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Chapitre 25 – Mona Lisa Partie 2
Monde Alternatif, 2 Semaines Plus Tard
"Récapitulons encore une fois," dit Sirius.
"On quitte la maison à 15h00," dit Harry*. "On prend ensuite le Magicobus jusqu'au ministère, ce qui prendra environ 10 minutes. Une fois au ministère, on va au service des portoloins internationaux et on en prend un pour le ministère français, ce qui nous prendra environ une heure. Une fois arrivé en France, on va dans le monde moldu et on prend un taxi pour le musée du Louvre et on trouve où le portrait est gardé. Une fois le portrait localisé, on trouve des toilettes et on s'y cache sous la cape d'invisibilité jusqu'à la fermeture du musée, puis on retourne là-bas, on prend la peinture et on fout le camp."
Sirius hocha la tête. "Qu'en est-il des caméras ?"
"Nous serons sous la cape donc il ne devrait pas y avoir de problème," dit Harry*.
"Qu'en est-il de celle dirigée vers le portrait. Tu ne penses pas que les moldus vont paniquer s'ils voient la peinture se déplacer toute seule ? Et si nos mains apparaissent sur la caméra, les Aurors français seront sur nos traces en un instant."
"Ce sera la seule caméra que nous allons désactiver. Au moment où les moldus se rendront compte de ce qui se passe, on sera déjà de retour sous la cape avec le portrait."
"Et nous pourrons nous glisser hors du musée inaperçus," dit Sirius.
"Exactement," dit Harry*.
"N'oublie pas que nous ne pourrons pas utiliser nos baguettes," dit Sirius d'un ton sérieux. "Le ministère français est beaucoup plus efficace que la nôtre et ils interdisent strictement l'utilisation de toute forme magie dans les zones moldus. Même un simple Lumos les fera envoyer une équipe complète d'Aurors pour nous arrêter."
"Plutôt excessif non ?" dit Harry* en levant un sourcil.
"Ils prennent leur sécurité très au sérieux. Voilà pourquoi dans toute leur histoire, tu ne trouveras jamais une guerre comme la nôtre."
"Donc, pas de magie une fois dans le monde moldu," dit Harry*.
"10 points pour Gryffondor."
"Serpentard," corrigea Harry* automatiquement.
"Peu importe," répondit Sirius en levant les yeux au ciel.
"Est-ce que notre plan de secours est prêt ?" demanda Harry*.
"Ouais," répondit Sirius. "J'ai dû donner presque toute l'argenterie de cette maison a Ding pour qu'il les fasse."
"Mais c'est fait, non ?" pressa Harry*. "Les photos et tout ?"
"Ne t'inquiète pas, tous est fait."
"Je veux les voir."
"Ils sont déjà emballés !" protesta Sirius. "Je ne vais pas tout déballer juste pour te satisfaire !"
"C'est bon, c'est bon," grommela Harry*. "J'espère juste qu'on n'aura pas à les utiliser."
"Et rappelle-toi," dit soudainement Sirius, "Paris a une heure d'avance sur Londres et le musée ferme à 20h00. Donc, on doit s'assurer d'arriver là-bas avant 18h00."
"Quelle excuse allons-nous donner au ministère pour justifier notre visite ?"
"On trouvera bien quelque chose."
"C'est pas assez Sirius," dit Harry* impassible
"Oh, très bien. Je pensais à un truc du genre, tu es mon fils et je suis venu ici à la recherche de ma femme qui nous a abandonné après ta naissance."
Harry* le regardait avec de grands yeux.
"Crois-moi, ça va marcher. Le sentimental, ça berne tout le monde," dit Sirius avec un sourire.
"Tu ne pouvais pas penser à autre chose ?" demanda Harry*.
"Il n'y a rien d'aussi convaincant que ça," répondit Sirius avec désinvolture.
"Idiot" marmonna Harry*. "Enfin bref, va colorer tes cheveux. Je vais faire la même chose."
"Oui, monsieur," se moqua Sirius.
"N'oublie pas les lentilles et la fausse moustache," ajouta Harry*.
"Compris ... Oh, et est-ce que notre distraction est en place ?" demanda Sirius.
"Ouais, Harry senior sait ce qu'on prépare et il est plus que partant pour nous aider."
"Il ne voulait pas venir ?" demanda Sirius.
