Roi des Neiges
Arc des Alliés
Chapitre 25 : Résolution
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Hans regarda Pansy alors que celle-ci traversait le portail qui les ramenait à Arendelle. Ses yeux étaient cernés et elle avait le teint pâle. Il faut dire qu'elle n'avait pas beaucoup dormi la nuit précédente…et ce le d'avant non plus.
Déjà, la veille, après avoir retrouvé Jīnfă, il avait fallu fuir le plus discrètement possible la forteresse sombre. Leur intrusion de la bibliothèque n'allait pas passer inaperçu bien longtemps. Ils avaient donc marché pendant le reste de la nuit et une partie de la journée suivante pour arriver à fuir le territoire ennemi qui semblait se refermer sur eux. Alors qu'ils n'avaient mis au départ qu'une demi-journée pour y arriver, le soleil se couchait déjà quand ils avaient enfin pu s'arrêter.
Ils auraient pu profiter d'une bonne nuit de sommeil mais l'adrénaline de la fuite étant retombée, de sombres pensées avaient envahis leurs esprits, les empêchant de dormir.
Erik allait mourir.
Bon, ce n'était pas tout à fait ce que Jīnfă leur avait dit. Selon elle, il pouvait mourir. Mais pour Pansy ça revenait au même. Elle s'était tournée et retournée sous sa tente pendant une partie de la nuit, en prise avec l'angoisse. Finalement, au bout d'un moment, elle s'était décidée à se lever pour rejoindre celle de Hans.
Lui non plus ne dormait pas mais il était également inquiet. Il avait vu Pansy entrer dans sa tente et se tenir sur le seuil avant qu'il ne lui fasse signe d'entrer. Il ne sut jamais ce qu'elle avait voulu lui dire…si elle avait voulu lui parler. Sans qu'aucun des deux ne sache vraiment pourquoi ou comment ils en étaient arrivés là, ils s'étaient jetés l'un sur l'autre dans une frénésie de sexe désespéré.
Ce n'était finalement que quelques temps avatar l'aube que, Pansy, épuisée, avait réussis à dormir, le visage contracté par l'anxiété et des larmes aux yeux. Hans, lui, n'avait pas dormi et s'était contenté de la regardait tout comme il l'a regardait encore maintenant alors qu'ils abandonnaient les jungles chinoises pour les pleines d'Arendelle.
Depuis que Jīnfă leur avait révélé la condition d'Erik, il avait réfléchi à ce qu'il convenait de faire et il en était venu à la seule conclusion possible.
Son esprit se diffusa au travers le château et il vit que tous ses amis étaient présents. Tous sauf bien sûr l'intéressé ce qui l'arrangeait.
Tout le monde, écoutez-moi, dit-il par la pensée.
Devant lui, il vit Pansy frémir. Elle se retourna vers lui et le regarda avec des yeux surpris, interrogatifs et surtout, hantés. Mais le regard que lui renvoya son ami était déterminé.
J'ai quelque chose à vous dire…
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« Pointe Newt Scamander ! » s'exclama Erik.
Une sphère lumineuse s'échappa de la pointe de son épée et se lit à flotter devant lui. Tressautant, elle hésita quelques instants puis se mit à filer le long d'un couloir, le jeune sorcier courant à sa suite. Cette version modifiée du sort de recherche allait le mener tout droit à Newt et, il l'espérait aussi, à Tina et Jacob.
Il devait se dépêcher. Scott Potter avait parlé d'exécution et ce n'était pas des paroles en l'air. En effet comme son homologue non magique, le MACUSA pratiquait la peine de mort, une pratique qui dégoutait Erik presque autant que l'utilisation des Détraqueurs en Angleterre.
D'après ce qu'il savait, ils utilisaient une potion spéciale qui rongeait tout ce qui était organique. Le condamné était assis sur un siège qui plongeait dans un bassin où se trouvait la potion. Heureusement, celui-ci n'était pas conscient, pas complètement. La potion ayant certaine facultés semblables à une pensive, il était possible pour le bourreau d'extraire des souvenirs heureux et de les transférer dans la potion qui les reflétait, plongeant leur possesseur dans une espèce de transe. Celui-ci se laissait alors as soir sur le siège et plongé dans la potion acide n état de transe extatique.
De toute façon, quel que soit le mode d'exécution, il était hors de question qu'il laisse cela arriver. Quelque chose se tramait mais il ne savait pas quoi. La condamnation par Graves était beaucoup trop rapide et son hypothèse beaucoup trop tordue pour que le jeune prince ne soupçonne pas quelque chose de louche là-dessous.
Alors qu'il courait le long d'un loup couloir peint dans des tons métalliques, il sentit qu'il se rapprochait. Il n'y avait qu'une porte, tout au fond de toute façon.
« Monsieur Scamander ! » entendit-il.
Reconnaissant la voix de Tina, Erik pressa le pas. Heureusement la porte était ouverte. Il l'a franchi et pénétra alors dans une salle recouverte de marbre blanc du sol au plafond. Dans un bassin creusé à même le sol et qui prenait les deux tiers de la pièce se trouvait la potion mortel mais quelque chose n'allait pas. D'une couleur semblable à du mercure, elle s'agitait toute seule et semblait prête à engloutie Tina, perchée sur la chaise d'exécution qui commençait à fondre.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? » s'exclama Erik.
Newt se tourna vers lui.
« Une baguette magique est tombée dans la potion » dit-il.
Son élément magique avait dû entrer en interaction avec elle d'où le fait qu'elle soit hors de contrôle.
« Ne paniquez pas ! » s'exclama alors Newt en se tournant à nouveau vers Tina.
« Et comment suis-je censé réagir ! » persifla celle-ci.
Erik tendit les mains, celle avec l'épée et celle sans, en direction de la potion pour la geler mais les remous rendaient l'opération difficile.
« Je ne pourrais pas la congeler à temps ! » s'exclama-t-il.
Newt siffla alors et Erik vit quelque chose redescendre vers eux. Il reconnut alors le démonzémerveille que le magizoologiste leur avait montré à lui et Jacob plus tôt dans la soirée. Newt avait dû l'utiliser plus tôt pour distraite les bourreaux qui gisaient sur le sol, heureusement toujours en vie.
« Sautez ! » dit Newt.
« Êtes-vous cinglé ? » siffla Tina.
« Sautez sur lui ! »
Erik comprit alors, il voulait que la jeune Auror se serve de la créature comme marchepieds pour échapper au liquide corrosif.
« Tina, écoutez-moi, je vous rattraperai » dit Newt d'un ton confiant.
La jeune femme le regarda dans les yeux, incertaine. Elle n'allait pas vraiment avoir le choix puisque le siège sur lequel elle se tenait commençait à être de plus en plus attaqué par la potion.
« Maintenant ! » s'exclama alors Newt.
Tina sursauta mais obéit instinctivement à la voix. Elle sauta par-dessus le liquide et son pied se posa sur le dos de la créature. Elle fit alors un autre pas et réussit à atteindre le bord du bassin où le magizoologiste la prit dans ses bras.
Erik soupira, soulagé. Mais il se rendit compte que ce n'était pas le moment de se reposer quand une alarme se mit à retentir.
« Il faut y aller ! » dit-il.
Newt hocha la tête puis rappela le démonzémerveille qui se replia dans sa main. Il saisit alors celle de Tina avec l'autre et se mit à courir derrière Erik. Bien entendu, à cause de l'alerte, les Aurors les recherchaient activement.
Alors qu'ils se trouvaient dans une vaste salle à colonnes, ils tombèrent sur trois d'entre eux et durent se cacher derrière l'une de celles-ci.
« Pourquoi êtes-vous revenus pour nous…votre altesse ? » demanda Tina.
« Vous ne croyez pas que le moment est mal choisi ? » demanda Erik en figeant l'un de leurs assaillants.
« Il a raison » reprit Newt. « Je propose que l'on parle plus tard. »
Il relâcha à nouveau le démonzémerveille qui assomma les deux autres. La créature se mit alors à voler autour d'eux en s'attaquant aux autres Aurors qui les avaient pris en chasse. La créature faisait un bon bouclier…enfin, quand on ne devait pas lui rappeler d'éviter d'aspirer le cerveau de ses victimes.
Alors qu'ils allaient sortir de la salle, Erik entendit des pas devant eux. Il tendit son épée mais se figea quand il reconnue Queenie Goldstein…accompagnée de Jacob…et tenant la valise de Newt à la main.
« Il va falloir que vous m'expliquiez comment vous avez fait ça… » balbutia Erik, oubliant son propre conseil.
« Plus tard, mon cher » répondit la jeune femme. « D'abord… »
« On ne bouge plus ! » s'exclama alors une voix derrière eux.
Tous se retournèrent et virent qu'un Auror les visait de sa baguette. Erik allait réagir mais l'homme se figea et s'effondra sur le sol.
« Henry ? » s'exclama Erik en reconnaissant la silhouette qui se tenait derrière lui. « Qu'est-ce que tu fais là ? »
« Je…je ne pouvais pas te laisser seul » dit le jeune ancêtre d'Erik. « Ça ne me semblait pas…bien. »
« Tu te rends compte que tu vas devenir un fugitif. »
« Tu n'es pas le seul à avoir l'immunité diplomatique » dit Henry avec un rire jaune. « Autant qu'elle me serve à quelque chose. »
Erik soupira mais n'ajoute rien.
« Il faut toujours trouver un moyen de sortir » dit-il alors. « Je pense que toutes les sorties doivent être gardés. »
« Je connais un moyen » dit alors Queenie. « Là-dedans. »
Et elle souleva la valise.
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Erik ne savait pas si les Aurors américains de cette époque étaient capable de suivre la magie de quelqu'un à la trace mais il choisit de ne pas prendre de risque et de jeter des sorts pour brouiller les pistes.
Finalement, ils se retrouvèrent sur le toit d'un vieil immeuble sur lequel se trouvait un pigeonnier qui avait autrefois appartenu au grand-père de Jacob. Le fait que celui de Queenie élevait des chouettes ne faisait que les rapprocher un peu plus.
