« J'ai toujours eu peur de mourir. Si cela venait à arriver, alors je ne pourrais plus jamais tenir une épée. »

Unohana Retsu.

Seireitei !

Il le voyait ! A vive allure, il fonçait. Les bâtiments autour de lui ne ressemblaient quasiment à rien. Tout ce bordel qu'il sentait d'ici ... Ichigo espérait vraiment que rien de grave n'était arrivé. Enfin ... c'était une vision très idéalisée, quand même. Penser que rien de grave n'arriverait, suite à une invasion ... il fallait vraiment le faire exprès, pour y croire sérieusement. Il soupira intérieurement. Son regard se reporta sur Rukia, qui était complètement inconsciente, pâle. Doucement, sa main qui supportait sa tête, glissa pour toucher son front, ses joues. Elle était glaciale, et ne réagissait pas au contact des doigts du rouquin. Bon, il arrivait bientôt ! Bientôt !

Qu'elle tienne bon ! Qu'ils tiennent bon !

- On échange ?! Tu vas sûrement tout faire rater sinon !

Qu'il la ferme, celui-là ! D'ailleurs, pourquoi est-ce qu'il parlait autant ? Il était pas aussi bavard, d'habitude ! Faut croire que le croiser une fois avait été suffisant pour qu'il commence à ne plus se sentir, hein ! Et où était passé Zangetsu-osan ? Raaah ! Il y avait trop de choses qu'il voulait dire ! Pourquoi le pouvoir d'Aryen avait-il eu des effets aussi bizarres sur lui ? A cause de son Hollow ? A cause de Zangetsu-ossan ? ... Toutes ces questions, il se les poserait, par la suite. Là, il n'avait pas vraiment le temps ! Et Toshirô aussi ... il n'avait pas intérêt à faire n'importe quoi ! Il avait intérêt à rester solidement fixé, à ne pas mourir et à ne pas tuer Nell ! Tss ! Il y avait trop de choses qui lui prenaient la tête.

Seireitei. Près des Quartiers de la Onzième Division.

Aryen et une dizaine de ses sbires faisaient face à Unohana, qui avait déjà sortie son épée. Yachiru ? Hum, ce n'était pas très important, de toute façon. Elle semblait déjà blessée. Et plutôt sérieusement même. Elle n'avait ... pas la moindre chance de s'en sortir. Les yeux rouges d'Aryen plongèrent sur ses pantins autour de lui.

- Allez-y, terminez-la. Fit-il froidement.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Une nuée de ces créatures se jeta sur la Capitaine de la Quatrième Division. Aryen, lui, tourna les talons. Il avait quelque chose d'important à faire désormais. Et pour cela, il n'avait rien à effectuer dans un lieu comme la Onzième Division. Sa cible était toute autre : il trônait ici sans lever le petit pouce visiblement. Le Capitaine-Commandant, Genryuusai Yamamoto, il allait bientôt lui rendre une petite visite. Au bout de quelques pas, Aryen arrêta sa petite marche. Du sang giclait dans tous les sens visiblement, et lorsqu'il se tourna vers la direction du carnage, il devait bien se l'avouer : voir la femme aux longs cheveux noirs massacrer avec un sourire presque sadique tous ses assaillants était un spectacle surprenant. Des morceaux de corps gisaient au sol. Unohana était pourtant dans un état qui ne devrait pas lui permettre de faire de telles choses, d'autant plus que les créatures qui l'accompagnaient n'étaient pas non plus des faiblards. Toutefois, la dénommée Unohana n'en était pas ressortie indemne et arborait encore des blessures supplémentaires.

La Capitaine de la Quatrième Division marchait doucement en direction de son ennemi, ses pieds trainant dans la mare de sang qu'elle venait de provoquer.

- Eh bien ? Vous partez déjà ? Fit-elle, doucement.

Aryen demeura stoïque en apparence. Cette femme était plutôt surprenante, en réalité. Cette violence dégagée lors de son dernier coup, qui venait de trancher un habitant du Rukongai en deux, n'était pas vraiment ordinaire.

