Disclaimer : aucun des personnages de Supernatural ne m'appartient.
ATTENTION : WINCEST ! Scène de sexe (hétéro et homo, si ça vous gêne, passez ce chapitre...).


Il est convenu que nous retournerions à la maison. J'y serais certainement plus à même de trouver des informations utiles pour la suite. De son côté, Bobby se renseigne aussi. A nous deux, on ne peut pas ne pas trouver une solution. Mille cinq cents kilomètres dans la journée, on se relaie au volant pour aller plus vite. A notre arrivée à la maison, on est tellement fatigués par la route qu'on se contente d'une douche et d'un repas surgelé avant de se mettre au lit. Jenny a eu la bonne idée de passer déposer quelques bricoles dans le frigo. Cette fille-là est un ange.
Le lendemain matin, je me lève de bonne heure. Les bonne habitudes ne doivent pas se perdre. Elles sont plus faciles à perdre qu'à prendre, contrairement aux mauvaises… Après presque un mois d'absence, le potager a bien besoin d'un bon désherbage. Jenny est bien sûr venue chercher les fruits et les légumes, comme elle le fait quand je pars plusieurs jours de suite. Bon, oui, elle vient aussi quand je suis là. Après un peu de ménage nécessaire, je me lance dans le ramassage du produits de mes plantations. La terre fertile a donné en abondance. J'attrape mon panier à compartiments et sors gaiement de la maison. L'été est plus que bien installé, on n'est pas près d'en voir la fin, et de beaux jours se profilent à l'horizon. Cette partie de l'Ohio est fréquemment sujette à l'été indien, donc, on n'a pas fini d'avoir chaud… Mais la présence du lac Erié est un gage de fraîcheur bienvenue pendant les périodes de fortes chaleurs.

J'adore le parfum des fruits et des légumes tout juste sortis de terre. Je suis à genoux au milieu des fraisiers, l'air vif et chaud me fait un bien fou, j'en oublie tout le reste, à part Sam. Sam… Et je me vois à genoux dans la terre, avec dix ans de plus, souriant avec bienveillance aux enfants qui courent autour de moi, riant, jouant sur la balançoire de l'arbre qui domine le lac, Sam revenant victorieux d'une chasse qui m'enlace par surprise. Et les enfants qui se précipitent vers lui en appelant « Papa ! ». Cette vision me suffoque. Les larmes me montent aux yeux, puis roulent sur mes joues. Je ne cherche même pas à les retenir, j'ai bien conscience que ce n'est qu'un rêve. Cette vie-là n'est qu'une illusion. Nos vies, à tous les deux, ne seront jamais faites que de violence et de larmes. L'amour ne peut pas y avoir sa place, à moins de prendre le risque de perdre l'autre subitement et de se réveiller seul un beau matin en ayant tout perdu. Je ne le supporterai pas, pas une seconde fois. Ma famille, d'abord. Je ravale rageusement mes sanglots, et reprend mon labeur. Je n'ai pas le droit de prendre un tel risque, mais je compte bien prendre du bon temps…

L'apparition des deux frères un peu plus tard dans la matinée amena à grand peine un sourire sur son visage. Ils la rejoignirent, leur café à la main, et s'installèrent dans l'herbe pour la regarder travailler en plaisantant sur le plaisir de « voir une femme au boulot » avant de la retrouver au milieu des plants pour lui venir en aide. Ils arrangèrent les treillages qui penchaient, désherbèrent le potager et les massifs de fleurs. A la fin de la journée, le travail qui aurait du prendre plusieurs jours à la jeune femme était achevé. Le soleil terminait sa course quand ils s'installèrent pour dîner sur la terrasse, profitant du temps clément qui les maintint jusque tard dans la soirée à contempler le ciel qui s'illuminait d'étoiles.

A l'heure du coucher, j'offre à Sam de venir me rejoindre avec Dean dans ma chambre. Je voudrais me réconcilier avec eux… J'ai aussi une surprise. Mais je ne la leur montrerai qu'au dernier moment. J'ai déjà testé cette petite merveille avec d'autres, et c'était très chouette, mais là… J'attends avec impatience de voir ce que ça pourra bien donner.

Sam alla trouver son frère dans sa chambre. Un peu embarrassé, il lui expliqua que Déborah avait suggéré qu'ils pourraient aller lui souhaiter bonne nuit tous les deux… Sa brosse à dents dans la bouche, Dean le regarda avec des yeux ronds. Même s'il avait du mal à le reconnaître, l'idée ne lui déplaisait de recommencer leurs jeux à trois. Pourtant, il décida de faire durer le suspens, en répondant qu'il était fatigué.
Un peu dépité, son cadet opina et repartit en direction de la chambre convoitée après s'être brossé les dents lui aussi.