Comme ils étaient à présent au calme, Erik pu à nouveau demander à la jeune sœur de Tina comment elle avait libéré Jacob et récupéré la valise de Newt toute seule. Apparemment elle avait persuadé (ou plutôt fait chanté) l'agent chargé d'oublietter Jacob grâce à un sordide et somme toute banale histoire d'adultère qu'elle avait glané au hasard de son esprit. L'avait-elle su au moment opportun ou alors lui arrivait-il de glaner des informations autour d'elle de temps en temps, Erik n'était pas sûr. Cependant il penchait pour la seconde solution. Malgré son caractère un peu évaporé, le jeune prince soupçonnait qu'elle était plus maligne qu'elle ne laissait paraître et était tout à fait au courent que l'information était un pouvoir en soi.
Par la suite, elle et Jacob s'étaient infiltrés jusqu'au bureau de Graves pour récupérer la valise. Bien sûr, les enchantements sur sa porte résistant aux sortilèges d'ouverture mais ça ne les avaient pas arrêté. En effet il avait suffi à Jacob d'un coup de pieds pour l'ouvrir. Erik avait souri en apprenant cela. Une nouvelle fois cela montrait à quel point les sociétés manquaient d'imaginations et sous estimaient les non sorciers. Il savait qu'un Jr ce ne serait plus le cas mais il espérait qu'ils ne l'apprennent pas de la manière forte.
« Maintenant je pense que c'est vitre tour, votre Altesse » dit Tina quand sa sœur eut finit son récit.
« Mon tour de quoi ? » demanda Erik.
« De nous expliquer. »
« Vous expliquer quoi ? Il me semble que j'ai tout dis dans la salle du conseil, non ? »
« Vous aviez dit que vous étiez venu chercher de l'aide, non ? » demanda la jeune femme. « Alors pourquoi devenir un fugitif ? »
« Je n'allais pas vous laissez être exécutés quand même ! » s'indigna Erik. « Moi aussi je fais partie de l'équipe ! »
« C'est très gentil tout ça mais vous n'aviez peut-être pas besoin de vous en mêler. »
On aurait pu croire qu'elle lui faisait des reproches mais en fait, elle semblait inquiète, réellement inquiète. Pas pour lui, ou pour elle mais pour les gens qu'il risquait se condamner si ça mission échouait. Son sens du devoir était... impressionnant.
« Je veux dire… » reprit-elle. « Ce n'est pas comme si vous aviez vraiment voulu être impliqué dans tout ça. Comme M. Kowalski, vous avez été impliqué par hasard dans cette affaire… »
« Détrompez-vous ma chère » dit Erik avec un sourire. « Ma présence n'était pas dû au hasard. Il se trouve que ma mission était des plus…flou…le seul indice que j'avais c'était de trouver la personne à l'origine de mon voyage dans le temps. »
« Qui d… »
Tina se figea et se tourna alors vers Newt. Erik fit de même avec un sourire. L'homme cligne des yeux puis pointa son torse du doigt avec interrogation.
« C'est exact » dit Erik. « Dans les jours à venir, avant mon départ, je vais écrire une lettre que je vais vous confier et que vous donnerez à mon futur moi dans plus de soixante-dix ans. »
« Ça fais une longue attente. J'espère que je ne perdrais pas la lettre. »
« S'il l'a reçu c'est que vous ne la perdrez pas M. Scamander » soupira Tina.
Elle écarquilla alors les yeux.
« Est-ce que ça veut dire aussi que nous allons résoudre cette affaire ? » demanda-t-elle.
« Normalement… » dit Erik. « Enfin, c'est soit ça, soit nous causons un paradoxe temporel qui détruit l'intégralité de la réalité. »
Bon, c'était un peu pessimiste, c'est vrai…et aussi assez obscure pour des gens de 1926. Bien sûr, il fut s'expliquer.
« Bon dans tous les cas, il nous faut impérativement retrouver les autres créatures qui se sont échappés » décreta Tina. « Si Graves pense que c'est un animal qui a fait ça, il faut absolument éviter qu'il puisse s'en servir comme bouc émissaire. »
« Il n'en reste plus qu'une » répondit Newt. « Dougal, mon demiguise. »
« Dougal… » dit la jeune Auror.
Elle semblait comme…attendrit par cette phrase. Mais plus que le nom de l'animal, Erik était sûr que c'était l'attitude de Et qu'elle trouvait touchante.
Mais soudain, Erik fronça les sourcils à ce que venait de dire le magizoologiste.
« Une minute, et l'occamy ? »
« Quel occamy ? » demanda Tina.
« Quand nous avons retrouvé la valise ce Jacob, j'ai senti à trace de six créatures : le murlap, l'eruptif, le niffleur, le demiguise, un billywig et…un occamy. »
Il du bien sûr faire un léger exposé sur ce qu'était la perception magique et sur le fait qu'il avait déjà rencontré de nombreuses créatures et appris à reconnaître leur trace. C'était lavent âge de connaître un couplé se sorciers plusieurs fois centaines qui leur avait appris de nombreuses choses au fil des années.
« C'est impossible ! » s'exclama Newt. « J'ai compté mes occamy, il n'en manquait pas un seul…à moins… »
« À moins ? » demanda Tina.
« Je…je crois que je n'ai pas compté celui qui est né à la banque » répondit le magizoologiste.
L'aurore soupira.
« Bon. Prenons les choses une par une. Commençons par le demiguise. »
« Ça risque tout de même d'être difficile » dit Newt. « Dougal est le plus souvent…invisible. »
« Invisible ? »
« C'est l'une des capacité des demiguise » intervint Erik. « Leur pelage et leur peau sot sensible à la lumière et peuvent les rendre invisible. C'est à cause de ça qu'ils sont chassés par des braconniers, pour faire des capes d'invisibilité avec leur fourrure. »
« C'est ce qui a failli arriver à Dougal. »
« Mais donc comment l'attrapez-vous ? » demanda Tina.
« Avec difficulté » répondit Newt avec un rire gêné.
« Et vous ne pouvez pas suivre sa trace…votre altesse ? »
« Laissez tomber les titres, ce n'est pas vraiment le moment » dit Erik. « Et il me faudrait des traces fraîches pour que je puisse les suivre. Surtout dans une ville aussi grande. »
« Gnarlak » dit alors Tina après un moment.
« C'est un nom gobelin » dit Erik.
« C'est un de mes informateur » dit Tina. « Enfin…était. Il vendait des créatures magiques en parallèle. »
Sous-entendu, au marché noir. Cela faisait de lui une sorte de gangster…enfin aux yeux des sorciers. Les gobelins avaient, eux, avaient une vision des choses un peu différentes. Tout commerce était légal même si ce qui était vendu ne l'était pas. Tant que la vente elle-même était honnête, le reste n'avait pas d'importance.
Tina les avait donc conduit dans une ruelle abandonné du lower east side et descendu un escalier menant à une cave…enfin ça devait être une cave mais la porte était recouverte d'affiches. L'une d'elle en particulier, une jeune femme style art nouveau, les regardait fixement. C'était une image sorcière.
D'après la jeune Auror, c'était l'entrée d'un bar clandestin que son informateur fréquentait. En fait, c'était là qu'il menait ses affaires. Tina et Queenie enchantèrent alors leurs vêtements pour les changer en robes de soirées. Apparemment, il y avait un dress code. Newt refit son nœud papillon et Erik défroissa ses habits et ceux de Henry et Jacob.
Son arrière-grand-père n'avait pas dit grand-chose depuis qu'ils étaient partis du MACUSA. En fait, il semblait plutôt accuser le coup. Il faut dire qu'il n'était pas du tout dans son élément. En tous les cas, pour plus de sûreté, Erik avait décidé de ne pas le mâcher d'une semelle.
L'intérieur faisait penser à Erik à ces bars clandestins que l'on pouvait voir dans les films de gangster sur la prohibition : une atmosphère enfumée et un peu sombre qui mêlait bourgeois en train de s'encanailler, artistes fauchés et criminels de tous poils. Une gobeline vêtue de volants de satin noir et brillant avec des bijoux argentés chantait du jazz en créent des formes argentés du bout de ses longs doigts.
Gnarlak n'était pas encore arrivé. Jacob se retrouva rapidement devant le bar et Queenie le rejoignit. Pendant ce temps, Newt et Tina étaient assis à une table haute. Erik, lui, se tenait à la table d'à côté, dos à la jeune femme, pour éviter qu'ils ne se fassent remarquer. Henry était en face de lui.
Tina était visiblement mal à l'aise. Après tout elle avait être te la moitié des gens présent ici.
« Je…je sais que ce ne sont pas mes affaires » commença Newt. « Mais j'ai vu quelque chose dans…dans la potion de mort, là-bas. »
Il devait parler de la potion qui servait à l'exécution. Cela voulait dire qu'il avait vu un souvenir de Tina.
« Je vous ai vu serrer ce garçon des fidèles de Salem dans vos bras… »
« Il s'appelle Croyance » répondit la jeune femme avec un léger sourire.
« Croyance Barebone ? » demanda Erik.
« Vous le connaissez ? »
« Je l'ai croisé en arrivant ici. Il m'a guidé dans la ville… est-ce que c'est un sorcier ? »
« Euh…non » répondit Tina. « Pourquoi. »
« Pour rien… »
Il était toujours perplexe par ce qu'il avait ressenti en le voyant. Sa perception magique lui disait bien que ce n'était pas un sorcier et pourtant…
« Sa mère le bat » dit alors Tina de but en blanc.
Erik grimaça. Oui, en voyant Mary Louis Barebone, il s'était dit qu'elle était ce genre de femme.
« Elle bat tous les enfants qu'elle a adopté mais c'est lui qu'elle déteste le plus. »
« C'était elle le non-maj que vous avez attaqué ? »
Erik entendit un bruit étranglé. Il se tourna vers Henry et vit que le je ne homme grimaçait, son verte vide à la main. Soit il avait avalé de travers, soit la boisson, du whisky pur-feu, rien de moins, lui avait décapé la gorge.