"Si, mais j'ai réussi à le convaincre de ne pas venir. On a besoin de quelqu'un ici pour couvrir notre absence aussi longtemps que possible."
"Il a un plan ?"
"Il a engagé Fred et George pour créer une énorme distraction dans la cuisine pour qu'on puisse sortir sans être vu. Et le reste de la journée sera rempli d'autres farces qui occuperont la plupart des gens ici et quand je dis, les gens ici, je veux dire seulement Mme Weasley," dit Harry*. "Espérons que personne ne se rendra compte de notre absence d'ici demain matin."
Harry* fit une pause pour jeter un coup d'œil à sa montre. "Farce n°1 aura lieu dans exactement 90 minutes."
"Il est actuellement 13h00," dit Sirius.
"Mettons-nous au travail alors. On a un tableau à voler."
Deux heures et quelques explosions plus tard.
"Bienvenue en France," dit une voix agréable. "Indiquez s'il vous plaît votre nom et la nature de votre visite."
Harry* et Sirius étaient encore désorientés par le portoloin international.
"Mon nom est Samuel Smith et voici mon fils Peter Smith," dit Sirius en adoptant une expression triste qui n'échappa pas à la jeune femme.
La femme sourit en retour, "Nature de votre visite ?"
Sirius sourit nerveusement. "Est-ce vraiment nécessaire ?" demanda-t-il avec méfiance.
"Je suis désolé, monsieur, mais vous devez indiquer la nature de votre visite ou je devrais le signaler aux Aurors."
"Je suis désolé, mais c'est un peu privé," dit Sirius, en baissant la tête.
"Monsieur ?"
Les yeux de Sirius brillaient. "C'est ma femme," lui dit-il.
"Votre femme ?"
Une larme coula le long de sa joue. "Je ne veux pas en parler."
"Hey," dit la femme en posant sa main sur la joue de Sirius. "Tout va bien, vous pouvez me le dire."
"Elle, elle nous a abandonné mon fils et moi un an après sa naissance et j'ai passé toute ma vie à sa recherche pour savoir ... pour savoir pourquoi elle a fait ça ! Pourquoi a-t-elle choisi de m'abandonner et de nous quitter," dit-il alors qu'une autre larme coula. "Juste savoir la raison pour laquelle elle a causé tant de douleur à notre famille et pourquoi elle a brisé le lien d'amour qui nous unissait !"
La jeune femme était au bord des larmes et Harry* se retint de lever les yeux au ciel.
"À quoi ressemble-t-elle ?" demanda gentiment la jeune femme, qu'Harry* avait maintenant identifiée comme Anaïs, d'après son badge.
"Elle a les cheveux châtains, des yeux marrons profond et perçant, un magnifique grain de beauté sur l'oeil gauche et elle ressemble à un ange tombé du ciel," dit Sirius avec un regard rêveur.
"C'est tellement romantique," dit-elle également avec un air rêveur. "Vous savez quoi. Je vais écrire tourisme comme nature de votre visite comme ça vous pourrez vous mettre plus rapidement à sa recherche."
"Merci beaucoup," dit Sirius en se frottant les yeux. "Viens Peter. On a un ange à trouver."
"Bonne chance !" dit Anaïs en se tamponnant les yeux avec un mouchoir.
"Tu aurais pu simplement lui dire qu'on est ici pour rendre visite à un ami au lieu de ton mélodrame," siffla Harry* une fois qu'ils étaient hors de portée de voix.
"Si j'avais dit ça, j'aurais été obligé de donner le nom et l'adresse de cet ami alors que grâce à mon histoire, notre amie aux yeux noisette a oublié de me le demander. Et quand elle s'en rendra compte, elle inventera un nom et une adresse pour garder son job."
Harry* allait répondre, mais Sirius l'interrompit. "On parlera plus tard. Maintenant, voyons si nos déguisements moldus sont assez bons pour tromper les détecteurs magiques."
10 minutes plus tard, Harry* et Sirius étaient dans les rues de Paris, se félicitant du succès de la première étape de leur plan.
"Je n'arrive pas à croire que cette fille n'a même pas remarqué que tu la décrivait comme ta femme !"
"C'était le charme Sirius en action, prends en de la graine."
Harry* leva les yeux au ciel.
