Chapitre 25 :
Le jeune Serpentard courait, droit devant lui. Courir pour courir, arrêter de penser, la seule liberté qu'il accordait à son cerveau était de commander les muscles de ses jambes, et uniquement ceux-là.
« Drago : Comprend tu maintenant pourquoi je ne peux rester a tes cotés sans avoir peur pour ta vie ?. »
Il accéléra dans un virage, mit toutes ses forces dans sa course, courant à en perdre haleine. Il voulait oublier, effacer de sa mémoire ce pénible moment. Pourquoi, pourquoi ? Pourquoi cela avait-il dû se passer comme ça ? Pourquoi elle, pourquoi lui, pourquoi... eux ? Pourquoi avait elle choisi d'effacer ses souvenirs, ses sentiments ? Pourquoi avait elle choisie de renoncer, elle, la personne la plus courageuse qu'il connaissait ?
« Hermione : Et je peux savoir ce qui était plus important que de savoir si ton enfant était en bonne santé ?»
Des larmes de fatigue, de tristesse, de rage, se mélangeaient peu à peu à la sueur qui coulait le long de ses tempes, assombrissant ses beaux yeux bleus. Il n'en pouvait déjà plus. Pouvait il lui faire changer d'avis ? Le voulait il vraiment ?
« Drago : Je te met en danger chaque jour que je passe a tes cotés … Nous n'appartenons pas au même monde … Je ne suis que noirceur tant que tu n'es que lumière … Je ne suis que méchanceté tant que tu n'es que bonté … Je suis vraiment désolée Hermione, j'aurai vraiment voulu passer ma vie auprès de toi … Etre le père de ton enfant, être ton mari, vieillir et mourir a tes cotés … Cette vie je l'ai imaginé a multiple reprises, sourire aux lèvres … Jusqu'à cette après midi … Il m'a fait clairement comprendre qu'il avait des plans pour moi … Je ne peux lui échapper tu comprend ? J'en mourrai et impossible pour moi de t'entrainer dans ma perte … Tu comprend ?
Il se détacha d'elle, déposa un regard doux et aimant vers la jeune fille … Avec une douleur insoutenable dans les yeux, il releva peu a peu la manche de son uniforme et fis apparaître sous les yeux horrifiés de la jeune fille son bras gauche défiguré par une immonde tache représentant un serpent … »
Les images de cette conversation défilaient devant ses yeux, il ne dut de rester debout qu'à ses réflexes. Il enchaînait les foulées comme si sa vie en dépendait et se dirigea d'une allure effrénée vers leur appartement commun. Il devait se faire pardonner, peut-être n'était-il pas encore trop tard... Peut-être avait-il encore une chance de lui faire comprendre ce qu'il ressentait. Peut-être le laisserait-elle ouvrir son cœur, sans arrêter le flot de paroles, et de larmes, qui passeraient avec toutes les émotions qu'il avait longtemps tenues bâillonnées, non pas par pudeur mais par éducation. Avant, il devait maintenir cette apparente froideur, il était un serpentard, fils de mangemort, à présent, il n'était qu'un homme qui avait perdu le sens de sa vie, elle.
Il arriva enfin âpres une éternité devant cette lourde porte en chêne, il entra sans ménagement dans ses appartements et se stoppa net dans sa course effréné quand il se retrouva face à elle.
Il ne savait plus quoi dire, tout le long du chemin, il avait préparé mille phrases d'excuses, pleines d'espérance, et, là, il ne savait plus quoi dire.. Il sentit son cœur louper quelques battements quand il croisa ses yeux chocolats si triste, presque terne. Dans ses souvenirs jamais il n'avait vu des yeux aussi pétillants et rieurs que ceux de la gryffondor. Il se fit la promesse solennel de tout faire, même a y laisser la vie, mais il ferai tout pour la voir sourire de nouveau, même si c'était la dernière chose qu'il ferai sur cette putain de terre.
Il fut peiner de voir qu'il l'avait effrayé, en effet la jeune fille s'était légèrement reculée, et tentait de masquer sa peur, mais ses yeux et toujours ses yeux la trahissait inexorablement.