« C'est ce qui m'a coûté mon travail. Je m'en suis pris à elle devant toute une assemblée de ses cinglés de fidèles. Il a fallu tous les oublietter. Ça a fait un scandale. »
« Vous n'avez pas été bien maligne aussi » grogna Erik.
La jeune femme se tourna vers lui, des éclairs dans les yeux.
« Vous auriez préféré que je ne fasse rien ? »
« Non, que vous soyez moins stupide et que vous n'employiez pas la magie. Vu son gabarit vous auriez facilement pu lui en mettre une. »
Comme d'habitude, les sorciers réfléchissaient avec leur baguette et pas avec leur tête. Le Statut du Secret serait plus simple à conserver s'ils ne tiraient pas leur baguette à tout bout de champs.
A ce moment-là, Queenie leur fit un signe depuis le bar. Un gobelin assez grand avec une bedaine et une tête assez imposante venez d'entrer. Nonchalamment, il s'approcha d'eux et s'assit à leur table.
Afin d'éviter de dévoiler tous leurs atouts, Erik resta en retrait de la discussion. En fait, il fit en sorte de ne pas être remarqué et étendit sa magie à son ancêtre.
En tous les cas le gobelin semblait bien informé. Il était au courent pour la valise de Newt et aussi du fait que leurs têtes étaient mises à prix. Bien sûr, cela allait jouer dans les négociations. Il allait falloir que le prix soit à la hauteur de la tâche. Newt fit alors glisser quelques galions sur la table.
« Le MACUSA offre plus que ça » renifla Gnarlak.
Heureusement, se dit Erik, il avait bien plus à disposition. Mais soudain il blêmit. Sa valise, avec tout son argent, était restée dans les appartements de Scott Potter. Il jura. Il n'avait plus rien pour négocier. Ou peut-être que si finalement. Il fouilla rapidement dans sa poche et en tira un miroir à double sens.
Newt en était à négocier pour éviter d'avoir à donner Picket, son botruc, quand Erik se leva et posa sa main sur la table.
« Et si vous nous faisiez une faveur » dit-il en regardant le gobelin dans ses petits jeux noirs.
Celui-ci les plissa d'ailleurs en regardant le jeune homme puis se tourna vers Tina.
« Il est avec nous » dit-elle.
« Mais moi je ne le connais pas » dit Gnarlak.
Cela devait être un aveu assez dur à faire pour quelqu'un d'aussi bien informé que lui. Erik remerciait Dieu et Merlin que la présidente soit enfin efficace à quelque chose et avait fait garder ses secrets.
« Ça n'a pas d'importance. Tout ce que vous avez besoin de savoir, c'est que je suis le genre de personne à qui vous pouvez faire une faveur. »
« Vous ? » demanda le gobelin en tendant l'un de ses doigts crochus vers Erik et en esquissant un rictus carnassier.
« Oui, lui » dit alors une voix qui semblait venir de nulle part.
« Qu'est-ce que… » bredouilla le gobelin.
Erik sourit puis posa devant lui e miroir sur lequel on pouvait voir le visage de Rangor. Gnarlak blêmit. Soit iI avait reconnu Rangor soit quelque chose dans la tenue du gobelin lui donnait des renseignements sur son rang.
« Sachez que la personne devant vous est un important client de la banque » poursuivit Rangor. « Un très important client. »
« De…de la banque ? » demanda Gnarlak.
« De toute la banque. »
Gnarlak écarquilla les yeux et se mit à fixer Erik, éberlué. En fait il n'était pas le seul, Newt, Tina et Henry regardait leur ami avec le même regard. Et pour cause, Rangor venait tout simplement de laisser entendre que la nation gobeline dans son intégralité considérait Erik comme quelqu'un d'important.
Il faut dire que la banque Gringotts n'était pas seulement une entreprise dirigée par les gobelins. C'était aussi le gouvernement de la nation gobeline. Le roi des Gobelins était aussi le directeur de la banque…mais c'était en fait l'inverse car c'était la direction de la banque qui assurait la couronne. Toujours était-il que faire une faveur à Erik revenait à en accorder une au gouvernement gobelin.
« Nous avons donc un accord ? » demanda alors Rangor en fixant Gnarlak.
« Euh…euh oui…je… »
« J'attends vos informations » dit Erik.
« Euh…alors… »
Le gobelin semblait un peu perdu.
« Quelque chose divisible sème le trouble sur...euh…la 5ème Avenue. Vous devriez aller jeter un coup d'œil au…au centre commerciale. »
« Une dernière chose » interrompit alors Newt. « J'aurais aimé savoir ce que vous savez sur un certain Graves qui travaille au MACUSA. »
Gnarlak se tourna vers Erik qui hocha la tête.
« Malheureusement, je…je ne sais pas grand-chose, rien qui ne soit pas officiel. »
Newt soupira.
« Bien entendu je compte sur vous pour que personne, gobelin ou non, ne sache que notre client et ses amis se trouvait ici, n'est-ce pas ? » reprit Rangor.
Gnarlak blêmit…ou ce qui pourrait être assimilé à un blêmissement chez un gobelin. Un cri d'alerte de l'un elfe de maisons les renseigna sur la raison de son malaise. Les Aurors étaient là. Gnarlak les avait déjà prévenus.
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Erik tourna la tête brusquement et scruta l'espace autour de lui.
« Un problème ? » lui demanda Henry.
« La créature…je la sens » dit-il.
« Dougal ? » Dean da Newt.
« Non. Celle qui crée les incidents. »
« Vous pouvez la ressentir ? Vous savez où elle est ? » demanda alors Tina avec empressement.
Erik secoua la tête.
« C'est trop loin. J'ai juste peur un écho. Je pense juste que c'est au sud. »
Étrangement, à ce moment-là il n'arrivait pas à s'enlever Croyance de la tête. Il habitait aussi dans cette direction. Il connaissait à peine le jeune homme mais il ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter pour lui.
Mais ce n'était pas le moment. Ils avaient d'autres cas à fouetter.
« Au fait » demanda Jacob alors qu'ils approchaient des grands magasins de la 5ème avenue. « Qu'est-ce qui va arriver à Gnarlak ? »
La fuite du pub avait été assez brutale mais finalement ils avaient réussis à fuir in extremis. Il avait cependant été nécessaire de raconter ce qui s'était passé à Jacob et Queenie qui avaient plutôt été pris au dépourvus par la descente des Aurors.
« Il est probable qu'il sera exécuté » répondit Erik.
« Ex…exécuté ? » balbutia l'homme.
« En prévenant les Aurors, il a défié Gringotts. Il est peu probable que les gobelins lui pardonnent facilement. »
« Donc il va être mis à mort parce qu'il a…désobéit ? »
« Pas exactement. Plutôt parce qu'il a mien danger la pérennité de la banque et des gobelins. »
« Je ne comprends pas. »
« Pour les gobelins, ce n'est pas le meurtre le pire crime, c'est le vol. »
« Mais Gnarlak ne les a pas volé ! »
« Le terme « voler » est au sens large. On peut dire qu'il s'agit de mettre en danger la structure de la banque, et donc la pérennité des gobelins. Une action pouvait amener à perdre un client est un crime, surtout si la banque estime ce client. »
« Comme vous ? » demanda Tina.
« Exactement » répondit Erik. « Si à cause du comportement de Gnarlak je venais à quitter la banque alors cela pénaliserait la société gobeline. »
« Et donc il va se faire exécuté pour avoir mis en danger les gobelins » en conclut Jacob.
« C'est ça. Enfin sauf si je demande sa grâce. Les gobelins sont très à cheval sur les dettes et ce serait bien d'avoir un commerçant bien informé comme Gnarlak dans sa poche au cas où. »
Mais déjà ils arrivaient au niveau des grands magasins. Dans une vitrine ils virent un sac à main se mettre à flotter dans les airs. Is étaient au bon endroit. Il leur fut alors assez facile d'ouvrir les portes et de pénétrer à l'intérieur pour suivre le sac flottant.
« Les demiguises sont d'un naturel pacifique mais ils peuvent vous mordre assez l'échelle si vous les provoquez » dit Newt alors qu'ils se cachaient derrière une décoration en plastique en forme de sapin.
Un peu plus loin, Dougal avait réapparut. Il avait une silhouette simiesque avec de long bras et des jambes courtes chacun finis par des membres préhensiles aux doigts allongés. Il avait une longue queue qui faisait plus de la moitié de son corps et qui se balançait dans son dos. Son pelage, blanc argenté, était fin, long et soyeux et se déplaçait avec fluidité à chacun de ses mouvements. Plus long au niveau du menton de son visage glabre, on avait l'impression de voir un sage vénérable avec une longue barbe et moustache. Sa fourrure formaient égalent deux sourcils pointant vers le heu comme des antennes au-dessus de ses grands yeux jaunes.
« Le mieux serait que j'essaye non ? »
« Sans doute » répondit Newt. « Mais mieux vaudrait envisager plusieurs stratégies. »
Il se tourna alors vers Jacob et Queenie.
« Essayez de le contourner par la droite » leur dit-il. « Et surtout essayez de ne pas être trop prévisible. »
Erik retint un juron. Il avait oublié qu'en plus de leur faculté à devenir invisible, les demiguises avaient une vision basé sur les probabilités qui lui permettait d'anticiper le futur immédiat le plus plausible. Cela n'allait 0as être simple d'attraper quelque chose qui pouvait vous voir venir.
Il y eut alors un rugissement au loin.
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Tina.
« La raison pour laquelle le demiguise est ici je pense » répondit Newt. « La bonne nouvelle c'est que nous n'aurons pas à chercher notre occamy en fuite bien loin. »
« Et la mauvaise ? » demanda Henry.
« Euh…et bien j'espère qu'il n'y en aura pas… »
Erik observa la créature et vit que le sac qu'il avait dérobé ne servait qu'à transporter d'autres rapines composer de biscuits et de confiseries. Il cherchait donc à nourrir l'occamy.
