ATTENTION, remarquez comme il n'y a plus de fautes et cela s'est le cadeau de ma chère beta, Lilith Yorlane ! COOL-TEAM EN ACTION !
Couple : Kenpachi X Ulquiorra, et bien d'autres.
Genre : Drama – Romance.
Rating : M et encore M (violence, sang, viol mais surtout yaoi !)
Résumé : Kenpachi, reconduisant la petite Yachiru voit un adolescent aux cheveux noirs sauter d'un pont. Il se précipite pour le sauver et finira par devoir le loger. Rating M pour violence et yaoi.
Prologue : Un jeune homme dépressif décide de se mutiler le visage et saute d'un pont. Ses derniers instants sont proches.
Chapitre 1 : Kenpachi Zaraki sauve le jeune homme qui se trouve être Ulquiorra Schiffer, l'un des yakuza les plus dangereux du Japon. Une policière, Unohana Retsu se voit dans t'obligeance de demander de l'aide à Kenpachi : cacher le jeune Yakuza.
C'est maintenant qu'apparait le yakuza sauvé il y a un an.
Chapitre 2 : Neliel, espada sauvée vient d'arriver en scène, avouant des secrets d'Ulquiorra. Kenpachi le ramène chez lui et découvre à quel point il est en manque de drogue.
Chapitre 3 : Ulquiorra se montre assez distant et proche de sa nouvelle vie, un dur combat pour oublier son vécu. Il tente tout pour embêter Kenpachi…
Mais si cela les rapprochait ?
Chapitre 4 : Ulquiorra est anorexique, il lutte contre Kenpachi qui veut l'aider : un combat de ''qui a raison'' commence. Au cours de kendo, Ulquiorra se fait de nouveaux amis mais surtout ennemis. Avec tous ses événements, Kenpachi doit s'adapter et comprend suite à une dispute entre son ami et Hirako que la drogue d'Ulquiorra tente de ne pas prendre lui est vitale.
Et si les deux colocataires finissaient par un peu s'entendre ?
Chapitre 5 : Cela s'arrange un peu entre nos futurs amants mais un dernier coup de fil rend le suspense insoutenable : qu'est-il arrivé à Ulquiorra qui avait pu aller boire un verre avec ses amis ? Qui est au bout du fil ?
Chapitre 6 : Catastrophe. Yumichika a tiré sur notre Ulquiorra lors de son retour avec Hanatarou. Kenpachi arrive alors qu'Unohana a du le plonger dans le coma. Comment nos héros vont-ils le supporter ?
Chapitre 7 : Ulquiorra se remet de son coma et l'attirance entre les deux personnages commence à se faire sentir… Que va-t-il se passer ?
Chapitre 8 : Kenpachi et Ulquiorra sont enfin ensemble et devinez ce qu'il va se passer !
Chapitre 9 : Les choses deviennent très très sérieuses !
Chapitre 10 : bon… On a tous compris !
Chapitre 11 : Le temps du lemon est révolu, Kenpachi et Ulquiorra ont eu la pire dispute de leur couple après que Kenpachi ait lu une partie du journal du yakuza.
Chapitre 12 : Kenpachi se souvient de son passé et Ulquiorra revient en force avec Aizen Sosuke. La situation parait désespérée.
Chapitre 13 : Ulquiorra a trahi Kenpachi et le groupe de policiers et d'innocents se retrouve prisonnier d'Aizen Sosuke. Un combat acharné a commencé entre Nell et Nnoitra qui s'apprêtait à donner le dernier coup.
Chapitre 14 : Ulquiorra sauve la vie de Nell. La situation se dégrade toujours. La dernière scène laisse tout le monde dans le brouillard.
Chapitre 15 Nous entrons dans le passé d'Ulquiorra Schiffer…
Chapitre 16 : la vie au zoo n'a pas été facile, comment Ulquiorra va-t-il tourner ?
Chapitre 17 : Ulquiorra a tué Riku, son univers entier s'écroule.
chapitre 18: Ulquiorra ne supporte plus le manoir après le départ de Nell. il s'enfuit, va-t-il y arriver?
chapitre 19: Ulquiorra et Kenpachi se déclarent leur flamme mais tout ne s'arrête pas là. l'histoire d'amour ne fait que commencer...
chapitre 20 : Ulquiorra s'ouvre un peu à Kenpachi… la suite risque d'être lemoné !
chapitre 21: Après un doux moment, viens la suite... pas toujours heureuse
chapitre 22 : Aizen a réussi à attraper Ulquiorra dans ses filets, tout va mal, aie aie aie !
chapitre 23: La punition d'Ulquiorra est terrifiante...
