Coucou tout le monde !

Bon, comme d'habitude, je suis à la bourre...mais ça se règle au prochain chapitre, puisque je reprends officiellement la fac !

Bref, pour ceux qui ont jeté un oeil à mon indice de prochain chap, je vous promets que vous n'allez pas être déçus...

Aussi, remerciements spéciaux à , qui a eu le courage de me laisser une review à chaque chapitre ou presque :) (Je t'avoue que j'ai un peu eu la flemme de répondre à chaque commentaire, mais ça me fais super plaisir, sois-en sûr(e) :D

Bonne lecture !

Clmence : Petite friponne, c'est pas bien de préférer ffiction à tes cours de fac (qui sois dit en passant doivent être paaaassionnants ;) j'espère que tu t'y retrouvera mieux dans les prochains chapitres :) en attendant, voici la suite !

Heliosth : J'avoue que je me suis aussi posé cette question tout au long de la fanfic quand je l'ai lue, mais tous autant qu'ils sont, ils ne sont pas les seuls à blâmer ! Je te laisse découvrir pourquoi... ;)


-Tu as l'air malheureuse.

Je levais ma tête posée sur mes bras pour jeter un regard noir à Blaise.

-Là tout de suite, ça me résume bien.

Nous étions le vendredi soir suivant. J'étais terrée à la bibliothèque, où j'avais été chaque soir cette semaine. Depuis que Draco avait eu cette satanée lettre.

Je tressaillis rien qu'en y pensant.

Blaise soupira et s'assit à la table avec moi.

-Tu dois lui parler. Tu ne peux pas l'éviter pour toujours.

-Il ne veut pas que je lui parle, dis-je doucement. Son père a interdit tout contact entre nous. Et Dieu sait que Draco n'ira pas contre la volonté de son père.

Blaise grogna.

-Je n'arrive pas à croire que vous soyez allés si loin juste pour être stoppés par Malfoy Senior.

Je reposais ma tête.

-On n'a même pas été arrêtés par Lucius, mais par Astoria.

-Tu vois, c'est la seule partie que je ne comprends pas. Pourquoi a-t-elle levé le maléfice si elle pensait que vous forniquiez toujours ? Ça ne veut rien dire.

-C'était la chance liquide, marmonnais-je. Il y avait une infime part d'elle qui pensait que nous étions innocents. Probablement parce qu'elle ne nous a jamais pris sur le fait, ou qu'elle n'a jamais entendu l'un d'entre nous l'avouer. La chance liquide a amplifié cette part pour que je lui fasse lever le maléfice. Dès que les effets de la potions se sont estompés, elle est retournée à la plus importante partie d'elle qui pensait que nous étions coupables. Elle était probablement furieuse que j'ai réussi à la piéger pour lui faire lever le sort, alors elle s'est vengée de la seule manière qu'elle savait fonctionner.

-C'est la merde.

-Je ne peux plus rien faire, grognais-je.

Mon cœur se brisa un peu quand je prononçais ces mots.

-Tu sais comment est Draco quand il s'agit de son père. Comment il a toujours été et comment il sera toujours.

Blaise me regarda pensivement.

-Tu es sûre ?

-Tu sais qui est Lucius.

-Bien sûr que oui, répondit Blaise. Lucius est un gros connard et un des pires pères que le monde ait jamais connu. Cependant, ma question concernait ta certitude quant au comportement de Draco. Et la réponse est non. Tu ne peux pas être sûre de la manière dont Draco va réagir. T'as-t-il clairement dit de le laisser seul ?

Je repensais au moment où il avait reçu la lettre. Il me l'avait tendue, et je l'avais lue. Quelques points en étaient ressortis : Sang-de-bourbe...Astoria...baisse dans l'estime familiale...reste loin d'elle.

Après l'avoir lue, j'étais simplement partie. Draco ne m'avait pas dit de faire ou ne rien faire. Il n'avait rien dit à ce sujet.

-Non, dis-je pour répondre à la question de Blaise.