Saisissant la chance de pouvoir attraper les deux créatures en même temps, le groupe mené par Newt suivit prudemment Dougal jusque dans les combles où celui-ci s'était arrêté pour poser ses trouvailles sur le sol.
« Il cherche bien à nourrir l'occamy, n'est-ce pas ? » chuchota Erik en regardant autour de lui pour tenter de l'apercevoir.
Un bruit lui fit alors lever la tête. Ses yeux s'écarquillèrent et tout l'air quitta ses poumons quand il vit la créature. On aurait dit qu'elle était partout à la fois. De longs anneaux serpentins s'entassaient sur les poutres du plafond et une tête commença alors à en émerger.
Newt posa sa valise sur le sol à côté du demiguise et commença à reculer doucement pour éviter d'effrayer l'occamy. Celui-ci continua donc à avancer la tête immense et celle-ci se retrouva bientôt dans la lumière. La tête serpentiforme était pourvue d'un large bec pointu légèrement recourbé sa tête était recouvertes d'écailles turquoises et violettes iridescentes et des plumes des même couleurs étaient plantés sur ses arcades sourcilières, sans doute pour protéger ses deux énormes yeux jaunes tirant sur le verre.
A sa façon, on aurait dit qu'il était le chaînon manquant entre le dinosaure et l'oiseau tant il semblait tenir des deux. Il était aussi probable qu'il soit la créature qui ait inspiré aux aztèques le culte de Quetzalcoatl, le grand serpent à plumes. Cependant les cornes qui paraient sa tête de chaque côté montrait sans doute sa parenté avec les dragons.
« C'est…c'est bien le bébé d'hier, n'est-ce pas ? » demanda Erik alors que, tout en ne lâchant pas Newt du regard, la tête ouvre son bec pour engloutir la friandise que lui tendait le demiguise.
« Les occamys sont choranaptyxique » répondit le magizoologiste. « Ils grandissent pour remplir l'espace environnant. »
Il tendit la main vers la large tête de la créature serpentine en chuchotant doucement. Celle-ci commença donc à approcher. Soudain, Erik vit le demiguise se tendre et ses yeux passer au bleu. C'était ça. Son pouvoir de prédiction. C'est à ce moment-là qu'il entendit un tintement. Il tourna la tête et vit que Queenie avait commencé à avancer vers eux. Malheureusement son pied avait heurté une décoration de Noël pourvue d'un grelot.
Paniqué, l'occamy se mit à piailler et à s'agiter. Ses longs anneaux se mirent à se tordre, heurtant des caisses et des étagères. Newt essaya bien de le calmer mais il se prit un coup de ses larges ailes dans le ventre. Erik, lui, poussa son ancêtre et tous les deux tombèrent au sol alors qu'un lourd anneau s'écrasait à l'endroit où ils se trouvaient juste quelques secondes plus tôt.
Erik se releva et leva les mains en direction de la créature, espérant la calmer grâce à la bénédiction de la licorne. Mais elle ne le voyait pas. Erik étendit alors son esprit pour toucher le sien et ainsi attirer son attention. Cette fois, cela fonctionna. La large tête de l'occamy se tourna vers lui.
« Voilà…voilà…calme…calme-toi » dit-il doucement.
Il voulut alors envoyer un sort apaisant sur la créature mais c'est à ce moment-là que sa magie lui fait défaut. Alors qu'elle avait parfaitement fonctionné jusque-là, ce simple sort suffit à la faire dérailler.
L'occamy rugit. Au lieu d'être apaisé, il devenait complètement hystérique. La magie avait été trop forte, trop brusque. Elle lui avait fait mal. Ses mouvements devinrent alors encore plus violent, tellement qu'Erik ne put éviter d'être heurté par les épais anneaux de la créature. Le choc expulsa l'air de ses poumons et il n'eut pas le temps de les remplir à nouveau qu'un nouveau choc se fit sentir, cette fois dans le dos.
Il était à présent plaqué contre le plafond. Instinctivement, il s'accrocha à l'occamy et il fit bien car la pression était si forte qu'elle perça le toit. Si Erik n'avait pas été aussi bien accroché, il serait tombé dans le vide.
Heureusement, les mouvements erratiques de l'occamy ramenèrent Erik à l'intérieur. Il lâcha alors la peau écailleuse et s'écrasa sur le sol.
« Erik ! » s'exclama Henry en s'approchant de lui.
« Ça…ça va » dit celui-ci en se redressant.
« Tu…tu saigne ! »
Erik essuya sa bouche et vit qu'il y avait en effet du sang dessus. Il espérait juste qu'il n'avait pas de lésion interne.
« Il nous faut un insecte ! » s'écria alors Newt.
Il avait réussis à grimper sur la tête de la créature et la chevauchant en se tenant à ses longues cornes.
« Quoi ? » s'exclama Queenie en se tournant vers Jacob.
Mais celui-ci avait déjà fort à faire car Dougal avait sauté sur son dos pour se protéger et enserrait son cou de manière un peu trop serré.
« N'importe quel insecte ! » insista Newt. « Et une théière ! »
Regardant sur le sol, Erik vit un cafard courir pour échapper au déluge d'échardes de bois qui tombait à chaque fois que l'occamy détruisait une poutre. Mais déjà, Jacob la poursuivait. Malheureusement, il tentait de l'attraper à grands coup de pieds. Tout ce qu'il allait faire c'est l'écraser. C'est pour ça que le jeune homme l'attira à lui d'un sort.
« J'ai la théière ! » s'exclama alors Tina en tendant l'objet devant elle.
« Et moi j'ai… »
Mais à ce moment-là, Erik se figea. En fait, tut dans la pièce se figea, même et surtout l'occamy. Sa tête était à présent braquée sur Erik qui tenait le cafard dans sa main. Malheureusement, en se figeant, les anneaux de la créature avaient coincé tout le monde à divers endroit de la salle. Bien entendu, Erik était d'un côté et Tina de l'autre.
Le jeune homme regarda l'Auror et lui fit un signe interrogatif. Celle-ci hocha la tête. Erik arma donc son bras et jeta le cafard à travers la pièce.
A ce moment-là, l'occamy se remit à bouger, poursuivant l'insecte. De son côté, Tina, la théière tendu devant elle, courrait à sa rencontre. Erik aurait bien guidé la trajectoire du parasite mais il craignait d'utiliser à nouveau sa magie immédiatement. Heureusement, la jeune femme était suffisamment athlétique pour arriver à le rattraper.
L'occamy se dressa alors dans les airs, ses anneaux entourant Tina. La jeune femme vit alors la large tête plonger vers elle où plutôt vers la théière où se trouvait le petit cafard. Craignant l'impact, elle baissa la tête mais alors qu'elle descendait, la créature se mit à retenir. Elle devint suffise ment petite pour rentrer entièrement à l'intérieur de la théière que Newt referma aussitôt avec un couvercle trouvé dans l'une des caisses éventrés.
« Choranaptyxique » dit-il d'une voix essoufflée. « Ils rétrécissent aussi pour rentrer dans l'espace environnant. »
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Il fut par la suite assez facile de ramener les deux derniers fugitifs dans la valise. Dougal fut ramené dans son perchoir forestier et le jeune occamy, déposé dans le nid de bambou juste devant. C'était sans doute à cause de leur proximité que le demiguise s'était sentit responsable du bébé.
De son côté, Erik pensait ses plaies. Il s'était lancé un sort simple de diagnostic et avait constaté que deux de ses côtés étaient fêlés et qu'une troisième était complètement brisée. Elle avait d'ailleurs provoqué quelques dégâts internes heureusement peu importants, du moins à court terme. S'il ne se soignait pas très rapidement, les dégâts pourraient s'aggraver.
Heureusement, il connaissait plusieurs sorts de soins mineurs. Il avait insisté pour que tous les Défenseurs les connaissent afin de pouvoir assurer les premiers soins sur eux ou les camarades sur les champs de bataille.
Grâce à cela, il put partiellement ressouder sa côte brisé. Ce n'était pas beaucoup mais suffisant pour empêcher de nouveaux débats de survenir. Il prit ensuite une petite dose de potion poussos afin d'accélérer le processus de soin. Généralement il fallait conserver un certain repos pour favoriser la guérison mais grâce à un sort chinois de renforcement du corps appliqué juste sur ces côtes irait parfaitement…du moins jusqu'à ce qu'il puisse se faire soigner par des spécialiste. Après tout, d'après ce qu'il savait, cette affaire serait bientôt finie.
« J'ai une question à vous poser » dit alors Newt alors qu'il finissait ses soins. « Quand nous étions à la banque, vous avez parlé de mon livre… »
« Je préférerais vraiment éviter de révéler l'avenir, vous savez » grogna Erik.
Il regarda Newt puis soupira.
« Votre livre va devenir une référence dans le domaines de la compréhension des créatures magiques. »
« Merci » dit alors le magizoologiste. « C'est tout ce que je voulais savoir. Vous savez, beaucoup de gens ne considèrent les créatures magiques que comme des nuisibles à exterminer ou alors des sources d'ingrédients de potion ou de baguette. J'espère pouvoir changer les choses… »
« À mon époque l'une des matières optionnelles proposées en troisième année à Poudlard est Soin aux Créatures Magiques donc on peut dire que ça va être le cas. »
Le sourire de Newt fut lumineux à ces mots mais ils furent alors interrompus par Queenie qui sortit du cabanon de l'entrée avec une photo.
« Qui est-ce ? »
La photo représentait une femme souriante aux cheveux noirs décorés de fleurs. Erik la trouvait très belle mais il y avait aussi chez elle quelque chose de familier…et de dérangeant. En la voyant Newt se figea.
« Ce n'est personne » dit-il d'un air qu'il voulait détaché.
Mais Queenie ne semblait pas vouloir en rester là. Elle fouilla la tête de Newt et réussit à trouver son nom, un nom qui glaça le sang dans les veines d'Erik.
« Léda Lestrange » dit-elle.
Newt ne répondit pas.
« J'ai entendu parler de cette famille » continua Queenie. « Ils ne sont pas un peu…vous voyez… »
« Si » répondit Erik d'une voix sombre en s'attirant un regard de Newt.