Disclaimer : si seulement le monde m'appartenait, je pourrais aller zigouiller celui qui tient tellement à tuer Ulquiorra…
Mais heureusement, j'ai le droit de les martyriser. Merci à Tite Kubo !
Réponse aux reviews :
Lilith Yorlane : On est pile poil dans les temps, on est des winner, je te donne le chapitre suivant dès que j'aurais relu une dernière fis ce soir !
Aeal : Oui, j'y mis quelques scènes qui n'ont pour but que vous foutre les jetons et dire pauvre petit Ulqui ! et promis, happy end au rendez vous avec Ulquiqui enceinte ! mdr
Lalala1995 : Je suis de nature sadique, sorry pour vous lecteurs ! Mouahahahaha (rire diabolique de super méchant de dessin animé !)
Hina-Pyon : Et oui, Aizen trop méchant… j'espère que l'extrait que je t'ai envoyé n'est pas trop cruel… Mais c'était le plus beau… et oui happy end... promis et du lemon aussi!
Ford123 : Merci pour tes compliments, ça me fait plaisir que ça plaise aux lecteurs… Tu verras, tu seras heureux d'avoir la happy end et c'est pas pour tout de suite.
taichoHitsugaya : ton analyse m'a tout simplement renversée. La façon dont tu décris toute cette douleur, j'adore… ce sont mes pensées mais en poésie… je prévois de faire le plus trash possible et tu verras qu'Ulquiorra n'est pas du tout au bout de ses peines, il risque de souffrir plus que tout au monde. Je te fais un petit clin d'œil dans le chapitre, tu comprendras très vite !
Je tiens à tous vous remercier de me soutenir !
Je vous conseille de découvrir une autre fic que j'adore : Délicieux péchés avec le couple Ggio Vega et Ulquiorra, fic de Yuki Wakusei.
Et aussi un One-shot d'Okanesama rouge en Aizen – Grimmjow… vive ma beta ! Gros délire en vue !
Merci de lire ma fic !
Bonne lecture.
.
Chapitre 24.
Très rapidement, je vis le porche du manoir, Aizen m'attendant devant la porte. Je sortis pendant que des fraccions aidaient les deux autres à sortir.
Le visage d'Aizen changea, il me tira brutalement, nous enfermant dans sa chambre.
- Je t'avais donné des ordres.
- Je voulais juste qu'elle ait une dernière nuit avec eux. Tu ne peux pas lui offrir ça ? Demandai-je.
- Tu acceptes de me faire plaisir de ta vilaine bouche en échange ?
Je me suis laissé tomber à genoux et j'ai obéi.
Je savais que j'aurais pu dire non.
Mais il aurait su…
Il aurait su qu'Harribel les emmenait à l'abri.
Soudain, son téléphone sonna.
- Ouais ? Répondit-il.
Il me repoussa, faisant cogner ma tête contre le carrelage. Je me rassis, ma tête tournant. Je posais ma main sur ma tempe et vis du sang sur celle-ci.
Soudain, je sentis que mon corps se soulevait.
- Tes amis se sont échappés et ils sont avec l'octava. Dans deux jours, j'irai les chercher. Ils n'oseront pas se montrer tout de suite. Ta punition va être terrible !
Non… Non…
Il faut qu'ils soient libres.
Je ne veux pas échouer.
Aizen rit.
- On va te torturer un petit peu.
Je me laissais tirer dans la salle de torture.
- Je ne suis pas d'humeur à jouer.
Il me gifla, je me laissais faire.
À quoi bon riposter ?
Il gagnera quand même.
- Je ne suis pas obligé de te torturer physiquement si tu me dis trois mots…
Étrange…
Que prépare-t-il ?
- Dis ''j'appartiens à Aizen-sama''
Je relevai brutalement ma tête.
Comment osait-il ?
- Jamais, affirmai-je.
Son regard se durcit de fureur.
- Tu n'affrontes donc pas la réalité ? Tu es à moi, corps et âme.
- Non… J'appartiens à celui que j'aime.
Il explosa de rire.
- Tu aimes ce type ? Pour de vrai ? Voyons Ulquiorra, ce n'est pas sérieux. Il ne sait même pas qui tu es. Cet amour ne pourra jamais exister et n'a jamais existé. Il n'a pas une once de confiance en toi, il te hait. Tu l'as vu toi aussi… dans ses yeux, cette flamme de haine…
Je sentis que des larmes allaient couler mais je me retins de montrer combien il disait vrai.
- Allez, dis que tu m'appartiens, je meurs d'envie de te prendre sauvagement. Dis-le-moi que je puisse me soulager.
Mais je gardais le silence.
Il m'attrapa par les cheveux et m'amena devant un bac d'eau gelée, recouverte d'une épaisse couche de glace.
