne cessait de lancer des attaques incessantes pour tenter d'éloigner l'entité. Il dépensa tellement d'énergie qu'il perdit le contrôle de son corps. De ce fait, il n'avait aucune idée de la façon dont on avait empêché Harry de prévenir quelqu'un concernant la situation. Pour le moment, il était effrayé de savoir ce qu'il avait pu faire pour contraindre son compagnon à lui obéir.

Rien que d'y penser le faisait essayer encore et encore à trouver une faiblesse. Les tentatives directes s'étaient révélées infructueuses et il n'avait pas encore trouvé de moyens de s'en défaire. La seule chose qui lui évitait de succomber et de devenir l'objet de la destruction de son petit lion était la petite lueur qu'il pouvait sentir au fond de lui. Elle était sévèrement freinée par la magie étrangère autour d'elle, mais toujours présente. Le fragment d'Harry en lui refusait d'être étouffé.

Il se tourna vers cette lueur sans cesser sa lutte dont les petits scintillements l'attiraient. Au début, il n'y eut pas de différence, mais plus il regardait, plus la flamme dansait, comme si elle lui faisait signe. Un peu comme Harry le faisait quand il l'appelait.

Une douce chaleur s'empara du Veela lorsque ses pensées se dirigèrent vers le garçon aux yeux émeraude, les souvenirs tendres défilant devant lui. Chacun d'eux faisait diminuer son mal-être, minute après minute, jusqu'au moment où il vit la flamme se transformer en un feu ardent et rugissant qui l'appelait.

Draco…

Le Veela eut un sursaut lorsqu'il entendit son prénom être murmuré. Cette voix douce et incertaine, c'était Harry ! Puis cela recommença.

C'est toi ?

Le son semblait se rapprocher et le Veela se redressa. Le mouvement fut bien plus facile cette fois, la force qu'il combattait s'étant absentée.

Draco… DRACO…

La flamme qui criait son nom était Harry. Harry l'appelait, ce qui voulait dire qu'il le voyait, le vrai Draco et non cette pâle imitation. Il avança encore, bougeant le plus rapidement possible jusqu'à la lueur. Il savait que s'il pouvait se plonger en elle, il serait libre.

Cependant, il ne put le faire. Une force soudaine le repoussa et il tomba dans un cri. Il s'efforça pourtant à se relever pour atteindre la flamme, l'âme de son compagnon. Un hurlement de colère sortit de nulle part alors que Draco se battait contre l'entité invisible… avant de perdre lentement la bataille. Mais non s'en être au préalable renseigné sur ce qui empêchait Harry de s'échapper et de lui hurler des mots qu'il espérait lui être parvenus et qui le libéreraient.

-BAVM-

Les jours étaient passés difficilement pour le petit garçon alors qu'il marchait derrière son compagnon. Bien que, en ce moment, le titre de compagnon put être remis en question car il était désormais certain que la personne derrière laquelle il se tenait n'était pas Draco. Son Draco n'aurait pas invoqué les droits Veelas sur lui, le forçant à une obéissance totale.

Peu importait à quel point il avait essayé pendant les rares moments où il n'avait pas été surveillé par le garçon blond, il avait été incapable d'avertir quelqu'un. Pas même Oncle Sev, qui était d'ordinaire aux aguets, n'avait remarqué que quelque chose clochait dans le comportement de son filleul. L'homme avait même cru aux « explications de Draco » et l'avait grondé sévèrement pour avoir osé songer à prononcer le « mot-p » (1) qu'il avait entendu de la part d'un couple de cinquième année. Encore la veille, Severus l'avait sévèrement réprimandé, acceptant sa semaine de punitions sans ciller. Harry était reconnaissant de ne pas avoir eu de fessée comme Severus aurait pu le faire s'il avait été celui qui l'avait entendu.

Mais aujourd'hui était un peu différent tandis qu'ils étaient assis dans leur salle commune, Draco au bureau et Harry sur le canapé. Au départ, il n'avait rien remarqué de particulier, mais rapidement, son attention se focalisa sur le visage de Draco qui était tordu par la douleur. Inquiet, il repoussa son livre, car même s'il avait été mal traité durant cette semaine, il n'en restait pas moins qu'il aimait la personne devant lui, peu importait que ce ne soit pas la bonne à qui il avait affaire.

Plusieurs expressions défilèrent sur le visage de Draco, certaines reconnaissables, d'autres non. De temps en temps, Harry put en identifier des familières. Elles étaient de Draco, son compagnon et non de cette parodie avant lui. Ces mines inquiètes venaient de son Veela et il nota qu'elles apparaissaient de plus en plus fréquemment.

Son cœur s'accéléra.

