Salut !

Bienvenue aux nouveaux lecteurs et un grand merci pour vos reviews géniales ! Je suis super contente que histoire complètement déjantée plaise autant ! Et puis surtout... J'AI ATTEINT LES 60 FAVS ! Champagne !

Bref on se calme. Place au chapitre.


Keops la pouffiasse

Le chemin de traverse grouillait de monde. Le brouhaha de la foule s'élevait joyeusement dans les airs, l'écho de quelques rires se mourant lentement sous les lointains carillons d'un clocher. Des hiboux hululaient par moment devant la Ménagerie Magique, , une chauve souris se suspendant tranquillement à l'enseigne.

Mais cher lecteur, on n'était pas là pour baver d'extase devant une vitrine. Non, non, non. Il était grand temps que la terrible méchante de cette étrange histoire ramène son pif histoire de foutre un peu plus la merde.

Alors, c'était une Keops Connors au summum de son art, d'une mocheté inégalée, qui fendait la foule. Sa grande silhouette noire semblait se détacher parmi les sorciers, la démarche sèche et autoritaire.

Tel le spectre de la mort, sa cape volait sinistrement dans son sillage, un petit elfe de maison tentant de la suivre. Et oui... Un méchant avait toujours l'air plus diabolique quand une petite créature inoffensive et apeurée se faisait martyrisée.

Bref !

Keops fulminait. Les lèvres pincées et le regard glacial, un grondement menaçant roulait dans sa gorge. Yep. Keops Connors fulminait sévère.

Gravissant les marches de marbre blanc du grand escalier de Gringotts, elle agrippa le pauvre elfe par son misérable vêtement.

- Plus vite, siffla t-elle dangereusement.

Et lui donnant un coup de pied, la créature couina de douleur en s'étalant sur le carrelage impeccable du grand hall de Gringotts. Magnifique entrée.

Ses hauts talons noirs claquaient bruyamment sur le sol, rythmant à eux seuls sa sinistre démarche. Quelques gobelins avaient fini par lever les yeux dans une grimace menaçante, agacés que l'on perturbe leur précieuse besogne.

Alors, finissant par arriver au pied du pupitre qui présidait la salle, Keops claqua violemment un parchemin sur le bureau, une flamme dansant étrangement dans ses yeux noirs.

Mais le gobelin ne leva même pas la tête. Seul le grattement de sa plume perturbait le silence.

Renzzik, Directeur de la noble institution qu'était Gringotts , méprisait ces vieilles familles de sang pur qui se croyaient supérieures aux autres. Et plus particulièrement Keops Connors songea t-il en continuant d'écrire. Cette sale... sorcière ne semblait trouver réconfort que dans la soumission des autres. Ironique pour une cracmolle, pensa t-il en continuant d'ignorer les regards rageux qu'elle lui lançait. Et même si peu de personne était au courant de cette vérité, lui l'avait su au premier coup d'œil. Après tout, n'importe quel gobelin pouvait d'un simple regard reconnaître un trésor inestimable. Et Keops Connors était loin d'en être un. Le cœur sec et l'âme aussi vide que sa chambre forte.

Alors, se souvenant sur bref échange qu'il avait eut avec Eilya Connors à peine deux mois plus tôt, il su pourquoi la cracmolle le défiait au beau milieu de son hall d'entrée.

Le coffre était vide lui susurra sa mémoire dans un sourire mauvais. Plus rien... Tout l'argent disparu...

Il se revoyait encore transporter toutes ces montagnes d'or vers le coffre de Monsieur Lupin. Mais surtout c'était cette lettre. Celle qu'il lui avait envoyé dans un sourire ignoble. Une courte missive pour informer la cracmolle que sa chambre forte, la 666 précisément, venait d'être fermée.

Keops continuait de trembler de rage, la respiration de plus en plus erratique à mesure qu'elle prenait conscience que le gobelin la snobait.

Alors, agrippant une balance que l'on utilisait pour peser l'or, elle l'explosa sur le sol dans un geste brutal. L'écho assourdissant du vacarme résonna dans toute la pièce , un gobelin tombant dans les pommes en voyant une si bel instrument de mesure se faire décapiter.

Un des gardes de la porte d'entrée se mit à avancer lentement, ne sachant s'il devait intervenir.

- SALE VERMINE INFECTE ! Cracha violemment Keops. COMMENT OSEZ VOUS M'IGNORER PUBLIQUEMENT DE LA SORTE ?!

Personne ne parlait, chaques gobelins et sorciers retenant leur souffle.

Renzzik finit par poser sa plume silencieusement, levant le regard dans une grimace dégoulinant de mépris. On pouvait apercevoir ses dents pointues par endroits, ses yeux sombres luisant étrangement derrière ses lunettes.

- Que puis je pour vous Madame Connors ? Croassa t-il lentement, se délectant visiblement de la faire attendre.

Et face au vicieux plaisir qu'il éprouvait, la grognasse tenta de se calmer, pinçant les lèvres pour éviter de lui cracher tout son mépris à la tronche.

- Ça ! Indiqua t-elle en pointant son doigt squelettique sur le parchemin qu'elle avait décalquer sur le pupitre.

- Madame Connors, croassa t-il d'un ton doucereux en se levant pour la dominer davantage. Comme écrit sur le parchemin que vous avez si aimablement aplati sur mon espace de travail, votre chambre forte a été liquidée tôt dans le mois dernier.

Il marqua une pause.

- Liquidée et par conséquent fermée.

- JE SAIS LIRE UN PUTAIN DE PAPIER ! Aboya t-elle en perdant son sang froid. JE VEUX RECCUPÉRER MON OR !

- Impossible. Trancha t-il en se rasseyant et mettant de l'ordre sur son bureau. Ordre du Ministère de la Magie. Dossier classé top secret.

Ce que Renzzik n'avoua jamais, était tout d'abord que c'était sur ordre d'Eilya Connors elle même qu'il avait liquidé le coffre de sa cliente. Et ensuite, qu'il s'était pris un petit bénéfice au passage. Petit bénéfice sous forme d'une montre à gousset d'une valeur inestimable. Après tout le dicton disait : « On a rien sans rien ».

Alors, tandis que Keops Connors braillait à pleins poumons au scandale, il n'avait sûrement pas l'intention qu'une cracmolle qui se prenait pour un être divin salisse la réputation immaculée de son établissement .

- JE VOUS INTERDIS DE TOUCHER À MON OR GOBELIN DE MES DEUX ! IL EST À MOI ! ET À MOI SEULE !

Renzzik, sentant que ses tympans allaient exploser et que sa patience atteignait des limites, il signifia d'un bref coup d'œil au garde chargé de la sécurité d'aller jeter à la rue cette morue trop encombrante. Ainsi allait la vie ici à Gringotts. Vous avez de l'agent ? Bienvenue. Pas un rond en poche ? Dehors.

Aussi simple que ça.

Alors, tournant le dos à Keops, le gobelin, s'en alla, la sorcière lui hurlant de revenir avec son oseille.

Au loin, il put entendre le sort du garde chargé de la sécurité toucher Keops. Alors seulement, Renzzik , noble Directeur de la Banque des Sorciers, s'accorda un rire grinçant. Depuis le temps qu'il rêvait de virer la terrible Keops Connors.