Hermione sentit son cœur louper un battement dans sa poitrine quand elle entendit la porte d'entrée s'ouvrit avec fracas, instinctivement elle porta la main à son ventre, dans un geste protecteur même si inutile, ce qui la fit sourire intérieurement. Elle sentit la panique s'insinuer dans ses veines, tel un poison froid comme la mort quand elle posa ses yeux sur Drago, qui venait d'entrer dans leur salon, les cheveux en désordre et quelques peu collés sur son front, les mains tremblantes, jamais elle ne l'avait vu dans un tel état, lui toujours maitre de ses émotions. Se pouvait il qu'elle soit responsable de sa colère ? Qu'avait elle encore fait ? Lassée d'être responsable de tous les maux de Mr Malfoy junior, elle s'apprêta a subir la colère de celui-ci quand elle croisa enfin le regard de Drago. Son cœur se serra d'avantage quand elle ne vit ni mépris, ni haine, ni colère … Non ce regard ressemblait a s'y méprendre à celui qu'il posait sur elle quelques jours plus tôt … Avant qu'elle … Non impossible … Comment aurait il pu retrouver la mémoire ? Non son esprit lui jouait des tours. Elle n'avait pas le droit de partir dans cette direction, elle n'avait pas le droit d'espérer, la chute n'en serait encore plus que douloureuse, et cette fois elle le savait elle serait mortelle. Elle ferma les yeux, les serrant de toutes ses forces, se persuadant que ceci n'était qu'un mirage, que le fruit de son imagination. Elle serra les points, sentant ses ongles déchirer peu à peu sa chair, se forçant a reprendre conscience, lui prouver que ceci n'était pas un mirage, mais qu'il se tenait réellement devant elle. Drago, son Drago.
Drago : Hermione
Son prénom n'avait pas était seulement prononcé, il avait était murmuré presque à bout de souffle, comme une caresse délicate du bout des doigts. Elle sentit son cœur battre de plus en plus fort dans sa poitrine, commençant à faire écho avec sa respiration. Elle comprit qu'il se rapprochait quand elle sentit son odeur de lys s'infiltrer en elle comme des lames de rasoirs. Elle fit de son mieux pour mettre son cerveau hors connexion, se perdre dans les méandres de son esprit, qui elle était sure perdait la raison. Elle sursauta quand elle sentit ses mains froides et fines se poser sur les siennes. Elle serra les yeux encore plus fort, peut être qu'elle finirait pas disparaitre …
Drago : Hermione … C'est moi … Ouvre les yeux je t'en prie …
Cette voix si sensuelle, rauque et grave, elle l'aurait reconnu entre mille… Ce songe semblait de plus en plus réel, qu'elle se surprit a prier pour qu'il le soit vraiment, quitte à se perdre éperdument dedans. Si ceci était son enfer alors elle se consumerait sans hésitation.
Drago : Je suis revenu … Hermione regarde moi je t'en prie .. D 'accord … Je me souviens de tout … Je me souviens de nos rendez vous clandestins à la bibliothèque … De notre première nuit ensemble ou je t'ai vu pour la première fois près du feu … De ton anniversaire ou nous avons dansé sur la chanson de ce stupide moldu … De ce moment ou tu m'as appris que tu attendais mon enfant … Tellement de moments que je ne pourrai tous te les citer tellement il y en a eus … Mais par-dessus tout je me souviens de l'amour que j'éprouvais pour toi … Que j'éprouve pour toi, je ne te l'ai jamais dit mais oui Hermione Granger je peux enfin de te le dire, je n'ai plus peur … je suis fou amoureux de toi … Même quand tu m'as jeté ce sort, je n'ai fait que penser et rêver de toi, je ne savais pas ce qu'il m'arrivait mais je sentait qu'il me manquait quelque chose, je savais que je respirai mais l'air dans mes poumons ne semblait pas suffisant. Même sans mémoire, mon cœur n'a cesser de battre pour toi … Je t'en pris Hermione, regarde moi …
Hermione sentit les larmes couler lentement sur ses joues, malgré ses yeux clos. Elle sentit son cœur battre a tout rompre et sentit cette douce chaleur s'insinuer lentement en elle. Elle ouvrit enfin lentement les yeux et se retrouva face a des yeux bleus glacés, ses yeux perlés de larmes difficilement contenues. Elle sentit son menton trembler, sans arriver a le contrôler. Elle sentit tous ses membres se réveiller, comme âpres un profond sommeil, elle sentit ses muscles se tendre, prêt a bondir dans les bras de celui qu'elle aimait, pourtant elle n'en fit rien. Si tout ceci n'était qu'un abominable mensonge, elle ne s'en remettrai pas. Pourtant cela semblait si réel …
Hermione : Drago ?