Quand il ouvrit la porte, la pièce était plongée dans le noir. Déborah lui demanda de s'installer au pied du lit, et s'étonna qu'il soit seul.
- Il a dit qu'il était fatigué…
- Dommage pour lui… Il ne sait pas ce qu'il rate…
Un froissement de tissu résonna doucement tandis qu'il s'asseyait sur le lit, comme elle le désirait.
- Ha bon… Pourquoi donc ?
- Pour ça...
Une lumière tamisée s'éleva du sol, dans un coin de la pièce, éclairant une silhouette féminine sans visage à cet instant. La chaine hifi entonna « It Had to be You ». Le chasseur commençait vraiment à penser qu'en effet, son frère manquait quelque chose quand les hanches de la jeune femme ondulèrent au rythme de la musique jazzy. La porte s'entrouvrit pour laisser le passage à Dean, qui arriva juste à temps pour voir la chasseuse s'avancer vers eux dans une tenue inhabituelle. Chapeau à plume, corset, talons et bas coutures, sur une jupe longue fendue haut sur la cuisse, gants, elle se lança dans une séance d'effeuillage qui les laissa pantois.
Elle fit durer le plaisir en s'approchant d'eux juste assez pour les laisser effleurer son corps, mais reculait en souriant dès qu'ils se montraient un peu trop insistants. Il fallut près de dix minutes et quelques chansons pour qu'elle se décide enfin à les rejoindre. Tous ses vêtements étaient à terre, elle ne portait plus que sa culotte et le corset qui lui enserrait la taille et masquait encore sa poitrine. Dean eut le privilège de le délacer. Elle le maintint d'une main, taquine, et joua avec leurs nerfs en faisant mine de le laisser tomber, avant de le retenir au dernier moment.

Dean fut forcé d'admettre qu'il n'avait jamais autant désiré une femme. A part Cassie, peut-être. Quant à Sam, il était totalement subjugué par l'art qu'elle déployait. Elle leur semblait si proche et inaccessible… Elle mit fin à leur calvaire en s'agenouillant sur le lit pour passer entre eux, avec un déhanché qui les acheva. Ils la suivirent sur le couvre-lit en satin rouge qu'elle avait disposé pour l'occasion et ils se disputèrent un instant l'honneur de l'embrasser en premier, ce qui fit sourire la chasseuse. Elle régla la question en les attirant tous deux vers elle jusqu'à leurs visages se touchent. Là, elle entrouvrit ses lèvres vermillons pour venir à la rencontre de leurs bouches. Les deux hommes hésitèrent un instant avant de répondre, mais Sam ferma les yeux et baisa les lèvres qui s'offraient à lui. Dans ce mouvement, il frôla celles de Dean qui fut tenté de reculer. Mais la jeune femme lui tenait le menton d'une main de fer, alors il se laissa aller. Après quelques secondes, sa langue se mêlait à celles de ses compagnons.

J'ai décidé de leur faire un show dont ils se rappelleront longtemps. Sam m'informe que Dean est fatigué. Je suis un peu déçue, mais tant pis. Je me lance donc dans un strip-tease façon burlesque quand Dean se faufile. Ce que je fais les laisse tout simplement scotchés, à en croire leurs yeux. Je me déhanche langoureusement, je lance des œillades, et je me déshabille en cadence. Ni trop vite, ni trop lentement. Des vieux titres des 50's tournent pour me donner la mesure, je prends tout mon temps pour bien les aguicher. Je les veux fous de désir pour moi.
Il semblerait que j'ai réussi mon coup. Je suis à genoux sur le lit, les pieds écartés de façon à m'asseoir entre mes mollets. Dean et Sam veulent savoir qui m'embrassera le premier. Ni l'un ni l'autre. J'en ai décidé ainsi, je les veux tous les deux. Je les oblige à se rapprocher de moi jusqu'à ce qu'ils ne puissent faire autrement que de m'embrasser en même temps. Dean est réticent quelques secondes, mais quand je pointe ma langue pour lui caresser les lèvres, il capitule. C'est un triple baiser qui est échangé. Trois langues qui se touchent. Je frémis de plaisir à l'idée de ce qui va se passer ensuite. Je passe les mains sur leurs poitrines pour commencer à les déshabiller. Sam se coule derrière moi, le nez dans mon cou, il m'embrasse et tend ses bras par-dessus les miens pour déboutonner la chemise de Dean. Je le laisse faire, je m'attaque directement au pantalon, en frottant mes fesses contre lui.