Se retrouvant soudainement sur le pavé du chemin de traverse, moquée par les quelques sorciers qui passaient par là, la sorcière vacilla un moment, la respiration rageuse. Sa coiffure d'habitude pourtant si stricte s'était défaite, ses cheveux en désordre lui donnant l'air d'une folle. Comment osait on la traiter ainsi ?! Elle ! Une sang pure ! Née Malfoy et mariée à un Connors ! Elle ne pouvait supporter que la gloire lui glisse entre les doigts une fois de plus. L'argent c'était le pouvoir. Et sans pouvoir, aucune gloire. Après toute le mal quelle s'était donné pour toucher l'héritage de la vieille Karmelys Connors !

Fulminant de rage, elle tourna les talons, sa longue cape noire volant derrière elle. La nouvelle allait se répandre. Toute la haute société sorcière lui tournerait le dos après cela. Son mari était ruiné. Portant à lui seul toute la honte de cette famille. C'était elle le pilier ! Grâce à elle que le nom de Connors imposait respect où qu'ils aillent ! Sans argent, c'était la déchéance assurée.

JAMAIS ! Lui cracha sa conscience.

Non. Son salut résidait en Julian Marshall. Neveu du ministre de la magie et héritier d'une des familles les plus prestigieuses, il était à lui seul sa bouée de sauvetage. Il était bien assez riche à lui seul pour payer les frais du mariage. Une fois fait, elle trouverait bien un autre pigeon à plumer pour renflouer les caisses.

Et transplanant, elle atterrit dans l'immense hall du manoir Connors. Il était grand temps qu'elle prenne les choses en main ! Jetant sa cape à la figure d'un des elfes de maison, elle gravit à grands pas l'escalier central en bois sombre.

Le polynectar devait être fin prêt maintenant.

Ouvrant la porte de ses appartements privés, elle déboula vers un chaudron qui mijotait tranquillement dans la cheminée.

- Maîtresse ? Couina timidement un elfe, les oreilles baissées.

- Envoie par hibou les cartons d'invitation ! J'ai un mariage à préparer !

Et le tirant brusquement par l'oreille, elle le vira dehors sans ménagement. Pas d'animaux dans la chambre !

Un profond silence naquit alors dans la pièce, seuls les clapotements du polynectar se faisant entendre. Et avançant lentement, Keops pouvait voir son reflet dans la potion lui sourire sadiquement.

L'heure était venue... Enfin arrivait le grand jour... Leurs ennuis étaient finis... Elle allait enfin pouvoir sortir de la honte...

Jetant une sangsue, un épais nuage verdâtre émana du chaudron, un crépitement de plus en plus bruyant la faisant sourire à pleines dents.

Gloire ! Richesse ! Deux mots qui allaient enfin la faire respecter ! Dominer ! Aduler !

Et à mesure que ses pensées s'entrechoquaient, le chaudron semblait refléter son hystérie, un brouhaha la noyant dans les abysses de son âme.

Elle criait conspiration ! Humiliation ! SOUMISSION ! Autant de scandales qui l'élèveraient vers des cieux où aucun cracmol avant elle n'avait su se hisser ! L'heure de la gloire était venue. ELLE ÉTAIT PRÊTE !

Et jetant un dernier ingrédient, le chaudron rugit violemment, un souffle chaud émanant juste avant qu'un profond silence ne revienne.

Alors, haletante d'excitation, les yeux grands ouverts, elle sortit d'un mouchoir un simple cheveux.

- Oh Eilya..., susurra t-elle. Voyons si tu sauras reconnaître ton miséreux Lupin ou ta grande bienfaitrice.

Jetant le cheveux châtain dans le chaudron, elle se servit un verre.

- À ma gloire.

Buvant d'une traite, une violente plainte animale émana de sa gorge, son corps se déformant. Sur le mur, son ombre semblait agoniser, des hurlements résonnant dans ton son être. Quelques secondes s'écoulèrent avant que la silhouette d'un jeune homme ne se dessine. Remus Lupin.

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Parmi les rêves que Sirius préférait faire, c'était bien celui du chat le meilleur. Et justement, il s'avéra que ce matin là, alors que les rayons du jour filtraient lascivement entre ses rideaux de velours rouges, que Patmol faisait justement ce rêve ci.

Frissonnant d'extase, à moitié empêtré dans le bordel des couvertures et draps de son lit, son pied s'agitait nerveusement dans tout les sens.

Manifestement il était en pleine course poursuite. La chasse au matou était ouverte !

Émettant un petit jappement d'indignation, il fronça les sourcils. Saleté de chat ! Il était monté dans un arbre ! Mais soudain un magnifique nonos sur pattes emballer d'un sublime gros nœud rouge passa à côté de lui . ( C'était un rêve alors fuck la logique)

Se redressant soudainement dans son lit, assis et les yeux fermés, il sniffa l'air un moment avant de se laisser lourdement retomber sur l'oreiller.

Le nonos ! remua t-il en fronçant les sourcils. Il était où le nonos ?! Ah il était là ! Et se mettant à mordiller son bras en émettant des grognements de satisfaction, il se bava allègrement dessus . Han... Comment il était trop bon ce nonos...

Mais voilà, tout rêve avait une fin.

La fenêtre entre-ouverte du dortoir laissait entendre un corbeau qui continuait inlassablement de croasser, réveillant lentement les garçons du dortoir.

Émettant un râlement à moitié endormi, James marmonna :

- ... Gnnn... Roh mais ta gueule le pigeon ... Patmol... Patmol !

Le Sirius émergea alors tend bien que mal de son sublime rêve, le nonos soudainement envolé. Ouvrant et fermant la bouche d'un air pâteux, les yeux toujours fermés, il avait de la bave au menton.

- ... gmn ?

- ... Le pigeon, gémit James en finissant par mettre l'oreiller sur sa tête. ... Fais quelque chose par pitié...

Patmol, tourna légèrement la tête, les yeux toujours fermés. ... Un pigeon... Quel pigeon ?

Puis, après un extraordinaire effort, il réussit à ouvrir une demi paupière. Alors seulement il sembla entendre le terrible croassement du corbeau.

Grognant de fatigue, Sirius finit par se lever tant bien que mal, les cheveux en pagaille et se grattant la fesse. Bon... Le devoir l'appelait...

Se positionnant à la fenêtre entre ouverte, il inspira profondément :

- WOOF ! WOOF ! GRRRR ! WOOF !

Et face à ce chihuahua sorti de nul part, le corbeau s'envola précipitamment, perdant des plumes au passage.

Héhé bingo... C'était encore une mission maraudeurs réussi haut la main...

Et les yeux toujours fermés de fatigue, Patmol fit demi tour pour retourner mâchouiller son délicieux nonos.

Alors qu'il allait atteindre le lit, il buta violemment contre une maudite chaussure qui traînait par là, lui faisant perdre l'équilibre et se manger la porte de la salle de bain en pleine tronche.

BORDEL !

Les yeux grands ouverts de douleur, ses mains cachant son nez qui pissait le sang, il laissa un terrible rugissement de fureur résonner dans la pièce. PUTAIN DE CHAUSSURES DE MERDE ! MAIS QU'EST CE QUE ÇA FOUTAIT LÀ ÇA ?!