- Dis-le.
Il brisa la glace avec ma tête, j'hurlais de douleur, formant des bulles d'air dans l'eau gelée. Je me débattis pour lui échapper mais son corps bloquait le mien.
Il me tira en arrière pour que je puisse rependre mon souffle.
- Alors, tu veux encore essayer ?
Il me lâcha, je laissais mon corps aller, fermant les yeux.
Un moment de pause.
- Dis-le !
Je l'ignorais.
Je n'avais tout simplement pas la force de répliquer.
De toute manière, mon silence l'énervait bien plus que tout. Il ne supportait pas que je l'ignore…
Il me donna un coup de pied dans le ventre, je me repliais un peu sur moi-même pour me protéger.
Il me souleva pour m'envoyer brutalement contre le mur.
J'ouvris légèrement les yeux.
- Tu ne me laisses pas le choix.
Il me déboita les deux épaules, j'étouffais mes gémissements.
Je connaissais trop bien la suite.
- Allons… allons… Ulquiorra… tu ne peux dire quelques mots…
- Va… te… faire, réussis-je à articuler.
Il hurla de rage. Deux gardes attachèrent mes poignets ensemble, j'étouffais une nouvelle plainte. Ils me mirent debout, me suspendant à une chaine attachée au plafond. J'attrapai avec mes mains celle-ci pour me tenir. Je puisais un peu de force pour que mes avant-bras me soulèvent.
Mes épaules déboitées ne devaient pas soutenir tout mon poids sinon ma peau s'arracherait.
Cette position était un nouvel art de torture en elle-même.
Mais cela ne suffisait pas à Aizen. Je le vis s'approcher avec un fouet.
- Alors ?
Je le regardais simplement, attendant ses coups.
Il me fouetta une première fois, je retins mon cri.
Une deuxième fois.
Et encore…
Et encore…
Des heures entières, ayant comme seule pause le moment où il mangeait ou une heure de sommeil qu'il se permettait.
Je restais simplement assis sur le sol, tentant de remboiter correctement mes épaules mais mes bras étaient épuisés.
J'étais épuisé.
Comme il comprit qu'un fouet n'était pas l'arme idéale, il décida de tester toutes les autres pour trouver la meilleure…
La batte de baseball en bois, en métal…
Les poings américains,
Une masse.
Mais je refusais de dire ces trois putains de mots.
Alors il finit par s'asseoir, réfléchissant.
Au bout d'un moment, il se leva, s'étirant doucement.
- Ça fait presque deux jours qu'on est là-dessus, je commence à m'ennuyer.
Trois mots et la douleur cesserait.
Mais je ne pouvais les dire.
Je ne lui donnerais pas sa victoire.
- Très bien, je crois qu'on va pouvoir aller chercher tes amis… qui vais-je faire passer premier dans ma salle de torture… Nell ? Ton amour ? La fille de l'octava ?
Je me figeais.
- Non, murmurai-je.
- Alors dis-le… et je te promets que je ne les torturerais pas.
Je baissais la tête.
- J'appartiens à Aizen-sama, dis-je dans un soupir.
Il rit en m'ébouriffant les cheveux.
Je sentis que mon corps tombait durement sur le sol.
- Parfait ! Il est l'heure !
Deux jours s'étaient écoulés, Aizen avait tenté de me détruire, il pensait que je deviendrais fou en me faisant souffrir.
Il croyait me dompter comme autrefois.
Mais j'ai résisté à chacun de ses coups.
Il le sait.
Il sait que le seul moyen de me dresser est de menacer mes amis.
Il s'en servira à chaque instant.
Je dois lui obéir…
Deux médecins remirent mes os en place et bandèrent les plaies qui saignaient encore.
Ils m'habillèrent et m'injectèrent des produits pour que je puisse tenir sur mes jambes.
On me traina dans la voiture et Aizen me força à manger un peu.
Un nouveau combat avait démarré.
Nous étions dans la voiture pour aller chercher mes amis.
Et je ne pouvais rien faire.
Il sortit du 4X4.
- Il est l'heure.
Aizen poussa les portes brutalement.
Il était impatient.
Les gardes se mirent en position, menaçant mes amis.
Le maître rit.
- Vous m'avez manqué, vermine.
J'entrais avec les autres espadas.
- Chère vermine, je vous présente l'espada au complet… enfin en retirant tous les traitres.
Il observa ce spectacle un instant.
- Attachez-les. Ordonna le maître.
Aussitôt les hommes armés obéirent et les alignèrent contre le mur, assis. Aizen les regarda amusé.
- Cuarto !
Je m'avançai et lui fis une révérence.
