Les personnages appartiennent à SM. Tous Humains.

Désolée pour le retard et voilà LE chapitre avec le secret... ^^ ça va sûrement vous déplaire ce qu'il se passe à la fin et encore plus au prochain chapitre mais ne vous inquiétez pas trop... Tout redeviendra comme avant d'ici quelques temps. =)

Bonne Lecture !


PDV Bella

J'étais dans la voiture avec Edward, on rentrait de chez les Cullen. Ma pseudo « conversation qui a failli tourner à la catastrophe pour moi » avec Esmée m'avait chamboulée. Je ne pipais mot depuis le début du trajet. Mais mes pensées étaient ailleurs : évidemment, mes souvenirs du jour où ma vie a changé du jour au lendemain me revinrent en mémoire…

***Flashback***

J'étais à Phoenix, en vacances. Alice était avec Josh dans le parc, ils parlaient shopping. Moi je me promenais dans le parc, Josh ,'était pas un ami, juste un camarade de classe qui s'était fait embauché par ma mère pour entretenir el jardin durant les vacances. Josh et Alice avaient tout de suite sympathisé. Moi… J'avais du mal avec les relations autour de moi, déjà qu'avec ma mère ce n'était pas forcément la joie… Seule Alice détenait le vrai moi, seule elle pouvait vraiment me voir telle que je suis.

-… petite Alice… La fille des parents qu'on a liquidé lorsqu'elle avait cinq ans… entendis-je parler derrière un arbre.

Je me cachais automatiquement derrière le buisson qui se trouvait à quelques pas de là. Deux hommes - l'un blond et l'autre roux - vêtus de noir avec un appareil photo dans les mains chacun, parlaient. Parlaient-ils d'Alice, de mon Alice ? Celle qui a été faite orpheline à l'âge de cinq ans et qui est ma cousine ?

- Ses parents étaient ceux qui fouillaient dans nos affaires, c'est ça ? demanda le roux.

- Oui c'est pour ça qu'il y a dix ans de cela ont les a liquidé. Ils ont mis la main sur une lourde affaire, ils savaient tout. Et comme la mère est la sœur d'un shérif…

- Shérif ou pas, vous avez bien fait de les tuer. Mais pourquoi poursuivre la petite Alice ? Elle ne sait rien n'est-ce pas ?

- Son oncle est toujours en contact avec elle. Il pourrait un jour décider de lui dévoiler quelques infos.

Le roux sembla réfléchir et lâcha :

- Mais que sait-il de nous ?

- Il sait que nous avons notre organisation. Il continue encore aujourd'hui d'enquêter sur nous. Il doit probablement savoir que nous nous appelons les « Volturi », et que Aro, Caïus et Marcus en sont à la tête. Que nous ne nous occupons pas d'affaires disons… saines et que nous avons commis plusieurs meurtres. Il a du faire le lien avec nous et le meurtre de sa sœur et de son beau-frère.

- Mais pourquoi le dirait-il à Alice ?

- On ne sait jamais, mais même s'il ne lui dit rien. Si Alice est comme sa mère, alors elle fouinera partout et trouvera forcément des pistes. Un jour, elle voudra connaître la vrai raison de la mort de ses parents. Elle croit pour l'instant qu'ils sont morts d'un accident de voiture.

- Et donc là, on nous as envoyé ici pour la surveiller durant ses vacances, prendre des photos d'elles pour en savoir plus sur elle et ramener tout ça à Aro. C'est ça ?

- Oui. Mais on va envoyer un gamin de son âge… Pour qu'il se rapproche d'elle ou… attends j'ai mieux. Il y a aussi la fille du shérif ! Isabella !

. J'étais restée bloquée, alors tout ça, ça avait un rapport avec moi ? C'était bien de ma cousine qu'on parlait ? Et de mon père ? Mais merde c'est quoi tout ça !

- Oui elle aussi faut qu'on la suive alors…

Je ne voulais pas en entendre plus et j'avais couru, couru aussi vite que je l'avais pu en tombant le moins possible, j'étais en pleurs, toute tremblante…

- Alice ! On y va ! On rentre à la maison !

- Quoi ?s'étaient écriés en même temps Josh et Alice.

- On y va, on n'a pas de temps à perdre, il faut que je te parle Alice.

- Mais qu'est-ce que tu as ? Pourquoi pleures-tu ? me demanda Josh.