Ah ! Sirius était pleinement réveillé !

Jetant un œil à la porte de la salle de bain, il s'aperçut qu'elle était trouée à l'endroit où son nez l'avait percuté. On avait déformé son sublime visage ! Lui ! Le si beau, le si noble, le si charismatique -et autres compliments- Sirius Black allait être marqué à vie !

La fureur déformant son visage, il se releva soudainement, une fontaine de sang s'échappant de son pif. Baguette en main, il hurla à pleins poumons :

- CRÈVE TRAÎTRESSE !

Et joignant ses paroles à sa pensée, il lança une foule de sortilèges sur la si terrible chaussure, la pulvérisant jusqu'à ce qui ne reste plus qu'un petit tas de cendres.

James émit des ronchonnements d'agacement. Pas moyen de dormir en paix ici !

Mesdames, Messieurs,

Joignons tous les mains en souvenir de la tristement défunte chaussure de Remus, taille 44 dont le seul crime est de ne pas avoir été rangée. Ghislaine la chaussure ( oui un petit prénom rendra cette prière plus émouvante).

Donc reprenons.

Ô Ghislaine ! Tu ne méritais pas pareil châtiment ! Mais on t'a cruellement terrassé dans la fleure de l'âge ! T'éloignant ainsi du si précieux peton de Mumus. ( petite larme de désespoir )

Alors jamais nous ne t'oublierons Ghislaine la chaussure.

Amen.

Le pif aussi gros qu'une patate, Sirius allait se soigner dans la salle de bain lorsqu'il pilla net, les yeux grands ouverts.

Eilya était là.

Tournant le cou à s'en péter les cervicales, il l'aperçut allongée avec Remus un peu plus loin. Étroitement enlacés, Lya avait le visage caché, une main possessive de Moony sur sa taille.

Nan ! Pas possible ! Et restant planté au milieu de la pièce comme un abruti, Sirius ne savait si il devait rire ou avoir peur. Si ça se trouve c'était une hallucination ! pensa t-il en se grattant l'autre fesse. Peut être qu'en se mangeant la porte, trop de sang lui était monter au cerveau ? Oh putain il faisait une hémorragie ! HIIA !

- James ! Cria t-il en se ruant vers lui. James ! Je vais mourir !

- Gnmm...

- JAMES ! Lui hurla t-il dans les oreilles. JE SUIS FINI !

- NON MAIS TU NE VAS PAS BIENTÔT LA FERMER ?!

Bon ! Au moins Cornedrue était réveillé ! Le jeune homme finit s'asseoir au bord du lit, mettant ses lunettes tandis que Sirius continuait de trembler à côté, le pif plus écarlate que jamais.

- James ! Expira faiblement Patmol en essayant d'être discret. C'est grave, je te jure ! J'étais en train de ronger un os et là et ben y'a le corbeau tu vois et puis vlan ! La porte et soudain Eilya !

James ne bougeait pas, le fixant d'un regard à se faire pipi dessus. Il allait l'étripé ce clebs de malheur !

- Mais regarde ! S'exclama désespérément Sirius en pointant Eilya et Remus du doigt.

Silence.

Nom d'un petit cochon ! James se leva d'un bond, suivit de l'autre abruti avant de s'arrêter juste devant le lit des deux autres. Peter finit par se lever, réveillé par tout ce foutoir. C'était d'ailleurs un miracle que Remus et Eilya ne se soient pas réveillés. Ils devaient être tellement crevés que même un pet de troll resterait inefficace.

- Les mecs ? S'enquit Peter d'une voix forte.

Patmol et James le flinguèrent du regard, émettant un « chut ! » sonore, le doigt devant la bouche.

- Bah quoi ? Qu'est ce qu'il y a ?

Merlin qu'il était trop con ce type. Sirius, après avoir soufflé son exaspération, le choppa par le bras en l'amenant vers le lit. Et faisant les grands yeux en pointant Remus et Eilya, il semblait dire en silence : Non mais t'as de la bouse de dragon dans les yeux ou quoi ?!

- Oh..., murmura Peter.

Ah bah oui « oh » en effet ! Grrr non mais c'était pas possible d'être un boulet pareil.

Mettant son unique neurone fonctionnel en marche, Queudver s'enquit dans un chuchotement :

- Vous croyez que c'est pour cela qu'Eilya est revenue ? Parce que Moony s'est rasé ?

- Mais non abruti ! Marmonna Sirius en lui donnant une tape à l'arrière du crâne.

- Mais j'en sais rien moi ! C'était juste une question !

- Ouais bah tes questions tu te les mets où...

Un mouvement provenant du lit les firent stopper net, chacun retenant sa respiration. Et face à ce subit coup de pression, Peter lâcha un pet sonore, s'attirant les foudre des deux autres.

- C'est à cause des épinards, s'excusa t-il d'un air fataliste.

Eilya se mit à bouger légèrement faisant resserrer l'étreinte de Remus autour de sa taille. Et finissant par soupirer l'un contre l'autre, le silence revint dans la pièce.

Silence de courte durée puisque un reniflement se fit entendre du côté de Sirius. Les larmes aux yeux, il avait un regard de chien battu, la lèvre tremblante.

- Ils..., sniffa t-il bruyamment. Ils vont nous oublier maintenant...

- On sera relégués au rang de vulgaires chaussettes..., pleura à son tour James.

- Indignes de leur attention...

- Non ! Décréta Potter en tapant du poing dans sa main. On est des maraudeurs par Merlin ! Alors s'ils doivent nous oublier, autant être au summum de notre art une dernière fois !

Et se regardant avec Patmol, un sourire de plus en plus diabolique aux lèvres, ce dernier chuchota :

- Un réveil façon maraudeur ?

- Et comment !

Héhé ça allait être poilant ! Chacun se positionna de part et d'autre du lit, Peter jugeant bon de se casser vite zef avant que le terrible cataclysme éclate. Patmol se mit à sautiller silencieusement sur place pour s'échauffer tandis que James s'étirait comiquement les bras.

Et faisant le décompte avec leur doigt dans un profond silence, jamais l'excitation ne les avait autant rongée. James pointa sa baguette sur sa gorge pour amplifier sa voix.

Trois... Deux... Un... Et feu !

- DEBOUT BANDE DE GROS GLANDEURS ! VOUS AVEZ UNE HEURE DE RETARD !

Remus et Eilya sursautèrent violemment, les yeux grands ouverts d'effroi, le lit tremblant.

- MCGONAGALL VA VOUS FAIRE LA MISÈRE !

Hiii ! Chacun sauta d'un côté du lit, la panique les faisant courir dans tous les sens. Eilya fonça chopper ses chaussettes, sautillant dans tous les sens en ne parvenant à les mettre. Putain de $&*#! Elle n'arrivait pas à les enfiler ! McGo allait les fumer sur place ! Remus s'était quant à lui rué vers la salle de bain, la brosse à dents dans le bec, essayant désespérément de mettre son froc.

- PLUS VITE ! Beugla Sirius. MCGO ARRIVE !

Putain ! Et réussissant enfin à mettre sa chaussette, Eilya se rua vers la sortie.