Je trouverai un moyen de les faire s'enfuir et tu le sais.
- Oui, Aizen-sama.
- J'ai lu dans le rapport que tu avais rencontré d'autres personnes. Se poseront-elles des questions ?
- Non, Aizen-sama. Personne ne dira rien.
- Car tu as déjà réglé le problème ?
- Il n'y a pas de problème.
Il se retourna et me gifla.
- Tu as été distrait, idiot. Il y a une personne que tu as oubliée.
Non…
Qui a-t-il piégé ?
- Pardonnez-moi, Aizen-sama… mais je ne vois pas...
- Un jeune homme en sait trop, il a failli aller à la police.
- Pardonnez-moi, Aizen-sama.
La porte ouvrit, deux hommes tenaient un garçon aux cheveux noirs qui se débattait.
- LÂCHEZ-MOI OU JE VOUS JURE QUE VOUS ALLEZ EN CHIER !
- Hanatarou, m'étonnais-je.
Pas lui.
Non.
- Tu vois ? Je crois que tu vas devoir t'en débarrasser.
Aizen prit son gun et le pointa vers Hanatarou qui se stoppa, me fixant, moi et mon maître.
- Batman-san… Que se passe-t-il ?
- Tu vas mourir, dis-je simplement, sans émotion.
Sauf si je trouve un moyen de te sauver.
Il ne dit rien, me suppliant du regard.
Je réfléchis.
Je ne peux pas te réconforter.
Mais je le veux tellement.
- Tu ne t'opposes pas à ma décision, cuarto ?
Il faut que j'essaye ça.
C'est sa seule chance.
- Si vous voulez le tuer, faites-le, affirmais-je en tournant le dos à Hanatarou. Mais vous perdrez un fraccion de qualité.
- Vraiment ? Demanda Aizen.
- Il est capable de se défendre, il est mince et est tout à fait votre type. Je crois vraiment qu'il vous plaira.
- Tu as sûrement raison.
Aizen baissa son arme et s'approcha du plus jeune.
- M'offres-tu ton corps en échange de ta vie ?
Dis oui… Sauve ta peau.
- Non, cracha Hanatarou.
- M'offres-tu ton corps contre la vie de tes amis ?
Le gamin le regarda, choqué.
Il ne te laisse plus le choix.
Il a envie de toi.
- D'accord, murmura-t-il en baissant la tête.
Aizen se releva.
- Prépare-le à la suite, cuarto et amène-le-moi.
- Bien, Aizen-sama.
Aizen monta les escaliers qui menaient à un petit bureau. Je passais des menottes à Hanatarou, je le fis s'asseoir un peu plus loin, contre le mur. Je sortis mon Ipod.
- Choisis ta chanson préférée.
- Pourquoi ?
- Obéis.
Hanatarou chipota à l'appareil.
Nightwish. Amaranth
- Tu fais un très bon choix.
C'était aussi ma chanson.
Celle que j'écoutais en boucle pour me préparer à chacune des horreurs de cette vie.
- À quoi ça va servir ?
- À oublier la douleur. Car à présent, tu es un fraccion d'Aizen-sama. Tu dois répondre à tous ses désirs.
- Tu es un espada et pourtant…
- Le cuarto espada est son bras droit, il est le fraccion d'Aizen-sama le plus haut gradé. Je dois lui rendre les mêmes services que toi et encore plus. Tu n'as qu'une mission… Encaisser les humeurs d'Aizen-sama ou tu mourras.
- Je préfère mourir…
Moi aussi…
Mais nous allons protéger ceux qu'on aime.
- Ils périront avant toi dans ce cas. Maintenant, écoutes la musique et oublies tout ce qu'il va se passer.
- Ça va faire mal ?
- Oui. Tu auras peut-être la chance d'avoir … ton sang pour huiler…
Il parut encore plus effrayé.
C'est tellement abominable.
Pourquoi ai-je dit ça ?
Il ne pourra pas supporter.
- C'est pour cela que tu dois oublier la douleur et je ne connais qu'un seul moyen : passer en boucle ta musique préférée.
- Tu as toujours aussi mal ?
Je dois Mentir !
- Moi, c'est différent. Je le veux vraiment. Je désire Aizen-sama alors je supporte mieux que les autres. Tu auras sans nul doute plus mal que moi. Je vais demander qu'il t'endorme complètement, c'est ce qu'il y a de mieux pour ta première fois.
Il le faut.
- Je ne me souviendrais de rien ?
- Non…
- Je ne veux pas… Je veux savoir ce qu'on m'a fait ! Paniqua-t-il, des larmes coulant sur ses joues.
- Il ne vaut mieux pas que tu t'en souviennes.
