EPILOGUE
(Bella)
Je me tenais debout devant la baie vitrée. Edward nous avait proposé de passer noël loin de Forks. Les enfants avaient sauté de joie. Nous étions à New York, près de la famille Cullen.
Voilà 12 ans et demi, j'ai mis au monde deux merveilleux enfants. Ces 13 dernières années, j'avais eu le pire, mais aussi le meilleur.
Après l'enterrement de Sue, j'étais revenue vivre chez mon père, avec mes enfants. Au bout de quelques jours, j'avais du admettre que la maison était trop petite.
Edward et les Cullen avaient mis en vente la villa blanche. Leah, la fille de Sue, avait proposée que nous nous installions dans la maison de sa mère, mais je lui ai simplement demandé qu'elle la garde en souvenir des êtres aimés que nous avions perdu et qui y avaient vécu. Elle accepta et s'y installa avec son compagnon et leur petite fille.
Edward repartit à New York, et je m'installai à Seattle avec les jumeaux et mon père.
Charlie avait quitté son poste, ne supportant plus cette ville où il avait tant perdu. C'est Angus Lautner qui repris les commandes.
Le 13 septembre, le procès eut lieu. Slater ne put démentir aucunes des accusations. Au soir de son incarcération, il fut retrouvé égorgé.
Laurent et James ne me rejoignirent jamais à la villa blanche, leur voiture explosa devant la maison qui les avait accueilli pendant 4 ans.
Seth ne sortit jamais du coma. Sa famille mit un terme à ses souffrances, le lendemain du verdict.
Le jeune soldat assassiné, reçu une médaille d'honneur, remise à sa mère. Sa mémoire fut laver de tout soupçon et reçut des excuses publique.
Le caporal chef Pamela Ridge fut présente lors du procès. Elle démissionna de l'armée. J'appris plus tard qu'elle avait un enfant. Paul Uley junior vivait avec sa mère à la Push, recevant la même éducation que son père. Celle d'un brave.
Aujourd'hui, 4 ans se sont écoulées, 4 ans et près de 6 mois, Jacob mourait sans que nous ayons pu ni nous revoir, ni nous parler. À jamais sa mort aura un goût amer, car il restera mon ami, mon amant, mon mari.
Contre toute attente, nous ne vivions pas avec Edward. Les enfants sont heureux, ils côtoient toute leur famille, les Cullen, les Swan et les Black. Mais longtemps je ne pus croire à notre futur.
Notre amour est réel et consommé. Je sais également que Jake nous regarde et profite aussi de notre bonheur. Je n'ai pas repris mon poste au bureau du procureur, mais j'ai accepté un poste de professeur de littérature dans une école privé de Seattle.
Macen et Béthie furent inscrits dans une école de notre nouvelle ville d'adoption, pour la poursuite de leurs études. Je ne fus pas surprise quand mon fils m'informa de sa volonté d'intégrer le conservatoire. Mais pour ma cher Béthie, se fut une stupéfaction. Pour nous tous, mais surtout pour sa tante Alice qui voyait en elle, une futur collaboratrice et même la relève pour son entreprise. Béthie en avait décider autrement.
« Maman, Papa. Je ne souhaite pas vous dire que je veux être chanteuse, artiste peintre ou créatrice de mode. Je veux aider les gens, leur apporter de l'aide, les défendre. Je veux être avocate, comme Sam. »
Edward avait ris, je l'avais suivi mais avais informé ma fille que sa tante Alice ne le prendrait sans doute pas aussi bien. Et ce fut le cas, malgré l'insistance de sa tante, à la fin de son premier cycle, elle irait à Harvard et je ne cachais pas ma peine de la voir partir.
Un bruit derrière moi, me fit sortir de mes réflexions.
- Maman.
Je me retournais vers mon fils. À 16 ans et demi, grand, identique à son père au même âge, il me souriait d'un sourire solaire, similaire à celui qui l'éleva dans sa tendre enfance.
- Oui mon chéri?
- Il est l'heure, tu es prête?
- Oui mon grand, je prend ma veste et on y va.
Il se dirigea vers la porte d'entrée de l'appartement que nous occupions dans l'hôtel particulier de la Famille Cullen.
- Tu me trouves comment, lui demandai-je.
- Sublime, dit il, pour une vieille.
- Macen Anthony Cullen!
Il rit de plus belle, arborant le sourire en coin de son paternel. Faussement vexée, je mis mon bras sous le sien et le laissais fermer la porte de notre domicile.