"Wow," dit Sirius, dès qu'il aperçut toutes les voitures circulant sur la route principale, le nombre de gens qui se promenaient et parlaient au téléphone et tous les bâtiments autour d'eux, ayant chacun une taille différente. C'était si différent du monde sorcier !
"Taxi !" cria Harry* en faisant signe a un taxi libre.
"Quoi Xi ?" demanda Sirius, incrédule.
"Sirius, tais-toi et suis-moi. Tu es peut-être le boss dans le monde sorcier, mais dans le monde moldu, c'est moi. T'as juste à te taire et à me suivre jusqu'à ce qu'on arrive au musée."
"Ouais, ouais," dit Sirius en regardant autour de lui avec fascination.
"Où allons-nous, monsieur ?" demanda le chauffeur de taxi.
"Musée du Louvre," répondit Harry*.
Le trajet jusqu'au musée fut calme, excepté les cris occasionnels d'obscénités du chauffeur à d'autres conducteurs.
Il était 16h30 quand ils atteignirent finalement le musée.
"Profitez de l'art mes amis," déclara le chauffeur après avoir compté son argent. "Les trucs à l'intérieur valent des millions !"
"Merci," dit Harry* poliment.
Ils se tenaient en face d'un bâtiment datant du 19e siècle avec une arche au centre. Ce qu'ils ne savaient pas, c'était la taille immense de la structure.
"Entrez mes amis !" cria le chauffeur de taxi. "Vous reconnaîtrez l'entrée quand vous la verrez !"
Harry* et Sirius se regardèrent en se demandant ce que voulait dire le chauffeur.
"Allons-y alors," dit Sirius en secouant ses cheveux hors de ses yeux.
"On dirait un palais," murmura Sirius, en regardant autour de lui alors qu'ils entraient dans une cour.
"Peut-être parce que c'est un palais transformé en musée," dit Harry* se faisant un chemin à travers la foule qui les entourait.
Ils traversèrent une autre arche et eurent le souffle coupé.
Devant eux se trouvait une magnifique pyramide constituée entièrement de verre. Elle était entourée de trois autres plus petites, mais ils n'avaient d'yeux que pour la principale.
"Je comprends ce que voulait dire le chauffeur maintenant," dit Sirius avec ébahissement.
Harry* hocha simplement la tête, incapable de trouver les mots pour décrire ce qu'il ressentait alors qu'ils se dirigeaient vers l'entrée majestueuse.
"Bien que ça n'ait pas l'air d'avoir sa place ici," commenta Harry*. "Une pyramide de verre à l'intérieur d'un palais du 19e siècle."
"Ça n'en reste pas moins incroyable," dit Sirius.
Ils passèrent à travers un détecteur de métal et une machine à rayons X pour vérifier qu'ils n'avaient pas d'objet de contrebande.
Ils achetèrent un guide dans l'un des stands.
"Wow, Sirius. Regarde ça," dit Harry*.
"Quoi ?"
"Cet endroit fait plus de 60 000 mètres carrés, contient plus de 380.000 objets et dispose de huit départements, chacun dédié à un domaine différent de l'art !"
"Voila qui est impressionnant !" dit Sirius sarcastiquement. "On pourra baver sur l'histoire de ce lieu plus tard. Pour l'instant, on a un travail à faire, concentrons-nous d'abord sur ça ... Maintenant, où se trouve la peinture ?"
"Collection Haute Renaissance ... Par là," dit Harry* en lisant le guide.
"Bon, maintenant, assure-toi de te souvenir du chemin," murmura Sirius. "On ne peut pas monter et descendre en essayant de mémoriser le chemin à cause des caméras. On reste près de la foule et une fois la peinture trouvée, on continue à avancer jusqu'à ce qu'on trouve des toilettes et on s'y cache jusqu'à la fermeture du musée. Le musée ne laisse plus entrer personne à 17h30 et ils demandent à tout le monde de partir de 18h30 à 19h00. Donc, on a environ 45 minutes pour trouver le tableau puis se cacher, compris ?"
"Compris," dit Harry*.
Une fois le tableau atteint, ils s'émerveillèrent devant sa beauté pendant un certain temps avant de continuer, mais pas avant de prendre note de la position des caméras dans la pièce.
Soudain, une voix retentit à travers le musée. "Mesdames et Messieurs, le musée du Louvre ferme ses portes. Nous demandons à chacun de se diriger vers la sortie. Merci pour votre coopération." L'annonce fut ensuite répétée dans d'autres langues.
