CHAPITRE 23 : Un nouveau départ ?
Ma tête collait contre la vitre, j'étais ailleurs.
Depuis que nous avions quitté le Staples Center, je n'avais prononcé aucun mot. Je me contentais juste, d'admirer les lumières de la ville de Los Angeles. Je ne ressentais plus rien. C'était comme si, on m'avait arraché mon cœur, et que je m'étais laisser faire. Je n'en n'avais plus rien à foutre. À quoi bon se démener corps et âmes, pour rien avoir en retour ? C'est ce que j'appelais, du foutage de gueule. Voilà ce que c'était.
Edward m'avait laissé espérer, pour finalement rien avoir. Mais je me disais que tout ça c'était de ma faute. Si j'aurais pu savoir dès le début ce qui se serait passé à Forks, jamais je n'aurais mis les pieds là-bas. Jamais je ne l'aurais rencontré, jamais je n'aurais appris l'existence de son espèce, et jamais je ne serais tomber amoureuse de lui.
Il était trop tard pour revenir en arrière. J'avais tout foutu en l'air, encore une fois. Je comprenais mieux maintenant pourquoi Alice et Rosalie m'avaient envoyé un message c'était pour me prévenir. Me prévenir du choix qu'il avait fait. Mais j'avais été trop conne pour ne pas m'en apercevoir.
Pour comprendre ce qu'était l'amour il fallait comprendre la peine, et pour marcher il fallait accepter la possibilité que l'on puisse tomber. J'étais vraiment fatiguée par cette spirale infernale, car c'était vrai, on finissait toujours par se remettre d'un chagrin d'amour mais seulement jusqu'au prochain... Combien de temps allais-je encore tenir dans cette situation avec mon cœur se balançant de droite à gauche ? Se reconstruire après un chagrin d'amour demandait beaucoup d'effort à une âme humaine. L'amour me rendait trop instable, trop agressive, trop vulnérable.
Melissa et Jennifer ne disaient rien elles aussi. Elles lançaient de temps en temps quelques regards vers moi, mais je les ignorais. Elles essayaient de me parler quelques fois, mais je ne répondais pas. Je ne voulais pas parler. Je voulais qu'on me laisse seule.
J'avais plus qu'une grande hâte celle de rentrer dans ma chambre d'hôtel, et de pouvoir me laisser m'exprimer sans bien même que personne vienne me faire la morale.
Ce soir, j'allais revoir Matt. Nous allions sortir en club. Enfin, c'était plutôt à l'after-party de mon concert que nous allions. Je lui avais proposé de venir me rejoindre à l'hôtel. Et fallait l'avouer, après ce qui s'était passé, je n'avais pas tellement envie d'y aller... À moins de purger ma peine dans deux ou trois verres...
Mon chauffeur se garait devant l'entrée de l'hôtel. Je laissais les filles sortir en premières. Nous entrâmes dedans, et je me dirigeais directement vers l'ascenseur. Les portes se refermèrent dès qu'elles me rejoignaient. Je me retrouvais au milieu. Melissa qui était à ma gauche, brisait le silence qui durait depuis déjà trop longtemps.
− Tu le détestes mais tu l'aimes quand même, et je sais que tu n'arrives tout simplement pas à le laisser partir, me provoqua-t-elle.
Ding. Je marchais rapidement droit devant moi, mes lèvres toujours closes. Je n'avais rien dit, parce qu'elle savait qu'elle avait raison. Je m'avançais vers ma suite. J'introduisais le pass dans le boîtier, et rentrais directement à l'intérieur.
Refermant la porte derrière moi, je ne bougeais plus. Mes larmes embuaient lentement mes yeux. Pinçant mes lèvres, je hochais de la tête doucement. Je ne voulais pas y croire une seule seconde à ce qui m'arrivait. Je me disais que c'était un rêve. J'allais me réveiller j'en étais sûre.
Mon dos se heurta contre la porte. Me laissant glisser le long de ce dernier, je déposais ma main contre mes lèvres, étant envahie par un violent sanglot. Alors que mes fesses touchèrent durement le sol, mes yeux se fermèrent. Mon sang frappait fortement dans mes tempes, pendant que ma respiration, elle, se faisait saccader.