- Non… Batman-san, empêchez-le de m'endormir, je veux que vous le surveilliez…
- Je serai là… je vous regarderai, j'assiste toujours Aizen-sama. Je me débarrasse de ceux qui ne lui plaisent pas, je prends le relais, cela dépend.
- Vous me promettez qu'il ne va pas m'endormir?
- Promis, mentis-je.
Le plus jeune se détendit.
- Tu n'es pas jaloux ?
- Je ne suis là que pour faire plaisir à Aizen-sama. Je ferai tout pour lui. Maintenant, tais-toi et écoute cette musique.
Hanatarou mit les écouteurs, en lançant la musique et ferma les yeux, des larmes coulant sur ses joues.
Oui, c'est ça.
Un soldat approcha et me donna une seringue. Je plantai l'aiguille dans son épaule. Le petit ouvrit grand les yeux.
- Pourquoi ? Réussit-il à articuler.
- Tu me remercieras.
Le garçon s'évanouit, ses paupières se fermant. Je me levais et le mis sur mon épaule comme un sac. Le quinta s'approcha furieux.
- PUTAIN ! TU LUI AVAIS PROMIS !
- Je lui ai promis qu'Aizen-sama ne l'endormirait pas, je n'ai jamais dit que je ne le ferai pas.
- QU'EST-CE QUE TU FOUS ? C'EST DU VIOL ! Hurla-t-il.
- Et alors ?
- C'EST HONTEUX.
Tu crois que je ne le sais pas, crétin ?
- Tu n'imagines pas combien je lui rends service.
- VRAIMENT ? C'EST JUSTE DE PASSER À LA CASSEROLE AINSI !
- Tu veux vraiment te souvenir de ta première fois avec Aizen ? Crachai-je.
L'espada se stoppa, me fixant.
- Que dis-tu ?
- Moi, je ferai n'importe quoi pour oublier son visage… son regard… si fier, si heureux, si dominant… Je voudrais oublier la douleur.
Oh oui…
Je voudrais tellement tout effacer.
- Mais tu as dit…
- Voudrais-tu aussi oublier ?
- Oui, bien sûr !
- Je lui offre ceci.
- Pourquoi ?
- Car j'aurais voulu que quelqu'un veille sur moi… autre qu'Aizen-sama.
Je voudrais que Ken-kun me prenne contre lui.
Je soupirais, regardant la porte d'en-haut.
- C'est sa décision, je la respecte. Pour se vendre pour sauver les autres, il faut du courage… beaucoup de courage… Je vais juste faire en sorte qu'il souffre le moins possible.
Je grimpais avec mon colis sur mon épaule. J'ouvris la porte et le déposai dans un coin. Aizen se retourna enfin.
- Pourquoi est-il endormi ?
- Je me suis dit que ça faciliterait les choses.
Il me gifla.
- Je ne veux pas de lui endormi, bordel.
Il me poussa sur la table brutalement.
- Je vais m'occuper de toi à la place. Déshabille-toi.
J'obéis, mes mains tremblaient légèrement.
Il est furieux.
Ça sera encore plus douloureux.
Mais je savais.
C'est ce que j'avais prévu depuis le début.
Il m'attrapa par les cheveux, soulevant un peu mon corps avant de me balancer sur la table.
Je sentis un bâillon sur ma bouche.
- Il est censé dormir le petit, si tu cris, ça n'ira pas. Et je n'ai pas envi de me retenir pour que tu gardes le silence.
Il passa des liens sur mes poignets et les serra, entaillant ma peau.
Je fermais les yeux, prêt à endurer la douleur.
Pourquoi ça ne serait pas douloureux ?
C'est toujours douloureux.
Je sentis son corps derrière le mien.
J'aurais bien voulu crier pour évacuer la honte, la souffrance qui me transperça.
Malgré mes efforts pour ne pas bouger, mes membres ne m'obéissaient plus. Mon corps voulait s'éloigner de la douleur, y échapper.
Je l'entendis rire.
Je ne peux pas…
Je ne peux pas lui donner son plaisir.
Je fermais les yeux, me tendais au maximum.
La peur m'empêchait de me détendre.
Je laissais des larmes couler sur mes joues.
Il faut que ça s'arrête.
Je le veux tellement.
.
Combien de temps s'est-il passé ?
Je ne sais pas…
Je ne veux pas savoir.
Je sentis juste son corps s'éloigner du mien alors que je m'effondrais au sol.
- Amène-le aux autres et fais gaffe à lui… Il pourrait m'être utile un jour.
Il se rhabilla en partie, ouvrant la porte. Je me dépêchais de faire de même et pris Hanatarou contre moi.
Il est le seul ami que j'ai vraiment.
Avec Yachiru.