- M'envoyer ce genre de personnes ne rime à rien, Aryen Kaseren. Annonça Unohana en approchant de l'intéressé. J'en ai déjà tué une tonne de ce type, dans ma vie.

Hm ? De quoi parlait-elle ? Des créatures de « ce type » ? Elle ne parlait probablement pas du pouvoir que lui conférait Reizokû en particulier, ce serait absurde, étant donné qu'ils ne s'étaient jamais vraiment croisés. Sans doute parlait-elle de créatures sans cervelle. Mais de toute façon, cela n'avait pas réellement d'importance. Il en restait encore, auprès de lui. Mais les griffes de ces types ne suffiraient peut-être pas.

Apparemment, il l'avait sous-estimée. Il se retourna complètement vers elle.

- Très bien, fit-il en dégainant à son tour son épée. Je vais donc vous affronter, Unohana Yachiru.

- Je n'en demande pas plus, répondit cette dernière, alors que ses cheveux commençaient à cacher ses yeux, lui donnant un air vraiment inquiétant.

En un instant, Aryen disparu derrière Unohana. Elle ne parut pas surprise le moins du monde : la lame de l'homme aux cheveux bruns fut paré par celle de son ennemie. Ses réflexes, même blessée étaient impressionnants. C'était surprenant de voir que cette femme était probablement plus habile le sabre à la main, que le Capitaine Komamura.

Par ailleurs, voilà qu'elle attaquait. Son coup était étonnamment puissant, et fit reculer Aryen malgré sa lame, qui lui avait servie de bouclier. Cette femme était-elle réellement blessée ?

L'homme aux yeux rouges disparue une nouvelle fois du champ de vision de son adversaire pour réapparaître derrière elle : là, son coup d'épée ne pouvait que faire mouche.

- Bakudo n°81 : Danku.

Un mur rectangulaire apparut soudainement devant la lame de l'épée d'Aryen, et repoussa ce dernier. Il gardait un visage stoïque. Sous les traits de cette douce femme, se trouvait réellement une guerrière de haut niveau, il fallait bien le reconnaître, vu qu'elle venait de faire un Bakudo de niveau 80, sans la moindre incantation.

Mais elle ne pouvait pas gagner, cela sonnait comme une évidence.

Unohana fixait son adversaire. Elle pouvait repousser ses offensives et attaquer avec une bonne dose d'énergie, mais cela n'allait pas durer éternellement. Sa chance résidait probablement dans le Kidô, dont elle était l'une des meilleures dans le Seireitei. Mais cet ennemi n'allait probablement pas la laisser jouer à sa guise.

Usant du shunpo pour apparaître derrière Aryen, la jeune femme lança une nouvelle offensive.

- Hado n°4 : Byakurai !

Un éclair bleu jaillit du doigt de la jeune femme et fonça droit vers l'homme aux cheveux bruns. Ce dernier ne bougea pas, et repoussa l'attaque de sa main, ce qui eu pour don de surprendre la Capitaine de la Quatrième Division.

- Pensiez-vous réellement qu'un sort de bas niveau aurait réellement pu m'atteindre ? Questionna Aryen, en évitant ensuite un coup d'épée de la part de la jeune femme, avant de l'envoyer plus loin, à l'aide d'un coup de pied dans les côtes.

Cette dernière serra un peu les dents sous la douleur. Non pas réellement de ce coup en lui-même, mais réunies, toutes les blessures qu'elle avait accumulée la faisait souffrir. Enfin, c'était logique : le combat était ainsi fait. Et elle aimait ça, le combat. La douleur n'était rien de bien important comparé à la joie qu'elle ressentait lorsqu'elle dégainait son épée et qu'elle faisait tomber des têtes.

Aryen apparu soudainement devant elle, et leva son doigt. La Capitaine de la Quatrième Division écarquilla les yeux, de surprise.

- Hado n°4 : Byakurai.

Un éclair bleu traversa l'air. Un peu de sang coulait au niveau de l'épaule de la femme aux cheveux noirs. Elle se trouvait à quelques mètres de son adversaire, qui la regardait d'un air neutre.