Drago : C'est moi mon ange …
Elle se précipita dans les bras du jeune homme, se cramponnant à lui, comme un naufragé s'accroche a sa bouée de sauvetage. Tant pis si tout cela n'était qu'un rêve, elle était prêtre a tout perdre, même la vie pour se retrouver une dernière fois dans ses bras puissant et protecteur, pour sentir ses lèvres chaudes dans son cou … Elle pris violemment possession des lèvres du jeune homme, l'embrassant a bout de souffle comme si sa vie en dépendait, avec toute la ferveur, l'amour le désespoir qu'elle ressentait en ce moment. Elle se mit sur la pointe des pieds, l'entoura de ses bras afin de se coller à lui et de ne faire plus qu'un et l'embrassa comme jamais elle ne l'avait fait, le baiser passionnel et fougueux s'essouffla peu a peu pour laisser place a un baiser plus langoureux et doux. A bout de souffle, Drago mis fin au baiser sans pour autant rompre le contact physique avec la jeune fille, il déposa sa tête délicatement contre le front de la jeune fille, qui lui sourit immédiatement.
Drago déposa sa main sur le ventre de la jeune fille et sourit de satisfaction et de fierté quand il sentit celui-ci vibrer quelques peu sous ses doigts … Il regarda Hermione avec étonnement.
Hermione : Oui, elle bouge maintenant !
Drago : Elle ? C'est une fille ?!
Hermione : Et oui … Je devais te le dire la dernière fois mais …
Drago : Je vais avoir une petite fille !
Hermione : Je suis tellement désolée de ce que j'ai fait … Je n'ai pas pensé qu'elle aussi pouvait avoir besoin de toi …
Drago : Je ne t'en veux pas ne t'inquiète pas pour ca …
Hermione : Je sais pas ce qu'il m'est passé par la tête … J'ai pris peur quand tu m'a révélé qui tu était …
Elle caressa doucement l'avant bras du jeune homme, sachant pertinemment ce qui se caché sous la manche de sa chemise, elle ne put s'empêcher de frissonner.
Drago : Je sais … On trouvera une solution … Ne me laisse plus s'il te plait …
Hermione : Plus jamais …
Hermione : Hors de question !
Harry : Hermione …
Hermione : Non Harry je suis sérieuse ! Il est hors de question que je sois à l'autre bout du pays pendant que vous tous, vous vous battiez contre le mage noir.
Drago : Ce n'est pas discutable Hermione
Brooke : Et puis tu compte faire quoi avec ton gros ventre ? Servir de bouclier géant ?
Hermione : Mais …
Harry : Il n'y a pas de mais Hermione, tu ira à l'appartement de Paris que t'a trouvé Malfoy et tu y restera jusqu'à ce que la guerre prenne fin.
Les jeunes gens se trouvaient dans le salon des préfets en chef, Harry et Brooke assis mains dans la main sur le canapé de droite, Drago sur celui de gauche, faisant face à une Hermione qui se tenait debout devant eux, les mains sur les hanches tentant de les impressionner.
Hermione : Je sais très bien que je ne peux participer au combat vu mon état, je ne suis pas stupide mais de la à m'envoyer aussi loin, loin de vous tous ou je serai sans nouvelles, sans personne.
Harry : Tu ne sera pas seule. Brooke sera avec toi.
Brooke : Quoi ?!
Harry : Hermione aura besoin de toi, on ne sait pas combien de temps cette guerre durera si elle doit mettre au monde son enfant pendant cette période il est hors de question qu'elle soit seule.
Brooke : Je pourrai toujours transplaner !
Harry : Je ne veux pas que tu sois à mes cotés, je ne peux m'inquiéter pour toi, je dois rester concentré dans ma tache de vaincre Voldemort.
Hermione regarda Drago qui était resté bien silencieux, il se leva et se plaça devant Hermione et lui pris les mains.