Je les empoignai par les bras et commençai à courir.

Je ne leur parlais pas du trajet. Arrivés à la maison, je nous enfermai, nous barricadai dans la maison, fermai tous les rideaux…

- Tu vas nous dire ce qu'il se passe à la fin, Bella ? s'énervait Alice.

- Ça concerne la mort de tes parents Alice.

Choquée, elle s'était tue et s'était assise dans le canapé. Je lui racontais ce que je savais.

Josh était là lui aussi. Et depuis ce jour, il restait avec nous. Depuis ce jour, il était mon meilleur ami et ne m'avait jamais lâché. Ça nous avait rapprochés.

J'avais du rouvrir la porte pour laisser rentrer ma mère et Phil. On avait décidé de les laisser en dehors du secret. On allait faire notre enquête, parler à Charlie pour ça.

Josh avait fini son boulot et Alice rentrerait une semaine après seulement. Hors, nous n'avions pas le temps, nous devions en savoir plus sur le sujet. On avait alors supplié Renée d'inviter Charlie à passer une semaine de vacances ici. Refusant, Alice avait alors prétexté que ses parents lui manquaient trop, elle voulait rentrer et moi je voulais rester avec elle et cela me permettrai de voir Charlie. Je m'étais liée d'amitié avec Josh, mon père avait alors accepté qu'il vienne lui aussi à la maison.

Arrivés à Forks, Nous avions fouillé la maison de mon père de fond en comble.

- Bella… Je crois que j'ai le dossier. Josh me regardait avec inquiétude.

Alice, pour ne pas éveiller les soupçons chez Charlie, avait réellement du retourner chez elle. Je l'appelai parfois, n'ayant pas de réelles infos à lui donner. Donc, Josh et moi restions seuls tous les jours à fouiller la maison et à émettre des hypothèses quand à l'affaire des parents d'Alice.

- Bella… dit Josh, la voix tremblotante, en train de regarder brièvement le dossier qu'il tenait entre les mains. Ils… ne sont… pas morts.

J'accourais vers Josh lui prenant violement le dossier des mains. Une lettre s'y trouvait adressée aux parents d'Alice, un certain 21 juin… Je regardais l'année, éberluée : Alice avait 10 ans cette année là. Lorsqu'elle avait dix ans, ils n'étaient pas morts.

Mr & Mme Brandon

Je tenais à vous dire qu'Alice est bien protégée, les Cullen sont des gens formidables et s'occupent bien d'elle. Je tiens à part les malfaiteurs que nous connaissons, loin d'elle. Charlie continue d'enquêter aussi mais n'aboutit à rien de concret je crois. Je sais que vous l'avez quittée pour la préserver et la tenir loin de tous ces secrets concernant les Volturi. Mais ne croyez-vous pas qu'un jour elle souhaitera la vérité ?Et vous, ne voulez-vous pas la revoir votre petite Alice ? Il est vrai que la mettre dans le secret serai un terrible danger pour elle et elle risquerait la mort. Mais ne pourriez-vous pas vous faire passer pour d'autre gens et avoir tout de même un contact avec elle ?

Si vous voulez bien le tenter, je peux si vous voulez, dégager le terrain et faire en sorte que vous la voyiez tranquillement, sans que quelqu'un ne vous retrouve ou vous reconnaisse. Je sais que vous êtes fortement recherché par Aro, suite à sa tentative de meurtre envers vous il y a de cela cinq ans. Je sais aussi que vous avez réussi à éliminer quatre Volturi. Voir Alice serait donc plus aisé !

Mais j'aimerai en savoir plus sur vous aussi… si ce n'est pas indiscret. Comment vous êtes-vous retrouvés entraînés dans toute cette affaire ? Je veux dire… Comment cela a-t-il commencé pour que vous soyez poussés à chercher plus loin dans une mystérieuse affaire et ainsi découvrir l'existence des Volturi ? J'aimerai simplement savoir d'où tout cela est venu pour connaître la raison du pourquoi je dois protéger votre famille, pourquoi vous avez du quitter Alice si tôt afin de la protéger, pourquoi vous vous êtes fait passés pour morts, pourquoi vous vous cachez depuis bientôt cinq ans maintenant, pourquoi vous continuez à chercher dans les affaires des Volturi…

Ne serait-ce pas plus simple pour tout le monde que vous sortiez de tout ce foutoir, que vous disiez toute la vérité à Charlie, et qu'en tant que shérif il prévienne les autorités et arrête l'organisation Volturi ?