Puis celui-ci se tourna à nouveau vers Queenie.
« Ne lisez pas dans mes pensées s'il vous plaît » lui dit-il.
La jeune femme baissa les yeux, gênée.
« Je suis désolé » dit-elle. « Je n'aurais pas dut. C'est juste que c'est plus facile quand les gens souffrent… »
« Mais je ne souffre pas » la contredit Newt. « Et puis c'était il y a longtemps. »
Il était visible qu'il essayait de faire bonne figure. Queenie, elle, avança alors vers lui.
« Vous étiez très liés quand vous étiez à l'école. »
« Ni l'un ni l'autre n'étions fait pour l'école » répondit Newt après un moment. « Ça nous a beaucoup… »
« Ça vous a beaucoup rapproché » reprit Queenie. « Pendant des années. »
Elle avait l'air tes triste en disant ces mots.
« C'est quelqu'un qui prenait » dit-elle. « Il vous faut quelqu'un qui donne. »
« De quoi parlez-vous ? » Dean da alors Tina en approchant.
« Euh…de rien » balbutia Newt.
« D'école » répondit Erik.
« Vous avez parlé d'école ? » demanda alors Jacob en approchant à son tour. « Une école de sorcellerie ? Ici ? En Amérique ? »
« Mais bien sûr ! » s'exclama Queenie avec un grand sourire. « Ilvermorny. C'est de loin la meilleure école de sorcellerie au monde. »
« Vous apprendrez que la meilleur école de sorcellerie au monde, c'est Poudlard » dit Newt.
« Exactement » rajouta Henry.
Erik, lui, leva les yeux au ciel.
« Poudlarnaque oui » renifla Queenie.
« Avec le directeur actuel, c'est certain » dit Erik en faisant référence à Armando Dippett, considéré universellement comme le pire directeur que l'école n'ai jamais connu. « Attendez qu'elle soit dirigée par… »
Mais soudain, Erik se sentit heurté de plein fouet. Ce n'était pas physique, c'était plutôt psychique et aussi magique. Au même moment, des éclairs apparurent dans le ciel illusoire et Franck, l'oiseau tonnerre, se mit à gronder.
« Il sent le danger » dit Newt.
« C'est la chose » haletant Erik en essayant de reprendre son souffle. « Elle se déchaîne et c'est pire qu'avant ! »
C'était la troisième fois qu'il la ressentait pourtant elle avait agis quatre fois depuis son arrivée. Lorsqu'elle ait tué l'homme que la présidente Pickery leur avait montré, il se trouvait dans la valise et il ne l'avait pas ressenti. Franck non plus.
Mais à présent, sa puissance et sa colère étaient si puissante qu'ils les ressentaient jusqu'ici. Newt avait raison. Il y avait un danger là dehors.
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Rapidement, le groupe émergea de la valise de Newt posée sur le haut de l'immeuble des grands magasins. Heureusement, ils avaient réparés les dégâts causés par l'occamy ce qui faisait que personne ne les remarquerait en levant la tête.
De toute façon, ils avaient bien autre chose à voir comme l'espèce de nuage noir vrombissant parcouru d'éclairs rouges qui traversait la ville comme un ouragan en direction du sud. Sa puissance était faramineuse, tellement qu'elle avait heurté Erik de plein fouet quand il était sorti.
« Ça va aller ? » lui demanda Henry.
Il avait de quoi s'inquiéter. Erik était pâle comme un mort et il tenait ses bras crispés sur son ventre. La puissance de l'obscurial était telle que la douleur en était physique.
« Ça…ça ira » souffla le jeune prince.
Rapidement il se concentra et amoindri sa perception avant de barricade solidement son esprit à l'intérieur de son crâne.
« Il est plus puissant que tout ceux dont j'ai entendu parler » dit Newt.
Puis il se tourna vers Tina et lui tendit sa valise.
« Si je ne reviens pas, occupez-vous de mes créatures » dit-il. « Tout ce qu'il fut savoir sur elles se trouve là-dedans. »
Il fouilla dans l'une de ses poches et en tira un carnet relié de cuir qu'il donna à la jeune femme.
« Newt ? Qu'est-ce que vous… »
Mais c'était trop tard, celui-ci avait déjà sauté du toit et avait transplana.
« C'est pas vrai ! » grogna Erik. « Ce crétins devait être à Gryffondor, c'est pas possible ! »
Mais avatar qu'il naît pu réagir, Tina avait déjà tendu la valise et le carnet à sa sœur et avait transplané à son tour.
« Ah non pas vous aussi ! » s'exclama Erik alors que Queenie allait faire la même chose que sa sœur.
« Il faut que j'y aille ! » s'exclama celle-ci.
« Pas sans moi » lui dit Jacob à qui elle avait confié à valise. « Vous voulez rappelez, quand vous m'avez secouru vous avez dit que je faisais partie de l'équipe. »
Il se rapprocha alors tout près d'elle. Queenie hésita et posa la main sur son visage. Elle ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit.
« Je vous rappelle qu'on est encore là, nous » les interrompit Erik en les faisant sursauter.
Il s'avança alors vers le rebord.
« Aucun de vous n'est un combattant ou un spécialiste » dit-il en incluant son cousin dans cette description. « Je vais en première ligne avec Tina et Newt, vous pouvez venir mais faites attention. »
Les trois hochèrent la tête. Erik les toucha tous les trois et disparut avec eux. Arrivé sur un tous d'immeuble, il se tourna vers la rue et vit que l'obscurial avait arrêté sa course. Il y avait quelqu'un avec lui.
« Restez ici et surveillez la situation » leur dit-il abat de disparaître à nouveau mais cette fois seul.
Il réapparut sur la chaussée et pu enfin voir qui était la personne avec l'obscurial. C'était Percival Graves. Autour d'eux, les gens fuyaient lais il se tenait bien dit face à la créature et avançait même vers elle.
« Survivre autant de temps avec ça a l'intérieur de toi, c'est un miracle Croyance ! »
Erik se figea en entendant les paroles de Graves. Croyance ? Le jeune Croyance de l'Église de Salem ? C'était…c'était impossible et pourtant…pourtant ça se tenait. Avec une mère adoptive pareille, il aurait été normale qu'il refuse la magie et la combattent au point de faire naître un obscurial. Et c'est sans doute aussi pour cela qu'il n'était pas sûr de savoir s'il était un sorcier ou non. Sa magie avait sclérosé et n'était pus reconnaissable alors que dans le même temps il était loin d'être un non-maj ordinaire.
Mais autre chose était étrange. Comment Graves pouvait-il être au courent pour Croyance ? Comment connaissait il ne serait-ce que son nom ? Erik avait un mauvais pressentiment et la suite lui prouva qu'il avait raison.
« Viens avec moi ! » dit Graves. « Pense à ce que nous pourrions accomplir ensemble. »
Donc il cherchait bien le pouvoir de l'obscurial. Il devait être au courent depuis le début et avait accusé Newt pour détourner les soupçons de lui. Restait simplement à savoir pourquoi.
Toujours est-il que le projet de Graves ne sembla pas plaire à Croyance…ou à l'obscurial, car le nuage noir fonça sur le sorcier et le fit tomber au sol. A ce moment-là, Erik vit Newt se glisser derrière une voiture accidenté et il le rejoignit.
« Newt ! Erik ! » s'exclama une voix.
Ils se retournèrent et virent Tina qui venait vers eux.
« L'obscurial, c'est la garçon des fidèles de Salem ! » lui cria le magizoologiste.
« Mais ce n'est pas un enfant. »
« C'est pour ça qu'il est aussi fort ! » cria Erik pour couvrir le vacarme. « Il avait plus de magie au départ ce qui fait que son corps devait être plus fort ! »
Il se tourna alors vers l'obscurial qui avait recommencé à bouger.
« Newt ! Erik ! »
Il se tourna alors à nouveau vers Tina qui les avait appelés. Elle avait un regard presque désespérée.
« Sauvez-le » dit-elle.
Puis elle se dirigea vers Graves. Elle avait donc l'intention de le combattre. Cela ferait une bonne diversion. Alors que l'obscurial recommençait à se déplacer, Newt et Erik se mirent à sa poursuite. Arrivé sur un toit à une distance respectable, Newt l'interpella.
« Je peux t'aider ! » lui dit-il.
Mais il eut juste le temps de disparaître avant que l'obscurial ne le touche. Se décidant à tenter sa chance, Erik essaya à son tour.
« Croyance ! » cria-t-il. « C'est moi ! Erik ! Tu te souviens ? Tu m'as aidé quand je suis arrivé ici ! »
Il tendit les mains mais la bénédiction de la licorne ne se déclencha pas. Malgré le fait qu'on l'appelle « créature », un obscurs n'en était pas vraiment une, c'était un parasite magique artificiel et pas un être naturel.
Croyance se figea une fraction de seconde mais pas suffisamment et Erik dû à son tour disparaître pour ne pas être emporté.
Lui et Newt de mirent alors à le poursuivre, transplanant de toits en toits. Cependant ils s'aperçurent rapidement qu'ils n'étaient pas les seuls dans la course. Des Aurors suivaient également la course de Croyance et lui envoyait des sorts sans l'optique, semble-t-il, de le détruire. L'obscurial descendit alors au niveau du sol et continua à descendre l'avenue.
A ce moment-là, Erik entendit des détonations. Il remarqua alors que l'endroit vers lequel il se dirigeait, c'était l'hôtel de ville, à deux pas du Woolworth Building et bien sûr du MACUSA. Ce n'était probablement pas une coïncidence. Toujours était-il que les non-sorcier, ignorant de ce fait avait réagi en créent un barrage de police armée juste devant le bâtiment officiel et c'est eux qui faisaient feu droit sur Croyance.
Erik doutait que les balles lui fassent grand-chose, pourtant il sembla réagir et disparut subitement de la vue de tous. Erik cependant réussit à voir une silhouette disparaître dans le métro et la suivit, accompagné de Newt.
La station était vide. Du moins c'est ce qu'on aurait pu penser. En levant les yeux, les deux sorciers virent que le plafond de faïence blanche et verte disparaissait sous une fumée sombre.