Un puissant hurlement sortait de mes lèvres en même temps que mes larmes redoublèrent de plus belle. Je passais mes mains dans ma frange, et tirais quelque peu férocement en hurlant toujours. Je criais plus fermement en refermant plus fortement mes yeux.
À cet instant, je voulais tout, sauf cette putain de souffrance qui me martyrisait mon cœur. J'avais déjà connu cela c'était avec Chris. Exactement la même chose. Cette chose qui était refoulée en moi depuis déjà trop longtemps. Mon chagrin.
Mes lèvres se pincèrent distinctement, sentant de nouvelles larmes rouler abondamment sur mes joues. Je me relevais subitement, et marchais jusqu'au salon. De là, je prenais tout ce que j'avais sur mon passage, et me mettais à hurler de douleur en les balançant n'importe où. Je voulais rejeter toute cette haine que j'avais en moi.
Prenant un vase, je le balançais par terre.
− POURQUOI TU M'AS FAIT ÇA ?! Hurlais-je, de toute mes forces, jusqu'au-dessus de mes capacités vocales.
Mes yeux fixèrent le verre brisé, pendant que mes larmes roulèrent sur mes joues, m'aveuglant quelque peu.
− J'ai tellement été trop conne ! Pinçais-je mes lèvres.
Je me mettais à renifler.
− Je n'aurais jamais dû venir dans cette putain de ville ! M'écriais-je, en shootant mon pied dans les morceaux, les éparpillant.
Fourrageant mes mains dans mes cheveux, je fermais mes yeux, en ayant un sanglot.
− Mais je n'ai plus la force de me combattre... encore... murmurais-je.
Mes mains descendaient contre mon visage, en sentant une nouvelle douleur m'envahir.
− Et maintenant je ne sais plus quoi faire...
Tombant à genoux, je prenais en main un morceau de verre briser. Je le regardais pendant quelques secondes. Serrant le morceau, plusieurs gémissements sortaient de mes lèvres. Une traînée de sang coulait le long de ma paume. Mes larmes redoublèrent à cause de la douleur.
Ma main se rapprochait dangereusement de mon poignet.
− Non, Rih', lâche ça ! Cria la voix de Melissa.
Elle me le prenait des mains, et le balançait par terre. Mel tombait à genoux à son tour, et me prenait dans ses bras directement. Mes larmes coulèrent abondamment le long des joues. J'étais encore une fois en pleure.
Ma main ensanglantée empoignait sa chemise qu'elle portait contre son dos. J'apercevais Jennifer debout en face de moi, paniquée, ne savant pas quoi faire.
− Rih', calme-toi, je t'en prie, me lança Mel, en resserrant sa prise.
− Je sais plus quoi faire, Mel... lui marmonnais-je, entre deux sanglots.
Elle me relâchait, pour déposer ses mains en coupe contre mon visage. Elle me regardait, ses traits tiraient par la souffrance que je lui infligeais, me montrant dans cet état.
− Qu'est-ce que je peux faire ? Me supplia-t-elle. Rih', regarde-moi, reprenait-elle, alors que je venais de baisser mon regard.
Ma vision brouillait par les larmes, je la fixais, en grimaçant. Je grimaçais, parce que je savais qu'un nouveau sanglot allait m'envahir, mais je ne voulais pas le laisser me surmonter.
− Dis-moi ! Dis-moi, ce que je peux faire pour toi, continua Melissa. Je t'en prie, je n'aime pas te voir comme ça... Tu es ma meilleure amie, Robyn... Tu peux tout me dire... Dis-moi ce que tu veux, dis-le-moi... Dis-moi ce que tu veux que je fasse...
Je savais qu'elle aussi avait envie de pleurer. Me voir d'une telle façon, lui faisait tellement mal, qu'elle ne pouvait le supporter.
− Je suis perdue... murmurais-je.
Elle essuyait mes larmes, avec l'aide de ses pouces. Melissa retirait ses mains, pour ensuite essuyer à son tour ses larmes contre ses joues.
Je regardais sa chemise. Elle était pleine de traces de sang. Puis, je descendais mes yeux sur ma main. Cette dernière était elle aussi ensanglantée. Ma paume était balafrée par une entaille. Elle saignait toujours.
Mon pantalon couleur crème se retrouvait lui aussi taché. Melissa m'aidait à me relever. Jennifer se daignait à réagir, et venait vers moi.