-Tu vois ! pouffa-t-il. Stupide Hermione. Tu n'es jamais sûre de rien avant d'en être sûre. Tu dois lui parler. Tu dois être sur la même longueur d'ondes. Sinon, Lucius ne sera pas celui qui t'entube. Tu te mets dans ta propre merde.

Je fus muette devant le Serpentard. Il répondit en souriant ouvertement.

Nous nous assîmes en silence pendant quelques secondes. J'entendis du mouvement dans les rayonnages à côté de nous.

Soudainement, la tête d'Harry apparut au coin de l'allée.

-Enfin ! Hermione je dois...oh. Salut Blaise.

Blaise se leva de sa place à ma table.

-Hey Potter. Comment ça va ?

Harry apparut complètement de derrière l'étagère. Il fit quelques pas hésitants vers nous.

-Euh...plutôt bien. Je suis content que ce soit enfin le week-end.

-Tu as eu que quatre jours de cours, remarqua Blaise.

-C'est vrai, merci Blaise, fit Harry en levant les yeux au ciel. J'attends quand même le week-end.

-Pareil, acquiesça Blaise.

Il y eut un court silence.

-Qu'est-ce que vous faites ? s'exclama Harry.

Je lui lançai un regard noir.

-On parle.

-Oui, j'avais compris. Plus important, pourquoi ?

Blaise secoua un peu la tête.

-On n'est plus ensemble, mais on est toujours amis. C'est possible ça, Potter. Incroyable, oui, je sais. Mais absolument vrai.

Harry rougit un peu.

-Je ne voulais pas dire que vous ne pouviez plus être amis...c'est juste que ça avait l'air...

-Oublie ça, Harry, coupais-je. Que voulais-tu me dire ?

-Oh...euh...dit Harry en se grattant la tête pendant une seconde, essayant de se souvenir pour quelle raison il était venu nous voir au départ. Ah ! Malfoy voulait te parler, mais il n'arrivait pas à te trouver.

Je me figeais.

-Quoi ?

Blaise me jeta un coup d'oeil.

-Ouais, continua Harry. Il m'a trouvé dans la Grande Salle et m'a dit de te dire de retourner à votre Salle commune quand je te trouverais. Un truc de Préfets.

Je grognais, me ré-adossant à ma chaise. Blaise fit un petit sourire satisfait.

-Wow, Hermione. On dirait presque qu'il pense que vous devriez parler.

-Presque, Blaise, bougonnais-je.

Harry nous regarda d'un air perdu.

-Est-ce que j'ai raté quelque chose ? demanda-t-il, fronçant un peu les sourcils.

Blaise revint à un sourire normal.

-Non, mon gars. Juste que j'avais raison, comme d'habitude.

-Oh écrase, ronchonnais-je en sa direction.

Il serra une main dans le vide en réponse. Je me levais.

-J'imagine que je vais aller voir le couillon alors.

Harry eut l'air incroyablement confus.

-Mais...attends...

Je secouais la tête.

-Je vous parlerai plus tard.

Je me glissais rapidement hors de la bibliothèque, laissant Blaise et Harry seuls. Juste avant de partir, j'entendis Blaise dire quelque chose à Harry.

-Alors, Potter. Comment vont tes histoires de cœur ?

Je dus physiquement me mordre les lèvres pour ne pas rire.


Je marchais lentement dans les longs couloirs. Mon cœur martelait ma poitrine. Des frissons d'anticipation couraient sur ma peau.

Je n'avais aucune idée de dans quoi j'allais me fourrer.

J'arrivais au portrait des Fondateurs bien plus tôt que je ne l'aurais aimé. Je n'étais pas encore dans le bon état d'esprit pour lui parler. Je n'étais pas sûre de ce que je voulais lui dire. Que pouvais-je dire ? Quels mots pourraient changer l'inévitable ?

Les mots étaient puissants, mais tout a ses limites.

-Felix Felicis.

Le portrait s'ouvrit sans dire un mot pour moi. C'était comme si les Fondateurs savaient que je me tenais au bord d'un précipice. Or, Draco et moi nous tenions là tous les deux.