Erik leva alors la tête. Quelque chose se passait à l'extérieur. Prudemment, il activa sa perception. Comme aucune douleur ne se fit sentir, il examina les environs. Les Aurors étaient là et avaient placés une barrière magique tout autour de l'hôtel de ville et ceci à la vue de tous. Comme infraction majeur au statut du secret, on ne faisait pas pire.
En se concentrant, Erik sentit que Graves était là ainsi que Tina. Erik et Newt devaient donc se dépêcher ici. Ils descendirent alors sur la voix pour parler à la créature…ou plutôt au jeune homme.
« Croyance » commença Newt. « C'est Croyance ton nom, c'est ça ? »
Il n'y eu pas de réponse.
« Je suis là pour t'aider Croyance » continua-t-il.
« Écoute-le » intervint Erik. « Je t'en prie, c'est un ami…et moi aussi. »
« Je ne suis pas là pour te faire du mal » repris Newt. « Je t'assure. »
Il hésita quelques instants puis commença à avancer vers lui. Erik le suivit, faisant bien attention à braquer sa baguette partout sauf vers Croyance. Il voulait parer à toute éventualité pour le protéger et pas lui faire peur.
« Une fois j'ai rencontré quelqu'un qui était comme toi » dit Newt. « Une fille. Une petite fille qui avait été emprisonnée. Elle avait été punie à cause de sa magie. »
Les paroles de l'homme semblaient faire effet car la fumée noire semblait plus calme. Elle glissa du mur et se repenti sur le sol. Elle finit par se rassembler et la silhouette de Croyance en émergea alors, recroquevillé entre les rails.
Pour éviter de l'effrayer. Newt se mit à son niveau.
« Croyance, je peux venir jusqu'à toi ? »
Il n'y eut pas de réponse. Newt se releva alors lentement. Il s'apprêtait à approcher quand un sort le percuta et le fit tome au sol. Voyant Graves arriver, Erik se précipita et se plaça juste devant Croyance pour le protéger.
« Viens ! » lui dit-il alors en lui prenant le bras.
Il se mit à courir puis il entendit des détonations. Graves attaquait Newt. Il fallait qu'il aille l'aider.
« Fuie ! » ordonna-t-il alors à Croyance. « Va te cacher ! »
Il se précipita alors vers Graves mais celui-ci transplana. Il le vit alors apparaître près de Croyance et le repousser alors qu'une rame de métro fonçait sur lui. Erik fit de même pour se mettre hors de danger.
Une fois le danger écarté, Erik se précipita à nouveau pour défendre Croyance alors que Newt tentait à nouveau de s'attaquer à Graves. Ce n'était pas bon. Il fallait qu'ils inversent absolument les rôles. Erik était un guerrier. Mieux valait que ce soit lui qui attaque.
Graves jeta alors un sort de flipendo qui fit se soulever le sol, faisant tomber Newt. Aussitôt, Erik se plaça devant lui et repoussa Graves. Mais celui-ci était fort et il se mit à envoyer plus de sort sur le bouclier si bien qu'Erik se retrouva coincé.
« Croyance… » balbutia Newt.
Erik tourna la tête et vit le jeune homme convulser alors que de la fumée noire sortait de son corps.
« Calme-toi Croyance ! » s'écria-t-il. « Il faut que… »
Mais c'était trop tard. A nouveau, le jeune homme s'était transformé en obscurial et fondait sur eux. Il resta en suspensions dans les airs quelques instants avant d'attaquer. Rapidement, Erik, Newt et Graves transplanèrent pour éviter de subir le sort de à station au passage de la créature.
Les sorciers n'avaient pas de repos. Ils ne pouvaient qu'éviter de se faire tuer en courant, transplanant ou se jetant au sol. Les dégâts étaient importants et les lieux à tour d'eux étaient en ruines.
Soudain, l'obscurial créa le plafond de la station et émergea à l'extérieur sous les yeux du public de sorciers et de non sorciers rassemblés, avant de retomber à quelques mètres de l'endroit où il était sorti.
« Croyance ! Non ! » s'exclama alors une voix.
Erik se retourna et vit arriver Tina. L'obscurial devait l'avoir reconnu car il se calma aussitôt.
« Ne fais pas ça » dit-elle. « S'il te plaît. »
« Continuez à lui parler Tina » lui dit alors Newt. « Il vous écoutera. »
« Je sais combien cette femme a été odieuse » dit alors la jeune femme. « Je sais combien tu as souffert. »
À travers le nuage noir, on pouvait à nouveau voir le visage de Croyance.
« Il faut que tu arrêtes maintenant Croyance. Newt, Erik et moi allons te protéger. Cet homme…il se sert de toi. »
« Ne l'écoute pas Croyance » intervint alors Graves. « Je veux que tu sois libre. Je t'assure. »
« C'est fini » reprit Tina qui avait heureusement gardée son calme.
Mais à ce moment-là, les Aurors arrivèrent dans la station en pointant leurs baguettes sur l'obscurial.
« Arrêtez-vous allez l'effrayer ! » s'exclama Tina.
« Si vous le touchez, vous aurez affaire à moi ! » s'exclama à son tour Graves.
Mais la masse noire recommençait à s'agiter alors les Aurors se mirent à tirer sur lui.
Erik ne perdit pas une minute. Il sortit son épée et la pointa sur le sol devant lui. La pointe s'illumina et il se mit à tracer des runes lumineuses aussi vite qu'il le pouvait. Une fois que ce fut fait, il planta sa lame dans celle du centre. Aussitôt, il y eut eu lumière bleue argentée et un mur magique se dressa entre les Aurors et Croyance.
« Tina ! » s'exclama-t-il.
Comprenant que c'était à nouveau à elle de jouer, elle tenta de calmer à nouveau Croyance.
« Votre Altesse ! » s'exclama alors une voix.
Séraphina Pickery émergea alors du groupe d'Aurors.
« C'est moi qui ai demandé cette opération. Veuillez laisser mes Aurors agir. »
« Non » répondit simplement Erik.
« Votre Altesse, il faut détruire et te chose. »
« Cette chose comme vous dire est un enfant et… »
À ce moment-là, Croyance rugit et Tina, Graves et Newt furent jetés au sol.
« Vous voyez bien qu'il est incontrôlable » dit alors la présidente.
Erik se mordit la lèvre. Peut-être que lui…mais s'il échouait à nouveau. Il ne pouvait pas prendre ce risque. Ses yeux se posèrent alors sur son épée et il se rappela ce qu'elle signifiait.
« Je suis Prince, Madame » dit-il alors à la présidente Pickery. « Je suis aussi noble et surtout je suis Thane, Chevalier. Je suis donc tenu à des valeurs comme la compassion… »
Il lâcha alors la poignée de son épée mais le champ de force demeura quand même en place.
« …et aussi le devoir » ajouta-t-il en se retournant.
Il souffla et se lit à avancer vers l'obscurial…non, vers Croyance. Il fallait qu'il utilise la magie pour le calmer mais il ne fallait pas que ça se termine comme avec l'occamy. Pour cela il devait donc à nouveau mettre en pratique le conseil qu'il avait reçu d'Eloira, la voyante naine. Il lui fallait chanter.
Il ferma les yeux et se mit à réfléchir. Il lui fallait un chant approprié, un chant qui l'aiderait à diriger sa magie, un chant qui l'apaisait lui. Il rouvrit les yeux. Il savait ce qu'il devait faire.
« Na na na heyana
Hahiyaha naha
Naheya heya na yanuwa
Anahe yunuwana »
L'hymne sacré d'Arendelle se mit à raisonner dans la station de métro américain. D'abord faible et couvert par le bruit fait par Croyance mais petit à petit de plus en plus fort et clair.
« Na na na heyana
Hahiyaha naha
Naheya heya na yanuwa
Anahe yunuwana »
Cet hymne était un chant dédié à la Terre, un remerciement pour ses bienfaits. Ce chant avait toujours apaisé Erik et à présent il souhaitait transmettre ce sentiment à son ami.
Il sentit sa magie enfler à l'intérieur de lui mais cette fois il en avait le contrôle. Elle s'écoulait de lui en vagues régulières qui propageaient des ondes de paix et de sérénité autour de lui, amplifiant le chant de manière surnaturelle alors qu'il levait les bras en direction de Croyance.
« Na na na heyana
Hahiyaha naha
Naheya heya na yanuwa
Anahe yunuwana »
Erik ne s'en rendait pas compte mais tous pouvaient voir son corps se mettre à briller à mesure qu'il chantait. Ses vêtements se mirent alors à changer de même que ses cheveux qui perdaient leur coloration noire, faisant réapparaître ses mèches blanches.
Alors que ses vêtements finissaient de se transformait en habit d'un bleu glacier, une large cape translucide et scintillante apparut dans son dos et se mit à flotter.
« Na na na heyana
Hahiyaha naha
Naheya heya na yanuwa
Anahe yunuwana »
De son côté, Croyance se calmait. Il avait été touché par la magie et, peu à peu, reprenait sa forme humaine alors qu'Erik achevait le chant.
« Nuwa nu
Nuwa heya nu
Nuwa nu
Nuwa heya nu
Nuwa nu
Nuwa nu
Na na na heyana
Hahiyaha naha
Naheya heya na yanuwa
Anahe yunuwana »
Croyance était à présent à nouveau humain et Erik, à genoux sur le sol, le tenait fort dans ses bras en lui caressant la tête. Il ne pouvait pas rester ici. Il devait absolument le cacher quelque part. Il se pencha alors vers lui et lui murmura quelque chose à l'oreille. Il ouvrit alors un portail et le poussa à l'intérieur avant de le refermer.
« Qu'est-ce que tu as fait ? » lui cria alors Graves. « Où l'as-tu envoyé ? »
« Dans un endroit où tu ne le trouvera pas » dit Erik en se relevant. « Jamais »
« Tu l'as renvoyé à ton époque ? »
Erik sourit. Graves n'était pas obligé de savoir qu'il n'en avait pas le pouvoir.