− Ça va ? S'enquit-elle, en déposant sa main contre ma joue.
Je hochais la tête, en avalant ma salive difficilement. J'entendais soudainement qu'on frappait à la porte de la chambre.
− Je vais ouvrir, reprenait Jenn. Mel, va l'aider à se rincer la main et se changer.
− Non, j'y vais, rétorquais-je, en me détachant d'elle.
Ça doit être Matt, pensais-je, en m'avançant vers la porte. Jennifer commençait à rechigner, disant que je ne pouvais pas me montrer comme ça. Je me disais qu'elle avait peut-être raison, mais je l'avais remarqué juste au moment où j'avais ouvert la porte, étant encore sous le choc.
Matt se tenait au bas de la porte, comme prévu. À première vue, il me souriait, mais dès que son regard descendait vers ma main, il se fana directement.
− Rih', ta main ? Qu'est-ce qui s'est passé ?! S'étonna Matt.
− Rien... soufflais-je, en le laissant rentrer.
Refermant la porte, je sentais son regard posé sur moi. Je me retournais vers lui. Matt voulait m'attraper le poignet pour voir ma main, mais je me reculais de lui en m'avançant vers les filles.
En me suivant du regard, son expression se changea en une demie de secondes, en découvrant tout le bordel derrière moi.
− C'est quoi ça... marmonna-t-il, en se figeant.
Le salon de la suite était dans un bordel pas possible. Le vase que j'avais brisé, se retrouvait toujours par terre éclatée en mille morceaux. Le verre jonchait au sol.
Matt regardait Melissa, du moins sa chemise qui était couverte de traces de sang. Ce sang qui était le mien...
− Qu'est-ce qui s'est passé ? S'inquiéta Matt. Tu vas m'expliquer de suite !
− Mais rien, putain ! Grognais-je.
− Tu as la main couverte de sang, et je vois que tu as pleuré, commença-t-il, en montrant mon visage dégoulinant de mon maquillage de sa main, et tu crois que je vais faire comme si rien ne c'était passé ?!
Je soupirais.
− Viens, je vais te nettoyer tout ça, reprenait-il, plus calmement.
Me retrouvant assise sur le comptoir de la salle de bains, Matt se tenait debout en face de moi. Il passait ma main sous l'eau froide, m'enlevant le sang séché.
Refermant le robinet, il m'essuyait délicatement ma main à l'aide d'une serviette blanche de l'hôtel, veillant à ne pas me faire mal. Mais quelques fois, il m'arrivait de grimacer.
− Qui est-ce qui t'as mis dans cet état là ? Me demanda-t-il.
Mes yeux fixant ses gestes, je ne lui répondais pas. Pas parce que je ne voulais pas qu'il le sache, mais je n'avais pas envie d'en parler.
− Rih', déposa Matt sa paume contre ma joue, en me fixant. Je ne te jugerais pas.
Relevant mes yeux vers lui, je me fondais dans les siens. Son regard couleur vert vipère m'envoûtait. Il enlevait sa main contre ma joue, en me lançant un pauvre sourire.
Matt commençait à déboutonner sa chemise à carreaux marron et rouge. Je fronçais mes sourcils en le regardant, me demandant ce qu'il était en train de faire. Il enlevait seulement sa chemise pour ne pas se salir, même si tout à l'heure il avait ses manches retournées et montées contre ses avant-bras. Il la déposait contre la porte de la douche. Matt se retournait vers moi. Il se retrouvait en débardeur blanc, me laissant voir ses tatouages sur son bras gauche et ainsi que sur le côté droit de son torse. Je pouvais remarquer aussi ses bras fermement musclés normal, il faisait du baseball...
Il revenait en face de moi, en prenant le désinfectant. La plaie n'était pas profonde. Matt me regardait par la suite, attendant une réponse.
− J'ai pas envie d'en parler, Matt, murmurais-je, en fronçant mes sourcils.
− Pourquoi ? Sourcilla-t-il.
Je baissais mes yeux sur ma main. Je ne voulais pas lui répondre. Je n'étais pas en état d'en parler. Du moins, je ne voulais pas le lui raconter, même s'il se trouvait être mon ami.
− C'est un homme, lâcha Matt.