- Vous avez de beaux réflexes, fit-il remarquer. Votre shunpo est plus rapide que je ne l'aurais imaginé.

Unohana demeura silencieuse quelques secondes. Cet homme ... venait d'utiliser du Kidô. Son épée ... ressemblait vraiment à un Zanpakutô. Se pouvait-il, qu'il s'agissait là d'un véritable Shinigami ? Mais jamais, depuis qu'elle faisait partie du Gotei 13, elle n'avait entendue parler d'un Aryen Kaseren. Ce n'était pas possible !

- Qui êtes-vous ? Demanda-t-elle finalement. Un Shinigami ?

Aryen s'avança doucement, sans expression particulière dans le regard qu'il lançait actuellement à son adversaire. Qui il était, hein ?

- Cela ne vous concerne malheureusement pas tellement, Capitaine Unohana. Dîtes-vous simplement que je suis votre ennemi et que je peux effectivement ressembler à un Shinigami. Mais vous ne pouvez pas aller plus loin, dans vos déductions.

Eh bien. Il n'était visiblement pas très ouvert sur la question. Unohana ferma rapidement les yeux. Elle s'épuisait. Elle commençait à souffrir de cet affrontement, très sérieusement. Dans cet état là, utiliser son Bankai relevait de l'utopie. Elle ne pouvait faire autrement que de continuer le combat ainsi.

Savoir que l'on avait peu de chances de remporter un conflit, était-il une chose triste ? Elle se le demandait, maintenant. De tous les conflits qu'elle avait jamais livrés, la pire chose à savoir, était que son adversaire n'avait pas la moindre chance. Cela faisait perdre tout le charme d'un combat. Son désespoir concernait alors le manque de puissance de ses ennemis.

Mais, dans le cas contraire ? Etait-ce du désespoir qu'elle ressentait, en ce moment ?

Jouer en connaissant déjà la conclusion était une chose relativement ennuyeuse. C'était plutôt cela, qu'elle ressentait en ce moment.

D'un autre coté ... partir battue d'avance n'avait jamais été son style. Cette invasion de Ryôka il n'y avait pas si longtemps, lui donnait un peu de baume au coeur. Même dans une situation apparemment désespérée, il était possible que les choses changent. Par la force des personnes qui tentent de forcer le destin. Le destin ne peut changer. Mais si elle pouvait en donner l'illusion, alors pourquoi ne pas essayer ? Après tout ... dans une situation désespérée, il n'y avait plus rien à perdre, n'est-ce pas ?

Un sourire apparu sur son visage taché de sang. Ses yeux plongèrent dans ceux d'Aryen.

- Bakudo n°63 : Sajo Sabaku !

Surprenant. Elle pouvait encore utiliser du Kidô dans son état ? Des chaînes lumineuses vinrent s'abattre autour d'Aryen, l'empêchant ainsi de bouger. Mais cela n'allait pas suffire pour le laisser prisonnier plus de dix secondes. Cela n'allait pas suffire pour le mettre en danger. Les yeux rouges d'Aryen plissèrent un petit peu, lorsqu'il les reposa sur la Capitaine de la Quatrième Division.

- La crête de la turbidité s'en écoule, un navire insolant de folie, bouillonnant engourdissant, clignotant, troublant le sommeil, la princesse d'acier qui rampe, la poupée de boue qui jamais ne se désintègre, Unissez-vous ! Opposez-vous ! En remplissant la terre, apportez votre propre impuissance !

Hado n°90 : Kurohitsugi !

Un véritable cercueil noir se dessina autour d'Aryen. Alors elle pouvait même effectuer un sort de cette puissance ? Cette femme était bien surprenante ... Les paupières du dénommé Aryen Kaseren se fermèrent. Des faisceaux de lumières arrivèrent de toutes les directions, et traversèrent. Mais le Capitaine de la Quatrième Division, n'en avait pas encore terminé.

- Ô souverains… Ô masques de chairs et de sang… Ô univers entier… Ô battement d'ailes… Ô toi qui porte le nom d'humain! Sur le mur de flammes indigo, grave un lotus double… Attends dans le ciel l'abysse de l'incendie…

Hado n°73 : Sôren Sokatsui !

