Disclamer : Harry Potter appartient à JKR , mais cette histoire est à moi.

Bêta :Pulcotinette

Résumé : Je remercie Lelane et Alycia Panther pour leur aide.

Surprotégé depuis sa plus tendre enfance, Harry fugue de sa tour d'ivoire pour devenir chanteur. Il fait alors la rencontre de Hermione qui devient sa meilleure amie. Lorsque cette dernière lui demande de prendre sa place à son travail pour qu'elle puisse se rendre en lune de miel, il ne peut dire non surtout qu'elle a reporté son voyage par la faute de Harry. Il se travestit alors en femme et se retrouve sous les ordres du séduisant Draco Malfoy. Un homme allergique aux hommes. Mystères, humour et romance au rendez-vous. N'en perdez pas une miette. UA DM/HP

merci pour les com


Chapitre 24

Harry se réveilla sur un petit nuage. Il était blotti contre Draco, bien au chaud dans ses bras, la tête enfouie au creux de son épaule. Les yeux fermés, il se rapprocha un peu plus de son amant, se collant à lui tel un koala. Il poussa ensuite un soupir de contentement avant d'étirer ses lèvres dans un sourire débile. Le jeune homme ne se rappelait pas avoir un jour éprouvé un tel bien-être au cours de sa vie. Il avait l'impression que des ailes lui étaient poussées durant la nuit. Et quelle nuit ! Draco avait été insatiable. Ils avaient fait l'amour toute la nuit, avec toutefois des petites interruptions le temps de récupérer un peu de force avant de recommencer de plus belle.

Et même si ses reins le lançaient et qu'il était un peu courbaturé de partout après autant de gymnastique nocturne, il n'en avait rien à faire. Il était heureux ! Au septième ciel même. Et rien ne pourrait gâcher cela ! Avec délice, Harry se rappela qu'ils n'avaient pas fait que se sauter dessus comme des bêtes durant la soirée. Non ! Il y avait aussi eu des moments où ils avaient parlé. C'est ainsi qu'il avait appris que Draco avait aussi été la victime de l'église de la vie éternelle dans sa jeunesse ; avec réticence, Draco lui avait raconté ce que Théodore lui avait fait. Et sans que son compagnon ne lui dise clairement, Harry comprit que c'était de là que provenait sa haine pour les hommes. Avec un tel vécu, n'importe qui serait devenu fou, à n'en pas douter ! Lui-même avait mis du temps et plusieurs passages chez un psy pour se remettre quelque peu de son passage chez ces fous. Quelque peu, car il faisait encore des cauchemars à ce sujet ... Et lui n'y était resté que quelques jours, alors que Draco y avait passé plus d'un an. Rien que d'imaginer ce qu'il y avait pu subir lui donnait des frissons d'épouvantes.

Harry n'était pas une personne violente, cependant, cette nuit-là, à la fin du récit de son partenaire, une envie de meurtre l'avait pris à la gorge. Il avait éprouvé le désir dévorant de retrouver l'ordure qui avait fait ça à son homme pour lui faire payer de la plus douloureuse et horrible manière ; seulement, lorsqu'il avait demandé à Draco ce qui était advenu de Théodore, celui-ci lui avait dit que son parrain s'était chargé de lui ainsi que des hommes qui avaient participé à son agression. Harry fut très déçu de ne pas pouvoir venger son homme, mais fut heureux d'apprendre que les salopards avaient payé pour leur crime.

D'après ce qu'en avait compris le jeune homme, cela avait fait partie du processus de guérison que Snape avait mise en place pour aider Draco à se reconstruire et le convaincre de remettre les pieds dehors. Dans le but d'assurer à Draco qu'il n'avait plus rien à craindre de son ex et de ses agresseurs, Snape lui avait donné des preuves du trépas de ces derniers ; en effet, celui-ci avait filmé sa vengeance, histoire d'assouvir son sadisme ou de pouvoir la ressortir sur son CV un autre jour. Le policier avait longtemps hésité car il craignait que cela ne lui fasse plus de mal que de bien, mais devant le refus catégorique de Draco de mettre le nez dehors alors qu'il avait appris à se défendre, Snape n'avait pas eu d'autre choix. Et cela avait parfaitement marché.

Après le troisième round de la nuit, Harry avait remis sur le tapis la photo et avait exigé des explications en promettant des représailles très douloureuses si les réponses ne lui plaisaient pas. Son visage et son regard avaient été si froids lorsqu'il avait abordé le sujet que Draco s'était empressé de tout révéler. À la fin de ses explications, contrairement à ce que Draco attendait, Harry n'avait fait aucune remarque sur le rôle de Sirius dans l'histoire. Non, le jeune homme s'était contenté de s'énerver sur lui, pauvre victime de la situation !