Répondez, j'en ai besoin. Je vous en prie.

Amicalement,

Mme Wate.

Mme Wate ? Alice m'avait dit que c'était une prof d'arts plastiques ! Alors comme ça, Alice était protégée… Des Volturi. Ces malfaiteurs. Qui commettaient des meurtres et s'emmêlaient dans des affaires plus sordides les unes que les autres… Et ses parents les fuyaient tout en ayant un contact avec Mme Wate qui avait elle-même des contacts avec mon père et Alice ! Toute cette histoire me tournait la tête… Moi aussi, j'étais comme Mme Wate, j'avais besoin de savoir où tout ça allait m'emmener.

- Qu'est-ce qu'on fait, Bella ? me ramena Josh à la réalité.

- Alice ne doit pas savoir, imagine comment elle réagirait de savoir tout ça ! Les Cullen devineraient qu'il se trame quelque chose et Alice ne peut rien leur dire de tout ça ! Nous ne sommes même pas censés être au courant !

- Alors on fait notre enquête tous les deux ?

- C'est mieux comme ça, oui.

Il nous restait alors quatre jours. Le soir même nous avions fait des recherches sur Mme Wate. Quitte à lui parler de toutes nos découvertes, nous le ferions, c'était plus sûr qu'avec Charlie… Et elle en savait largement plus.

A présent, nous savions où la trouver. Elle habitait dans une maison loin de la ville et pas trop loin de chez les Cullen - Evidemment !

- Bonjour, que puis-je pour vous les enfants ? nous accueillit une dame, la quarantaine, fine, les cheveux longs et blonds aux yeux verts.

- Nous avons besoin d'en savoir plus à propos du meurtre des parents d'Alice, Mme Wate, attaquai-je.

Elle nous regarda avec des yeux ronds, effrayée. Elle nous fit signe d'entrer.

- De quoi êtes-vous au courant ?

- Euh… De l'organisation Volturi, que mon père sait certaines choses mais on ne sait pas quoi exactement. Que les parents d'Alice ne sont d'ailleurs pas morts. Qu'ils l'ont quittée pour préserver Alice. Que vous la protégez….

- Ok Stop. Comment avez-vous découvert tout ça ?

- Vous n'avez pas répondu à ma requête.

- Je vous dirais ce que vous devez savoir si vous me dîtes comment vous avez su tout ça.

Je réfléchis.

- Charlie a simplement mal planqué le dossier chez lui, mal planqué pour des fouineurs comme nous, répondit à ma place Josh.

- Et vous qui êtes-vous ? demanda la femme à Josh.

- Josh Reece. Le meilleur ami de Bella et un très bon ami d'Alice. Et vous ?

- Elizabeth Wate. Protectrice de la famille Brandon/Cullen. Je vous dévoile quelques… infos mais sachez que ce n'est pas pour vous, vous n'étiez pas censés être au courant et Alice ne doit rien savoir de tout ça, compris ? A moins que… Est-elle au courant de quelque chose ?

- Elle sait que ses parents ont été liquidés quand elle avait cinq ans, par les Volturi, elle ne sait pas que c'était une tentative et que ça n'a aboutit à rien. Elle sait qu'elle est suivie et traquée, comme moi, dis-je.

- D'accord. En effet ils ne sont pas morts, mais cela a tellement mis en rogne Aro qu'il a décidé de dire à tout le monde qu'ils étaient morts mais que en revanche plus tard il s'en prendrait à Alice.

- Comment tout cela a-t-il commencé ? questionna Josh, rappelant la même question qu'Elizabeth avait posé aux parents d'Alice cinq ans auparavant.

- Mr Brandon était écrivain, donc un chercheur, un fouineur. Il a fait des recherches pour voir si un vrai Aro Volturi existait et il est tombé sur la compagnie… Il a entreprit des recherches plus approfondies sur cette mystérieuse organisation. Il a entraîné sa femme avec lui. Pendant deux ans ils ont été espions en quelque sorte. Ils sont entrés par effraction chez les Volturi un bon nombre de fois et ont pris connaissance des meurtres alors commis par ces malfaiteurs.