- Oh, je les oublié, dis-je.
- Non, maman, j'y ai pensé, fit il en se tapant la poitrine, montrant du bout des doigts, la poche intérieur de sa veste de smoking.
- Bien.
- Tu as peur?
- Oui, imagine qu'il refuse!
- Maman, im-pos-si-ble.
- Tu connais ton père, il est si vieux jeux.
- Je dirais d'un autre temps.
- Exactement!
Une fois de plus, mon fils éclate de rire.
(Edward)
Bella m'avait demandé de la rejoindre chez mes parents. Elle avait une annonce à nous faire. Béthie m'accompagnait. Elle était belle. Identique à sa mère au même âge, mais avec le sale caractère de ma chère sœur.
- Papa, on ne doit pas être en retard.
- Ce n'est qu'un repas de famille et Esmée ne nous en voudra pas si…
- Elle non, mais tante Alice oui.
- Pourquoi me parles tu de ta tante.
- Tu l'as connais?
- Oui, et …
- Papa, j'ai eu un bon entrainement, crois moi et je peux être pire qu'elle.
- Oh, oh, oh. Du calme tigresse.
- Je ne ris pas, papa.
- Peux tu me dire les raisons de tout ça.
- Tu le verras en arrivant, dit elle en me poussant hors de mon appartement.
- Hey, ma veste, dis-je, faussement outré.
- Je l'ai, allé, allé, on se dépêche, mauvaise troupe.
- Alice sort de ce corps.
- Papa, tu ne m'aides pas là.
(Charlie)
J'aidais ma chère Alice à installer les dernières décorations.
- Ça va, là.
- Plus haut Charlie, s'il vous plait.
- Là?
- Parfait.
- C'est fini?
- Oui Charlie.
- C'est pas trop tôt, je commençais à en avoir plein les bras.
- Oui, mais cela en valais la peine, me dit elle, m'amadouant d'un baiser sur la joue.
- Si tu le dis.
- Charlie!
- Oui, oui.
- Alice, ils arrivent, cria Rosalie.
- Allé, venez tous au salon.
Nous étions dans la maison New Yorkaise des Cullen. Par maison, je voulais dire, hôtel particulier, face à Central Park.
Le carillon de la porte se fit entendre. Edward et Béthie étaient arrivés.
- Que se passe t'il ici, demanda Edward.
- Rien, siffla Alice.
- Rien, dit il soupçonneux, s'avançant vers le salon, où le reste de la famille les attend.
- Bonsoir ma grande, dis je en embrassant ma petite fille.
- Salut papy.
Je les regarde. Ils sont beaux. L'image même du père qui protège sa fille. Elle, ressemblant comme une sœur à sa propre mère au même âge.
- Tu es en beauté gamine.
- Charlie, s'offusque t'elle.
- Papy, lui dis-je.
Elle sourit et me saute au cou, parsemant ma joue de baisers. Elle se recule fier d'elle, sachant le malaise que j'éprouve à m'afficher en publique. Je n'ai pas le temps de ronchonner, la sonnerie de la porte se fait de nouveau entendre.
- J'y vais, hurle Alice.
(Edward)
Ma fille est surexcitée. Elle me contrains à me dépêcher. Je sens que quelque chose se trame. Mais je ne sais pas quoi? Arrivé chez mes parents , 2 étages plus bas, je ne suis pas plus rassuré. Depuis que les enfants sont entrés dans la vie de la famille Cullen, mes parents se sont offerts un hôtel particulier de 7 étages, face à Central Park.
Toute l'habitation a été aménager pour faciliter la vie de famille et surtout préserver l'intimité de chacun. Au Rez-de-chaussée, les locaux sont loués à des enseignes de prêt à porter. Le premier étage abrite l'appartement de mes parents. Au second, Rosalie et Emmet ont installé leur nid d'amour. Au troisième, c'est moi. Mais avec l'arrivé de Bella et des enfants, je squatte au quatrième, chez Jasper et Alice, avec leur deux petites jumelles. Le cinquième est dédié aux sports, au grand damne de Rose qui est obligé d'y déloger son époux. Le sixième est dédié à l'art: littérature, musique, peinture et même une salle de cinéma. Le septième est une œuvre d'art, autant au niveau architectural, que la décoration baroque. Pour gagner en lumière, Esmée y a installé une grande verrière, remplaçant le plafond par de grands carreaux de verre autonettoyant. Des bassins à poissons au centre, des plantes tropicales, des papillons, une cascade au centre de la pièce. Le jardin d'Eden à taille humaine. C'est mon endroit favoris. Il est magique. Des milliers de plante, une petite piscine, des transats. C'est le lieu où nous nous réunissons pour les repas de famille. Tout y est irréel.