_ Tu te moques de moi ?! s'était exclamé Harry après que Draco se fut tu. Comment as-tu pu prendre cette Lolo Ferraris de bon marché pour moi ?! N'as-tu pas remarqué la différence entre ses énormes montgolfières et ma planche à pain ?!

_ J'étais ivre, lui avait fait remarquer Draco pour sa défense.

_ Être bourré n'est pas une excuse ! Lui avait jeté Harry hargneux. Si cela avait été moi, jamais je ne t'aurais pris pour un autre, avait-il encore ajouté en croisant les bras de mécontentement.

_ Je tiens à te signaler que si tu ne m'avais pas laissé en plan sans explications, et que si tu avais répondu à mes appels, rien de cela ne serait arrivé, avait répliqué Draco. Et puis, sans l'intervention de ton taré de parrain, cette femme ne m'aurait jamais enlevé ! avait-il conclu en croisant les bras de mécontentement à son tour.

En réponse, Harry lui avait tiré langue et lancé un regard de mécontentement avant de lui tourner le dos en faisant la moue. Comme des gosses, ils avaient boudé chacun de leur côté durant deux longues minutes avant que Draco ne se dise que c'était trop bête de se disputer pour une chose aussi insignifiante. Et pour remettre son amant dans de bonnes dispositions, il avait dit en le prenant dans ses bras, se collant à son corps doux et chaud : "si je suis parvenu à passer outre ta tromperie, tu devrais pouvoir faire de même". De mauvaise grâce, le chanteur avait fini par accepter. Après cette petite dispute, ils avaient refait l'amour avec tendresse. Mais avant cela, Harry avait annoncé à Draco qu'il lui était dorénavant interdit de boire un seul verre d'alcool sans sa présence et de s'approcher d'une femme avec une poitrine trop imposante. Draco avait hoché la tête, amusé, et avait scellé sa promesse d'un baiser.

Tout en se remémorant sa soirée, Harry se mit à caresser tendrement et avec taquinerie le corps de son amant en déposant de tendres baisers au creux de son cou. Ce délicieux traitement finit par réveiller Draco, qui, après un petit bonjour, s'empressa de prendre les lèvres de Harry dans un lent baiser. Tendrement, lentement, ils unirent leur corps une énième fois et paressèrent au lit en discutant de tout et de rien.

UDT

James Potter prit place dans son jet privé avec une boule à l'estomac. Le jet était en partance pour la France, à Paris pour être précis. L'homme d'affaires se rendait en France afin d'avoir une discussion qui risquait d'être houleuse avec son seul et unique fils. La nouvelle qu'il allait annoncer à Harry avait de grandes chances de ne pas plaire à ce dernier, et James s'inquiétait de la réaction de son fils. L'homme aurait dû tenir cette discussion depuis bien longtemps ... En fait, cela allait faire plus d'un an qu'il la remettait au lendemain, mais aujourd'hui il n'avait plus le choix. Il n'allait plus pouvoir le cacher bien longtemps, surtout avec ce qu'il venait d'apprendre ! Il devait absolument parler à Harry.

James avait d'abord pensé, par lâcheté s'il voulait bien se l'avouer, à appeler son fils pour lui parler, mais à la dernière minute et après un regard sur la photo de Lily, sa défunte femme, il avait changé d'avis. Ce qu'il avait à dire devait se faire en face à face. Et puis, s'il venait à faire ça par téléphone, il était certain que Harry ne lui pardonnerait jamais. Donc, avant de perdre le peu de courage qu'il avait, il avait rassemblé quelques vêtements de rechange et avait pris sa voiture pour l'aéroport privé familial. Maintenant, il faisait tout son possible pour résister à l'envie d'ordonner au pilote de faire demi-tour. Et pendant les 1h15 du trajet, il ne fit que combattre ce désir.

Lorsque le jet se posa au lieu de la nuit à l'aéroport de Paris-Orly, James se demandait s'il n'était pas encore temps de retourner d'où il venait. L'homme d'affaires y songea très sérieusement, avant de rejeter difficilement l'idée. Il était un homme ! Un Potter qui plus était. Et un Potter ne revenait jamais sur ses décisions. Enfin, tous les Potter avant lui, parce que lui, il avait l'impression de ne faire que ça ces dernières années. Ce fut d'un pas traînant qu'il monta dans le véhicule qui le conduisit vers l'hôtel où résidait son fils et son meilleur ami, Sirius Black. En parlant de lui, James se rappela qu'il faillit perdre l'amitié de ce dernier après ce qui était arrivé à Harry ...