"Il est temps de trouver notre cachette," murmura Harry*.
Ils trouvèrent des toilettes relativement peuplées et ils entrèrent. Harry* sortit lentement la cape d'invisibilité qu'il avait empruntée à Harry et il couvrit Sirius et lui avec, quand personne ne regardait.
La deuxième étape de l'opération était terminée.
Maintenant, ils devaient s'assurer que personne ne les touche et de ne pas faire un bruit jusqu'à ce que le musée soit vide.
Ce ne fut qu'à 19h30 qu'Harry* et Sirius furent sûrs que le musée soit vide.
"Mets le masque et les gants," murmura Sirius. "Je sais qu'ils ne sont pas confortable mais mieux vaut être déguisée plutôt qu'identifié."
"On est déguisés de toute façon," protesta Harry*.
"Eh bien, déguisons-nous deux fois alors," dit Sirius. "T'as oublié qu'après s'être échappé du musée, on devait aussi quitter le pays ?"
"Ok, ok, allons-y," dit Harry* en mettant le masque à contrecœur.
Ils se déplacèrent doucement et rapidement sous la cape. Une ou deux fois, ils virent un garde patrouiller et ils durent s'arrêter jusqu'à ce qu'ils soient sûrs que le garde avait disparu.
Enfin, ils atteignirent leur destination. La peinture était juste en face d'eux. Tout ce qu'ils avaient à faire, c'était de l'attraper et de courir.
"Sirius, il faut d'abord désactiver la caméra," dit Harry*.
"Comment on fait ?"
"Il suffit de tirer sur le fil. La couvrir avec quelque chose serait trop risqué."
"Pourquoi ?"
"Ils ont des moyens pour retrouver des gens seulement avec un morceau de tissu ou une empreinte digitale."
"Combien de temps penses-tu qu'on aura une fois la camera éteinte ?"
"Environ une minute, je suppose," déclara Harry*. "Les moldus sont très efficaces niveau sécurité."
"Ne traînons pas alors," dit Sirius avec un sourire, mais Harry* ne bougea pas. En fait, il fronçait les sourcils.
"Pourquoi ce froncement de sourcils ?"
"Tu t'es demandé comment nous allions transporter un tableau aussi grand ? Quelqu'un nous entendra, c'est sûr et il ne rentre pas sous la cape," dit Harry*.
Sirius dévisagea Harry bouche bée.
"Merde," fut tout ce qu'il dit. Il n'arrivait pas à croire qu'ils n'avaient pas pensé à ça !
"On va devoir utiliser la magie," dit Harry* avec un air résigné.
"Si on fait ça, les Aurors seront ici en un instant," dit Sirius.
"Ils devront parler aux moldus avant d'entrer ici. Ils ne peuvent pas simplement transplaner ici sans avertissement."
"Dans ce cas, combien de temps aura-t-on pour sortir ? Je suis sûr qu'ils mettront des barrières anti-transplanage dès qu'ils arriveront ici."
"Alors on devra être plus rapide qu'eux. Il est 20h10. On désactive les caméras, métamorphose le portrait en poupée ou un truc comme ça et ensuite tu nous transplane à l'entrée principale d'où on pourra prendre un taxi jusqu'à l'aéroport."
Sirius soupira. "On dirait que c'est une bonne chose qu'on ait demandé à Ding de nous faire des passeports."
"C'est une bonne chose que j'y ai pensé," répondit Harry*. "Maintenant, on a un moyen pour s'échapper et je sais de source sûre qu'il y a un vol pour Londres à 22h00."
Sirius resta silencieux pendant un moment. "Bon, alors on désactive les caméras, métamorphose le portrait et on fout le camp et on prend le premier vol en dehors du pays. Pas celui de Londres, mais tous les vols qui quittent Paris."
"Pourquoi n'importe quel vol ?"
"Parce que les Aurors français ne sont pas stupides et ils vont envoyer quelqu'un à l'aéroport pour vérifier qu'aucun objet magique ne quitte le pays."
"Donc il y a quand même un risque pour qu'on se fasse prendre."
"Ne t'inquiète pas. Ils vont d'abord vérifier tous les moyens de transport magiques avant de passer aux moyens moldus. D'ici là, on sera déjà loin."