« Pauvre fou » grinça l'homme. « Tous autant que vous êtes ! »
« Pourquoi, Percival ? » demanda alors la présidente Pickery. « Cette créature est la cause de la mort d'un non-maj et elle a mis en péril notre monde en brisant l'une de nos lois les plus sacrés. »
« Une loi qui nous oblige à nous terrer comme des rats. Une loi qui nous force à cacher notre vraie nature. Une loi qui exige que ceux qui lui obéissent rasent les murs de crainte d'être découverts. »
Le silence régnait.
« Alors je vous le demande madame la Présidente » reprit Graves. « Je vous le demande à tous. Qui cette loi protège-t-elle ? Nous ou eux ? »
« C'est une évidence » dit alors Erik.
Tout le monde se tourna vers lui et Graves plongea ses yeux sombres dans ses yeux vairons.
« La réponse est « nous » ça a toujours été « nous » et ce sera toujours « nous ». »
« Tu sous-entend que cette bande d'être inférieurs peut dominer les êtres les plus puissants du mondes ? »
« Oui, s'ils sont près de deux milliards. Au cas où vous ne le sauriez pas, il s'agit de la population mondiale à cette époque. A la mienne, elle s'élèvera à six milliards. Six milliard d'êtres sans pouvoir contre quoi ? Moins d'un million de sorciers de par le monde ? »
« Le nombre ne fait pas… »
« Le nombre fait beaucoup ! » s'exclama Erik en interrompant Graves. « Mais s'il n'y avait que ça ! Vous considérez tous les non-maj comme des vers qui rampent sur terre mais regardez autour de vous ! Sans magie, ils ont élevés des tours qui touchent le ciel ! Sans magie ils ont créé des machines de métal qui flottent sur l'eau et volent dans les airs. Vous avez beau dire qu'avec la magie vous pouvez faire mieux mais sans magie vous ne pouvez rien, contrairement à eux. D'ailleurs c'est même pire car même avec la magie, vous stagnez. Il n'y a qu'à voir tous les savoir qui ont été perdus et depuis combien de temps avez-vous rien inventé qui ne soit pas volé aux non-maj ? Train ! Horloge ! Radio ! Même le siège de votre gouvernement vous l'avez copié sur un édifice qu'ils ont construit ! »
Il y eut des chuchotements dans l'assistance alors que Graves foudroyait Erik du regard.
« Écoutez ! » cria-t-il à nouveau. « Dans vingt ans les non-maj créeront une arme capable de raser une ville entière en quelques secondes ! Dans quarante ans ils feront leurs premiers pas sur la Lune ! Et puis dans quatre-vingts ans, dans le nouveau millénaire, qui sait jusqu'où ils pourront aller ? Peut-être qu'ils auront suffisamment évolués pour nous trouver et nous détruire. Alors ? Qui est inférieur maintenant M. Graves ? »
Celui-ci le regarda d'un air méprisant puis se détourna.
« Croyez ce que vous voulez. »
Mais la barrière d'Erik était encore en place. Il essaya de transplaner mais se rendit compte que c'était impossible.
« Une petite question. Si je vous tue, la barrière tombera ? » demanda-t-il.
« Probablement » lui répondit Erik en prenant sa baguette.
« Dommage » dit Graves avant d'attaquer.
Mais Erik était prêt et réussit à repousser les attaques. A ce moment-là, son regarda tomba sur Newt et Tina. Ils risquaient de se retrouver dans un feu croisé. Malheureusement, Graves vit son regard et tourna son attention sur eux. Rapidement, il les poussa par magie et leur fit traverser sa barrière avant de la rendre à nouveau étanche.
Mais Graves avait prévu cela. Il profita de l'inattention d'Erik pour le désarmer. La baguette du jeune homme tomba sur le sol et Graves pointa la sienne dessus.
« Destructo ! » dit-il.
Il y eut un éclair et la baguette explosa. Erik se figea, les yeux braqués sur ce qui restait de sa baguette, sa fidèle baguette en bois de sycomore qui l'accompagnait depuis ses onze ans. Il toma à genou puis se mit à avancer vers les fragments qu'il prit dans ses mains.
« Abaisse la barrière ! » lui ordonna Graves en pointant sa baguette directement sur lui.
Erik ne répondit pas.
« Comme tu voudras. »
Et il envoya un sort.
Le rayon gris rouge fusa vers Erik mais au dernier moment celui-ci leva la main et une barrière blanche se forma devant lui pour le protéger.
« Je me souviens maintenant » dit Erik d'une voix légèrement éteinte. « À force de me dire que c'était un atout dans ma manche, j'avais oublié que cette baguette…je n'en ai pas besoin ! »
Il avait crié ces derniers mots et une vague de magie avait quitté son corps pour frapper Graves.
« Ça fait longtemps que je n'ai plus du tout besoin de baguette pour pratiquer la magie » dit-il en se relevant. « Mais je suis tombé dans le même piège que les autres. A force de l'utiliser, j'ai fini par croire qu'elle m'était vitale. Mais c'est faux. »
À ce moment-là, ses mains se mirent à briller d'une énergie bleutée.
« Qu'est-ce que c'est ? » s'écria Graves.
« Ça ? Mais de là magie voyons. Comme je l'ai dit, je n'ai pas besoin de baguette pour faire de la magie. J'ai appris à m'en passer et j'ai appris à tous ceux que je connaissais à s'en passer. »
Graves lui envoya alors un autres sort. Mais Erik se mit en position de combat. Il fit de large cercle avec ses bras comme les maîtres chinois lui avaient appris et intercepté la magie avec la paume de sa main pour la renvoyer plus loin. Dans le même temps, il examina Graves avec sa perception magique.
Quelque chose n'allait pas. Il y avait un problème avec Graves, avec son apparence. Ce n'était pas Graves, c'était quelqu'un d'autre qui lui ressemblait.
Il envoya un sort à son tour et réussit à attachés les mains de l'autre homme dans son dos puis le fit mettre à genoux. C'était en quelque sorte une vengeance pour ce qu'il avait fait à Newt et Tina. Il s'approcha de lui puis passa tout simplement sa main devant son visage.
Aussitôt, le visage de Graves se mit à changer. Sa peau pâlit, ses cheveux devinrent d'un bond presque blanc et se dressèrent sur sa tête alors qu'une légère moustache apparaissait au-dessus de sa lèvre supérieure. L'un de ses yeux s'assombrit encore plus alors que le second devint d'un bleu presque blanc. Erik avait déjà vu ce visage. Dans les livres d'Histoire.
« Gellert Grindelwald » dit-il. « Je comprends mieux à présent. »
Une poussée de magie le fit alors sauter en arrière. Grindelwald poussa un cri de rage et se libéra de ses entraves avant de pointer à nouveau sa baguette sur Erik.
Ce n'était pas bon. Grindelwald était connu pour être aussi puissant que Dumbledore. Erik était de taille en temps normal mais avec sa magie détraquée… Il devait absolument prendre des précautions.
Il tendit alors la main en direction de son épée. Celle-ci trembla puis se détacha du sol et atterrit dans sa main. Il leva alors le poignet et infuse de la magie dans le bracelet que lui avait donné Óin avant son départ de Kazath Dur. La pierre se mit à briller puis la lumière s'étendit sur tout son corps.
Quand elle se dissipa, Erik était revêtu d'une armure argenté serti de joyeux d'un bleu glacier. Ses bras et ses jambes étaient caparaçonnés de plaques brillantes gravés de motifs en étoiles de neige et cerclés de Mallenril. Il portait même des gantelets et des bottes de métal. Par-dessus son plastron rutilant, il portait un manteau blanc, long et cintré retenu par une ceinture de cuir renforcé de métal. Sa tête, elle, était protégée par un anneau métallique léger ressemblant à une couronne et doublé de fourrure.
« Joli déguisement » siffla Grindelwald.
Il envoya un sort mais celui-ci fut arrêté par l'armure.
« Cela va être difficile de la percer » dit Erik. « Tout comme cette épée, elle a pris naissance dans les forges de Kazath Dur, la cité des nains. Leur magie la rend impénétrable tout comme elle rend mon épée…mortelle. »
Pour prouver ses dires, il fut un large mouvement de revers avec sa lame juste devant lui. Un arc d'énergie en jaillit alors et fonça sur Grindelwald qui eut la bonne idée de s'écarter. Il termina sa course sur la barrière qu'Erik vit flancher. Sans l'apport d'énergie de sa lame, elle commençait à se déliter. Il devait agir mais pour cela il avait besoin de plus de puissance.
Il se concentra et envoya son esprit chercher un flux d'énergie. Il suivit ce flux jusqu'à la ligne tellurique et la ligne jusqu'au nœud sous New York. Sentant la puissance affluer, il l'utilisa immédiatement et construisit une très large zone anti transport autour d'eux. Elle ne prenait pas seulement la zone de combat mais se poursuivait sur plusieurs centaines de mètres.
Pour ce qu'avait prévu Erik, c'était plus que nécessaire. Il ne pouvait pas combattre ici, il allait finir par toucher quelqu'un puisque sa barrière se décomposait. Il ne pouvait pas non plus combattre à la surface. La barrière des Aurors aussi était tombée et seuls les bruits des combats empêchaient les badauds d'avancer. Mais comme ils restaient aux abords de l'hôtel de ville, ils pouvaient être blessés.
« Vous êtes prêt ? » demanda alors Erik à son adversaire.
« Prêt à quoi ? » demanda Grindelwald.
« À amener ce duel à un tout autre niveau. »
Il ne laissa pas le temps à l'autre homme de répondre et frappa du pied sur le sol. Une large étoile de glace apparut alors sous lui et s'élargit pour former une plaque. Erik leva les bras et celle-ci se mit à s'élever. Comme l'avait fait sa mère des années auparavant en créant son palais de glace, elle se souleva du sol sur une colonne scintillante. D'un coup d'épée, il creva le plafond et la fit s'élever encore plus haut dans le ciel. Elle jaillit au niveau du sol, et, sous les yeux de la foule ébahi, monta dans le ciel jusqu'à dépasser même le niveau du tout de l'hôtel de ville.
