Salut à tous ! Un peu plus de temps que prévu pour publier ce chapitre mais je veux être certain de bien le faire car malheureusement nous arrivons à la fin de cette histoire. ( Je pense qu'elle sera terminée pour la rentrée scolaire !) Voilà la petite parenthèse, je vous laisse à la lecture !

Aussidagility : Désolé, je n'ai encore une fois pas réussi à trouver ton amie.

MelleClara : Voilà, j'espère que je ne t'ai pas trop fait attendre !

Personne14 : Et bien je pense faire encore un chapitre et un épilogue. Oui on est vraiment au bout ! Je n'ai pas envie que ça se termine mais il faut bien !

Chattoncharmant : Un Edward national de la Bêtise ça tu peux le dire !

MarriePattz : désolé pour cette attente ! Comme je l'ai dit je tente vraiment de faire au mieux et au plus vite, mais vitesse et qualité ne peuvent pas toujours coexistées.

Nana10 : Oh mon Dieu ! J'ai peur de ce que tu vas faire à mon Edward après ce chapitre !

Angelsonrisa : C'est marrant, j'aurais employé beaucoup de qualificatif mais si tu le dit ) !

Aelita48 : Ce serait si simple en effet, mais après tant de chapitre, vous devez savoir que j'adore les complications !

Bonne lecture !

Chapitre 24 : Assumer

POV Edward

Malheur. Malheur. Malheur.

- Crois-moi Carlisle, les loups sont à cran en ce moment, ce serait préférable que les Denalis contournent la frontière.

Mon père me lança un regard dur, et je baissai les yeux trop honteux pour lui révéler les véritables raisons du danger.

- Sam n'a rien dit de telle à la réunion, me fit-il remarquer.

- C'était il y a plusieurs semaines, je t'assure il vaudrait mieux que…

- Tu as quelques choses à me dire Edward ?! m'interrompit-il.

Je cessai de respirer une seconde. Je ne savais pas si je devais tout lui avouer ou ne rien dire ? Après tout si les loups ne m'avait pas vu sur le territoire comme je le pensais, ils ne risquaient pas de me dénoncer.

Devant mon visage défait, il a ajouté :

- Je vais leur demander de ne pas trainer et de rester prudent, ok ?!

Je hochai la tête, esquissant un sourire, factice évidement. Cependant Carlisle n'était pas dupe.

-Tu n'as qu'à les accompagner si tu veux…

- Moi ?! m'étranglai-je. Non, non c'est une mauvaise idée !

Cette fois, il me fixa agacé.

- Edward…

- Tout va bien ! C'est parfait ! conclus-je avant de disparaitre.

A mon grand désespoir toute la petite famille se dirigea vers la frontière pour des « au revoir » dans les règles de l'art.

Bon sang ! Ils ne pouvaient pas faire ça à la villa ?!

Je me tournai vers Alice le regard suppliant.

« Inutile de me faire tes yeux de cocker américain, je suis aveugle Edward »

Fichu médium !

Je trépignai aux abords de la frontière, scrutant sans relâche l'horizon. J'avais conscience que je les entendrais probablement avant de les voir, mais la panique me faisait perdre mes moyens. J'embrassai brièvement mes cousines sans les regarder. Je remarquai que Tanya, légèrement vexée, se tenait près de moi attendant très certainement un sourire encourageant de ma part.

Mais alors que je m'apprêtai à dévier mon regard vers elle. Je remarquai qu'une meute de loups avancer dans notre direction. Je me tendis comme un arc, et cela inquiéta la jeune femme à mes cotés. Elle prit une position défensive, les yeux rivés sur les loups.

Je plissai les yeux en surprenant la fourrure de Bella parmi eux. Elle était fermement maintenue entre Jacob et Paul, et cette situation ne me disait rien qui vaille.

- Carlisle ?!

- J'ai vu Edward…

POV Bella

« Lâchez-moi ! » gémis-je.

« Pour que tu files prévenir ta sangsue, hors de question ! » aboya Jacke.

« Rappel toi Jacob, Sam veut seulement parler… » le prévint Paul.

« Pour l'instant ! »

J'étais le témoin impuissant de ce calvaire. Je n'avais aucun moyen de prévenir Edward du danger. Les loups l'avaient vu, et lui ne se doutait de rien. Il n'attaquerait pas, ne voulant pas me faire du mal, et il serait tué.