Ce soir, c'est le réveillon de noël. Depuis que les Swan sont rentrés dans nos vies, depuis que tout est redevenu normal, depuis quatre années qu'ils viennent assister aux fêtes chez nous.
Je suis heureux, ma famille aussi, et j'espère convaincre Bella d'intégrer notre famille de manière plus officielle et définitive.
Nous venons de descendre au premier, dans l'appartement de mes parents et c'est Rosalie qui nous a ouvert. Je vois ma famille sur son 31, rien de plus normal, mais leurs faciès sont étrange. Je regarde Charlie, qui les accompagne, et constate qu'il a vieilli. Depuis le drame de la Villa Blanche , il n'a plus jamais eu de relation avec le beau sexe. Il vit entre New York et Seattle, n'ayant jamais remis les pieds à Forks. Nos relations sont devenues celles d'un père et d'un fils et pour rien au monde je ne voudrais que ça change.
- Edward, comment vas-tu, me demande t'il.
- Bien chef et vous.
- Ça va, ça va.
- Où sont Bella et Macen?
- Ils…
- Ils arrivent, cris Rosalie.
- Que se passe t'il ici, répétai-je.
Il y eu un silence. Puis mes deux frères vinrent me rejoindre. Emmet était ému, Jazz souriait, se moquant de lui.
- Les mecs, qu'Est-ce qui se trafic ici.
- Chut, dit Em', des trémolos dans la voix.
- Em', soupira Jazz.
Je ne pus rien dire de plus. Mon fils entrait, il portait un costume noir griffé, une fleur de freesia à la boutonnière. Mais vite, mon regard fut attiré par elle. Sa mère, ma Bella. Je déglutis difficilement, elle était sublime.
Elle portait une robe bustier blanche, immaculée, moulant son corps jusqu'au bassin et partait en corole jusqu'au sol.
- Bonjour Edward.
- Isabella.
Elle frissonne, elle est magnifique.
- Tu es très belle.
- Toi aussi, dit elle, enfin…beau.
Elle rit. Elle ressemble à une adolescente à son bal de fin d'année.
- Edward?
- Oui ma chérie.
- Je voudrais te parler.
- Bien sûr!
J'étais intrigué. Troublé est le mot juste. Mais je la suis dans le salon. Une fois que je suis à l'intérieur, elle referme les portes derrière nous. Elle est rouge d'émotion.
(Bella)
Il se tient devant moi. J'ai peur. Même si il y a peu de chance que j'essuie un refus, le doute existe et persiste. Il me regarde et mes joues sont colorées.
- Edward, veux tu…t'assoir s'il te plait.
- Bien sur.
Il s'installe sur le canapé, face à la cheminée où un feu de bois crépite.
- Voilà Edward, je souhaitais te parler en privé d'une affaire qui nous concerne.
Il me regarde, attentif.
- Comme tu le sais, une nouvelle année est sur le point de se terminer et une nouvelle prendra sa place dans les jours qui viennent.
- Oui!
- J'ai vu des choses terribles, vécu des peines qui sont…et aujourd'hui, je souhaiterai…
Je garde le silence un instant, submergée par mes émotions, recherchant les mots, mes mots.
- Aujourd'hui, repris-je, j'ai repris une vie normale, et je sais que je ne pas effaçais les douleurs du passé, ni les tiennes, ni les miennes.
- Je le sais Bella, dit il, et moi non plus.
- C'est vrai, nous avons soufferts mais il ne tient seulement à nous de continuer à avancer.
- Je suis entièrement d'accord, ajoute t'il.
- Oui, mais…laisse moi finir, s'il te plait.
- Excuses moi, mon amour.
- Donc, je me tiens devant toi, dans cette tenue.
Je m'interromps et me mets face à lui, m'agenouillant. Je prends ses mains dans les miennes. Je lève mes yeux et les plongent dans les siens.
- Edward Anthony Cullen. Il y a 17 ans de ça, nous nous sommes perdus. Toi dans un pays hostile, moi seule dans un établissement d'accueil…
- Bella…
- Edward, je t'en pris!