- EILYA ! NE ME DIS PAS QUE TU COMPTES ALLEZ EN COURS AVEC CETTE COIFFURE ?! ON DIRAIT QU'UN TROLL EST VENU CHIER SUR TA TÊTE !

Et pleurnichant de terreur, les cheveux en vrac et le chemisier grand ouvert, la serpentarde tapota sa tête pour analyser l'ampleur des dégâts.

- Quelqu'un n'aurait pas vu ma chaussure ?! S'écria désespérément Remus. J'ai perdu ma chaussure !

Sirius ouvrit grand la bouche, puis après réflexion la referma. Nop. Il n'avait rien vu. Ce n'était pas lui.

Merlin que c'était beau. Une pure vision apocalyptique. Eilya pleurait. Remus paniquait. Ah... Le pied ! Et courant dans tous les sens, Lya et Moony se percutèrent violemment, un terrible grondement de douleur se faisant entendre.

- EILYA ! Beugla Patmol. QU'EST CE QUE TU FOUS ?!

- Mais je cherche une brosse ! Pleura t-elle en tremblant.

- ON N'A PAS LE TEMPS ! COUPE MOI CES CHEVEUX !

- Mais...

- GROUILLE !

Et pleurant à chaud de larmes, elle hoqueta un « Oh merlin » avant de pointer sa baguette vers un paquet de cheveux emmêlés. D'un coup sec, la mèche tomba au sol, un gros trou au milieu de sa tignasse . Et se ruant à fond la caisse vers la sortie avec Remus (avec une seule chaussure bien sur), ils laissèrent dans leur sillage trois pauvres gryffondors en terrible état de choc.

Mais voilà. Aucune McGo à l'horizon. Et finissant par mettre leur cervelle en marche, ils pillèrent net.

Sirius et James continuaient de se fendre allègrement le bide, suffoquant dans une violente crise de débilité. Débilité de courte durée.

La porte du dortoir vola violemment, s'encastrant dans le mur dans un terrible fracas. Eilya et Remus se tenait sur le seuil, violets de rage. Hugh !

La serpentarde se mit à avancer d'une lenteur terrifiante, ses cheveux se hérissant sur la tête.

- Euuuuuuuuurr...

- Lya ? S'enquit Sirius en rentrant la tête dans les épaules.

- EUUUUUUUURRR...

Et déglutissant difficilement, Patmol pâli à vue d'œil. Oh putain, il allait mourir ! Maman ! Sa courte vie défilant devant ses yeux, sa dernière pensée alla droit à une célèbre citation de Bouddha Pimprenelle : « Si tu ne veux pas te retrouver dans la merde, tu n'avais qu'à pas titiller la merde ! » Fichtrement vrai !

Une aura noire semblait émaner d'Eilya, une lueur rouge au regard la faisant sortir tout droit des enfers. Sirius s'était mis trembler, balbutiant des excuses à mesure que la serpentarde montait en pression.

- Je..., hoqueta t-il de frayeur. J-Je... Je peux t'expliquer...

- EUUUUUURRR !

- Ce n'est pas ce que tu crois ! Tenta t-il désespérément, levant les mains comme pour la calmer. On va discuter tranquillement et tu...

- TU VAS CREVEEEEER ! Hurla t-elle en salivant de rage. ESPÈCE DE SOMBRE CRÉTIIIIIN !

Le chopant brutalement par le bras, elle se retourna et le propulsa violemment au dessus d'elle dans une sublime prise de karaté.

Patmol vola à travers la pièce, agitant comiquement les bras tel un pigeon puis vint s'éclater une nouvelle fois le pif dans la porte de la salle de bain, son corps restant coincé au niveau des fesses.

Un peu plus loin, Remus semblait avoir opté pour l'option « tam-tam». Option qui consistait à choper sa victime par le pied et lui faire faire des allers-retours entre le plancher de derrière, la poutre du plafond et le plancher de devant ( bigrement efficace ).

Alors, dans un calcul net et précis, il lâcha James, celui-ci allant tout droit rejoindre son compère chez leur copine la porte.

Ça, ça s'appelait se prendre une branlée !

Et noyés parmi les débris de cette violente bastonnade, la poussière voltigeant doucement, Eilya se tapotait les mains dans un geste empreint dignité, la tête haute, tandis que Remus s'époussetait la veste, nullement tourmenté par la terrible raclée qu'ils avaient mis à ces deux décérébrés.

Alors, dans un regard de compréhension, tous deux finir par avancer, donnant un violent coup de pied synchronisé dans les deux paires de fesses qui dépassaient de la porte. Celle ci se cassa dans un violent fracas, James et Sirius s'écroulant parmi les décombres. Potter s'était recroquevillé en position crevette, tremblant de tout son corps, les yeux grands ouverts d'effroi.

Patmol quant à lui pleurait de terreur, les larmes roulant le long de ses traits. Puis, voyant qu'Eilya s'accroupissait à côté de lui, il émit un hurlement de désespoir, tentant de fuir.

Sûrement pas ! Le chopant brusquement par le col, elle lui hurla dessus tel Satan sorti tout droit des enfers.

- C'EST QUI LE MAÎTRE ?!

- C'est toi ! Pleura Sirius.

- JE N'AI PAS BIEN ENTENDU ! C'EST QUI LE MAÎTRE ICI ?!

- C'est toi ! Sanglota plus fort Patmol.

- BONNE RÉPONSE !

Et le lâchant brusquement, il s'écroula au sol avant de détaller à toute jambes, traînant derrière lui James la crevette.

Rah ! Non mais on n'avait pas idée d'être aussi cons !

Finissant de s'habiller, un profond silence s'installa, Lya ne sachant que dire. Moony ne semblait pas s'en préoccuper à dire vrai. Il lançait un reparo à la pauvre porte de la salle de bain de son air calme habituel. Puis, le jeune homme finissant par s'éloigner, elle le rattrapa, l'incertitude lui tordant les entrailles. Elle voulait juste un regard... Juste un signe... Rien qu'un sourire...

Alors, agrippant le dos de sa robe de sorcier, elle haleta misérablement, l'appréhension déformant ses traits.

Remus se tourna, le regard impassible. Il la fixait dans un calme terrifiant. Mais rien. Elle semblait n'être qu'une étrangère à son regard, presque indigne de son attention.

Alors seulement un petit sourire naquit sur ses lèvres, le regard à moitié tendre et moqueur.

- Lya, ta coupe de cheveux est juste effroyable.

Quoi ? La serpentarde émit un grondement menaçant, pas franchement ravie qu'il se foute de sa tronche.

- Ah parce que tu te trouves ça drôle Lupin ?! Ronchonna t-elle mauvaisement. Et bah vas-y ! Ne te gêne surtout pas !

Souriant davantage, Remus lui attrapa la taille pour la coller contre lui. Il adorait quand elle se mettait en colère.

- Si tu crois que c'est avec cet air sexy que je vais arrêter de rouspéter et bien tu vas tâter de mon...

- Lya, la coupa t-il.

- Quoi ? Marmonna t-elle d'un air mauvais.

- Tais-toi.

Précis. Net. Mais surtout méga efficace.

Lya ferma la bouche, la colère commençant à se lire sur son visage. Non mais wow ! Et voyant qu'elle menaçait d'exploser, il fondit sur elle, lui roulant la galoche du siècle.