Mais elle est tellement innocente et forte.
Elle comprend sans comprendre tout.
Hanatarou est différent…
Il a la maturité de tout comprendre.
Comme les autres adultes.
Je descendis et filais dans le couloir.
- Mettez-les-moi dans la salle d'à côté, entendis-je Aizen dire.
Je sentis la présence des autres derrière moi. Je poussais une porte en tapant violement dedans et déposais Hanatarou sur un matelas. Je m'assis à ses côtés, tapant sur sa joue alors qu'on installait les autres.
- Allez, debout. Je sais que tu es réveillé.
Hanatarou ouvrit lentement les yeux en gémissant.
- Pourquoi n'ai-je pas mal ?
- Je t'ai donné de la morphine, mentis-je habillement.
- Pourquoi j'ai vu ça ?
Il m'a vu ?
- Car Aizen-sama le voulait.
- C'était choquant… Comment peut-il…
- Car il le peut… il le fait car il le peut…
- Je veux savoir ce qu'il m'est arrivé… Je ne peux pas… ne pas savoir…
- Il t'est arrivé ce qu'il t'est arrivé. Ne demande rien.
- Cuarto ? M'appela Aizen en apparaissant. Tu avais raison… La prochaine fois, je le veux réveiller.
- Pourquoi ? Réagis-je.
- Parce que je veux voir ses yeux remplis de douleur, de honte… ça te rappelle sûrement quelqu'un, n'est-ce pas ?
- Je pense.
- Tu vas rester ici et l'empêcher de se suicider.
- Il ne va pas se suicider.
- Moi, je le ferai, surtout après ça. Tu viendras quand je t'appellerai dans la voiture.
- Bien, Aizen-sama.
Le maître partit. Le quinta arriva avec une assiette.
- Je pensais qu'il aurait faim.
- Il a besoin de force.
Jamais je n'avais vu ainsi Hanatarou.
Je pris l'assiette.
- Hey ? Hanatarou, il faut que tu prennes des forces.
- Non.
Hanatarou se retourna pour ne pas me voir. Je soupirais.
- Arrête d'en faire une montagne. Ce n'est quasi-rien. Tu dois survivre !
Le petit ne répondit pas.
- Alors ? Demanda Nnoitra.
- Je vais rester ici et insister. Surveille les alentours.
- Cuarto, tu es sûr que tout va bien ?
- Je vais bien.
Pour la deuxième fois dans ma vie, je vis le sourire de Nnoitra tomber.
Il veut me parler sérieusement.
- Dis-moi ce qu'il se passe.
- Aizen-sama a des projets pour ces personnes.
- Quel genre de projets ?
- Exactement les mêmes que ceux que tu as un jour découvert pour Neliel.
- Non, s'épouvanta-t-il. Cuarto…
- Que veux-tu ?
- Ça va juste finir dans un bain de sang !
- Je sais. Mais Aizen-sama prend les décisions.
- ON VA TOUS SE FAIRE TUER SUR CETTE PUTAIN DE PLANÈTE. Gueula le quinta en partant.
Je ris.
Beaucoup plus sensible qu'il ne veut le montrer, ce quinta.
Je m'allongeais contre Hanatarou, le prenant contre moi.
- Tu as le droit de pleurer, tu peux me parler.
- Je peux avoir de la musique ?
- Bien sûr.
Je lui donnais l'ipod qu'il s'empressa de mettre, fermant les yeux, se collant encore plus à moi.
Il est complètement brisé.
C'est ma faute.
Tout est de ma faute.
Si je n'avais jamais existé.
Si je n'avais pas eu envie de vivre…
Tout cela ne serait jamais passé.
Je vous protégerai tous…
Jusqu'à mon dernier souffle.
C'est promis.
.
.
Quelques heures plus tard, Aizen apparut.
- Cuarto !
Je sursautai, rapprochant Hanatarou instinctivement de moi.
- Que fais-tu ?
- Je protège un fraccion.
Je me levais, alors que le regard furieux d'Aizen se tourna vers Kenpachi.
Que vas-tu faire ?
- Kenpachi, ton visage me dit vraiment quelque chose. On se serrait déjà rencontré ?
Un garde tira sur son bâillon.
- Vous avez tué mes parents.
- Tes parents ?
- Hagi Zaraki et Saya Hina.
Aizen parut heureux, fier de son crime.
- Oh oui. Tout à fait juste. Je te voulais pour que tu sois un fraccion. Mais tu n'es jamais arrivé…
Il sembla songeur.
Il comprend ce que j'ai fait…
- Alors comment sais-tu que je les ai tués ? Personne ne pouvait me soupçonner à moins de m'avoir vu…
Il se retourna vers moi.