N'importe quels mots pouvaient nous faire tomber tous les deux.

La Salle commune était silencieuse. La magie que j'avais souvent sentie pulser dans l'air avait considérablement diminuée, tout comme les lumières. Tout comme les bougies brûlaient, laissant une lumière assez douce pour que je puisse voir.

Ses cheveux brillaient comme un phare.

Je toussais un peu. Il se tenait contre le chambranle de la fenêtre, regardant au dehors. Quand il m'entendit, sa tête se tourna vers moi. Ses yeux rencontrèrent les miens pour la première fois depuis qu'il avait reçu cette satanée lettre une semaine plus tôt.

-Tu voulais me parler ? demandais-je doucement, ma voix butant quelques fois sous son regard.

Il hocha la tête, sans rien dire.

Je fis quelques pas vers lui.

-De quoi ?

Ses yeux étaient les plus puissants que j'ai jamais vus.

-McGonagall m'a intercepté dans le hall. Apparemment, c'est une tradition chez les Préfets en chef de faire chacun un discours à la remise des diplômes.

-C'est dans deux mois.

-Je sais, continua-t-il. Elle voulait juste qu'on le sache, pour qu'on puisse commencer à les écrire. Ce sont des discours différents, donc on n'a pas à se consulter.

J'acquiesçais. Je devrais probablement commencer ce discours bientôt alors.

Il y eut un moment de silence alors que nous restions là, gênés.

-C'est tout ? demandais-je avec audace, retrouvant finalement mon courage.

J'avais l'impression que mon cœur allait s'échapper de ma poitrine.

Il se redressa.

-Non, pas du tout. Mais l'information sur les Préfets en chef était la seule manière de te faire ne serait-ce que me regarder.

Nous y étions. La conversation que nous devions avoir. La conversation que nous ne pouvions éviter pour toujours. Ou au moins que je ne pouvais éviter pour toujours.

J'ouvris la bouche, prête à mentir ou me cacher derrière des excuses. J'avais trop de devoirs. J'ai juste été vraiment occupée. Mais je ne pouvais pas faire ça. Pas à ce stade. Ses yeux semblèrent dessiner la vérité de ma bouche.

-Je ne savais pas quoi dire. Pas après cette lettre. Je ne savais pas où nous en étions avant. Mais maintenant je sais.

Il haussa un sourcil.

-Tu le sais maintenant ?

Je hochais la tête.

-Je sais que ça n'a pas d'importance. Rien de ce qui est arrivé ou de ce qui aurait pu arriver ne compte. Tout ce que j'ai pu dire auparavant est devenu irrecevable quand cette lettre est arrivée.

-Donc tu m'as juste évité ?

Je soupirais.

-Qu'aurais-je pu faire d'autre ? Astoria est de retour. Ton père nous en veut. Il n'y a rien à gagner à passer du temps avec toi, maintenant.

Il me fixa intensément.

-Seulement quelque chose à perdre.

Mon cœur rata un battement.

-Qu'est-ce qu'on perd ?

-L'autre.

-On n'a pas toujours été amis, Draco.

Ma voix trébucha sur le mot amis.

-On survivra. On passera à autre chose, comme on le fait toujours. On continuera d'avancer.

Il secoua la tête et fis quelques pas en avant, jusqu'à se tenir pile devant moi.

-Non. Comment le pourrait-on après tout ça ? Après tout ce que cette année nous a fait traverser ? Mais bordel, on ne peut pas, Hermione. Enfin, moi en tout cas je ne peux pas.

Je pris quelques inspirations. Ces mots qu'il employait, ces jolis mots me touchaient d'une manière que je ne pouvais totalement comprendre. Il m'empoisonnait, m'infectait à tel point que je savais qu'il était incurable.

J'imagine que je l'avais toujours su.

-Draco, chuchotais-je. On ne peut pas laisser ça nous ruiner. C'était juste une super bonne amitié et quelques nuits passées ensemble. Ça ne comptera plus dans un an et on le sait tous les deux.

Je prononçais ces mots férocement, comme si je me forçais à croire en eux.