Mais un soir, ils se sont fait prendre par Marcus Volturi, un des trois frères qui dirigent l'organisation. Depuis Aro a cherché à les tuer pour qu'aucune information les concernant ne filtre. Les Brandon ne disaient rien de tout ça pour protéger Alice car Aro avait plusieurs fois stipulé des menaces sur Alice.

Aro a cru tenir le bon bout un soir, ils les a attaqués. Mais ils s'en sont sortis. Ils m'ont amenée Alice, endormie, chez moi et m'ont expliqué le strict minimum de ce que je devais savoir sur eux. Pas grand-chose à vrai dire mais au fur et à mesure des années qui passent j'en ai appris beaucoup plus. Ils sont partis pour ne plus revenir.

J'ai du amener Alice aux services sociaux. Je leur ai expliqué que j'avais retrouvée Alice qui courait dehors dans la rue, toute seule et que quand j'étais partie pour la ramener chez elle, ses parents n'étaient plus là. Ton père, Bella, était là et était en pleurs d'apprendre tout ça. Sa sœur avait disparu ! Depuis ce jour il a enquêté comme un malade sur tout ça. Le dossier que vous avez vu doit être les seules choses qu'il sait. D'ailleurs il est venu me voir il y a quelques jours. Je ne sais pas pourquoi. Je sais juste qu'il m'a demandé… Oh ! Oh non ! C'est lui qui a une lettre que j'avais adressée à Mr et Mme Brandon le 21 juin 2002 ? C'est ça ? C'est comme ça que vous en savez beaucoup à propos de moi, non ?

- Oui, Elizabeth, c'est comme ça.

- Je savais qu'elle n'avait pas disparue comme ça… Alors ton père doit se poser des tas de questions sur moi aussi.

- Là n'est pas la question, continuez votre histoire.

Elle prit une grande inspiration et déblatéra tout ce qu'elle savait :

- Depuis le jour où ils ont quitté Forks, j'ai été chargé de surveiller Alice. De protéger comme je le pouvais ses parents. Ils n'ont jamais arrêtés de m'envoyer des lettres pour avoir de ses nouvelles. Alice était tout l'or qu'ils avaient, vous savez… Et depuis ce jour aussi, Aro a tenté de les retrouver. Mais ils changeait toujours d'endroit. De vrai nomades !

- Mais comment faisiez-vous pour communiquer dans ce cas ?demanda Josh.

- Ils prévoyaient tout, ils prévoyaient quand et où ils seront à tel ou tel endroit et me le faisait savoir.

- Comme Alice, elle est aussi fouineuse et perfectionniste et organisatrice… lâchais-je en soupirant.

- Oui, seulement j'essayes de me faire la plus petite possible aussi. Car il me semble qu'il y a deux semaines, lorsque les parents d'Alice sont venus me voir…

- QUOI ? Ils sont venus ici ?

- Oui, je les avais prévenus qu'Alice serait à Phoenix et que donc personne des Volturi ne trainerait aux alentours. Sauf que j'ai eu tort, j'ai vu quelqu'un et depuis je pense que c'est cette même personne qui m'envoie des post-it de menaces.

- On vous traque aussi ?

- Oui, c'est pour cela que je vous ai fait entrer, je ne voulais pas que quelqu'un nous surprenne à parler dehors, tu es déjà un peu traquée Bella.

- Pourquoi donc ?

- Parce que tu es proche d'Alice, tu es sa cousine. Et il y a quelques jours, il parait que tu aurait surpris une conversation entre deux agents des Volturi.

- Comment le savez-vous ?

- J'ai mes sources, mais tu n'as pas été discrète, vous vous êtes enfermés dans ta maison et…

- On connaît la suite. Donc il savent que je cherche aussi des infos sur eux ?

- Oui. C'est le jeu traqueur traqué en fait.

Un silence s'était installé et Mme Wate s'était levée pour nous proposer des gâteaux.

Le lendemain même, nous nous étions donnés rendez-vous à la Push, sur une falaise pour ne pas être vus de tous.

Or, Elle était arrivée avant nous et quelqu'un était avec elle. Josh et moi nous étions cachés pour écouter.

- Tu en sais trop, beaucoup trop. Je vais te supprimer et ce sera mieux pour tout le monde. Et j'espère que tu n'as pas mis la petite Swan au courant. Quoique, qu'elle soit au courant ou pas, on la supprimeras un jour ou l'autre…

- Elle n'est au courant de rien. J'ai dissuader les petits de tout savoir. Je leur est simplement dit que Mr Brandon était un écrivain et qu'ils étaient tombés sur de fausses pistes puisque cela concernait l'histoire qu'il inventait peu de temps avant sa mort.