Drago : N'en veux pas à tes amis, c'était mon idée. Comme l'a dit Potter, tu es enceinte, d'un Malfoy qui plus est, un traitre à sa propre famille, je ne cesserai que de m'inquiéter pour toi si je sais que tu es tout près. Nous ne sommes plus seuls désormais. On doit penser à elle avant tout.
Hermione : Oui je sais mais de te savoir si loin de moi, en pleine guerre, c'est si douloureux.
Drago : Ne t'inquiète pas pour moi … J'ai choisi le camp des vainqueurs ? Non ?
Hermione lui donna un léger coup de coude dans les cotes, mais leva les yeux au ciel signe qu'elle baissait les armes.
Hermione : Bien … Je suppose que je n'ai pas le choix.
Drago : Tu suppose bien … Ca passera vite je te le promet
Voila près de trois mois que je n'ai plus de nouvelle de lui, je ne sais si il va me revenir bientôt ou bien si il n'est plus, si dieu a repris mon ange auprès de lui. L'attente et l'ignorance est un réel supplice. Les jours passent et se ressemblent. J'ai peur de perdre mes souvenirs, de ne plus savoir avec précision de quelle couleur sont ses yeux, si ils sont clairs et pur comme l'eau d'une source, ou si au contraire ils sont sombres et gris comme un jour de pluie. J'ai peur d'oublier son odeur, celle de la fleur de lys si intense et délicieuse mêlée à celle acre du tabac. Peur d'oublier le gout de ses doux baisers ou bien même la chaleur de ses bras. Je t'en prie reviens moi, pour moi, pour elle.
J'ai perdue déjà tant amis dans cette guerre, des amis proches que je ne verrai plus jamais sourire, que je n'entendrai plus jamais rire. Le fait de penser que peut être il n'est plus m'empêche de respirer, de vivre. Comment vivre sans lui ? Comment lui dire, à elle, qui il était avec précision, j'ai tellement peur de manquer de mot, je veux qu'elle sache qui était son père, l'homme dont je suis follement et éperdument tombée amoureuse.
Prendre ma plume dans de pareilles circonstances n'est pas chose aisée. Mais je le dois, je dois écrire cette lettre. Cette démarche, quoique inutile, n'est ni folle, au fond, ni recommandée, je m'en doute. Pourtant, il le faut bien, c'est ma façon de parler de toi, de te parler indirectement, de laisser une trace écrite de mon chagrin mais avant tout de l'amour que j'ai pour toi.
Nous sommes en plein mois de novembre, il fait si froid dehors, la neige a recouverte les rues étroites de Paris. Paris … Je ne te remercierai jamais assez de m'avoir fait découvrir cette ville … Le Louvre , la tour Eiffel, la cathédrale Notre-Dame, le quartier de Montmartre, avec ses petites rues emmêlées, ses artistes, ses enseignes pittoresques et tout ce qui s'ensuit qui me rappelle notre terre natale … Paris est une ville que je qualifierai d'énigmatique! Pas un jour ne ressemble à un autre, et ça me plait car c'est différent d'où je suis née, ou mon quotidien reste monotone.
Mais c'est à double tranchant, car il y a des jours où je peux détester Paris, et d'autres jour où je peux l'adorer. Tout dépend de ce que sera fait ma journée.
Ce qui me manque aussi, c'est ta présence à mes cotés … De voir ces couples déambuler dans ce qui est la ville de l'amour m'arrache le cœur à chaque respiration, tu devrais être a mes cotés, et non risquer ta vie dans ce champ de bataille.