Il avait compris. Plus vite que je ne l'aurais cru. Un soupir sortait de mes lèvres. Je relevais mon regard, en pinçant mes lèvres. Mes larmes recommencèrent à noyer le bord de mes yeux.
Matt sentait que dans les secondes à venir, mon chagrin allait m'envahir une nouvelle fois.
− D'accord, je n'irais pas plus loin, m'affirma-t-il.
Relevant mon attention, je le fixais. J'apercevais ses sourcils se froncer à travers ma vision devenue floue. Matt se rapprochait plus près de moi, et plantait ses yeux dans les miens. Ma respiration se faisait saccader. Il rapprocha doucement ses lèvres vers les miennes. Je fermais à mon tour mes yeux. Mon cœur battait la chamade. Nos nez se touchèrent. Mon pou s'accélérait à la cadence. Nos lèvres n'étaient qu'à seulement quelques millimètres. Nos respirations se mêlèrent frénétiquement. Il ne manquait plus que quelques millimètres de plus pour pouvoir toucher ses lèvres.
Fronçant mes sourcils, ma tête s'éloignait de lui. Mes yeux baissés vers ma main, je me retrouvais un peu gênée.
− Merci, soufflais-je, en remontant mon regard sur lui, pour me fondre dans le sien.
Matt eut un sourire en coin, comme seul réponse. Il me faisait rapidement un bandage, avant que je ne puisse me remettre debout.
− Je vais aller me changer, me raclais-je la gorge.
− Tu veux toujours quand même y aller ? S'enquit-il.
− Ouais, j'ai envie d'oublier tout ça, de...
− De te saouler, me coupa Matt, en arquant un de ses sourcils.
Je soupirais silencieusement. Il lissait dans mes pensées ou quoi ?
− Je suis obligée d'y aller. C'est l'after-party de mon concert, et c'est moi la personne qui est la plus importante dans cette fête, lui répondais-je.
Matt hochait la tête. Il repartait ensuite vers le salon en ayant remis sa chemise avant d'aller rejoindre les filles. Je prenais mes affaires, et m'enfermais à double tour dans la salle de bains. J'enlevais mon pantalon, et mon débardeur, après m'être débarrassé de mes talons compensés. J'enfilais rapidement ma tenue. Celle-ci était une combinaison de la pré-collection Automne 2010 Dolce Gabbana à points multicolores asymétrique, et froufroutante au niveau du buste jusqu'à la bretelle, marquée à la taille par une ceinture noire vernis, me dessinant une silhouette fine et harmonieuse. Je portais également une chaîne à maillons XL autour du cou sans oublier ma paire de Louboutinnoir.
Ayant mis mes escarpins, je me relevais en apercevant mon reflet dans le miroir. Mon maquillage dégoulinait sur mes joues à cause des larmes que j'avais versées tout à l'heure. Je l'arrangeais en l'essuyant à l'aide de mes doigts.
Déposant ma main sur la poignée en déverrouillant, je sortais de la pièce. En entrant dans le salon, je constatais que Melissa s'était changée. Elle portait une veste de costume blanche, par-dessous une robe très courte en dentelle noire, et des escarpins de la même couleur.
Melissa et Jennifer quittèrent les premières la chambre. Je les suivais derrière avec Matt. En sortant de l'ascenseur, je remarquais qu'une foule de paparazzis attendaient devant. Je soupirais. Je sentais deux doigts caresser délicatement ma main. Je relevais ma tête vers Matt, se retrouvant à mes côtés. Il me souriait discrètement. Je le laissais prendre ma main. Les filles sortaient d'abord, me laissant entendre les exclamations des paparazzis. Quand nous sortîmes à notre tour de l'hôtel W, je ne pus me retenir de garder fermement la main de Matt. Parce qu'une part de moi aimée être rassuré d'une présence masculine à mes côtés.
Souriant aux paparazzis enthousiastes, Matt faisait de même. Certains me demandaient pourquoi j'avais un bandage, mais je ne répondais pas, en gardant mon sourire contre mes lèvres. Je montais côté passager du 4x4, en relâchant la main de Matt, alors que ce dernier faisait le tour du capot, pour s'installer derrière le volant. Melissa se mettait derrière mon siège, et Jennifer à celui de Matt. Il mettait le contact, et démarrait directement. J'en profitais pour allumer la radio.