En réalité, ils me brûlaient la gorge.

Il secoua la tête.

-Pour l'amour du Ciel, Hermione. On sait tous les deux que c'est que des conneries. Tu essaies de te convaincre de quelque chose que tu veux désespérément vrai, mais que tu sais définitivement être des mensonges.

Pouvait-il lire en moi si facilement ?

-Pourquoi sont-ce des mensonges ? rétorquais-je. J'ai dit ça le matin suivant le Bal de Noël. Ça n'a jamais été autre chose que ce que c'était.

-Alors c'était quelque chose de différent pour chacun d'entre nous.

Je retins ma respiration. Il n'était pas en train de dire ça. C'était un rêve. Je me réveillerai dans mon lit, en septembre, avec un peu de chances. Avant de devenir amie avec lui. Avant qu'on ne couche ensemble. Avant de tomber amoureuse de lui.

Mais je savais qu'au plus profond de mon cœur, je n'échangerai cette douleur et cet amour pour rien au monde.

C'est pourquoi l'abandonner me brûlerait pour toujours, une blessure qui ne guérirait jamais vraiment. Une preuve vivante de ce qui aurait pu être dans un autre monde, et une autre vie.

Je secouais la tête, me débarrassant de mes pensées douloureuses.

-Je ne comprends pas.

-La Grande Hermione Granger ne comprend pas ? Appelez les journalistes.

Je lui jetais un regard noir.

-Ferme-la, Draco. Si tu veux dire quelque chose, dis-le.

Il leva les mains en l'air d'exaspération.

-Tu ne comprends pas ? Je l'ai déjà dit de toutes les manières dont ça pouvait être dit. Je te l'ai montré, encore et encore, dans tout ce que j'ai fait ces derniers mois. Je te l'ai dit de toutes les manières dans lesquelles je pourrais te le dire. Je t'ai embrassée avec tout ce que j'ai. Je t'ai dit que tu es tout pour moi, que tu es mon Jardin d'Eden et que rien ne pourrait jamais changer ça.

Ses mains prirent mon visage en coupe.

-Je te l'ai dit cent fois, de cent manières différentes. Mais tu ne sembles toujours pas le voir. Dois-je vraiment l'épeler pour que tu saches que je suis complètement amoureux de toi ?

J'ai pensé plus tôt que Draco et moi nous tenions au bord d'un précipice. Nous avions vécu toute l'année pour en arriver là, avec chaque instant passé ensemble nous poussant un peu plus vers l'avant. N'importe quoi pouvait nous faire basculer et nous ne serions jamais capables de nous relever. Nous ne serions jamais capables de retourner à ce que nous avions été avant.

L'aveu de Draco nous fit plonger.

Je fus bouche-bée.

-Tu...tu...m'aimes ?

Il soupira.

-Oui, crétine. Je suis complètement tombé amoureux de toi. Pour quoi d'autre aurais-je trahi Blaise pour être avec toi ? Ou ignoré Astoria même si je dois l'épouser ? Comment pourrais-je ne pas tomber amoureux ? Toi et ton parfait...tout. Chaque partie de toi est parfaite.

Je n'arrivais pas à respirer.

-Je...ne peux pas être en train d'entendre ça.

Mon cœur battait la chamade. Tout mon corps était endolori, comme si le poids de la confession de Draco me poussait à terre.

-Tu le dois.

Draco s'approcha et posa ses mains sur mes épaules, m'empêchant de m'échapper.

-Je me fiche de savoir comment tu te sens, tu dois écouter ça. Au moins une fois.

Comment ça pouvait arriver ? Comment en était-on arrivés là ?

Comment Blaise avait fait pour avoir raison sur toute la ligne ?