Une énième larme se met à rouler sur ma joue et venir entacher ma jolie lettre, j'ai l'impression d'avoir verser assez de larme pour une vie non ? « Cela passera vite, je te le promet » Je te vois encore murmurer cette maudite phrase au creux de mon oreille. Cela est vite devenue une attente lancinante, ou je me demande parfois si un jour je te retrouverai …
Hermione posa sa plume et plia délicatement son parchemin, qu'elle rangea avec ses centaines d'autres lettres, une fois encore cette lettre lui avait plus miné le moral qu'autre chose … Elle se leva et se dirigea sans un bruit vers le berceau qui trônait fièrement au bout de son lit. Comme à chaque fois son cœur se mit à fondre quand elle posa ses yeux sur la toute petite fille aux joues roses et à la chevelure d'ange qui dormait paisiblement, arrivée sans crier égard quelques semaines plus tôt. Elle s'apprêta à déposer un tendre baiser sur le front de son trésor, quand elle entendit qu'on frappait à sa porte. Elle soupira d'agacement, persuadée que Brooke devait avoir encre oubliée ses clés. Elle se dirigea vers la porte d'entrée qu'elle ouvrit sans ménagement, prête à incendier la fautive quand elle se stoppa net dans sa lancée. Son cœur loupa un battement dans sa poitrine et son sang se glaça de stupeur et d'étonnement.… Malgré la boue, malgré la suie et la crasse, elle le reconnut de suite, à ses yeux bleus océan, à son sourire en coin, à sa chevelure dorée quoique légèrement plus longue. Malgré l'air grave, fatigué et sombre qu'il affichait, il lui sourit amoureusement et écarta ses bras pour accueillir l' étreinte de la jeune femme … Etreinte qui se fit attendre … Drago déglutit avec difficulté et posa un regard interrogateur sur la jeune fille. Il n'eu pas le temps de lui poser la question qui lui brula les lèvres qu'elle se jeta enfin à corps perdu dans ses bras et qu'elle écrasa ses lèvres gourmandes contres les siennes. Il ne se fit pas prier pour répondre au baiser, fiévreux et passionnel. Il resserra ses bras autour de la jeune fille afin de ne faire qu'un, de sentir leur cœurs exploser à l'unisson dans leur poitrine. Il caressa avec avidité les courbes affriolantes de la jeune fille, embrassa avec gourmandise ses lèvres charnues, respira avec plénitude l'odeur sucrée de la peau de la jeune fille. Il sentit Hermione frissonner contre lui, ce qui le rassura … Comment avait il pu penser qu'elle l'oublierai âpres ces longs mois d'absence ?
Drago : Je vois que je te fais toujours autant d'effet
Hermione : Non il fait froid, dehors.
Hermione se délecta de la moue boudeuse du jeune Malfoy, avec fougue elle tira le jeune homme vers elle, referma la porte activement avec son pied et poussa celui-ci sans ménagement sur le canapé. La séparation fut de courte durée quand Hermione s'allongea de tout son long sur lui et le couvrit de baiser tout en essayant de le soulager de quelques vêtements … Elle perdit tout contrôle de son être, écoutant son unique soif, celle de le sentir tout contre elle. Hermione s'apprêta à enlever rageusement la chemise du jeune homme quand elle se stoppa net dans sa lancée.
Hermione : Non attend …
Drago : Que ce passe t'il mon ange ?
Hermione : On ne peut pas … du moins pas de suite … Tout d'abord il y à quelqu'un que je dois te présenter … Quelqu'un qui a hâte de te rencontrer …
Hermione regarda Drago avec intérêt, se demandant si celui-ci avait bien compris l'allusion. Elle regarda Drago et ne put s'empêcher d'échapper un gloussement quand elle vit le regard interloqué de Drago et qu'il posa vivement la main sur son ventre, qu'il découvrit beaucoup moins arrondis que dans ses souvenirs.
Drago : Non ?! Elle … Elle …Elle est là ? Déjà ?
Hermione : Déjà ?! J'aimerai t'y voir toi ! 8mois et demi c'est déjà bien assez !
Drago : Mais je n'étais pas la ! Pour elle, pour toi … Pourquoi je n'ai pas été au courant ? Quand est elle née ? Es ce que tout s'est bien passée ? Elle va bien ?
Hermione : Notre petit ange se porte à merveille. Elle est née i semaines et demi de cela.
Drago se rassit dans la canapé tout en remettant lentement sa chemise, l'air maussade. Hermione se posa à ses cotés et vit que celui-ci était peiné de n'avoir pu être présent pour la naissance de sa fille. Elle lui pris délicatement le menton pour le forcer a la regarder.
Hermione : Ecoute Drago je sais que tu es peiné de n'avoir pu être présent à mes cotés. C'était une possibilité que nous avions envisagé avant mon départ. Mais tu n'a pas a t'en vouloir de quoi que se soit. Tu t'es battu pour la paix, pour l'amour, notre amour. Tu t'es battu pour mettre fin a un monde de souffrance, de noirceur et de ténèbres. Grace a toi ta fille va pouvoir vivre dans un autre monde. Nous allons pouvoir désormais être une famille, enfin.