Un rire sortait inconsciemment de mes lèvres. Cet air je le reconnaissais. Parce que c'était un de mes titres, dont était en train de jouer la station. Take A Bow. Un sourire s'incrustait contre ma bouche, déposant mon menton contre la paume de ma main, mon coude sur le rebord de la fenêtre.
J'entendais de derrière, la voix de Melissa chantait à faible voix les paroles. Cela me faisait sourire encore plus. Une main tiède se déposait délicatement sur la mienne.
Retournant mon regard, je constatais que Matt me regarder. Son sourire en coin, ne put m'enlever difficilement le mien, puisque d'une seule pression, il me faisait mordre ma lèvre, ne voulant en aucun cas lui montrer mon envie irrésistible, de me retrouver seule avec lui.
Quand nous étions arrivés au club Drai's Hollywood, ça avait été le même fiasco qu'à l'hôtel. Ce coup-là, c'était au tour de Matt de m'avoir tenue par ma main, parce que les paparazzis étaient un peu trop agités. Et, je l'avouais, j'avais plutôt bien apprécié cette fois-ci. Nous venions d'entrer dans le club. La musique était forte, et l'alcool coulait à flot. Je voyais les gogo-danseuses se trémoussaient langoureusement contre les barres.
Ayant été la première à être rentrer, une main tiède se déposait contre ma hanche, tandis que je sentais sa présence derrière moi. Son souffle caressa ma clavicule, alors que je m'étais arrêtée dans ma marche pour voir si le club était rempli.
− Tu veux aller danser, ou boire un verre avant ? Me demanda Matt par-dessus la musique d'une voix sensuelle, dont même moi je n'aurais pas reconnu si je n'aurais pas su que c'était lui, dos à moi.
Mes lèvres se mordillèrent, en déposant ma main contre la sienne.
− Un verre, pour nous mettre dans l'ambiance, souriais-je, en me retournant vers lui.
Tenant fermement sa main, je l'entraînais avec moi vers le bar. Nous prîmes notre commande auprès du barman.
− Il y a bien une raison pour que tu m'aies appelé pour ce soir, non ? Sourcilla-t-il, nous asseyant sur l'un des tabourets d'une table un peu en retrait de la piste de danse.
J'esquissais un sourire.
− Oui, c'est vrai, lui répondais-je. Parce que déjà, je voulais que tu viennes à mon after-party... riais-je à mon tour, le voyant rigoler lui aussi. Et j'avais envie aussi de te revoir, Matt...
Il reprenait son sérieux en me regardant. Je le fixais à mon tour, mes lèvres collaient contre mon verre. Je le reposais contre la table, après avoir bu quelques gorgées.
Ses yeux ne quittaient plus les miens.
− Moi aussi, j'ai pensé à toi, Robyn, me confia Matt.
Son regard perçant me fixait toujours. Même si nous étions un peu dans l'obscurité, dû au manque de lumière dans le club, j'arrivais à percevoir dans ses yeux une trace de... tendresse ?
Fronçant mes sourcils, je me disais que cela ne pouvait être...
− Impensable, murmurais-je, l'observant toujours, mes pensées ailleurs.
− Toi aussi tu l'aimes bien ce titre ? Remarqua-t-il, en souriant.
J'arquais un de mes sourcils, en me demandant pourquoi il venait de me dire ça. Je reconnaissais l'air de Un-Thinkable d'Alicia Keys envahir le club. Je comprenais mieux pourquoi il m'avait dit ceci.
− Une danse, ça te dirait ? Continua-t-il, en me tendant sa main.
D'une petite moue, j'acceptais en la prenant. Mattm'entraîna vers la piste de danse, se mélangeant dans la foule. Je me mettais dos à lui, en me collant contre son torse. Mes hanches bougèrent lentement en rythme avec la chanson. Il déposait sa main contre ma hanche, voulant encore plus m'approcher de lui. Nous bougeâmes en alternance.