- Je crois que tu me dois une explication, cuarto.
- Je crois que non.
Il me gifla violement, faisant baisser ma tête. J'osais lever les yeux vers Aizen.
- Tu étais dehors, tu devais m'amener le petit dés que possible.
- Vous savez parfaitement ce qu'il s'est passé.
Le brun me plaqua contre le mur, me soulevant par le cou. Je n'arrivais presque plus à respirer.
- Tu as désobéi à un ordre direct.
- Oui.
Je regardais légèrement Kenpachi : Il savait.
Il savait que je lui ai sauvé la vie.
- Tu as des comptes à me rendre. Je croyais qu'après t'avoir envoyé dans le zoo, ta phase rebelle était finie.
- Elle… n'avait… fait…. que commencer.
Aizen me lâcha.
- Viens avec moi et obéis, il n'y a pas de négociations possibles.
- Bien.
Nnoitra arriva, je me stoppais à ses côtés.
- Tu sais ce que je vais te demander.
- Je vais le faire.
- Merci.
Je suivis Aizen jusqu'à la salle au-dessus.
- Déshabille-toi, je n'ai pas envie d'attendre.
Il retira sa veste.
- Tu es sourd ?
- Non.
- Alors qu'attends-tu ? Je suis furieux, j'ai besoin de me défouler.
Je soupirais en ouvrant ma veste.
- Dépêche-toi.
Je levais mes yeux vers lui, il me gifla.
- T'ai-je autorisé à lever les yeux ?
- Non.
- Alors obéis.
Je soupirais à nouveau et me dénudais entièrement. Je sentis ses mains sur moi, je me raidis.
- Gémis pour moi.
- Je ne peux pas.
Il me poussa contre le sol. Il sortit son zanpakuto.
- Je vais te torturer, ton sang va couler.
Sa lame glissa sur mon torse, je me retins d'hurler.
- Oh oui, tu va crier, cuarto !
.
Quelques heures plus tard, il lâcha mon corps au sol.
- Tu es de moins en moins amusant.
Je tentais de me relever mais j'ouvris un peu plus mes plaies. Je vis des armes.
Je peux le faire.
Je peux les sauver !
Je me levais et commençais à me rhabiller.
- Tu retournes avec eux.
Il fila. J'en profitais pour prendre toutes les munitions et les deux armes.
Je m'habillais et pus revenir dans la salle, me soutenant sur le mur. Nnoitra me rattrapa et m'aida à m'assoir prés d'Hanatarou. Je fermais les yeux et sifflais de douleur.
- Que s'est-il passé ? Demanda Nnoitra.
- Laisse tomber, personne ne peut me faire parler…
Nnoitra arracha un pan de mon pantalon, révélant ma jambe cassée.
- TA PUTAIN DE JAMBE EST EN MILLE MORCEAU ! QUE S'EST-IL PASSÉ ?
- À ton avis, quinta…
- Tu ne boitais pas car il te prenait violement… Il ne baisait pas avec toi, il te torturait…
- Il faisait les deux, crétin !
J'osais lever mon regard vers Kenpachi, faisant tomber mon masque.
Je ne pouvais plus continuer ainsi.
Je vais mourir maintenant.
- J'avais presque douze ans quand c'est arrivé. J'étais jeune dans l'espada et Aizen cherchait un ancien espada qui avait réussi à fuir… Il avait été mon sensei en kendo… J'étais donc le mieux placé pour découvrir sa cachette.
Je lâchais un gémissement de douleur en bougeant un peu.
- Il était devenu un inspecteur de police et avait une petite maison. Je me suis rendu chez lui, portant mon casque de nouvel espada. Quand on a suffisamment tué pour combler Aizen, on n'est plus obligé de le porter. Le mien voilait mon visage et mon crâne. Il avait deux cornes.
Son regard montra qu'il comprenait ma révélation.
- On s'est battu violement, il a voulu me convaincre de fuir avec lui et son disciple… Je crois que tu as compris de qui je parle, Kenpachi.
Il se raidit.
- Mon sensei…
- J'ai tué de sang froid ton sensei, Kenpachi et j'ai aussi voulu te tuer. Mais j'ai vu quelque chose en toi qui m'a fait arrêter… Dans tes yeux… J'ai vu que j'étais devenu le mal lui-même… Alors j'ai arrêté mon geste et j'ai épargné ta vie une deuxième fois.
- Pourquoi tu me dis tout ça ?
- Parce que… tu as le droit de savoir…
Je me levais, je crachais un peu de sang, la douleur m'empêchant de rester droit.
- Tu l'aurais su… si tu avais lu TOUT ce que j'ai écrit… Tu n'as aucune idée de ce que j'ai réellement fait. Tu n'as aucun droit de me juger.