"Pourquoi ne vont-ils pas envoyer quelqu'un immédiatement ?" demanda Harry*.
"Parce qu'ils sont également arrogants," dit Sirius. "Même s'ils disposent des meilleurs Aurors du monde magique, ils n'envisageraient pas qu'un sorcier utilise un moyen moldu pour s'échapper. Ils ne l'envisageront qu'après être à court d'option."
"Eeeeet tu sais ça comment ?"
"J'étais un Auror avant d'être envoyé à Azkaban et j'ai eu quelques amis qui se trouvaient être des Aurors français. Ne t'inquiète pas, on ne se fera pas prendre," dit Sirius.
"Je n'aime pas ça, mais c'est mieux que rien. Bon alors, je compte jusqu'à trois.
Un.. deux.. trois !"
Salle de sécurité, Musée du Louvre
Le garde de sécurité, Marc, était excité. Sa petite amie était assise sur ses genoux avec ses lèvres attachées aux siennes et n'était pas d'humeur à s'arrêter.
"Lève tes mains," lui dit-il à l'oreille, traînant ses doigts sur son ventre et saisissant lentement l'ourlet de sa chemise, prêt à enlever le tissu mince recouvrant sa peau.
C'est à ce moment qu'il regarda les écrans de télévision et remarqua que quatre des écrans étaient noirs.
"C'est quoi ce délire ?" cria-t-il avec choc, laissant tomber sa petite amie sur le sol sans ménagement.
"Marc !" s'exclama-t-elle avec indignation.
Il l'ignora et appuya sur un bouton sur le panneau de contrôle et parla dans le micro.
"Equipe de sécurité n°3, nous avons un code bleu dans la section Haute Renaissance, je répète, nous avons un code bleu dans la section Haute Renaissance."
"Compris, tour de contrôle, on est en route," dit une voix venant du haut-parleur.
Mark retira sa main du bouton. "Claire, remet ton t-shirt et assis toi, tranquillement," dit-il brusquement.
"Que se passe-t-il Marc ?" demanda-t-elle craintivement.
"Cambriolage possible," répondit-il rapidement.
De retour du côté d'Harry* et Sirius
Harry* et Sirius venaient de désactiver toutes les caméras et avait retiré la cape d'invisibilité et leurs masques.
"Vas-y," fut tout ce que dit Harry*.
Sirius se précipita vers le portrait et le souleva de ses gonds.
Ce n'était pas la bonne chose à faire. Dès que Sirius enleva le portrait, une sirène bruyante retenti et des barres d'acier commencèrent à descendre pour bloquer toutes les issues.
"Métamorphose là tout de suite !" cria Sirius.
Harry* hocha la tête et métamorphosa le portrait en poupée de bois qu'il mit dans son sac. Sirius lança alors rapidement un sort de nettoyage puis il attrapa fermement le bras d'Harry*. Harry* eut l'impression d'être pressé à travers un tube en caoutchouc et puis la sensation disparue. Il se retrouva debout près de la sortie.
"Sirius," commença-t-il, mais son parrain d'un autre monde couvrit sa bouche, les recouvra avec la cape et l'entraîna vers la sortie.
Presque immédiatement, Harry* entendit le bruit révélateur de plusieurs sorciers transplanant à l'endroit où ils étaient il y a environ 5 secondes. Les deux sorciers s'immobilisèrent sous la cape d'invisibilité en voyant au moins une douzaine d'Aurors criant des ordres en français. Les deux ressentirent une vague de magie signalant l'activation des barrières anti-transplanage.
Ils continuèrent à s'éloigner jusqu'à ce que le musée ne soit plus en vu et une fois qu'ils furent sûrs que personne ne les avait suivis, ils enlevèrent la cape d'invisibilité et se dirigèrent vers la route principale.
"Taxi," cria Sirius et un s'arrêta juste en face d'eux.
"Où allons-nous ?" demandé le chauffeur de taxi.
"L'aéroport," déclara Harry*.
"Vous devrez louer un taxi privé pour ça monsieur," répondit-il, "Je vais vous donner une carte."
"Ecoutez," dit rapidement Sirius, "Nous sommes pressés et on ne veut pas rater notre vol. Je vous donnerai la moitié du prix total en supplément."