Après quelques minutes, je finissais par me retourner vers lui. Relevant mon regard, sa main glissa le long de mes reins. Il se rapprocha plus près de moi, et plantait ses yeux dans les miens. Ma poitrine se posait contre son torse. Son front se colla lentement contre le mien, alors que son autre main de valide glissa le long de ma nuque pour s'attarder à la racine de mes cheveux. Matt se rapprochait encore plus, en fermant ses yeux. Ma respiration se faisait saccader. Il me pressa contre lui. Je remontais ma main qui se trouvait sur son torse. Il rapprocha doucement ses lèvres vers les miennes. Fermant mes yeux, mon cœur battait à la chamade. Nos nez se touchèrent. Mon pou s'accélérait à la cadence. Nos lèvres n'étaient qu'à seulement quelques centimètres. Nos respirations se mêlèrent frénétiquement.
Resserrant sa main contre le bas de mon dos, ses lèvres se plaquèrent contre les miennes. Dans un premier temps, elles semblèrent hésitantes. Mais au fur et à mesure, le baiser devenait de plus en plus passionné.
Mes bras encerclèrent son cou, alors que sa main contre ma nuque, allait rejoindre celle qui se tenait toujours contre le bas de mes reins. Par manque de souffle, Matt décollait délicatement ses lèvres. Je rouvrais mes yeux, et le fixais. Son regard vert me vrillait lascivement. Un sourire se dessinait lentement contre sa bouche.
Plusieurs personnes se mettaient à s'exclamer soudainement. Je me retournais vers tout ce boucan, en relâchant Matt. Je voyais les membres de mon staff venir vers nous, avec l'un d'eux, tenir un énorme gâteau dans les mains. Tout le monde s'écriait de joie. J'éclatais de rire.
Une fois arrivés près de nous, j'observais le gâteau. Sur le glaçage, se trouvait le cover de mon dernier album, Rated R. Jennifer qui était à côté, me passa un feutre. Je signais sur le gâteau en souriant. Melissa se trouvait derrière, un peu en hauteur, prenant des photos avec son portable. Matt à côté de moi, regardait ce que je faisais. Ayant signé, je redonnais le feutre à Jenn. Je trempais vigoureusement mon doigt à l'intérieur, ce qui faisait rire toute la troupe. Je me retournais vers Matt, et lui en étalais sur son nez, ne manquant pas d'en rajouter sur sa joue. Je souriais alors qu'il riait en me disant que j'avais "abîmé son joli visage". Je lui en foutais encore plus, mais il m'arrêta en me prenant par mon poignet. La figure enduit de crème, il me regardait. Le fixant à mon tour d'une moue séductrice, je suçais mon doigt sensuellement, en ayant un regard tout au plus coquin vers lui, suivi rapidement d'un clin d'œil.
Vers trois heures du matin, nous finissions par rentrer à l'hôtel avec mon bus de tournée garé devant l'allée du club. Et la soirée n'était pas encore terminer vue que la moitié de mon staff était à l'intérieur, et qu'ils avaient foutu la musique à fond. J'avais cru que j'allais les tuer.
− Allez ! Faîtes tout péter ! Hurla Chase.
− Ce soir c'est moi qui régale ! S'exclama Bryan.
− Bah puisque tu l'as dit... lança Luther, en arrivant.
Il tenait une bouteille de champagne dans ses mains. Luther visait Bryan après l'avoir secouer, et faisait sauter le bouchon. Le liquide giclait sur lui, l'arrosant de la tête au pied. Chase éclata de rire.
Bryan lui envoya un regard noir.
− Je vais te péter ta gueule, tu vas voir ! Ragea-t-il, en s'avançant vers Luther, qui commençait à s'en aller, pour monter à l'étage par les escaliers.
Même si j'étais un peu saoule, je le prenais à la légère en rigolant. Quand nous arrivâmes à l'hôtel, Matt et moi sortions du bus. Jenn et Mel restèrent à l'intérieur, car elles voulaient encore continuer à faire la fête. Enfin, je me disais que c'était parce qu'elles aussi étaient complètement pétées...
Nous entrâmes dans l'ascenseur, pendant que je passais une main dans ma frange. Nous nous mîmes côte à côte, et j'appuyais sur le bouton pour monter à l'étage. Ne tenant pas vraiment sur mes jambes, je me retenais, mon dos appuyé contre la rembarre.