Je dégainais mon pistolet et le pointais sur lui.
Comment a-t-il pu me haïr alors que je le protégeais ?
Comment a-t-il oublié tous ses moments ensemble, rien que lui et moi ?
Combien me suis-je soumis à lui malgré mes convictions et ma peur?
Comment j'ai repoussé toutes mes limites pour ses beaux yeux ?
Je me suis offert à lui.
Si j'ai le cœur brisé, c'est sa faute.
Et il n'a même pas pu lire un PUTAIN de journal en entier.
Il ne veut pas me connaitre.
Il est lâche…
Je suis peut-être un monstre…
Mais lui aussi il a une part monstrueuse en lui.
- J'ai tellement envie de te tuer… Tu n'es qu'un lâche… Me juger sans être capable de tout lire en moi… Tu ne t'intéresses qu'à la première chose que tu vois sans tenter de comprendre plus loin… Et tu oses te dire disciple de Riku-sama ? TU DEVRAIS AVOIR HONTE ! Cet homme n'avait que du bon en lui.
Mais je ne peux pas lui reprocher de me détester.
Je suis le monstre.
Je suis le serviteur du diable.
Même si je ne le veux pas.
Je le suis.
Je suis le monstre qui aime trop cet homme.
Je baissais mon arme et dégainais l'autre. J'arrachais ma veste, montrant mes blessures qui saignaient abondamment. Hanatarou se leva pour me soutenir.
Il est mon ami.
Mon seul ami.
Je l'attrapais.
- Il ne t'a pas touché, je t'ai amené endormi car j'étais sûr qu'il ne te voudrait pas ainsi, murmurai-je dans son oreille.
- Est-ce vrai ? Il ne m'a rien fait ?
- Oui, je ne te mentirai pas là-dessus. Aizen ne t'a pas touché…
- Merci, Batman-san.
Je souris.
Il me fera toujours confiance, quoique je sois.
- Dis-moi, Nnoitra, 55 gardes, 2 espadas et Aizen… faisable avec 60 balles ?
- Tu ne pourras pas, c'est juste impossible… Tu es seul, ils vont te plomber…
- Mais je suis capable de tenir le temps d'une diversion, non ?
- Ulquiorra…
- Le signal habituel !
Je filais, abattant deux gardes, je courus dans le couloir.
Je vais mourir.
Je le sais et alors.
On meurt tous un jour.
Je regardais la salle lorsque deux mains m'attrapèrent dans le dos.
- Que crois-tu faire avec ses deux fusils ? Retentit la voix d'Aizen dans mon oreille.
Je tirais sur tous les gardes, en rafale. Je sentis un objet me traverser l'épaule.
- Tu croyais que je vais te laisser tuer tous mes gardes ?
J'allai hurler mais sa main se mit sur ma bouche, il tourna sa lame dans mon épaule.
Tout devint noir.
.
Moi : Je suppose que les tentatives de meurtres vont commencer maintenant…
Une troupe de fans arrivent avec des fourches et des torches.
Fans : TUER L'AUTEUR SADIQUE !
L'auteur fuit.
Moi : Non, vous ne pouvez pas faire ça sinon vous n'aurez pas la suite !
Tous les fans partent en boudant.
Moi : OUF, sauvée.
Ulquiorra : T'y crois, toi ?
Moi : OH, Ulquiorra, je suis désolée pour les scènes.
Ulquiorra s'écroule en pleurant.
Ulquiorra : T'aurais pas pu montrer les gentilles princesses à Aizen ? ? Non, il a fallu que tu l'aides à trouver des idées encore bien pires, et après qui souffre ? Hein ? C'est moi !
L'auteur fait un câlin à Ulquiorra.
Moi : Je suis désolée mais les lecteurs et lectrices aiment ça ! Relis le doux mot de Sidney… C'est magnifique comment il ressent les choses, et c'est ta douleur qui l'inspire.
Ulquiorra : C'est vrai que les lecteurs sont toujours gentils, ils me souhaitent une happy end.
Moi : Et oui ! Même si ils trouvent cool que tu souffres maintenant, ils veulent une happy end.
Ulquiorra : J'ai une idée, tu fais direct l'épilogue au prochain chapitre et du coup tout va bien !
Moi : Mais ils ne connaitront pas l'action.
Ulquiorra se lève.
Ulquiorra : Je vais tout leur dire maintenant comme ça on est tranquille.
L'auteur bondit sur Ulquiorra et le saucissonne.
Moi : Désolée pour cela, prochain épisode vendredi 7 janvier et en POV Kenpachi, nous reprenons l'histoire où nous l'avons laissée !
Please une review !