Après que Sirius ait retrouvé Harry et que ce dernier ait pris l'avion pour le Japon, Sirius avait mis de la distance entre eux deux. L'homme l'avait évité pendant près de trois mois en refusant de lui adresser la parole sans raison apparente, et c'est seulement parce que James avait lourdement insisté pour connaître les raisons de cet éloignement que Sirius avait finalement lâché le morceau. Le parrain londonien avait tout découvert sur la mort de Lily. Et pire encore, il savait que James était au courant de tout et qu'il ne lui avait rien dit tout en sachant à quel point Sirius s'en voulait pour ça. Honteux, James n'avait rien su dire, car aucune excuse ne pouvait effacer ce qu'il avait fait en toute connaissance de cause : devant le silence de son ami, Sirius était parti.

Il avait fallu près de six mois à James pour obtenir le pardon de Sirius. Avant de lui offrir sa miséricorde, Sirius avait demandé à James pourquoi il lui avait caché une chose aussi importante. Les yeux baissés, James lui avait dit qu'il voulait lui dire, mais qu'il n'avait jamais eu le courage de le faire par peur de le perdre ... Et plus les années étaient passées, plus il lui avait été difficile de lui dire. Sirius lui avait demandé de lui laisser un peu de temps, avant de partir. Une semaine après cette conversation, Sirius était redevenu comme avant, et ils n'avaient plus jamais reparlé de cette histoire. James savait qui si Sirius lui avait aussi vite pardonné, c'était en partie par amour pour Harry et il n'allait pas s'en plaindre. Il savait qu'il avait eu beaucoup de chance de ne pas perdre l'amitié de Sirius et se jura de tout faire pour ne plus la remettre en danger.

La voiture laissa James devant l'hôtel quelques minutes après avoir quitté l'aéroport. Il était près de vingt-deux heures quand il toqua à la porte de Sirius. Son ami vint lui ouvrir la porte presque immédiatement et l'invita à entrer. Sirius avait les cheveux en bataille, la chemise à demi déboutonnée et avait l'air très préoccupé. Inquiet James lui demanda ce qui se passait. Avant de lui répondre, Sirius alla se servir un verre au bar qui se trouvait dans la chambre et se laissa choir sur l'un des fauteuils se trouvant dans la pièce. Il fit ensuite signe à James de s'asseoir. L'homme d'affaires fit ce qu'on lui demandait.

_ Alors, pourquoi fais-tu cette tête à une heure aussi tardive ?

_ Je crois que j'ai fait une grosse connerie James, lui dit Sirius en passant les doigts dans ses cheveux.

_ Quelle connerie ? lui demanda James.

_ Je crois que Harry…non, Harry est tombé amoureux d'un homme qui semble partager ses sentiments et je crains d'avoir tout foutu en l'air.

_ Pardon ! Amoureux ?! Notre Harry est tombé amoureux ! De qui ? Quand ? Comment ça tu as tout foutu en l'air ? interrogea James.

Sirius lui raconta alors toute l'histoire sans rien omettre. Il insista bien sur la hantise de Malfoy pour les hommes, sur le travestissement de Harry et son mensonge, et aussi sur ses craintes que ce dernier ne finisse par être blessé. Au moment où il parla de son plan pour les séparer, Sirius baissa la tête de honte. Le mafieux expliqua ensuite à James que le jour même, il avait eu une conversation avec l'amie de son filleul, Parvati. Cette dernière lui avait appris que Harry lui avait dit que Malfoy était gay. Une information que Harry avait obtenue de Malfoy lui-même et que Sirius avait vérifié auprès de Snape, le parrain de Draco. Lorsque Snape lui avait parlé de ce qui était arrivé à Draco, il n'avait jamais mentionné que ce dernier était gay et qu'il était sorti avec l'homme qui l'avait livré à l'église.

Sirius avait ajouté que selon la musicienne, si Harry se décidait à tout avouer à Draco, ce dernier finirait certainement par lui pardonner sa supercherie. L'homme, d'après la jeune femme encore une fois, était bien trop amoureux de Harry pour le quitter ! Il lui ferait certainement la tête pendant quelques jours ou semaines, mais il finirait par lui pardonner. Un tel amour est bien trop fort pour disparaître aussi facilement.

_ Et tu dis que Harry a découvert les fausses photos ?

_ De toute évidence, lui répondit Sirius d'une voix malheureuse. Lorsque je suis revenu, l'enveloppe où se trouvait les photos était ouverte et les photos répandues au sol.

_ Où est Harry ? demanda James.