Dès que les portes de l'ascenseur se refermèrent, je regardais Matt du coin de l'œil. Il faisait pareil. Mes yeux se relevèrent vers le compteur qui affichait que nous étions au premier étage. Je me raclais la gorge. Pendant une fraction de seconde, je sentais mon cœur battre la chamade. J'entendais les battements me narguer dans mes oreilles.
Ne le voyant pas venir, Matt se jeta sur moi en me plaquant encore plus contre le mur. Ses lèvres s'écrasèrent contre les miennes férocement. Nos langues s'entrechoquèrent, et se bataillèrent langoureusement. Plaquant ma cuisse gauche contre sa hanche, il déposait sa main dessus. Matt prenait par la suite en coupe mes fesses, et me soulevait. J'enroulais ma jambe de droite contre sa hanche. Mes bras encerclaient son cou, me retenant à lui, même si je l'étais déjà contre le mur. Il rentama un nouveau baiser encore plus fiévreux. J'ondulais mes hanches, sentant déjà une bosse se logeait contre mon intimité.
La sonnerie retentissait, ainsi que les portes s'ouvraient rapidement. Me portant en essayant de marcher droit, il avançait jusqu'à la porte de ma chambre, n'interrompant pas le baiser. Matt s'arrêta juste à côté de la porte. Mon dos se colla durement contre le mur.
− Attends... murmurais-je, en l'intimant à me reposer par terre.
J'enclenchais le pass dans le boîtier électrique. Matt refermait la porte derrière lui. Son torse se plaquait contre mon dos, alors qu'il déposait sa main droite contre ma hanche. Son souffle tiède caressa ma clavicule, me faisant frissonner au passage. La bosse que j'avais sentie tout à l'heure, refaisait surface contre mes fesses. Je le désirais. Un sourire s'incrusta contre la commissure de ma bouche.
Ses lèvres allèrent se balader aux creux de mon cou. Je soupirais d'aise. Ses puissantes mains se baladèrent, elles aussi le long de mon corps. Je me calais contre son torse.
− Laisse-moi contrôler ton corps... me chuchota-t-il, au creux de mon oreille.
Matt caressa délicatement ma poitrine, en descendant ensuite jusqu'à mon bas-ventre. Sa main droite s'arrêta contre mon intimité. Il la pressa légèrement par-dessus le tissu de ma combinaison, me faisant me cambrer sous le plaisir qu'il me procurait. Mordillant ma lèvre, je fermais mes yeux, en crochetant mes mains vers l'arrière contre son cou. Il continuait toujours son traitement, en déposant une pluie de baisers contre ma clavicule, écoutant mes gémissements sortir de mes lèvres.
Me retournant face à lui, je m'emparais de sa bouche hâtivement, en le poussant contre l'opposé du mur. Matt enlevait rapidement sa chemise, déjà déboutonnée et ouverte, la balançant par la suite par côté. Je l'aidais à retirer en même temps son débardeur blanc, pouvant me laisser admirer son torse sculpté. Mes mains glissèrent le long de son torse, l'embrassant ensuite.
Matt déposa sa main contre ma nuque pour s'emparer de mes lèvres encore une fois. Il m'entraînait vers le lit, me retenant de son autre main valide par le creux de mes reins. J'enlevais rapidement mes escarpins, avant de tomber à la renverse contre le lit.
Ses lèvres descendaient le long de ma mâchoire jusqu'à la naissance de ma poitrine. Pendant une fraction de seconde, je me demandais si ce que j'étais en train de faire, était le bon choix. Étais-je allée trop vite ? Et si je m'étais trompée ? Non.
Je le mérite, je pense que je le mérite.
Sentant son souffle contre ma peau, Matt descendait délicatement ma combinaison le long de mon ventre, lui permettant de pouvoir me procurer cette sensation que je n'avais plus ressentie depuis déjà trop longtemps à cause de mon manque d'affinité avec le dernier homme avec qui j'avais passé mes deux dernières années en sa présence.
THIS IS THE END !
Une review ?
Réponses aux reviews GUEST :
lily : Peux-tu me passer ton adresse mail ? Avec des parenthèses entre chaque mots car FF ne prends pas les adresses ;) Dans une nouvelle review, autre que ton avis, si possible. Ne t'inquiètes pas, je supprimerais ta review pour pas divulguer ton adresse :)
See you nigga at the next chapter...
Kisses !
NFL.