-Cette nuit, au Bal de Noël, commença Draco. Quand nous étions dans la Salle commune. Tu étais devant moi et tu as dit que tu me voulais. Tu te fichais des conséquences. Tu te fichais de ce qui allait arriver le matin suivant. Seul ce moment précis t'importais. Et à ce moment-là, j'ai su. Tu étais tout ce que j'avais toujours admiré. Tu étais courageuse, forte, drôle, intelligente, et belle dans tous les sens du terme. Et toi, la femme la plus parfaite que j'ai jamais eu le privilège de rencontrer, tu disais que tu me voulais. Merde alors, tu me voulais. Je ne suis pas un saint, Hermione. En fait, je suis plutôt horrible. Tu es l'exacte opposé. Tu pardonnes toujours et tu aimes de tout ton cœur. Et pour une raison obscure, cette nuit-là, tu m'avais choisi. C'était ça, le bonheur, murmura-t-il. Et je sens ce qu'est l'amour en te regardant.

Il y eut un silence.

Je secouais encore et encore la tête.

-Comment ? Comment en est-on arrivés là ?

-J'ai dit à Potter de te dire...

-Non, pas ça ! m'exclamais-je. Comment en est-on arrivés à ça ? On se haïssait l'année dernière !

-Les choses changent.

-Comment ? hurlais-je presque. Était-ce le pari ? Ou ce foutu maléfice ? Comment en est-on arrivés là ? Était-ce Blaise ? Ou le Bal de Noël ?

Il inspira profondément.

-C'était tout.

-Tout, soufflais-je. Tout nous a mené à ça. Cette année entière nous a conduit à ce moment. Qui eut cru que le Prince de Serpentard et la Gryffondor en arriveraient là ?

Je le regardais droit dans les yeux.

-Qui aurait cru qu'on tomberait amoureux ?

Ça lui prit quelques secondes pour comprendre ce que je venais de dire. Je le vis sur son visage, son expression se figea, ses yeux plus ronds que des soucoupes.

-Attends, dit-il. On ?

Je haussais les épaules, impuissante.

Qu'est-ce que tu crois, Draco ? Pourquoi est-ce que je me coltinerais toute cette merde ? Pourquoi tromperais-je Blaise ? Pourquoi abandonnerais-je presque tout pour être avec toi une dernière fois ? Parce que je sens ce qu'est l'amour en te regardant.

Il était blanc. Soudain, il s'avança et me fis approcher.

-Dis-le.

Je le regardais, perdue.

-Dis-le, Hermione, chuchota-t-il. Juste une fois. Dis-le, rien qu'une fois.

Ses yeux me forcèrent à répondre.

-Je suis amoureuse de toi, Draco.

Ces orbes gris pétillèrent. (ndt : non, pas de faute à « ces » ;)

-C'est tout ce que je voulais entendre.

Il m'embrassa de tout son cœur et je sus que j'avais tord. Je ne ressentais pas ce qu'était l'amour en le regardant.

Ça. C'est ça qu'on ressent quand on est amoureux.

Nous nous séparâmes.

-Et maintenant ? murmurais-je.

-Je ne sais pas, répondit-il, replaçant une mèche de mes cheveux derrière mes oreilles.

-Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Qu'est-ce qu'on fait à partir de là quand on ressent ça tous les deux ?

Son visage se durcit.

-Je...je dois toujours épouser Astoria.

Je fus de nouveau bouche-bée. Je reculais comme si on venait de me gifler. Hors de ses bras, je m'entourais des miens.

-Quoi ? questionnais-je, choquée.

-C'est...c'est ce que mon père veut. Tu as lu sa lettre.

J'étais sidérée.

-Même...même après tout ça tu vas...quand même l'épouser ?

-Je le dois, dit-il à voix basse. C'est ce que veux mon père.

-J'en ai rien a faire de ton père ! hoquetais-je. Tu ne peux pas...tu ne peux pas me dire que tu m'aimes puis que tu épouses quelqu'un d'autre.

-Je n'ai pas le choix !

-Sottises ! criais-je. Je sais comment fonctionnent les mariages Sang-pur. L'homme s'en sort s'il a des sentiments pour une autre femme éligible !

Il grimaça.

-C'est vrai. Je ne suis forcé par la loi...

-Alors par quoi es-tu forcé ?

-Famille, engagement, loyauté...je ne veux pas l'épouser, Hermione !