Drago : Je sais tout ca … Mais je m'en veux que tu es du affronter tout ca tout seule, ma place était a tes cotes.
Hermione : je n'étais pas seule, Brooke était là pour moi.
Drago : Et si elle ne m'aime pas ? C'est vrai je n'ai pas été présent une bonne partie de ta grossesse ni ses premiers jours de vie. Elle n'a pas entendu ma voix, sentit ma présence.
Hermione : Drago notre fille à 3 semaines, elle à tout le temps pour apprendre qui tu es, rassure toi, elle sait que son papa est la désormais, et veille sur elle.
Drago : A jamais. D'ailleurs comment s'elle s'appelle ?
Hermione : Et bien je t'avoue que cela n'a pas été chose aisée de trouver un prénom qui pourrait te plaire sans t … Hum … Et puis un jour j'ai repensé à une de nos discussion, sur la fois ou je t'ai posé la question sur ton fameux anneau que tu porte autour du cou, tu m'a alors expliqué qu'il venait de la seule personne au monde qui pour toi comptait à l'époque, dont tu te souciais, celle pour qui tu pensais ressentir quelque chose, sur ta cousine éloignée Eléa … J'ai donc fait des recherches sur la signification de ce prénom et j'ai été conquise …
Drago : Eléa … Eléa Malfoy … Ca sonne plutôt bien je trouve
Hermione : Tu n'es pas fâché ?
Drago : Non … Même si elle porte le même prénom et nom qu'un membre de ma famille, je sais qu'elle ne sera pas comme eux …
Hermione : C'était ça ou je l'appelais Gertrude, comme ma cousine …
Drago : T'a une cousine qui s'appelle Gertrude ?! C'est … pas commun …
Hermione : C'était une blague … de moldue … que bien sure tu n'a pas comprise … Hum Tu es prêt ?
Drago hocha vivement la tête affublé d'un sourire d'excitation. Hermione se leva tout en lui prenant la main et le dirigea vers sa chambre. Elle ouvrit doucement la porte et s'approcha du magnifique berceau ou reposait leur petit ange.
Drago sentit une chaleur indescriptible l'envahir quand il posa les yeux sur sa fille. Pour la première fois de sa vie, il sentit une vive émotion le transpercer de tout son être, et ses yeux s'embeurrèrent rapidement de larmes. De sa main légèrement tremblante, il effleura du bout des doigts la petit joue rosée et rebondit de son petit ange. Elle était tellement petite et semblait si fragile. Il sut en cet instant qu'il avait fait le bon choix. Se battre pour un monde meilleur, pour que son ange vive dans un monde d'amour et de lumière.
Hermione : C'est ton portrait tout craché non ?
Drago : …
Hermione : Aurait tu perdu ta langue ?
Drago : Elle est magnifique !
Hermione : Je trouve aussi.
Drago regarda Hermione comme si il l'a découvrait pour la première fois. Il l'enlaça tendrement et déposa un doux baiser sur les lèvres de la jeune fille.
Drago : Merci.
Hermione : De quoi ?
Drago : Pour tout. Pour être entré dans ma vie, pour m'avoir fait découvrir tant de chose. Merci de m'aimer, de me faire sentir vivre. Merci de m'avoir donner cette chance d'être père, d'avoir ma propre
Hermione : Je t'en prie. Merci à toi aussi. Tu m'a tellement manqué. Ces jours passés sans toi ont étés un véritable enfer, ne pas savoir comment tu allait, si tu été toujours vivant … Je … C'était devenu si dur … Heureusement qu'elle était la, sinon je ne pense pas que j'aurai pu le supporter..
Drago : Je suis la maintenant, je ne vous quitterez plus jamais. Je t'aime Hermione.
Hermione : Je t'aime tellement.
Drago pris Hermione dans ses bras et l'embrassa avec fièvre, amour et passion. L'enlaçant comme si sa vie en dépendait, et se faisant une promesse à lui-même, que jamais il ne la laisserait partir, plus jamais ils se sépareraient.
L'amour est le seul jeu auquel, quand on refuse d'y jouer, on risque de tout perdre et de passer à cotés de tant de choses.
¤ FIN ¤