Décrire l'explosion est chose difficile. Tout est un mélange de poussière, de cailloux, de lumière bleue, de lumière noire, de vent puissant ... l'onde de choc provoqué par le Kidô d'Unohana était facilement perceptible dans tout le Seireitei. Même blessée, elle était capable de sortir ce genre d'attaques.

Mais maintenant, elle était bien épuisée. Unohana peinait à retrouver une respiration correcte après tous les efforts qu'elle venait de fournir.

Ses yeux se teintèrent d'une lueur de surprise : du nuage de poussière qui s'était élevé suite à ses sorts de destructions, quelque chose d'autre s'était mélangé. De ... la brume blanche ? C'était ... celle qui provoquait tous ces maux, chez le Seireitei ? Celle qui avait permis à Aryen de prendre possession de ces habitants du Rukongai ?

Evidemment ... l'ombre de l'homme aux cheveux bruns se dessina à l'intérieur.

- Je vous félicite vraiment, Capitaine Unohana. Je suis impressionné par votre talent ... et pour vous témoigner mon respect, je vous fais l'honneur de découvrir mon Zanpakutô : Reizokû. Fit-il.

Du nuage de débris, l'homme sortit. Il avait été assez touché par les kidôs envoyés par Unohana, et saignait dans diverses parties. Mais rien de comparable à ce qu'il aurait dû subir si les deux derniers kidôs l'avaient réellement touché. Il avait pu se défendre, mais comment ? La femme aux cheveux dénoués se mit légèrement en garde.

- Comment avez-vous survécu ? Demanda-t-elle, finalement.

- Mon Shikai me permet de contrôler l'esprit de nombreuses personnes ...

- Cela ne répond pas réellement à ma question, Aryen Kaseren.

- C'est vrai ... parce que vous ne voyez pas mon Shikai actuellement ...

Les yeux d'Unohana s'écarquillèrent. Que venait-il de dire ?! Si ce Zanpakutô n'était pas son Shikai alors ...

- Voici mon Bankai : Seikyû Reizokû.

Plus loin, cette fois-ci, il n'y avait plus de doute : le Seireitei se faisait envahir par cette marée d'ennemis. La Sixième Division, déployée à l'intérieur du Seireitei, ne pouvait pas contenir tout ce monde.

Et puis, se concentrer était difficile : on sentait facilement le reiatsu d'Unohana et de ce dénommé Aryen Kaseren. Pourtant, aller foncer à son secours paraissait difficile : il y avait une véritable horde d'ennemis qui ne cessait d'arriver à travers toutes les directions. La barrière de reiatsu dressée autour du Seireitei commençait à se fissurer, chose quasiment jamais vue auparavant.

Les yeux d'ordinaires froids de Kuchiki Byakuya commençaient à être plongés dans une inquiétude inhabituelle. Il ne pouvait pas rester là, contre des adversaires de second rang.

Le Capitaine de la Sixième Division mit son sabre à la verticale et le lâcha, sous les yeux un peu anxieux de ses subordonnés. Mis à part Abarai Renji, peu d'entre eux avaient eu l'occasion de voir ça ...

- Bankai. Senbonzakura Kageyoshi.

... Le Bankai du noble Capitaine de la Sixième Division. A vrai dire, son lieutenant était sûrement une exception. Des lames explosèrent pour devenir des fleurs. Les ennemis avaient beau être rapides : aucun d'eux, n'allait y échapper.

L'homme aux longs cheveux noirs mit ses mains en avant, et aussitôt, les fleurs de cerisier écoutèrent ses ordres, et fondirent à une vitesse effroyable pour découper plusieurs créatures contaminées. Abarai Renji eut un large sourire devant le spectacle proposé par son Capitaine, qui avait mis hors d'état de nuire une demie douzaine de ces bêtes-là, en un rien de temps.

- Ouais ! Bravo Capitaine ! S'exclama-t-il en venant près.