Il me sourit presque timidement, mais garde pieusement le silence.
- J'ai eu une vie de famille, alors que tu vivais que pour ton travail.
- …
- Nous nous sommes éloignée l'un de l'autre. Mais en cette veille de Noël, je te souhaite tout le bonheur que tu mérites.
- Bee, commence t'il.
- Chut, dis-je.
Il sourit.
- Edward, veux tu devenir ma…ma…ma femme.
Il rit, je rougis, incapable de résister à son sourire.
- Isabella Mary Swan, serais tu en train de me demander en mariage?
- Oui, monsieur Cullen?
- Alors je préfèrerai devenir ton mari.
Je le regarde. Je ne comprends pas. Puis je me remémores les mots que je lui ai déclamé. Alors je lâche ses mains et les portes à ma bouche.
- Maladroite, dis-je, jusqu'au bout.
Il me regarde, ses yeux sont débordant d'amour.
- Bella, oui, plus que tout au monde.
Il reprend mes mains dans les siennes, les portant à ses lèvres. Il se redresse, me relevant lentement du sol et m'attire à lui, me maintenant par la taille.
- Oui, madame Cullen, ce serait le plus merveilleux des cadeaux.
- Alors, si tu le souhaite, faisons le, de suite.
- De suite? Ici?
- Oui, immédiatement, je ne voudrais pas que tu changes d'avis.
- Jamais de la vie.
Alors que nous nous embrassons. Mes bras autour de sa nuque, il me soulève du sol, me faisant tourner. Il détache ses lèvres des miennes.
- Tu fais de moi, le plus heureux des hommes.
- Idem.
La porte s'ouvre alors avec fracas, nous tirant de notre bulle. Emmet se tient face à nous, les yeux rougis.
- Bon, on ne va pas vous attendre jusqu'a nouvel an!
- Emmet, lui dit Rose.
- Mais c'est eux…
- Em'.
- Ok.
Nos jumeaux se tiennent par la main.
- Alors les parents, dit Macen, prêt à consommer en toute légalité.
- Il y a du mariage dans l'air, cris Béthie.
Toute la famille est là, les sourires inondent leurs visages.
- Oui, leur dis-je.
Je pris la main de mon amour et l'emmener vers le lieu de notre union. Je le fis monter dans l'ascenseur de service. Notre famille prenant le second, plus large.
- Où m'emmenez vous, questionna mon amour.
- Surprise.
Une sonnerie, les portes qui s'ouvrent, et nous sommes sous la verrière du plus beau des endroits, le parfum des fleurs accompagné du bruit de l'eau de la fontaine.
- Quand as-tu eu le temps de préparer tout ça?
- Alice.
- Evidement, mais et les alliances.
- Tout est prévu.
Notre famille sort de l'ascenseur. Cris de joie et de bonheur. Puis les frères de mon amour, prirent celui-ci par les bras et le menèrent vers ce qui servira d'autel pour célébrer notre union. Arrivé à sa place, je le vois faire, du regard, le tour de la pièce, les yeux pleins de joie. Alice avait fais des miracles. Des chaises étaient disposées de part et d'autre d'une allée qui menait au bassin, où de magnifiques nénuphars étendaient leurs feuilles arrondies, flottantes, dont les fleurs solitaires blanches, jaunes, violacées ou rougeâtres, se développant à la surface des eaux calmes de la serre qui maintenait une température chaude et tempérée.
Puis sans que je ne comprenne ce qui ce passe, une foule d'amis, de collègues sortent du chaque coin, criant leur joie. J'éclate de rire, Edward me regarde et me suis. C'est le plus beau jours de notre vie ou du moins un de plus. Je savais qu'il y aurait des invités mais je ne pus retenir mes larmes. Puis les premières notes d'une mélodie que je ne pourrais jamais oublié résonna. Dans mon dos, mon père s'approche et prend mon bras, glissant un magnifique bouquet de fleurs entre les mains, que je prends sans même y réfléchir. Il me dirige vers mon futur époux. Je m'aperçois que les notes ne viennent pas d'un enregistrement mais de mon fils, assis face à un piano, envahie par la musique que l'instrument produit, vivant chaque sons comme il écouterait une histoire qu'on lui raconterait. Attentif et passionné.
La foule commence à applaudir, quand je fais un pas vers mon avenir, se tenant droit sur ses jambes, ses frères derrière lui. J'avance souriante vers la vie qui aurait pu être la mienne près de 20 ans plus tôt.