Plus on approchait et plus Jacob piétinait d'impatience. Il n'avait qu'une envie, se jetait à la gorge de mon adonis. Ses foulées augmentaient à chaque mètre, et je tentai de profiter de la situation. Alors que j'aurais pu suivre cette cadence avec facilité, j'en fis tout autre. Je ralentis. Paul, n'ayant pas fait attention, suivait mon cousin dans sa course et je me retrouvais rapidement la tête au niveau de leur flanc. Je freinai brutalement, faussant compagnie à mon escorte. Le temps que Paul et Jacob tente de me rattraper, je filai à une vitesse impressionnante vers les Cullen.

En m'approchant, je découvris que les autres vampires aux yeux dorés étaient sur le point de franchir la frontière pour retourner chez eux. Voilà ce qui avait donné le signal du départ, un simple retour en Alaska. Juste avant d'atteindre Edward, je remarquai la présence à ses cotés de la blonde à qui j'avais voulu mordre les fesses à la dernière réunion auquel j'avais pu assister. Par possessivité pour l'homme à qui elle tentait de faire des avances, je grognai en arrivant vers eux et parce que je ne voyais pas Edward s'accroupir comme il le faisait d'habitude pour m'accueillir, je sautai pour l'aplatir au sol.

Du moins c'était l'objectif de ce saut, mais mon poitrail heurta violement un bras, mos dos lui se retrouva plaquer contre un corps froid, et c'est là que j'ai senti ses crocs s'enfonçaient dans ma chair. Le choc avait été brutal et la morsure inattendue. J'heurtai le sol dans un bruit sourd, les muscles raidis, tendis qu'au loin j'entendais des cris déchirants.

Dans mon épaule et dans le reste de mon corps se propageait une douleur aigue. Bientôt la brulure pris de l'ampleur, noyant mes entrailles et mon esprit dans un feu dévastateur. Les doigts froids d'Edward frôlèrent mon visage apaisant un court instant le brasier, mais me faisant réaliser que j'étais à présent transformée. Il couvrit mon corps, offert à la vue de tous, et il m'a attiré contre lui. Je sentais les sanglots secouaient sa poitrine, alors qu'il me murmurait des mots que je ne parvenais pas à saisir, son nez dans mes cheveux. Je ne réussis pas à ouvrir les yeux, ma tête prise dans un étau de fer chaud.

POV Edward

Je n'ai pas eu le temps d'intercepter Tanya, et j'ai vu avec désespoir ses crocs s'enfonçaient dans la gorge poilue de Lilou. Un hurlement a jailli de ma poitrine, incontrôlable, et je suis tombé à genoux devant le corps convulsant de la louve. Brutalement elle a changé de forme, les yeux clos, secouée de spasme, elle était à nouveau Bella. Je retirai ma veste pour recouvrir son corps et la serrais étroitement dans mes bras gelés, tendis que mon cœur mort se brisait pour toujours. Bella allait mourir, par ma faute.

- Non ! Ne pars pas, Bella ! J'ai besoin de toi, Bella. Je t'aime ! Ne me laisse pas, Bella ! la suppliai-je le visage enfoui dans sa chevelure.

Mais mes supplication restaient veines, elle était inerte dans mes bras, et j'avais beau tenir prisonnier son corps dans une étreinte de fer, la vie elle, fuyait la femme que j'aimais.

POV Eléazar

On entendait hurler Edward. On lisait toute la souffrance du monde sur son visage. Si cela fut encore possible, on y aurait décelé des larmes. Il pleurait, Edward pleurait sur la femme qu'il aimait. Car à présent, c'était une femme et non un loup que je voyais. Une femme pâle et fragile, étendue nue dans les bras désespérés d'Edward. Un corps immobile qui lâcherait bientôt son dernier soupir.

De l'autre coté de la frontière les loups hurlaient, presque à l'unisson. Quelques uns tentèrent d'approcher le corps inanimé de la jeune femme, mais Edward grogna sourdement. Puis se levant brusquement il quitta les lieux, emportant la louve avec lui.

Je tournai le regard vers Tanya, encore choquée. Quand elle leva les yeux, j'y vis du remord, mais je ne pus m'empêcher de la fixer durement. Ce qu'elle avait fait était tout simplement monstrueux. Nous savions très bien que chaque morsure entrainait irrémédiablement la mort.

POV Carlisle

Je soupirais. J'étais assis derrière mon bureau en chaine, toute cette agitation avait réveillé de vieux souvenirs. Je comprenais la réaction de Tanya, j'avais moi-même déjà éprouvé ce sentiment de panique. C'était il y a bien longtemps, un triste secret dont je n'avais jamais parlé à quiconque. A cette époque là, je ne connaissais pas encore Edward, et j'avais pour habitude de chasser à la dernière minute à n'importe quel endroit tant que je pouvais y trouver du gibier. Personne à Voltera n'avait jamais mentionné l'existence de ce genre de créature et ma première rencontre avec l'une d'elle avait bien failli me couter la vie.