Mon visage se durcit.

-Et pourtant tu vas l'épouser.

Il acquiesça.

-Oui.

Il y eut un silence pendant une seconde.

Je sentis des larmes me picoter les yeux. Après tout ça, après m'être ouverte à lui et avoir eu le cœur ravagé, nous étions de retour au point de départ. De retour là où nous avions commencé dans sa chambre en septembre, avec cette foutue lettre dans ma main et la colère dans ses yeux.

-Tu avais raison, murmurais-je. Tu es horrible.

Il vacilla à mes mots, ses yeux ouverts et pleins de regrets.

-Hermione...

-Oh n'essaie même pas de me parler ! criais-je. Tu savais pendant tout ce temps que tu allais l'épouser, n'est-ce pas.

Il hocha sèchement la tête.

-Et pourtant tu m'a quand même dit que tu...putain je ne peux même plus le dire.

Il se passa la main dans les cheveux.

-Je devais le dire. Juste une fois.

Je secouais la tête, les larmes commençant à couler librement maintenant.

-Espèce de connard. Est-ce que tu as pensé à ce que je ressentirais ?

-Je ne pensais pas que tu ressentais la même chose.

-Foutaises ! hurlais-je. Tu t'en foutais. C'est ce que tu fais, Malfoy. Tu t'en fous. De tout. Tu dis que tu tiens à quelque chose, mais ce sont des mensonges. Si tu tenais à moi, alors tu tiendrais tête à ton père et récupérerais enfin le nom Malfoy dont tu pourrais être fier ! Qui l'eut cru ? Même après toutes ces années, après tous ces moments, tu es toujours un petit lâche pleurnichard.

Il recula, ébranlé.

-Tu ne le penses pas.

-Bien sûr que si ! criais-je. Et dire que je suis effectivement amoureuse de toi.

-Je veux être avec toi, Hermione !

Je secouais la tête.

-Pas question. Je ne suis pas l'autre femme. Pas encore. Pas pour toi.

Il était plus pâle que jamais.

-Je n'ai pas le choix.

-Tu as toujours le choix. Tu la choisis elle. Tu le choisis lui. Tu choisis cette foutue société que je sais que tu déteste !

Il criait aussi, maintenant.

-Mais bordel écoute-moi. Je suis amoureux de toi !

Je reniflais dédaigneusement et reculais de quelques pas.

-Tu as dit que tu m'avais montré ton soi-disant amour maintes et maintes fois. Mais ça ne compte pas. Parce que la fois où tu aurais pu me le montrer, tu ne l'as pas fait.

-Ça peut ressembler à ça, mais c'est faux !

Je sentis mon cœur se briser alors que je reculais et attrapais le portrait.

-Ressembler ? Eh bien tu sais quoi ? Ça n'était rien d'autre que ce à quoi ça ressemblait.

Je ne regardais pas en arrière alors que je m'échappais en courant de la pièce. Je devais courir. Je devais m'enfuir. Nous étions tombés dans ce précipice, et il n'y avait pas de retour en arrière.

Je devais continuer. Je devais continuer de survivre. Mon cœur était brisé et j'aurais toujours cette blessure.

Mais je devais passer à autre chose après lui.

Le pouvais-je ? Je m'effondrais dans un couloir abandonné. Je n'arrivais pas à bouger. Je n'arrivais pas à voir. Je n'arrivais pas à penser.

Et je voulais ne jamais me relever.

Ça ressemblait presque à de la paresse.

Péché numéro six. Tu en a mis du temps.


Mouahaha, je sens que vous êtes choqués...*sourire sadique*

Bon, DITES-MOI ce que vous en avez pensé, hein, je voudrais vraiment connaître votre ressenti sur ce retournement de situation.

Et bien sûr, quelle sera la suite selon vous ? Draco va-t-il enfin échapper à l'emprise de son père ? Et Astoria ? Et Hermione ?

Sinon, je sais pas si vous l'avez remarqué, mais il ne reste qu'un péché...

Alice.

Prochain chapitre : Qui sera là pour elle ?