"Supplément, hein," dit le chauffeur. "L'aéroport est assez loin. Vous êtes sûr que vous pouvez vous le permettre ?"
"Je peux me permettre plus que vous ne pouvez imaginer," répondit Sirius avec un sourire narquois.
"Ça me va. Montez."
"Et aller un peu plus vite si vous pouvez. Nous ne voulons vraiment pas rater notre vol," dit Sirius.
"C'est vous le patron," dit-il avec un sourire avant de changer de vitesse et de décoller comme une flèche.
Harry* et Sirius s'agrippèrent à leurs sièges alors que le chauffeur fonçait entre les voitures et prenait des raccourcis dès que possible.
"Vous n'avez étonnamment pas de bagages avec vous," commenta le chauffeur.
"Ils sont déjà à l'aéroport. On se promenait dans la ville quand nous avons réalisé l'heure qu'il est," dit Sirius.
"Ouais," ajouta Harry*, "Cette ville est tellement belle que nous avons complètement perdu la notion du temps !"
Sirius leva les yeux au ciel.
"Ah, oui," dit-il sagement, "Paris a ce genre d'effet sur les gens."
Harry* rit joyeusement tandis que Sirius le regardait avec étonnement.
"Arrête de me regarder comme ça !" siffla doucement Harry*.
"A quoi tu joues ?" murmura Sirius.
"La police va interroger les chauffeurs de taxi autour du musée et on ne doit pas avoir l'air suspect pour ce gars."
"On n'a pas l'air suspect," dit Sirius. "On est entré et on est sorti. C'est tout."
"On n'est pas tiré d'affaires tant qu'on ne sera pas de retour au 12 square Grimmaurd," grogna Harry*, "Maintenant, met toi à rire."
"Quoi ?"
"Rit," dit Harry*, "Fortement."
"Pourquoi ?"
"Fait ce que je te dis," dit Harry* d'un ton brusque.
Sirius se mit à rire aux éclats faisant grimacer Harry*. Il ne voulait pas que Sirius éclate de rire dans son oreille !
"Pourquoi tous ces rires ?" demanda le chauffeur en allumant une cigarette.
"Rien," dit Harry* en fusillant Sirius du regard. "Mon père vient juste de me rappeler un de mes moments les plus gênants ici."
"Oh, c'est intéressant, qu'est-ce qu'il s'est passé !" demanda-t-il.
"Rien d'intéressant," dit Harry* en essayant de dissuader le conducteur de poser plus de questions. Évidemment n'importe qui insisterai pour en savoir plus et ce chauffeur simple d'esprit n'était pas différent.
"Oh, allez," dit-il. "Ce n'est pas comme si j'allais le dire à quelqu'un que vous connaissez !"
"Très bien," dit Harry* avec un soupir résigné. "Tout a commencé avec cette fille quand nous avons visité la tour Eiffel," commença-t-il.
La discussion continua et Sirius commença à inventer d'autres histoires ridicules les unes plus embarrassantes que les autres.
Après ce qui sembla être des heures de torture pour Harry*, le taxi s'arrêta finalement devant un aéroport bondé.
"Punaise," murmura Sirius, après que le chauffeur les aient déposés. "Cet endroit est sacrément bondé."
"Bienvenue à un aéroport international moldu Sirius," dit Harry* avec un sourire.
Sirius hocha la tête bêtement.
"Et maintenant ?" demanda-t-il.
"Maintenant, on suit les directions, on regarde quel est le premier vol qui quitte la ville, puis on rentre à la maison."
La paire s'arrêta en face d'un horaire de vol.
"Le premier est dans 45 minutes pour Rio de Janeiro," dit Sirius. "C'est long 45 minutes."
"45 minutes, c'est rien du tout si ce que l'oncle Vernon dit à propos de la sécurité des aéroports est vrai."
Sirius fronça les sourcils quand Harry* mentionna son oncle.
"Oh, et Sirius."
"Quoi ?"
"C'est toi qui vas devoir parler. C'est toi l'adulte."
"Moi ! Mais je n'y connaît rien à tout cela !"
"Ne t'inquiète pas. Il suffit de leur montrer nos passeports quand ils le demandent et de payer le montant qu'ils demandent."
Sirius avait l'air extrêmement inconfortable.
"Relax Sirius, je suis sûr que tu vas t'en sortir à merveille," dit Harry*.