Deux siècles plus tôt

Je m'engouffrai dans une forêt épineuse où j'étais sûr de dénicher une proie, mais après m'y être enfoncé pendant un moment, une épouvantable odeur me fit froncer le nez. Je m'arrêtai pour savoir d'où cela pouvait bien provenir. Je me tendais en décelant une énorme masse sombre dans un fourré derrière moi. La bête se planta face à moi, babines retroussées et se mit à grogner. Je restai à la fois terrifié et fasciné. Ses yeux jaune me scrutaient, avide de tuer. Je sentais sa haine à mon égard, à l'égard de mon espèce, car je voyais dans son regard une certaine intelligence.

Et soudain il a bondit, l'impressionnant animal m'a aplati sur le sol, m'écrasant de tout son poids. Les mâchoires de ce qui me semblait être un loup claquèrent près de ma nuque. J'ignorai comment me débarrasser de la bête, mais c'était un animal alors quand il a laissé sa gorge à découvert je n'ai pas réfléchi, j'ai mordu. Le venin s'est écoulé dans ses veines et je l'ai repoussé sans difficulté. Je me suis relevé, observant avec horreur le loup se métamorphosait en un homme de haute stature. Il convulsait sur le sol humide, mais je n'avais aucun moyen d'intervenir. Je voyais ses membres se raidir, le poison semblait le détruire de l'intérieur. Et très vite ses yeux sont devenus vitreux, il était mort.

Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris qu'il s'agissait d'un loup garou. Un homme capable de se transformer en animal afin de détruire les vampires qui s'aventuraient dans les villages indien.

Je secouai la tête pour tenter d'effacer le souvenir vivace qui me hantait. C'était surement l'une des raisons qui m'avaient poussé à construire cette relation pacifique avec les Quileute. Une sorte d'exemple, tout comme ma décision de ne pas arracher des vies humaines juste pour le plaisir de me nourrir de sang de qualité. Mais cette union venait de prendre fin, l'un d'entre nous avait mordu un loup et Sam ne me le pardonnerait pas.

Heureusement, Bella n'était pas morte. C'était un évènement que je ne m'expliquai pas encore, mais qui se trouvait être salutaire pour nous tous. Les loups seraient peut-être plus clément, j'espérais que Sam nous laisserait quitter la ville sans heurte. Dès que mon fils m'avait affirmé que les minutes de la louve n'étaient plus comptées, j'en avais immédiatement informé la meute.

Plus surprenant encore que cette immunité face à notre venin, c'était le clame malgré la douleur qui avait habité le visage de Bella. Elle savait que cette morsure ne serait pas fatale pour elle. J'avais eu des doutes sur l'identité de la jeune femme, à présent j'en étais absolument certain, elle n'avait pas le même métabolisme que les autres loups. Mes incertitudes s'étaient fondées dès lors où je l'avais vue humaine : Aucun changement visible sur son corps de femme malgré les mutations incessantes. Une taille et une pâleur qui se détachaient fortement des Quileute. Cette capacité à contrôler ses pensées face à mon fils, et plus étrange encore, face aux loups. Mais surtout, ce rejet perpétuel de la meute, cet individualisme qui la poussait à agir seule et à ne tenir compte sous aucun prétexte des ordres de son alpha. Et mon fils était tombé amoureux de cela, de cette différence.

Je frottai mes yeux, fatigué. Le toc toc habituel d'Edward résonna dans le bureau vide et je me levai pour lui ouvrir.

- Bella s'est endormie, elle ne court plus aucun risque. Comme je suis soulagé !

Je lui souris mais restai silencieux.

- Tout est de ma faute, commença-t-il. J'ai fait une énorme bêtise et j'ai eu peur de t'en parler.

- Une bêtise ?! l'interrompis-je, soucieux.

- J'ai franchis la frontière il y a deux jours. Bella me manquait tellement, tu sais je l'aime plus que tout et…

Les yeux écarquillés, j'encaissai avec beaucoup de difficulté cet aveu.

- Je pensai qu'ils ne m'avaient pas vu, apparemment…

- Tu avais tors ! le coupai-je sèchement.