- Ne sois pas stupide, Abarai. Répondit froidement Byakuya. Il y en a encore beaucoup, alors ne reste pas planté ici.

... Toujours ce genre de réponse clinquante, mais bon, il s'y était habitué. Bien ! Il allait obéir aux ordres de son supérieur ! Le Shinigami aux cheveux rouges regarda autour de lui. Ces monstres attaquaient puis repartaient à une vitesse effrayante. Il s'en souvenait très bien. Il avait déjà dû se battre contre eux, dans le passé. Le vice-Capitaine de la Sixième Division sauta pour éviter une attaque furtive d'un grand homme chauve, avant d'utiliser Zabimaru pour tenter de le trancher en deux : manqué. Sa cible venait de réapparaître derrière lui et manqua de lui découper la tête. Sauf que non ! Il n'allait pas se laisser faire aussi facilement !

- Hurle, Zabimaru !

Son épée s'allongea brusquement, et prit au dépourvu l'adversaire. Un bras tomba au sol, même s'il n'était pas accompagné d'une quelconque souffrance de la part de ce type-là. Il allait riposter !

Soudain, il sentit quelque chose derrière lui. Se retournant rapidement, il se mit en position défensive : mais finalement tout ce qu'il pu voir, c'était ... un cadavre qui gisait là, découpé par les fleurs de cerisier de son Capitaine. Ce dernier se trouvait juste là, à quelques mètres de lui.

- Sois plus prudent. Fit-il, d'un ton glacial.

Là c'est vrai qu'il commençait à être effrayant ... on aurait presque pu imaginer qu'il était en train de le survoler et de le réprimander d'un ton hautain. Renji se gratta l'arrière du crâne, un peu gêné par sa piètre performance du moment. Mais il allait réagir : il n'avait pas gagné toute cette puissance pour rien. Il l'avait fait ... pour Rukia. Où était-elle, maintenant ? Son coeur lui disait de partir à sa recherche depuis un moment. Mais il se gardait bien de faire de tels actes de stupidité. Il n'avait qu'à espérer qu'elle revienne. Et il sera alors là pour elle. Il allait la protéger, avec tout son pouvoir ! Alors, à son retour, il n'y aura plus de danger, au Seireitei !

- Bankai !

Une puissante tornade entoura le vice-Capitaine aux cheveux rouges avant que son Zanpakutô ne prenne la force de l'immense serpent à tête de babouin, ce qui eut pour don d'intimider un peu de ses subordonnés.

- Hihio Zabimaru.

Rukongai.

Des éclats de glace flottaient dans l'atmosphère ... Le combat commençait un peu à s'éterniser sans que Toshirô ne parvienne à prendre le moindre ascendant sur cette femme. Elle était rapide et puissante, de quoi donner du fil à retordre au plus jeune Capitaine de l'histoire de la Soul Society. Et cette Espada n'avait pas encore effectuée sa Resurrecion. Remarque, lui non plus n'avait pas encore sorti son Bankai.

Mais en même temps ... avait-il réellement besoin de le faire ? Si cela continuait de cette façon, Kurosaki aurait le temps de revenir ...

Mais il n'en voulait pas, de cette aide. Il fallait qu'il la piège dans la glace, plutôt. Il devait se dépêcher de rejoindre le Seireitei pour apporter un coup de main, ou alors jamais ils ne s'en sortiront ! ...

Hitsugaya sauta pour éviter de se prendre un Bala de plein fouet. Cette attaque était rapide qui plus est. Nell usa de son Sonido pour apparaître juste devant Toshirô : sa lame manqua de découper le jeune Capitaine en deux, mais son shunpo lui sauva un peu la vie. Bon ! C'était pas bon ce qui se passait pour lui. Il était trop déconcentré !

- Hado n°58 : Tenran !

Une puissante tornade sortit des deux mains du Capitaine de la Dixième Division. Mais elle n'atteint pas sa cible : Neliel parvint à esquiver sans réelle difficulté, pour apparaître quelques centimètres à côté d'Hitsugaya : ce dernier para la lame de l'Espada avec quelques difficultés. Mais bon, il avait ce qu'il souhaitait ! D'un coup de pied derrière le genou de l'ennemie, il fit basculer l'Arrancar. Son sabre émit ensuite une lumière bleue glaciale, et tout autour de lui fut congelé en un rien de temps. Le Capitaine de la Dixième Division sauta ensuite, pour ne pas finir dans le même état que son adversaire, prisonnière de la glace.