Sam passa derrière la chasseuse pour l'embrasser dans le cou. Sur une impulsion soudaine, il entreprit de déboutonner la chemise de Dean. Celui-ci faillit reculer une nouvelle fois. Mais il se raisonna. Rapidement, il se trouva délesté de son pantalon, libérant par la même occasion une érection qui commençait à se faire douloureuse à force de compression. Derrière Déborah, Sam aussi était très à l'étroit dans son jean, d'autant plus que la jeune femme continuait de rouler des hanches contre lui. L'aîné rendit la politesse à son frère en passant à son tour derrière lui. Pris en sandwich entre la jeune femme et lui, il ferma les yeux en soupirant. La fermeture éclair de son jean s'ouvrît et une bouche chaude s'empara immédiatement de lui. Le souffle court, il passa une main dans les cheveux bruns, pendant que l'autre allait se perdre sur la nuque de son frère qui lui mordillait le cou. Il gémît. Ce qu'ils faisaient était anormal. C'était son frère, tout de même, mais l'onde de sensualité qui le traversa lui fit oublier ce détail…

La musique continue à tourner, sensuelle et langoureuse. Je délivre Dean de ses fringues et je me tourne vers Amant numéro Un. Le temps que je manœuvre, son frère est arrivé dans son dos et commence à lui rendre la monnaie de sa pièce en faisant sauter les boutons. Je ne sais pas où ça va se finir, mais je gage que ça va être du genre « chaud cacao »… Sam n'a plus moyen de se tirer, il est coincé entre son frère et moi… J'ai presque du mal à ouvrir son jean tellement il est tendu… Enfin, j'y arrive et à peine ai-je réussi que je me mets en devoir de lui infliger une fellation dont il se souviendra. Aussitôt, sa main se cale dans mes cheveux et il lâche une espèce de soupir que je lui connais pas. Toute à ma tâche, je lève quand même les yeux. Surprise ! Les mains de Dean sont posées sur son torse et il le caresse… Non, il l'embrasse carrément !

Appuyé contre le buste de son frère, Sam se laissait totalement aller, quand deux mains masculines glissèrent sur sa poitrine pour lui agacer les mamelons. Stupéfié, il tourna la tête et rencontra la bouche de Dean. Ce dernier lui passa la main sur la joue pour l'empêcher de se détourner et lui effleura les lèvres de sa langue. Vaincu, le cadet abdiqua et ouvrit le passage à cette langue qu'il connaissait et désirait depuis si longtemps. Partagé entre toutes ces sensations, il frissonna et son mouvement l'amena contre le bas-ventre de son frère où il sentit la bosse qui déformait le tissu. Sans réfléchir, il passa une main dans son dos pour l'abaisser. Dean sursauta quand ses doigts se refermèrent sur lui. Il baissa la tête et vit le regard de la jeune femme levé vers eux. Un regard avide, qui lui demandait clairement d'aller plus loin. Une pulsion l'envahît. Il allait le faire. Briser le tabou.
Dean lâcha la bouche de son cadet pour se débarrasser de son sous-vêtement qui le gênait. Déborah se redressa et empoigna d'une main la chevelure de Sam pour l'embrasser à pleine bouche, tandis que l'autre main continuait ses caresses. L'aîné s'agenouilla sur le bord du lit pour revenir vers eux. La chasseuse se tourna vers lui, les pupilles complèment dilatées. Sam la vit s'avancer doucement, à quatre pattes, pour le rejoindre. Il fixa son attention sur la croupe qui tanguait devant lui et tendit la main pour la caresser. La jeune femme se stoppa net. Elle tourna la tête en se cambrant, les yeux pleins de désir. Sam l'attrapa tendrement par les hanches pour l'attirer vers lui. Elle recula, tout en regardant Dean pour lui demander d'avancer aussi. Terriblement excité, il obtempéra et coinça la jeune femme entre eux. Sa culotte fut prestement arrachée, Déborah jetée sur le dos pour laisser ses amants la caresser à leur guise.

Je continue de sucer Sam, mais je regarde en l'air pour voir ce qu'il se passe. Voir ces deux hommes s'embrasser aussi passionnément… C'est de la folie. C'est quelque chose qui couve en eux depuis longtemps. Trop longtemps. Ils se désirent. Je le sens. Et à cause des conventions sociales, des histoires de religion et tout un tas d'autres connerires de ce genre, ils n'ont jamais osé… Pourtant, je ne vois pas où est le problème. Leur amour est pur, sincère et désintéressé. J'aimerai qu'ils puissent se l'avouer et passer aux actes.
Dean descend du lit pour finir de se déshabiller. J'en profite pour rouler une pelle d'enfer à Sam, mais sans arrêter de le caresser. Sa queue est dure dans ma main, raide, gonflée. Un vrai délice… Amant numéro Deux rapplique. Je me laisse tomber sur mes mains et je vais à sa rencontre. Sam me retient par les hanches pour me tirer vers lui. J'ai envie de le sentir en moi, mais je n'ai pas encore fini. Je n'ai pas tout dévoilé… Je me retrouve prise en sandwich à mon tour. Ils se pressent contre moi, quatre mains d'hommes sur mon corps, deux bouches affamées qui me dévorent de baisers un peu partout… Dean m'arrache ma culotte d'un geste assuré. Ça me fait mouiller. Ils sont dangereux à leur façon. Dans la chasse, ils sont très bons, mais au lit, ils sont encore meilleurs…