Leurs souffles se firent de plus en plus erratiques. Leurs mouvements de plus en plus pressant à mesure qu'ils se perdaient dans leur étreinte.

Laissant un grondement rauque mourir dans la gorge, Remus finit par s'éloigner, les joues écarlates. Merlin... Il... Il fallait qu'il se calme... Qu'il évite que ses pensées ne prennent un tournant plus... euh... créatif en quelque sorte, songea t-il d'un air honteux, la respiration haletante.

Posant un regard incertain sur Eilya, la serpentarde n'avait pas bougé. Aussi dynamique qu'un verracrasse, elle semblait être en insuffisance cérébrale.

- Eilya ? finit-il par s'enquérir d'inquiétude.

La jeune femme finit par papillonner du regard, les cœurs imaginaires qui volaient autour de Remus disparaissant soudainement. Bordel qu'elle l'aimait ce type !

- Encore ! grogna t-elle dans un gloussement loin d'être féminin.

Et se jetant à son cou, ils tombèrent à la renverse, les pieds en l'air. Elle avait les ovaires qui allaient exploser ! Vive la procréation !

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Tout était calme. Les lieux semblaient être plongés dans un profond sommeil.

Marchant lentement dans un des couloirs abandonnés de l'aile Nord, Remus détaillait l'endroit d'un œil vif, ses sens en alerte.

Julian Marshall était là. Il pouvait très nettement sentir son odeur.

Il avait reçu un message plus tôt dans la journée, Julian lui ordonnant de le rejoindre à quinze heures dans un des couloirs nord. Et bien que le gryffondor sentait l'appréhension grandir en lui, il avait fait le choix de ne parler de cette rencontre à personne. Il ne voulait certainement pas mêler Eilya à la discussion houleuse qui allait inévitablement arriver.

Alors, finissant par apercevoir Marshall, Remus s'arrêta, le détaillant d'un air profondément calme.

- Ah ! S'exclama narquoisement Julian de son sourire colgate. Ce si vénérable Lupin !

Remus continuait de garder le silence, aucune émotion trahissant son agitation. Un étrange silence sembla alors peser un peu plus à chaque seconde qui s'écoulait. Une tension malsaine envahie les lieux, seules leurs respirations se faisant entendre. Marshall se mit avancer d'une lenteur calculée, semblant contenir son excitation.

- Quoi tu ne me remet pas Lupin ? Sourit-il à pleines dents.

Puis, laissant échapper un rire aigu, à la limite de l'hystérie, il se mit à agiter les mains dans de petits mouvements saccadés.

- Je le crois pas ! Il ne me remet pas !

- Je sais très bien qui tu es, finit par déclarer calmement Remus.

Et à mesure qu'ils se jaugeaient du regard, jamais ils n'avaient semblé plus différents. Lui, calme dans ses pauvres habits, les cicatrices au visage, et Julian, grand et impeccable, l'hystérie se lisant sur son sourire trop parfait. Alors seulement cette façade que Marshall avait si longtemps conservé paraissait se fissurer devant ses yeux, l'aliénation transperçant.

Julian continuait de rire, sa main repliée cachant partiellement sa bouche.

- Il sait, couina t- il en laissant son regard fou se balader autour d'eux. Alors tu dois aussi savoir que tu te tapes ma fiancée.

Puis, laissant échapper un faux soupir, il se délecta d'un air malsain :

- Remarque je ne peux pas t'en vouloir. Elle a un de ces culs.

Laissant échapper un grognement appréciateur, il se mordit la lèvre inférieure dans un geste qui en disait long. Son calme finissant par peu à peu s'envoler, Remus leva sa baguette, seuls ses traits légèrement crispés témoignant de son agitation.

- Quoi tu veux te battre Lupin ? Ricana t-il. Je ne le crois pas ! Je vais épouser Connors et lui il tente de défendre son honneur !

Sautillant sur place d'allégresse, Julian continuait d'agiter la tête dans d'étranges tics fous, le sourire jusqu'aux oreilles.

- Eilya a une de ces paires de fesses... miam..., ronronna t-il de plus belle pour le provoquer.

Puis, faisant subitement demi tour, il s'énerva :

- Mais cette nana est aussi chiante que la pluie ! Bonne à faire des gosses... Enfin tu vois, marmonna t-il d'un vague geste d'indifférence de la main.

Remus avança alors d'un pas menaçant, sa main violemment crispée sur sa baguette. Julian ne sembla pas s'en soucier, vidant son sac comme si ils étaient meilleurs amis.

- Et puis moi je préfère les gonzesses avec plus de formes. Tient comme la serdaigle de septième année. Tu sais celle avec une paire de nichons sublimes, mima t-il d'un air salace en plaçant ses mains sur son torse. Elle c'est une chaudasse si tu savais... Hum... Au pieu elle démonte.

Remus restait immobile, un profond malaise l'envahissant à mesure que le serdaigle laissait apparaître son véritable visage. Eilya savait elle seulement toute la perversion... Toute la dégénérescence qui semblait émaner du serdaigle ?

- Ça c'est de la nana tu vois. Mais l'autre..., continua t-il en parlant d'Eilya. L'autre j'en ai besoin tu vois. Des projets. Usage personnel en quelque sorte.

Remus raffermi davantage sa prise, ses phalanges blanchissant à mesure que cette sourde violence lui battait les veines.

- On va dire que je vais boucher le trou à Connors ! ria hystériquement Julian en se passant la langue sur les lèvres.

Sa respiration se faisant soudainement erratique, un profonde violence envahit Remus, déformant ses traits. Attrapant Julian, il colla sa baguette contre lui, l'animosité se lisant dans ses yeux.

- Eilya n'ira jamais avec toi, grinça t-il, la rage laissant apparaître ses dents.

- Et avec qui irait elle alors ?

Puis, face au soudain silence de Remus, Julian reparti dans un violent rire strident, se passant une main dans les cheveux. Quelques gouttes de sueur perlaient sur son front, la folie semblant s'être emparée de lui.

- Quoi, elle irait avec toi ? S'esclaffa t-il.

Remus vacilla un moment, sa prise sur Marshall se faisant moins assurée.

- Oui, finit par déclarer Moony d'une voix où le doute perçait.

- Et pourquoi voudrait elle de toi ?

Puis, un sourire malsain se dessinant sur ses traits, Julian susurra d'une voix doucereuse.

- Pourquoi voudrait elle d'un monstre ?

Face à ce terrible doute, Remus se mit à suffoquer, son regard se voilant à mesure que les secondes passaient. Il avait finit pas lâcher Julian, une longue plainte brisée se mourant dans sa gorge. Cette terrible peur... Cette si terrible souffrance sembla renaître de ses cendres lui broyant les entrailles. Et pliant de douleur devant cet affre qui ne cessait de le consumer, il haleta misérablement, le bûcher du désespoir semblant le dévorer de l'intérieur.

- Tu vois Lupin..., reprit Julian en tournant autour de lui tel un vautour autour de sa proie. Je dois bien avouer qu'au début tu m'emmerdais... Toujours à coller Connors... À la bouffer du regard...

Émettant un petit claquement de langue agacé, Marshall enleva une poussière invisible de son uniforme impeccable.