Il était trop tard pour revenir en arrière. Et malgré les yeux baissés de mon fils qui me montraient à quel point il se sentait honteux de m'avoir déçu, je devais reconnaitre qu'il n'était coupable de rien. Le véritable problème avait été l'attitude bornée que Sam et moi avions conservée durant toute cette relation. Je rêvais de paix, Edward lui rêvait d'amour, il avait encore une longueur d'avance sur moi.

- Edward… sais-tu pourquoi Bella est en vie ? demandai-je finalement.

- Non. Les loups de Phénix sont peut-être immunisés…

- Aucun ne l'est ! contrai-je.

Edward ne semblait pas intéressé par mes interrogation, il voulait retourner au près de la petite louve.

-Elle est en vie ! C'est tout ce qui compte !

- Pour l'instant…

-Qu'est ce que tu veux dire ?!

Sa voix trembla légèrement, j'étais désolé de devoir lui faire affronter la réalité, mais Bella et lui n'était pas fait l'un pour l'autre.

- Est-ce qu'elle est imprégnée de toi ?

- Je vais la retrouver, elle risque de se réveiller.

Edward a claqué la porte en sortant. Il avait déjà songé à tout ceci, bien avant moi, mais il refusait obstinément de voir la vérité en face.

POV Edward

Bella s'étira doucement dans le lit de ma petite maison, avant de se redresser les mains en étau autour de son crane.

- Oh… ma tête !

- Doucement Bella, murmurai-je en la rallongeant. Tu as été mordu et pour être honnête je ne sais toujours pas par quel miracle tu es en vie.

Je me penchai et l'embrassai avec douceur.

- Je ne crois pas au miracle, grimaça-t-elle. Où sont les loups ?

- A la réserve, ils savent que tu es en vie.

- J'avais peur qu'ils préparent un attenta, ironisa-t-elle.

- Si ce n'est pas un miracle qu'est ce que c'est ? l'interrogeai-je.

- Ecoute Edward… Je sais que j'aurais du te le dire mais…

Oh mon dieu. Moi en train d'expliquer une grosse connerie à Carlisle.

- Je suis à moitié vampire ! Enfin j'ai quelques fragment d'ADN en commun avec toi quoi…

Voyant que j'étais loin de rire. Elle bredouilla :

- tu te souviens de mon arrière-arrière-grand-mère Swan ?! Et bien il se trouve qu'elle est tombée follement amoureuse d'un vampire, et qu'elle a eu un fils.

- Que lui est-elle arrivée ?

- Il l'a tuée !

- Et à lui ?

- à qui ? A son fils ?

- Non au vampire !

Elle a plongé ses grands yeux bruns dans les miens et a soufflé :

- Il est mort…

- De façon naturelle, j'imagine… raillai-je.

- Non la meute l'a traqué et ils l'ont tué aussi.

- Je sais Bella ! Et c'est le même sort que me réservent tes charmants compagnons à quatre pattes. Qu'est-ce que tu cherchais au juste en étant avec moi ? Provoqué ton grand père qui t'a lâchement abandonnée ici ?! Ou simplement vivre ce qu'elle a vécu ?!

- Tu es injuste !

Les larmes inondèrent son visage et si je n'avais pas été si bouleversé, je crois que je me serais excusé mais j'étais anéanti.

- Et toi tu ne le seras pas peut-être dans un an ou deux quand tu m'annonceras, comme Sam l'a annoncé à Leah, que tu es imprégnée d'un autre que moi ?!

Elle s'est levée brusquement pour me faire face.

- Encore cette histoire d'imprégnation ?! Mais vous n'avez que ça à la bouche ma parole ! Qu'est ce que tu peux en avoir à faire de ces vieilles légendes Edward ?

- Ce ne sont pas de vieilles légendes Bella… je l'ai ressenti comme Sam, puis Quill et d'autres loups ! Et si tu n'y crois pas, c'est que ces sentiments te sont inconnus…

- Alors pour toi le vrai problème c'est que je ne t'aime pas assez ?

- si aujourd'hui tu m'aime, mais demain, dans un mois, dans un an… est-ce que se sera toujours le cas ?!

- Oui !

- Non, tu ne peux pas l'affirmer, je ne veux pas souffrir davantage…

- Alors c'est fini ?! Comme ça pour rien, c'est fini ?

- Pas pour rien Bella ! Je ne peux pas être ce qu'il a été pour ta grand-mère ! Je refuse de reproduire un passé que tu cherche à reconstruire !

La mâchoire de Bella s'est violement contractée et elle s'est transformée pour disparaitre dans la forêt. Je me suis effondré sur mon lit, je n'étais plus sûr de vouloir arrêter de souffrir, plus certain de vouloir me poser les bonnes questions.