"Comment peux-tu en être sûr ?"
"C'est simple, si tu ne le fais pas ... nous sommes foutus."
"Très bien," dit Sirius en prenant une profonde respiration et en revérifiant l'horaire du vol. "Rio De Janeiro, terminal 7, allons-y."
Ils étaient dans la file en attendant d'être scanné par les gardes de sécurité quand Harry* remarqua quelque chose d'inhabituel.
"Sirius," murmura-t-il.
"Quoi ?"
"Regarde le gars avec le costume noir."
"Et bah quoi ?"
"Regarde son pantalon."
Sirius regarda attentivement. "Il est trop petit pour lui," dit-il avec surprise.
"Et ses chaussettes ne sont pas assorties ... comme s'ils les avaient mis à la hâte et pour couronner le tout, il a un mince fil métallique à la main qui ressemble à un détecteur magique pour moi."
Les yeux de Sirius s'écarquillèrent de panique. "Merde, Harry*, ils nous ont trouvés ! On doit fuir !"
"Punaise Sirius calme toi," dit-il en remarquant que quelques personnes regardait son faux père curieusement.
"Comment veux-tu que je me calme ?"
"Ils ne nous ont pas encore trouvés ! Ça fait plus de deux heures que nous avons quitté le musée et je suis sûr qu'ils doivent avoir fait le lien avec le monde moldu. Laisse moi gérer ça et tous ira bien."
"Te laisser gérer ça ! Comment est-ce que tu vas faire ça sans magie ?" siffla Sirius.
"Fais moi confiance," murmura Harry* sans élaborer.
A sa plus grande surprise, Sirius agi parfaitement. Cela doit être à cause de ses tendances à faire des farces, pensa-t-il avec un sourire narquois. Et peut-être à cause de sa formation d'Auror, également, ajouta-t-il mentalement.
10 minutes plus tard, il y avait encore trois personnes en face d'eux avant que le sorcier ne les scanne. Il était sûr que l'instrument détecterait leurs baguettes et le portrait métamorphosé.
Prenant une profonde respiration, il leva prudemment un doigt et détacha les lacets du sorcier.
Plus que deux personnes devant eux.
Harry* retint son souffle.
Encore une personne.
Sirius avança.
Harry* leva la main et déplaça subtilement la jambe gauche de l'homme sur son lacet droit, puis il le fit essayer de bouger sa jambe droite.
Tout se passa comme Harry* l'avait planifié.
L'homme percuta la table à côté de lui, sa tête heurtant violemment le coin de la table.
Il y eut des cris des quelques femmes autour et quelques gardes se précipitèrent au secours de l'homme.
Au moment où le sorcier avait récupéré de sa chute, Harry* et Sirius avaient déjà mis leur sac sur le tapis roulant et avait évité le scan du sorcier.
Harry* s'autorisa un sourire quand il vit le sorcier se relever en tremblant comme s'il venait de rentrer dans un bulldozer. L'Auror sentit qu'il y avait quelque chose qui clochait dans sa chute et qu'elle n'était pas naturelle du tout, mais il le mit sur le compte du mal de crâne qu'il ressentait à l'heure actuelle.
Les choses se passèrent à peu près en douceur après avoir quitté Paris. Le vol pour Rio De Janeiro durait 11 heures et celui pour Londres en durait 12, sans compter les trois heures d'attente dans l'aéroport brésilien. Harry* était confiant qu'il n'y avait aucun moyen pour que les sorciers ou les moldus ne les trouves.
La seule chose qui restait à s'inquiéter, c'était la réception qu'ils allaient avoir en rentrant au quartier général si quelqu'un avait découvert leur disparition. Il serait de retour dans le courant de l'après-midi et Harry* savait que d'ici là, tout le monde aurait entendu parler du cambriolage.
Que faire ensuite, réfléchi Harry alors que le pilote annonçait leur arrivée à l'aéroport international de Londres.
Il ne savait pas que de retour dans son monde, un mage noir aux pouvoirs inimaginables et avec une volonté de dominer le monde venait d'être ressuscité.
-x-x-x-x-x-x-
A la prochaine !
Chapitre 26 – Prise de conscience
Harry* et Sirius rentrent au QG et l'accueil est loin d'être chaleureux et Harry décide de demander quelques explication a Dumbledore.