« Une vue impressionnante, n'est-ce pas ? » demanda Erik.
Mais Grindelwald ne lui répondit pas. A la place, il préféra l'attaquer. Erik se défendit et essaye de porter un coup avec sa lame mais le sorcier l'empêchait de l'approcher. Erik avait beau être plus puissant, Grindelwald n'était pas en reste et c'était aussi un combattant entraîné. En fait, la grande puissance d'Erik était plus un problème qu'autre chose. La magie du Node se pressait dans son corps et il devait l'utiliser rapidement pour ne pas être blessé et ceci au dépens de la technique et de la stratégie.
Il se concentra et lia le sortilège anti transport au node avant de de s'en détacher totalement. Malheureusement, Grindelwald avait profité de son inattention pour l'attaquer. Puisque les sorts ne l'atteignaient pas, il invoquant l'objet le plus lourd qu'il pouvait voir de là où il était, une voiture accidentée, pour l'envoyer sur son adversaire.
Au dernier moment, Erik vit le véhicule arriver dans sa direction à toute vitesse. Il forma un bouclier en croisant ses bras devant son visage mais la force d'inertie était trop grande et il fut projeté hors de la plateforme. Heureusement, grâce à son bouclier il n'avait pas ressenti le choc. Il créa aussitôt une rampe de glace sur lequel il put glisser jusqu'au sol.
Mais sa vitesse était trop grande pour que ses jambes humaines supportent le choc alors il se transforma. Il atterrit sur ses quatre sabots au milieu de la foule qui s'écarta en criant. Mais Erik n'y fit pas attention et changea à nouveau de forme. Il remarqua alors qu'un jeune policier le braquait avec son revolver.
« Tiens, c'est une idée ça » dit-il.
Il tendit alors la main vers l'arme et celle-ci vit s'y loger. Il n'avait pas l'habitude de se battre avec des armes à feu mais il avait appris à le faire. Il restait assez inexpérimenté mais ça irait.
« Je vous la rendrai » lui dit-il.
A ce moment-là, il perçut un mouvement au-dessus de lui. Grindelwald avait réitéré son exploit et une nouvelle voiture fonçait sur Erik. Celui-ci fit plusieurs mouvements rapides de son épée et les arcs d'énergies tranchèrent la voiture en plusieurs morceaux que le jeune sorcier put poser délicatement au sol. Mais un cri faillit le faire lâcher. Il se retourna et vit une petite fille porter la main à sa joue ensanglantée. Un morceau de verre avait dû se détacher du parebrise et la toucher.
Il s'approcha alors et se mit à genoux devant elle. La petite fille tremblait mais Erik avait un grand sourire. Il approcha sa main de sa blessure et la guérit complètement. Il n'y avait même pas de cicatrice. La petite fille porta sa main à sa joue, étonnée, sans détacher ses yeux du jeune prince.
« Voilà » dit celui-ci. « Tu es bien plus jolie comme ça. »
Puis il se releva. Il pensait que la hauteur de sa plateforme suffirait à protéger le public mais il semblait que ça ne suffisait pas. Plongeant une nouvelle fois dans le Node, il puisa l'énergie de créer une barrière autour de la zone de combat. Les choses pourraient rentrer mais rien, pas même la magie pourrait en sortir.
Il s'accroupit alors sur le sol et créa un pilier de glace juste sous ses pieds qu'il déploya à grande vitesse. Son saut amplifié par cette petite astuce suffit à le projeter à une hauteur supérieure à la plateforme où se trouvait toujours Grindelwald. Créant à nouveau une rampe, il se mit à glisser tout autour de la plateforme en envoyant des sorts à son adversaire d'une main. Comme il se trouvait à l'intérieur de sa propre barrière, la magie de Grindelwald pouvait l'atteindre mais l'armure absorbait la magie et tous les sorts perdus qui l'avaient manqué à cause de sa vitesse se heurtaient au mur invisible autour d'eux.
Au bout d'un moment, il pointa le revolver qui se trouvait dans l'autre droit sur son adversaire. Comme il l'avait supposé, celui-ci, dans son orgueil, ne s'en préoccupa pas. Erik fit feu mais peu habitué, il fut surpris par le recul et la balle dévia, se contentant d'érafler son manteau. Surpris, Grindelwald porta sa main à la déchirure puis regarda Erik, courroucé. Maintenant il allait se méfier.
Décidé à jouer le tout pour le tout, Erik fit dévier sa rampe et fonça en direction de son adversaire. Il a territoire sur la plateforme, glissa sur le set arriva enfin à se rapprocher de lui, sa main brillante de magie tendu devant lui.
Grindelwald tendit sa baguette pour se protéger mais à ce moment-là, Erik disparut. Il venait de se déporter sur le côté et pointait à présent son arme à feu juste sur le dos de la main de l'autre homme.
Il tira. La détonation résonna dans l'air. La baguette de Grindelwald tomba sur le sol et lui aussi par la même occasion, tenant sa main en sang contre son torse.
Erik reprit son souffle mais pas trop longtemps. Il se dépêcha de prendre la baguette de Grindelwald puis posa sa main sur son torse. Il avait appris un sort chinois qui permettait de sceller la magie de quelqu'un. Dans sa version courte il ne durerait pas longtemps, surtout avec quelqu'un d'aussi puissant que Grindelwald mais ce serait suffisant pour qu'il soit mené en prison…du moins jusqu'à ce qu'il s'échappe pour accomplir les crimes pour lesquels il était connus.
Mais pour le moment, il était défait et impuissant. Erik préféra tout de même l'attacher avant de faire redescendre la plateforme et de le jeter aux pieds de la présidente Pickery.
« Quel plaisir de vous voir M. Grindelwald » dit-elle.
« Vous croyez que vous me garderez prisonnier ? » demanda celui-ci.
Il était essoufflé mais il ne semblait pas inquiet.
« Nous nous y emploierons » répondit la présidente.
« La prochaine fois, votre petit prince du futur ne sera pas là pour vous sauver. »
« Il y aura toujours Dumbledore » dit Erik.
« Il n'osera pas… » dit Grindelwald en blêmissant un peu.
« Qui sait » lui répondit Erik en haussant les épaules.
Deux Aurors relèveront alors le prisonnier et l'emmenèrent. Erik chancelant légèrement mais tint bon. Il rangea rapidement son armure et son épée. N'ayant plus à maintenir leur magie, il se sentait mieux. Mais il ne dirait cependant pas non à une bonne nuit de sommeil.
Il tourna les yeux et vit alors Queenie, Jacob et Henry arriver.
« Est-ce que ça va ? » lui demanda son arrière-grand-père en s'approchant de lui.
« Il faudra bien » répondit Erik.
« Je…je suis désolé » dit Henry. « J'aurais aimé être là, pour t'aider. »
« Toutes les batailles ne se remportent pas au combat » lui dit Erik en posant sa main sur son épaule. « Même si tu le fais avec les mots plus qu'avec la force, tout combat pour le bien des autres mérite d'être mené. »
Henry le regarda dans les yeux et hocha la tête. Erik pouvait déjà apercevoir le fabuleux homme politique qu'il deviendrait à l'avenir.
« Nous vous devons des excuses M. Scamander » dit la Présidente en avançant vers lui. « Mais la communauté magique est démasquée. Nous ne pouvons pas oublietter toute une ville. »
« Il doit pourtant il y avoir un moyen » dit Erik. « À mon époque le secret survit toujours. »
« Et effet, je crois bien qu'il y en a un » dit Newt en montrant sa chère valise que Jacob venait de lui rendre.
0o0o0
Il pleuvait sur New York. Mais ce n'était pas une pluie ordinaire. Elle provenait d'un oiseau tonnerre qui l'avait infusé de sécrétion de démonzémerveille.
C'était l'idée de Newt, libérer Franck pour lui faire créer un orage en lui faisant emporter une fiole du venin qui fait disparaître les mauvais souvenirs. Et la découverte de la magie pouvait être classée comme telle pour les habitants de New York. Enfin pour tous…sauf un.
Newt espérait que les bons souvenirs attaché à sa rencontre avec le monde magique permettraient à Jacob de se souvenir d'eux. La présidente avait été très claire. Leur ami devait être oublietté. Cette petite manœuvre était un moyen de passer un peu outre ses ordres.
Mais pour l'heure, c'était le moment des adieux. Erik regardait au loin. Il ne se sentait pas le cœur à dire au revoir à Jacob. Celui-ci lui fit un signe de loin et il le lui rendit.
Autour d'eux, les Aurors reconstruisaient la ville. Grâce à la magie et alors que tous les souvenirs de magie quittait la tête des New-Yorkais, leur ville se reconstruisaient sous leurs yeux sans qu'ils ne s'en rendent bien compte. Les bâtiments étaient réparés, de même que les voitures et les chaussées et même les titres des journaux changeaient pour leur faire oublier le cauchemar qu'ils avaient fait.
Erik avait fait sa contribution, il avait rendu son arme au jeune policier. Mais il n'avait pas la force de faire plus. Il était tard doc il était rentré à son hôtel. Il voulait dormir et puis il avait aussi un invité à s'occuper.
Mais sa chambre était vide. La seule chose de différente était un mot posé sur la table de nuit.
« Merci pour tout. Je vous rembourserai.
Croyance »
À suivre…
Et voilà ! Alors ? Comment vous avez trouvé ?
J'espère encore une fois que j'ai pas trop bâclé le chapitre avec le film.
J'ai quand même un peu rendu Grindelwald plus puissant parce quand même, se faire avoir comme ça par Newt c'est un peu dur à croire pour un mec aussi puissant que Dumby. En tout cas j'espère que le combat vous a plu.
Normalement Erik devait rentrer à la fin du chapitre…mais c'était trop long. Donc le prochain arc ne commencera pas dans deux semaines mais dans quatre. La prochaine fois ils vont tous se retrouver.
Voilà, n'hésitez pas à laisser des commentaires et je vous dis à dans deux semaines.