Elle était bonne menteuse.

- Tant mieux, ça lui laisse du temps pour découvrir que tout ça était vrai. Maintenant passons aux choses sérieuses.

- NOOOON ! m'étais-je écriée en me levant et en sortant de ma cachette.

Josh était resté planqué et n'avait pas fait de bruit. Il sortait déjà son portable, sûrement pour appeler mon père, le shérif.

- Tiens tiens, la petite Swan.

Je reconnaissais là le mec blond qui avait parlé avec le roux le jour où tout a commencé.

- Lâchez cette arme, dis-je, revêche.

Il tenait une arme, pointée sur Elizabeth qui était déjà au bord de la falaise. Soit elle sautait et se tuait, soit il la tuait par un coup de feu.

- Cours, Bella, haleta Elizabeth.

- Non, ne t'en va pas ma petite… Approche… disait le blond.

- Non. Lâchez cette arme, répétai-je.

Il eut un rictus mauvais, se retourna vers Mme Wate et tira. La balle la toucha en plein cœur. Elle tomba en arrière, dans le vide.

J'avais crié et puis j'étais restée stupéfiée. Il riait.

Mais beaucoup moins quand il entendit la police arriver. Il s'enfuit dans la forêt après m'avoir dit :

- Nous deux c'est loin d'être terminé. Ça vient à peine de commencer, tu m'entends ? D'ici deux ans et deux mois jour pour jour, tu auras 17 ans et deux mois, on viendra te chercher. Et on te liquideras. Comme elle, comme les parents d'Alice.

Moi je n'avais pas bougé. Josh avait accouru vers moi pour m'enlacer et me rassurer que c'était bien fini. Sauf que c'était loin d'être fini.

Et maintenant, nous étions exactement deux ans, 1 mois et 14 jours après le jour de la mort d'Elizabeth.

***Fin du Flashback***

- Y a un problème, Bella ? me ramena Edward à la réalité.

Si tu savais…

- Non. Pourquoi ?

Peine perdue, je ne pourrais jamais mentir à Edward. Je ne savais pas depuis combien de temps nous nous étions arrêtés devant chez moi. Je portais enfin mon regard sur Edward. Son regard était inquiet : évidemment je pleurais. Mes souvenirs n'étaient pas des plus joyeux.

- Juste parce que tu pleures. Et que je sais pas pourquoi parce qu'on a passé une super soirée alors je vois pas ce qu'il peut te faire pleurer…

- Ne t'inquiètes pas pour moi. Ça va passer : ça m'arrive des fois, de pleurer comme ça. Je suis émotive c'est tout. Un peu trop.

Il me regardait : choqué.

- C'est tout ? Bella tu te fous de moi ? Y a pas une demi-heure t'étais souriante et là une fois que t'es seule avec moi tu pleures ? Mais merde j'ai fait quelque chose de mal ?

- Non ! Ne crois pas ça ! Non, franchement laisse-tomber… C'est rien j'te dis. Oublie tout ça. Viens, on rentre.

- Non. Dis-moi. C'est moi ? Qu'est-ce qu'il se passe Bella ? Ou alors c'est… Vous avez parlé de quoi avec ma mère ?

Bingo Edward. Je voulus sortir de la voiture mais sa main attrapa mon poignet pour me retenir.

- Bella. Je ne supporte pas ça. Dis-moi. S'il te plaît… me supplia-t-il.

Je soufflai.

- Arrêtes Edward…

Mes larmes coulaient, sans que je l'eus voulut. Edward porta sa main à ma joue pour me les essuyer.

- Non. J'ai besoin de savoir Bella… J'aime pas te voir comme ça. Dis-moi…

- NON ! m'emportai-je.

Il retira sa main. Cette absence se fit ressentir sur ma joue et cela me brûlait. Pourquoi m'étais-je emporter comme ça ? Parce que je ne supportais pas de cacher ce secret à Edward et que je voulais tenir encore le peu de temps qu'il nous restait pour être heureuse avec lui. Je ne voulais pas me disputer avec lui maintenant, je gâcherais tout. Tout était de ma faute.