_ Certainement chez Malfoy pour lui demander des explications.

_ Que comptes-tu faire maintenant ?

_ Je ne sais pas … J'ai peur qu'il ne soit furieux après moi et qu'il ne veuille plus me voir, mais d'un autre côté je ne peux pas le laisser avec ces mensonges !

_ S'il découvre ce que tu as fait, il va te le faire payer, le prévient James avec compassion.

_ Je le sais et c'est ce qui me fait peur, dit tristement Sirius en vidant son verre.

UDT

Pendant que Harry et Draco profitaient l'un de l'autre dans leur bulle, au restaurant, vers quinze heures, Mimi commença à se faire du souci de ne pas voir son patron arriver à une heure aussi tardive. Vers seize heures, comme elle n'avait toujours pas de nouvelles, elle se saisit de son portable afin d'appeler celui-ci. Même si leurs relations étaient devenues des plus froides depuis qu'elle avait révélé à son patron la supercherie de Harry, les sentiments de Mimi n'avaient pas changé : elle était toujours aussi follement amoureuse de Draco et l'étrange absence de ce dernier l'inquiétait. Ce n'était pas dans les habitudes du patron de s'absenter sans prévenir ! Elle craignait donc qu'il lui soit arrivé quelque chose. Draco avait-il fait une bêtise suite à ses révélations ? D'avoir compris qu'il était sorti sans le savoir avec un homme lui avait-il fait perdre la tête et lui avait-il fait commettre l'irréparable ?! Connaissant la haine du personnage pour les hommes, Mimi n'avait aucun mal à y croire. La crainte que cela soit vrai la fit trembler de peur et lui fit perdre tout sens commun.

D'une main tremblante, elle composa le numéro de Draco. Le téléphone sonna dans le vide, ce qui ne fit qu'augmenter l'inquiétude de Mimi. Elle recomposa le numéro une bonne dizaine de fois sans parvenir à l'avoir. La peur guidant ses gestes, la jeune femme prit ses clés de voiture et se rendit à l'appartement de Draco, dont elle connaissait l'adresse car Draco qui se trouvait un jour en rendez-vous avec un gros client l'avait appelé pour lui demander d'aller chercher un dossier qu'il avait oublié chez lui. Mimi parvint sur les lieux en un rien de temps, tant elle conduisit vite, non sans griller quelques feux dans sa précipitation. Comme une folle, elle gara sa voiture n'importe comment et courut vers l'entrée de la résidence où se trouvait l'immeuble de son employeur. Elle composa le code du portail d'entrée et se glissa dans la cour d'un pas pressé.

Parvenue à l'immeuble, elle délaissa l'ascenseur qui mettait trop de temps à venir pour prendre les escaliers. D'abord avec énergie, puis péniblement, elle monta les 15 étages. Ce fut en sueur, le cœur battant à une allure anormale, qu'elle se mit à tambouriner à la porte de Draco telle une hystérique : mais après trois minutes passées à martyriser la pauvre porte, cette dernière resta close. Sa peur ayant atteint des proportions hors-norme, Mimi s'empara de son portable dans le but de faire appel aux forces de l'ordre quand la porte fut brusquement ouverte. Un torse mouillé, nu, finement musclé et bronzé se dessina devant ses yeux apeurés. La jeune femme mit un certain temps avant de réaliser ce qu'elle voyait, et sans qu'elle ne le veuille, ses yeux suivirent une goutte d'eau qui descendait lentement vers le bas-ventre. La goutte disparut sous une serviette qui tenait précairement sur des hanches fines, qu'elle envia immédiatement. C'était pur gâchis qu'une telle taille appartienne à un homme, se dit-elle.

_ Purée ! C'est quoi ce vacarme ! s'exclama le propriétaire du torse et des hanches de fort méchante humeur en fusillant Mimi du regard.

Brusquement sortie de sa rêverie, Mimi releva violemment la tête, et ses yeux s'agrandirent d'étonnement en découvrant l'identité de celui qui venait de parler. La surprise passée, la haine et la jalousie s'installèrent dans le cœur de la femme : que faisait ce monstre de foire chez son patron, et à demi nu en plus ? S'interrogea-t-elle tout en connaissant en son for intérieur la réponse, mais refusant de la comprendre et encore moins de l'accepter. Son employeur détestait les hommes et c'était un fait établi depuis bien longtemps ! Donc, aucune chance que ses premières déductions ne soient véridiques.