Je regarde ma fille qui a rejoint son frère, elle prend le micro, alors que je prends la main que me tend Edward. La musique change et Béthie commence à chanter, sa belle voix empli la pièce.
- Ils se sont tous jurés de me faire pleurer, dis je en riant.
- Oui mon amour.
Il attrape un mouchoir dans sa poche et me le donne. Je passe le tissu sous mes yeux essayant de limiter les dégâts.
J'entends des reniflements derrière nous, c'est Emmet qui pleure à son tour. Jazz se moque de lui et Em' fait semblant de faire la tête. Il se détourne de son frère et nous tire la langue. Je vois du coin de l'œil mon fils se rapprochait de nous, les précieux bijoux glissés à son index qu'il tend vers nous, un rire en coin aux lèvres. Le prêtre se racle la gorge, me sortant de ma bulle de bonheur.
- Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, amis et parents, nous sommes ici…
Je ne l'écoute pas n'ayant d'yeux que pour mon amour. Il me regarde, sa main toujours dans la mienne. Nous nous trouvons face à notre destin.
- Isabella Mary Swan Black.
Mon regard se pose sur l'homme d'église.
- Voulez vous prendre pour époux, Monsieur Edward Anthony Masen Cullen, de l'aimer et de le chérir, dans la maladie comme dans la pauvreté, jusqu'à ce que la mort vous sépare.
- Je le veux.
- Edward Anthony Masen Cullen, voulez prendre pour épouse, madame Isabella Mary Swan Black, de l'aimer et de la chérir, dans la maladie comme dans la pauvreté, jusqu'à ce que la mort vous sépare.
- Oui, je le veux.
- Par les pouvoirs qui me sont conférés, je vous déclare mari et femme.
La foule de nos amis applaudis, mais le prêtre les rappelle à l'ordre.
- Isabella, répétez après moi, avec cet anneau, je t'épouse.
Je prends l'anneau dans la main tendu de mon fils et glisse l'alliance à la main de mon époux.
- Avec cet anneau, je t'épouse.
- Edward, répétez après moi, avec cet anneau je t'épouse.
Il prend à son tour ma main dans la sienne.
- Bella, avec cet anneau, je t'épouse.
Je regarde la bague qu'il passe à mon annulaire et je constate que ce n'est pas celle que j'ai acheté pour l'occasion. Je le regarde, troublée.
- C'est celle de ma mère.
Je regarde en direction de Esmée qui me sourit, les larmes aux yeux.
- Esmée la gardait pour moi, elle vient d'Elisabeth, c'est le seul bien qui me reste de ma mère.
- Oh, Edward, c'est trop.
- Non. Et plus tard, notre fils la transmettra à sa femme et à son fils, ainsi va la vie, mon amour.
Le prêtre nous regarde, souriant. Nous nous taisons.
- Vous pouvez embrasser la mariée, ajoute t-il.
Edward penche lentement son visage vers moi, et pose ses lèvres avec délicatesse sur les miennes. Je ne suis pas aussi patiente que lui et je lui saute au cou, sous les applaudissement de notre public.
- Papa, maman.
Notre fille a pris la parole.
- Je suis heureuse d'être là, et de vivre cet instant à vos coté. Merci à tout les deux pour l'amour que vous nous donner.
- Merci ma chérie.
Edward et moi-même ayant parlé en même temps.
- Maman, papa, je vous souhaite d'être heureux, la vie ne fait que commencer pour vous.
- Les parents, ajouta Macen, nous n'attendons plus rien de vous, seulement que vous viviez votre bonheur.
Tout le monde se lève pour rendre honneur à nos enfants. Ils sont beaux. La famille est au complet, rien ne pourrait être plus beau que d'avoir tous ceux que nous aimons autour de nous.
- Edward.
- Oui madame Cullen, répond il avec amour.
- Je suis enceinte, dis je. Joyeux noël Chéri!
Il me regarde, alors que j'attends une réaction de sa part, elle ne se fait pas attendre.
- Je vais être PAPA, hurle t'il.
Il me serre dans ses bras, tournant sur lui-même, me faisant tournoyer au milieu de nos invités qui nous acclament, sous les rires d'Emmet, les cris et les bons de ma fille, ses tantes et sa grand-mère. Je vois mon père qui a une main sur le front, Jasper à ses cotés sourit et Carlisle profite de l'euphorie pour nous bombarder de photos. Le paradis, je suis au paradis.
Fin