- Pourquoi ? Pourquoi Bella ? Pourquoi pleures-tu et refuses-tu de m'en dire la raison ?

Et puis après tout : ce n'était qu'une question de jours. Maintenant ou dans quelques jours : cela ne changerai rien, je serai obligée de le quitter. A l'instar des parents d'Alice envers Alice, il fallait que je le protège. Je partirais rejoindre mon père en Italie et resterait loin des Cullen.

Je ne répondis pas.

- Bella. Arrêtes au moins de pleurer alors.

- Non.

- Quoi ?

- Non. Ecoute-moi bien Edward.

Son air devînt vite incompréhensible. Je me haïssais pour ce que j'allais faire. C'est pour ça que mes larmes ne se tarissaient pas. Je le regardais dans les yeux. Ses yeux.

Ses beaux yeux. Si verts. Mon océan de vert sans lequel je ne pouvais plus vivre. Et pourtant il allait falloir.

Je le dévisageai :

Son visage. Me manquerait-il autant que je l'imaginais ou plus encore ?

Ses cheveux. Ne les retoucherais-je jamais ?

Ses lèvres. Ne les réentendrais-je plus me dire « je t'aime » ? Ne les sentirais-je plus sur mon corps ? Bouger à l'unisson des miennes ?

Pouvais-je réellement faire ça ? Etais-je vraiment capable de le quitter comme ça ? Sans explication ?

Car c'était sûr je ne pouvais pas lui dire. J'allais lui faire du mal. Me faire du mal par la même occasion.

Je l'aimais tellement. Et j'étais un être indigne, infâme, pathétique. Je devais le quitter, rien que pour sa sécurité, qu'il ne me revoit plus jamais. Je ne le valais pas. Il valait tellement plus, méritait tellement plus que moi, que quelqu'un comme moi.

Il était l'ange, j'étais le démon. Lui, l'être parfait. Moi l'infâme petite traînée briseuse de cœur la plus imparfaite qui soit.

Vivre loin de lui me paraissait invivable. Vivre sans lui était comme vivre sans oxygène.

Ce ne serait même pas « vivre » qu'il faudrait : survivre serait le bon mot. Je ne voulais d'ailleurs pas y survivre. Quitte à faire les choses bien : autant disparaître totalement.

Je continuais de le dévisager.

- Je t'écoute, souffla-t-il, comme proche des larmes. Se doutait-il de ce que j'allais faire ?

Il appréhendait ce que j'allais lui annoncer. Et j'étais pétrifiée. Clouée sur place à le dévisager. Mes mots étaient coincés dans ma gorge.

Je ne pouvais pas. Pas maintenant.

- Je t'aime, lâchai-je tout à trac.

Il poussa un énorme soupir de soulagement. Je baissai les yeux : il avait compris que ce n'était pas ce que je m'apprêtais à lui dire mais que j'avais changé d'avis au dernier moment.

- Mais je veux être seule ce soir mon amour.

Il me regarda, attristé.

Il me prit dans ses bras. Je me laissai faire. Il m'embrassa dans le cou : moi la mâchoire.

Je ne peux vivre sans lui.

- Tu es sûre, Bella ? J'acquiesçai. D'accord, accepta-t-il visiblement bouleversé par ce qui venait de se passer. Je t'aime mon cœur. Si tu as besoin de moi je suis là tu sais.

- Oui, chuchotai-je.

J'étais horrible. J'avais été sur le point de le quitter et lui continuait de m'aimer !

Je sortais rapidement de la voiture sans l'embrasser. Il allait falloir qu'il s'habitue à ça…

Je ne me retournais pas. J'ouvrais calmement la porte, la refermais et m'adossais à celle-ci. Je me laissai glisser contre la porte en pleurant, écoutant le bruit du moteur de la Volvo s'éloigner.


Voilà ! Alors comme je l'ai dit plus haut, la suite ne vas pas forcément vous plaire mais les Cullen vont finir par être au courant du secret et tout redeviendra comme avant ! =)

Petite info : Bella a du tout dire à Charlie quand il est arrivé sur la falaise et qu'il l'a trouvée le jour où Elizabeth est morte. Et c'est pour cette raison qu'il a décidé d'aller en Italie pour meiux enquêter sur les Volturi, et les tenir loin de Bella, le délai s'amenuisant... ^^ Voilà.

Reviews ?

Bisous.

J.