Pendant que Mimi essayait de se convaincre qu'elle avait tort, et que non, Draco n'entretenait aucune relation anormale avec le dépravé qui se tenait devant elle, Harry se demanda ce que venait faire l'empêcheuse de tourner en rond chez son homme. Il faut savoir que même si Harry n'était pas du genre à détester les gens, la vue de Mimi avait le don de faire ressortir cette facette de sa personnalité. En gros, elle avait le don de l'énerver et de faire remonter le pire de sa personne. Mimi avait un je ne sais quoi qui agaçait Harry ; en fait, si ce dernier voulait être honnête avec lui-même, il dirait que c'est parce que Mimi en avait après son homme qu'il ne pouvait pas l'encadrer. Au départ, quand il se faisait passer pour une femme afin de remplacer Hermione, Harry l'avait prise en grippe parce qu'elle n'arrêtait pas de le critiquer pour un oui et pour un non ... Et aussi, parce qu'elle faisait partie de ces rares gens qui ne cédaient pas à tous ses caprices.

Alors que chacun d'eux était plongé dans ses pensées, Draco, tout aussi peu vêtu que Harry, se dirigea vers la porte d'entrée.

_ Mon amour, qui est-ce ? demanda-t-il en passant un bras autour des épaules de Harry tout en déposant un baiser sur sa joue.

Un hoquet de stupeur et de dégoût fit tourner la tête de Draco dans la direction de Mimi. Le visage de la jeune femme était marqué par la répugnance.

_ Oh, mon dieu ! Ce pervers a réussi à vous corrompre ! Ce doit être le diable pour être parvenu à vous avoir ainsi ! Quelqu'un devrait se débarrasser de lui ! débita Mimi avec virulence et malveillance.

_ Pardon ! dit Draco d'une voix polaire. Que venez-vous de dire ?

Ses yeux lançaient des éclairs lorsqu'il posa la question.

_ Que ce monstre devrait être détruit pour le bien de l'humanité ! lui dit Mimi avec violence et jalousie.

_ Vous allez retirer ce que vous venez dire immédiatement et présenter des excuses à Harry ! lui ordonna Draco hors de lui.

_ Certainement pas ! Refusa Mimi dont la haine pour Harry avait atteint des proportions inimaginables. Comment pouvez-vous vous afficher de la sorte avec ce dépravé et prendre sa défense après ce qu'il a fait ? Quand je pense que pendant que vous jouiez à des jeux pervers, je me faisais un sang d'encre pour vous ! Je ne suis qu'une idiote.

_ Voilà une chose sur quoi nous sommes tous les deux d'accord, intervint Harry après s'être remis des propos venimeux de Mimi.

_ Ferme là, erreur de la nature ! l'injuria Mimi rouge de colère.

La jeune femme était comme possédée. Voir Draco, l'homme qu'elle aimait depuis tant d'années et qui ne pouvait pas parler à un homme deux minutes sans éprouver l'envie de vomir ou de lui mettre son poing à la figure, si proche, si détendu, si naturel et souriant avec Harry, un homme, lui brisait le cœur. Elle avait sacrifié des années de sa vie pour cet homme avec le secret espoir qu'un jour celui-ci finisse par partager son amour, et lui, au lieu de le lui rendre, était allé le donner à un menteur pernicieux qui prenait plaisir à se déguiser en femme ! Le monde était injuste ! Des larmes de rage, de peine et désespoir coulèrent sur les joues de Mimi.

_ Hors de ma vue ! hurla Draco. Je ne sais ce qui vous prend Miss Geignard, mais je ne veux plus vous voir tant que vous n'aurez pas changé d'habitude et que vous ne vous serez pas décidé à présenter des excuses à Harry. Sachez que jamais je n'accepterai un tel comportement d'une de mes employées. Partez maintenant ! somma Draco en claquant la porte au nez de Mimi. L'homme était fou de rage.

Lorsque la porte se ferma, Mimi eut l'impression qu'on venait de lui plonger un couteau en plein cœur. La douleur mentale fut aussi forte que si elle avait été physique ; avec la fermeture de cette porte, Mimi comprit finalement que son amour ne lui serait jamais rendu. Cette constatation engendra en elle une souffrance si vive, qu'elle perdit presque connaissance. Les jambes tremblantes, les yeux embrumés par les larmes, l'esprit amorphe, elle se dirigea vers l'ascenseur tel un automate. Lorsque les portes de ce dernier s'ouvrirent, elle pénétra à l'intérieur inconsciemment, alla prendre sa voiture, se rendit chez elle, fit ses bagages, appela l'aéroport pour un billet pour le premier vol qu'elle trouva et sans un regard en arrière, elle quitta Paris, son emploi et surtout, elle dit adieu à Draco Malfoy. Elle en avait fini avec cet amour à sens unique. Elle méritait mieux que ça.