Quand l'une d'elles resta en place pendant presque une minute, il se rapprocha.

« Draco ? » murmura-t-il, prêt à reculer s'il en avait besoin.

Au début, il n'y eut aucune réaction, puis les yeux bleus s'illuminèrent, signe qu'ils l'avaient reconnu. Cela lui redonna de l'espoir et il commença à parler au garçon. Il vit alors qu'à chaque mot qu'il prononçait, une lueur s'allumait dans les yeux vides.

Tout à coup, le corps de Draco vacilla et il ouvrit brusquement les yeux. Quand leurs regards se croisèrent, Harry sentit son esprit être inondé d'images. Il réalisa qu'il s'agissait de souvenirs avant que Draco n'ouvre la bouche.

« Je te libère de mes ordres, » cria le Veela d'une voix rauque qu'Harry reconnut comme étant celle de son compagnon. « Fuis Harry ! » hurla-t-il à nouveau avant que son expression ne s'efface pour redevenir froide et furieuse.

Instinctivement, Harry l'écouta. Il se retourna et partit en courant. Il entendit que l'on criait derrière lui puis une main l'attrapa. Il gémit et se transforma machinalement sous sa forme animagus, désormais assez petit pour s'enfuir. Le fait qu'il fut capable de continuer prouvait que Draco avait bien détruit ses vœux et ce fut avec soulagement que le chaton courut jusqu'aux appartements de son oncle, hurlant le mot de passe alors qu'il reprenait sa forme humaine. Il eut à peine le temps de voir le regard choqué de celui-ci qu'il fonça sur lui.

« Draco… va pas… de l'aide… » hoqueta-t-il en s'accrochant à la robe de son oncle tandis qu'il reprenait son souffle.

« Harry, calme-toi. »

Severus passa ses bras autour du garçon essoufflé et tenta de le rassurer même s'il n'avait aucune idée de ce qui avait bien pu le mettre dans cet état.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Harry fut incapable de répondre, le choc d'être enfin libre et de pouvoir dire la vérité l'avait rendu léthargique. Il entendit son oncle marmonner un juron avant qu'il ne lui relève la tête. Ses yeux rencontrèrent ceux de l'homme et, dans la foulée, il sentit son esprit venir à l'encontre du sien. Il lui autorisa l'accès et s'accrocha encore un peu plus.

Les bras de son oncle se resserrèrent autour de lui lorsqu'il se retira.

« Par Merlin ! » s'exclama Severus d'une voix choquée et inquiète.

En maintenant toujours Harry, il appela un elfe. Une petite créature apparut et il lui ordonna d'aller trouver le directeur et de lui dire de venir ici immédiatement. Dès que l'elfe eut disparu, il souleva le petit garçon tremblant et l'assit sur une chaise.

Il se sentait coupable de la façon dont il l'avait traité durant les derniers jours, bien qu'il ait cru qu'à ce moment-là, l'enfant l'avait mérité.

« Écoute Harry, Albus va arriver d'une minute à l'autre. Je vais aller voir Draco et l'aider. »

« Je veux mon Draco, » chuchota Harry en passant ses bras autour de lui. « Rendez-le-moi. »

« Je vais le chercher, » assura Severus.

Même s'il détestait laisser Harry dans cet état, il le savait en sécurité ici. Draco avait désormais besoin de lui. C'était Draco qui avait besoin de lui dans l'immédiat.

Après une dernière caresse pour le petit brun, il sortit de ses quartiers pour se rendre dans ceux des garçons. Lorsqu'il entra, il avait la baguette à la main, un sort sur le bout de la langue.

Mais il n'y avait personne à qui lancer de sortilège. La salle commune était vide et une rapide vérification lui révéla que le reste de l'appartement l'était également. Severus faillit en lâcher sa baguette alors qu'une seule pensée passait en boucle dans son esprit.

Où était son filleul ?


À Suivre...


(1) : mot-p = putain.

Tadam ! Vous avez vu ? Vous n'avez pas attendu des mois avant d'avoir la suite, comme on vous l'avait promis :) Bon, certes, on avait dit Janvier, mais... On a pas pu avant. Désolés pour ça. Mais le voilà, et on espère que vous avez aimé. En tout cas, merci encore d'être là et de suivre la traduction, mais surtout, d'être aussi nombreux à nous laisser des commentaires. Vous nous motivez à fond ! Merci !

En espérant que le chapitre vous ait plu, on vous dit à la prochaine ! D'ailleurs, si vous voulez pour patienter, Nanola a écrit un Os très délire qui s'intitule "La Punition d'un Hibou"... oui, c'est en rapport avec Archimède... Allez lire, c'est un conseil ;)

Allez, à la prochaine :D

Archimède, Havirnyrce Vince & mandala7338