- T'étais un peu le genre de merde que l'on n'arrive pas à évacuer quoi... Alors j'ai fait des recherches sur toi. Le topo habituel tu vois. Famille. Relations. Résultats scolaires. Les trucs classiques.

Et tapant soudainement dans ses mains, il éclata d'un rire.

- Et alors là c'était juste sublime ! Un putain de loup-garou ! Gloussa t-il, hystérique.

Puis prenant soudainement conscience de sa trop grande excitation, il tenta de se calmer, la transpiration collant des cheveux au visage.

- Et tu crois..., haleta t-il d'extase. Et tu crois qu'avec ça, Connors voudra encore de toi ? Non... Oh que non... Car après tout... Qui voudrait de toi ?

Remus avait finit par poser une main contre un mur, de longues plaintes animales se mourant dans sa gorge tandis qu'il continuait de suffoquer de détresse.

-... ne lui dit pas..., supplia t-il dans un hoquet brisé, ses larmes lui brûlant les yeux. Je t'en supplie... ne lui dit pas...

Julian semblait se délecter de cet air si misérable que Lupin affichait, s'enivrant de cette toute puissante. De toute ce mal qu'il pouvait d'un simple mot répandre. Merlin que c'était merveilleux. Et frissonnant d'allégresse, il donna un violent coup de poing dans les côtes de Remus, ce dernier tombant à genou de douleur.

- Tu vois machin... Je crois que je vais te dire mon petit secret... J'adore chasser ,murmura t-il d'une voix doucereuse. Cette... adrénaline lorsque l'on traque une proie... Tu sais de quoi je parle, souffla t-il dans un air hystérique.

Puis dans des mouvements saccadés, il expira d'un air de démence :

- La bête en toi sait n'est ce pas ?... Cette sensation... Grisante, se délecta t-il en passant sa langue sur ses lèvres. Ces quelques secondes... Juste avant de la décapiter...

Et tremblant dans un frissonnement, il ferma les yeux tel un drogué recevant sa dose d'héroïne. Expirant faiblement, il reprit :

- Tu vois... Le mois dernier j'ai tué un centaure... Et je l'ai saigné, ria t-il soudainement en fermant le poing, visiblement en transe. Ça jutait... Oh si tu savais comme ça jutait... Alors je l'ai décapité tu vois ... Et maintenant sa joli petite tête orne la cheminée de mes appartements.

Remus avait pâli à vue d'œil, l'effroi s'emparant de tout son être.

- Tu vois Lupin... J'ai pleins de petites bestioles en trophées, se régala Julian en agitant les doigts pour mimer un fourmillement d'insectes. Un occamy... Un hippogriffe...

Puis se mettant à fixer Remus d'un air de convoitise, les yeux grands ouverts, il souffla :

- Mais un loup-garou... Ça se traque pendant des heures... C'est violent... Dangereux... Mais ô combien grisant... Ça se saigne pendant des heures... Chaque goutte ruisselant à mes pieds...

Et finissant par prendre conscience que Remus avait pâli, tremblant de frayeur à ses pieds, il l'aida à se relever d'un air préoccupé.

- Alors il faut que tu sois en forme, déclara t-il en enlevant une poussière invisible du pull à Remus. Je veux que mon trophée soit sublime tu comprends.

Approchant son visage de l'oreille de Moony, il susurra d'une effroyable lenteur :

- Moi je vais tranquillement m'occuper d'Eilya durant notre nuit de noces... Et toi... Et bien toi tu serras sur le mur...

Une atroce plainte mourut dans la gorge de Remus, continuant de trembler d'effroi à cette terrible vision.

- Tu..., expira faiblement Moony dans un murmure. Tu es complètement malade...

Julian se figea violemment, la fureur déformant ses traits d'habitude pourtant si parfaits. Son regard se fit luisant de démence, ses veines apparentes palpitant dans un sourd grondement.

- C'est moi le malade ?! Cracha t-il violemment en se désignant du doigt. Comment oses tu sale monstre ! Tu n'es rien comparé à moi ! Un être répugnant qui ne mérite pas d'exister ! JE VAIS TE JUTER ! Explosa t-il dans un terrible rire hystérique.

Et lui donnant un violent coup de poing au visage, Remus vacilla de douleur, ses tempes bourdonnant à mesure que sa vision de brouillait.

Un cri fendit alors l'air, l'écho se mourant lentement dans le couloir. À quelques mètres de là se tenait Eilya, ses épaules montant et descendant au rythme de sa respiration saccadée. Les cheveux en vrac, elle menaçait de se jeter telle une furie sur Julian.

Ce dernier la gratifia d'un grand sourire, ouvrant les bras d'un air accueillant.

- Ah ma chérie ! minauda t-il. On parlait justement de toi !

Apercevant la joue violacée de Remus, Eilya sembla perdre pied, salivant de rage. Agrippant violemment la cravate de Morfal, elle le tira vers elle avant de lui mettre un sublime coup de boule.

- PAS. TOUCHE. À . REMUS !

Julian vacilla sous la douleur, une main sur le front.

- SALE …, commença t-il.

Et n'aillant pas le temps de détailler sa pensée, le serpentarde lui planta violemment le pied dans le bide, le faisant expirer tout l'air de ses poumons tandis qu'il s'écroulait au sol.

- Tu es si authentique Morfal, grinça t-elle de rage. Un authentique trou du cul !

Et pour faire bonne mesure, elle lui cracha au visage tout d'amour qu'elle lui portait. Faites pas chier le serpent ! On ne touchait pas à son Mumus en toute impunité bordel de merde !

Le Mumus en question s'était redressé, le visage dissimulé par ses cheveux.

À dire vrai, il retenait sa respiration, une terrible pâleur marquant ses traits. Il ne savait si Eilya avait entendu les propos de Julian. Le supplice lui broyant les entrailles, il lui semblait qu'on lui aspirait l'âme, le laissant tremblant au milieu de ses peurs.

Le prenant par surprise, la jeune femme se jeta à son cou, le laissant gémir faiblement de douleur. Elle s'en tapait royalement qu'il ait mal !

Resserrant son étreinte, elle nicha son visage au creux de son cou, s'enivrant de son parfum. Elle avait eu si peur... Elle pouvait encore distinctement voir les noms de « Julian Marshall » et « Remus Lupin » sur la carte du maraudeur.

Une sourde angoisse l'avait terrassée. Elle s'était ruée vers la sortie, l'écho des questionnements des garçons se mourant dans son sillage.

- J'ai eu si peur..., souffla t-elle en laissant sa main glisser dans ses cheveux.

Remus continuait de se murer dans son silence, la collant davantage à lui dans un terrible besoin de tendresse. Lui aussi avait eu terriblement peur... Peur qu'elle apprenne cette vérité qui le mettait au supplice un peu plus chaque jour... Peur que plus jamais Eilya le regarde... Leur dernière étreinte se voilant dans l'oubli...

Elle lui semblait soudainement si petite, si frêle entre ses bras, son corps tout contre son cœur le grisant plus que de raison. Il en mourrait si elle lui échappait de nouveau... Il le savait... Au plus profond de son être...

Alors, la soulevant dans un grondement rauque, il la colla contre le mur pour qu'elle ne lui échappe jamais plus.