Mais cette dernière commençait déjà à se fissurer. Qu'importe ! Ce n'était pas le plus important !

- Bakudo n°63 : Sajo Sabaku !

Les liens lumineux apparurent et passèrent à travers la glace, entourant la jeune femme aux cheveux bleus pour l'attacher solidement. Toshirô tenait le bout de ces liens et se posa à quelques mètres de distance, avant de les déposer au sol et de concentrer son reiatsu ... pour geler ces derniers ... dans le sol.

- Bankai ! Hurla-t-il ensuite. Daiguren Hyôrinmaru !

Il ne devait pas laisser passer une pareille opportunité d'enfermer cette Arrancar ici : l'occasion était trop belle pour être manquée. Il n'avait juste pas le droit de le faire. Le ciel se couvrit de nuage alors que le tonnerre grondait.

Il allait l'utiliser ici. Son énergie se concentra autour de lui, alors qu'il s'élevait doucement dans les airs.

Mais l'Espada n'allait évidemment pas en rester là. Elle était attachée, mais elle allait sortir. Ses yeux vides de vie se posèrent sur Toshirô, qui flottait au-dessus maintenant.

Faisant preuve d'une force physique relativement ... étonnante. Le lien qui la retenait au sol commençait à se fissurer. Les yeux turquoises d'Hitsugaya se posèrent là-dessus : encore un peu de temps ! Il y était presque ... l'avantage, c'est qu'ainsi, elle ne pouvait pas libérer son Zanpakutô. Mais cela n'allait pas durer éternellement ! ... Cette fois-ci, le Kidô lancé auparavant venait de se briser. En fait, c'était déjà fait. La femme aux cheveux bleus se jeta vers le Capitaine de la Dixième Division, prête à le découper en morceaux. Maintenant ! Il ne fallait pas qu'il manque son coup !

Un ciel orageux se déchira. Et une énorme quantité de neige en descendit.

- Hyôten Hyakkasô !

Ce ciel était visible, ailleurs dans le Rukongai.

Le Capitaine Kyôraku put d'ailleurs le constater, alors qu'il croisait le fer avec le dénommé Grimmjow Jaggerjack. Le combat avait duré un moment, sans qu'aucun des deux adversaires ne prennent réellement l'ascendant. Mais les choses commençaient à être difficiles depuis quelques minutes : l'Espada aux cheveux bleus avait utilisé sa Resurrecion, Pantera. Sa force et son agilité avaient beaucoup augmenté ... donc oui, pas étonnant si le Capitaine au kimono rose commençait à se sentir un peu acculé. A l'instant, Katen Kyôkotsu parvint à parer les coups de griffes destructeurs de l'infecté, mais Kyôraku s'envola loin, jusqu'à un mur à l'autre côté de la rue. Ses deux lames se plantèrent sur celui-ci, afin d'éviter un choc violent.

- Eh bien, eh bien ! Se lamenta-t-il. C'est vraiment un combat difficile ... mais dis-moi, tu n'aurais pas une langue pour dire autre chose que ta Resurrecion ? Les combats silencieux, sont vraiment d'un ennui ...

Evidemment, il ne reçut pas de réponse, et soupira. Bon ! Il fallait bien qu'il fasse quelque chose, alors ... Utiliser son Bankai ? Pour contrer un grand pouvoir, il était bon d'en posséder un grand aussi ! ... Mais il avait un peu la flemme, en réalité. Son Bankai était l'un des plus puissants parmi le Gotei 13 ... mais l'utiliser ... Oh non, ce n'était pas si important. Allez ! Alors maintenant !

- Bank ... hein ?

Une main s'était posée sur son épaule. Le Capitaine de la Huitième Division se tourna et écarquilla les yeux, de surprise.