Un terrible raffut se fit entendre dans le couloir, le reste des maraudeurs déboulant avec la toute la grâce d'un hippopotame. James chevauchait un grand chien noir ( Patmol pour la faire courte ), le clebs bondissant de joie dans tous les sens, la langue pendante. Et tel un superbe cow-boy, Potter tentait de dompter la bête, les lunettes de traviole.

- TAÏAUT PATMOL ! Beugla t-il la baguette en l'air. ALLONS SAUVER MOONY !

Puis, apercevant le couple en plein moment intime, Sirius pilla de surprise, James menaçant de passer par dessus le bord. Doux Merlin ! Cachant de la main les yeux du chien, il s'exclama :

- Ferme les yeux ! Y'a un tournage porno en cours !

Remus et Eilya s'étaient brusquement séparés, terriblement embarrassés, les oreilles écarlates.

Mais voilà. Peter, qui était toujours à la traîne, courait comme il pouvait pour les rejoindre.

Les autres étaient partis tellement vite qu'il n'avait même pas eut le temps de finir son flamby ! Et tournant au coin du couloir, Queudver percuta de plein fouet un James et Sirius toujours plantés au milieu. Tout le monde bascula dans un hurlement sonore, Remus et Eilya soupirant d'exaspération. Mais quelle bande de boulets...

Les garçons finirent par péniblement se relever, des grognements de douleur se faisant entendre. Et Morfal, estimant qu'on l'avait un peu trop oublié, gémit à son tour.

Eilya le flingua du regard. Ce gugusse commençait à les lui briser sévère !

- Toi tu la fermes ! Ose encore une seule fois toucher à Remus et c'est ma baguette dans le fion que tu vas couiner de douleur !

Et pour faire bonne mesure, elle lui donna un violent coup de talon dans les valseuses, un douteux craquement de noix que l'on écrase résonnant. Un effroyable hurlement s'échappa de la victime, se tenant en pleurs les coucougnettes.

Sirius avait repris forme humaine. S'avançant vers l'estropié des boules, Remus lui prit l'épaule pour l'arrêter.

- Marshall..., murmura t-il aussi pâle qu'un fantôme. Il sait.

Nom d'un petit cochon ! Sirius ouvrit en grand les yeux, la grimace au visage. C'était la giga merde ! Fallait éliminer l'atrophié des couilles !

Se ruant vers Julian, il lui lança un incarcerem pour l'immobiliser, des cordes le ligotant des pieds à la tête tel un magnifique saucisson. Et traînant son trophée dans la première pièce abandonnée qu'il trouva, il le balança sans ménagement par terre.

- Allez ! Paniqua t-il en faisant des signes de la main. Tout le monde à l'intérieur !

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Une fois tout le monde rentré, Patmol se frotta les mains d'un air machiavélique.

- Il nous faut un plan ! Des idées ?

- On pourrait extorquer à Marshall tout son argent, proposa Peter d'un air timide. Comme ça il ne recommencera pas.

- C'est pas mal mais pas assez méchant ! Allez un petit effort ! Faut voir plus grand !

- Moi ! S'exclama James, trépignant d'impatience, la main en l'air.

- Oui Potter ?

- Le kidnapping !

- Le kidnapping ! S'exclama Sirius dans un grand sourire. Ça c'est de l'idée qui fouette !

James plissa les yeux de bonheur. Pour une fois qu'il participait en cours ! Et en plus c'était une bonne réponse !

- Mais..., commença Eilya d'un ton incertain. Étant donné que Morfal est déjà ligoté, on l'a donc déjà kidnappé non ?

Une mouche vola. Ah. Merde.

- Silence petite friponne ! Trancha Sirius. Laisse faire les pros !

- Sinon il reste le meurtre, proposa Remus d'un ton terriblement calme.

Tout le monde se tourna vers lui, Julian y comprit, les yeux aussi ronds que des soucoupes. Il était malade ?! Mais où était le préfet Remus, voix de la sagesse ?! Julian se mit à brailler des sons inintelligibles, se tortillant dans tous les sens tel un asticot. Il ne voulait pas mourir lui !

James se jeta soudainement sur Remus, l'immobilisant tandis que Sirius beuglait d'un air de toute puissance.

- DÉMON ! SORT DE CE CORPS !

- Mais lâchez moi !

- PAS AVANT QUE TU NOUS AIES RENDU NOTRE MOONY !

- Lâche ! Mon ! Mumus ! Beugla Eilya à son tour en étranglant James. Tu vas tâter de mon poing Potter !

Et tandis que la terrible bastonnade continuait, la porte de la salle s'ouvrit soudainement, tout le monde se figeant.

Severus Rogue se tenait dans l'encadrement de la porte, aussi blanc que des wc.

Personne n'osait respirer, une mouche seulement passant dans les airs. Putain ! Ils avaient oublié de fermer la porte à clé !

Morfal émit un ricanement étouffé, se dandinant d'extase. Les secours arrivaient enfin !

Mais voilà. Severus referma violemment la porte, détallant à toutes jambes.

Ah. Bah non en fait. Les secours ce n'était pas pour toute suite.

- ON CHOPPE HENRIETTE ! Beugla James.

Et détallant à toutes jambes, il se ruèrent à la poursuite de Severus tel un troupeau de vaches en chaleur.

- Henriette ! T'es dans la merde !

- On va te laver les cheveux !

Et deux minutes plus tard, ils revenaient tous, babillant joyeusement du saucisson Severus que James portait fièrement sur les épaules. Et de deux ! La pêche était bigrement bonne ce soir !

Rogue, assis sur une chaise, continuait d'émettre de terribles grognements de représailles, une profonde fureur se reflétant dans ses yeux noirs.

Mais tout le monde s'en foutait. Même Morfal le fusillait du regard, semblant lui dire de la fermer.

Eilya passa derrière Remus, lui mettant la main aux fesses d'un air dévergondé. Le pauvre Mumus piqua un fard monumental, la dévorant d'un regard fiévreux tandis qu'elle se dandinait gaiement. Julian avait raison... Eilya avait une de ces paires de fesses... Puis, prenant conscience de ses pensées, il devint encore plus rouge, se fustigeant mentalement.

Severus leva les yeux au ciel. Affligeant... Il pataugeait dans l'imbécillité...

S'apercevant que Connors s'approchait dangereusement de lui, Rogue se crispa. Pas elle ! C'était la pire de tous ! Elle avait le QI d'un bulot !

Eilya finit par s'asseoir sur ses genoux, ignorant ses regards explosifs.

- Ah..., soupira t-elle de contentement. Ça va toi ?

- Mmmmmh !

- Ouais moi aussi... Il est trop beau Mumus, hein ?

- ...

- T'as raison. Et en plus il embrasse trop bien, gloussa t-elle.

- MMMHH !

- Wow tu baisses d'un ton Henriette ! Et ne me regarde pas avec ta tronche de constipé. Tu sais très bien que dans le fond je t'aime bien.

Severus haussa un sourcil. La belle affaire.

Bon. Visiblement ce n'était pas réciproque. Bah ! Pas grave !

- Et puis ne sois pas jaloux comme ça, le bichonna t-elle en le recoiffant. Bien sûr que toi aussi t'embrasses bien.

À cette révélation, Remus pilla direct, tournant violemment la tête vers eux.

- Quoi ?

Oh oh... Mumus il n'était pas content... Pas content du tout même... Manifestement, il n'avait pas été au courant qu'Eilya et Severus avaient dû s'embrasser pour échapper au terrible gui de Noël de Dumbledore.

- Respire Moony ! Supplia James. T'es tout violet !

- La ferme James !

Remus continuait de fixer Severus, avançant vers lui en salivant de rage. Et fuyant comme il put, le saucisson se mit sur ses pieds, sautillant à pieds joints dans toute la pièce pour fuir.

- VIENS-LÀ ! Gronda Remus d'une voix d'outre tombe en le coursant.

Severus se ramassant, Moony le choppa par le col, le soulevant dans les airs.

- TA DERNIÈRE HEURE EST ARRIVÉE !

- Vas-y mon Mumus ! Ria Eilya d'un sourire sadique. Pète lui les genoux à c'te sale type !

Henriette émis un étouffement terrifié, les pieds pédalant d'effroi dans le vide.

- En plus il m'a fait des avances ! Continua Eilya. Hier soir il a voulu me peloter les seins !

Une terrible grondement roula dans la gorge de Remus, les narines aussi fumeuses que celle d'un dragon.

- Et il m'a dit qu'il allait me faire mouiller la culotte ! Renchérie t-elle d'allégresse.

Henriette la flingua d'un terrible regard noir, continuant de pédaler à toute allure. CONNORS ! Il allait pulvérisé cette décérébrée frappée d'incontinence verbale !

Finissant par atteindre sa baguette parmi les cordes, Severus murmura un sortilège informulé, le libérant soudainement. L'heure de la fuite était arrivée ! Jetant un sort explosif du côté de la cheminée, un énorme nuage de suie en émana, noyant la pièce dans un épais nuage opaque. Partout des cris se faisaient entendre entre deux quintes de toux. Severus s'était rué vers la sortie, une Eilya au visage aussi noir que le charbon à sa poursuite.

- Henriette ! Cria t-elle dans le couloir. Reviens ! On veut juste discuter !

Atteignant les innombrables escaliers, ceux ci se mirent subitement à bouger, coinçant Eilya. Rah ! Elle allait perdre Severus de vue maintenant ! Et effectivement, le serpentard disparu un peu plus loin.

Attendant que l'escalier veuille bien s'arrêter, Lya dut se résoudre à faire un détour pour rejoindre les autres. Merlin, soupira t-elle en s'essuyant le visage de sa manche. Elle n'aimait pas cette partie du château.

Alors, gravissant les dernières marches, elle emprunta un dédale de couloirs, plus seule que jamais. Frissonnant dans une grimace, elle accéléra le pas. Seigneur ces couloirs étaient sinistres...

Une odeur la fit néanmoins stopper. Ça... Ça sentait les smarties ! Avançant le nez, elle renifla un peu plus fort. Whou ! Les pupilles dilatées, elle salivait déjà d'envie. MIAM ! À TABLE !

- Petits smarties ? ronronna t-elle.

Suivant l'odeur, elle entra dans une pièce.

- Où êtes vous ?

- Ici, se fit entendre une voix.

Et sursautant violemment, Eilya porta la main au cœur.

- La vache Remus ! Ria t-elle de surprise. J'ai failli me faire pipi dessus !

Remus ne bougea pas d'un poil, le dos terriblement droit et les traits crispés.

- Tu vas bien ? s'enquit elle au bout d'un moment.

Il essaya d'esquisser ce qui devait être un sourire, le regard pourtant froid. Eilya fronça les sourcils. Bizarre...

Le jeune homme leva soudainement le bras, une grosse pierre en main. Et dans une grimace de dégoût, il la frappa violemment à la tempe, la jeune femme s'écroulant lourdement au sol, inconsciente.

Keops émit un ricanement grinçant, ne pouvant que s'avouer son adoration pour le polynectar. Un simple petit cheveux et tout le monde lui faisait confiance !

- Vois tu Eilya..., susurra t-elle d'une voix profonde. J'ai bien peur que ton précieux Lupin n'ait causé ta perte.

Alors, dans un sourire mauvais, elle traîna la serpentarde vers le passage secret derrière la statue de la sorcière borgne. Un jeu d'enfant. Et finissant par atteindre l'entrée du tunnel, elle disparu dans les tréfonds des ténèbres.

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Arpentant la salle commune des gryffondors de long en large, Remus tentait en vain de se calmer, une pâleur extrême au visage. Eilya n'était pas là. Aucune nouvelle. Rien. Que dalle. Pourquoi serait elle parti comme ça sans un mot ? Et haletant faiblement, il tourna vers Sirius.

- Alors ? s'enquit il faiblement.

- Toujours rien. Je ne la vois nulle part.

Sirius passa une main nerveuse dans ses cheveux. Merlin... Ils avaient tout fouillé ! Aucune trace !

- Et la salle sur demande ? Tenta Remus.

- James n'a rien trouvé.

Remus soupira de nouveau dans un tremblement, portant sa main au visage. Eilya allait finir par l'achever ce n'était pas possible. Toujours à le torturer.

- Là ! S'exclama soudain Sirius en pointant du doigt la carte du maraudeurs ! Elle est dans le passage secret vers Pré-au-Lard ! Avec...

Un terrible gémissement mourut dans sa gorge, lui bloquant la poitrine à mesure qu'il prenait une teinte livide.

- Keops..., finit il par souffler de terreur.

Oh bordel ! Et tandis qu'il tentait désespérément de réfléchir, les prénoms des deux femmes disparurent soudainement de la carte. Elles avaient transplanées.

Se levant, les jambes flageolantes, il s'appuya comme il put sur le dossier d'un fauteuil.

Peter arriva à ce moment précis, haletant d'avoir couru à toute vitesse.

- Les mecs ! J'ai trouvé ça dans un couloir !

Tendant un petit carton d'un blanc immaculé à Remus, celui-ci lu à voix haute.

.

Julian Cerberus Marshall et Eilya Judith Connors

auront l'immense plaisir de vous convier

à la cérémonie de leur mariage

ce samedi 16 février à 10h30 au manoir familial Connors.

.

Remus lâcha le carton d'une main tremblante, le regard aussi vide que son être. Il lui semblait qu'on venait de lui aspirer l'âme, le laissant sombrer dans les ténèbres qui menaçaient de l'engloutir davantage à chacune de ses respirations.

- Mais..., commença James dans un souffle. Le 16 février... C'est demain non ?

Sirius, qui était demeuré affreusement calme jusqu'à présent, explosa soudainement dans un violent hurlement. Ses tempes bourdonnant de rage, il envoya brutalement voler un livre dans l'entre de la cheminée.

- RÉUNISSEZ TOUT LE MONDE ! Rugit t-il en faisant trembler les murs. JE VEUX KESLEY ! LILY ! MÊME MARTINEZ ! ET SURTOUT JE VEUX LE FAN CLUB MARAUDEURS AU COMPLET !

Si c'était la merde que Keops Connors voulait alors elle n'allait pas être déçue ! C'était la guerre !


Merci de m'avoir lue !