Sam me bouscule, je finis sur le dos, enfouie sous mes amants qui me caressent partout à la fois entre deux baisers. Ils posent chacun une main sur mes genoux, et ils m'écartent les cuisses. C'est à la fois gênant et excitant. Je leur demande une pause. Il faut que je la réclame encore trois fois avant qu'ils n'accèdent à ma demande. Je suis déjà en nage, le cœur battant, à bout de souffle, et ce n'est que le début… J'actionne un petit bouton derrière la tête de lit. Un léger vrombissement leur fait lever la tête…

Les yeux rivés sur le plafond au dessus du lit, les deux hommes découvrirent leurs reflets avec une stupéfaction souriante. Dean se fendit d'un large sourire en regardant la jeune femme qui lui retourna une œillade langoureuse.
- On va pouvoir se regarder en pleine action… Ça vous plait, comme installation ?...
- Surprenant, mais pas mal, je dois l'avouer… En fait, t'es une sacrée coquine…
Sam se contenta de hocher la tête. Il voyait très bien l'usage qu'ils allaient pouvoir en faire. La jeune femme tendit à nouveau la main. Un autre rideau se ferma, laissant apparaitre un autre miroir, incliné, qui surplombait la tête du lit.
- Comme ça, celui qui est au dessus voit aussi… susurra la chasseuse d'une voix enrouée.
- Et si on testait ça, hein ? proposa Sam en se postant entre ses cuisses.
Elle n'eut pas le temps de répondre qu'il était déjà penché sur elle. Il aimait le goût de son corps, il le lapait à petits coups de langue comme un nectar. Il joua avec le bouton de chair enflé, ce qui arracha un croassement de délectation à sa victime. Dean s'était allongé à côté d'elle, il attendait patiemment son tour, tout en lui caressant les seins et le ventre, sa bouche sur la sienne.

Sam resta un moment dans cette position, laissant à son frère et à leur compagne une vue imprenable sur son dos et ses fesses. Les mains dans ses cheveux, la jeune femme ondulait sous ses coups de langue experts, les yeux arrimés au miroir au dessus d'elle. Quand il se releva enfin, elle avait les joues rouges, le souffle haché et les yeux humides, et Dean se dépêcha d'aller le remplacer. Sam se pencha pour embrasser sa compagne qui couina dans sa bouche quand son frère introduisit deux doigts en elle. La main gauche de la chasseuse passa entre sa hanche et lui pour venir le caresser. Il la sentit se crisper dans une première vague de plaisir. Sa main était fraîche, elle le soulagea momentanément, mais pas longtemps, car Dean remontait déjà sur eux. Il attrapa son frère par le cou et l'embrassa.

C'est dingue comment un simple miroir peut faire toute la différence. Sam s'empresse d'essayer. Je confirme : mon idée était excellente. Dean et moi le regardons pendant qu'il me fait une gâterie. Je vois sa tête entre mes cuisses en même temps que sa langue me fouille, je vois Dean qui me caresse… Bonjour les sensations ! C'est vraiment excitant de voir son corps comme ça… Je suis trempée, dans tous les sens du terme, et près de jouir… Sam se redresse, j'étais si près de prendre mon pied ! Mais Dean se substitue à lui en quelques secondes à peine. Lui, il y met carrément les doigts. Whaou ! C'est vraiment… je ne trouve plus les mots. Sam m'embrasse, il a mon goût sur les lèvres. Je gémis tellement c'est bon, je descends une main pour entretenir son érection… et Dean me fait jouir… Le temps que je revienne, il est déjà à moitié couché sur moi et il est en train de rouler une pelle à son frère… Ouais, je vais les aider à faire ce qu'ils rêvent de faire depuis si longtemps sans oser…

Sam n'eut aucune hésitation quand la langue de son frère passa dans sa bouche. Il répondit fougueusement à ce baiser. Ils avaient tous deux le goût de la jeune femme sur leurs lèvres. Il entreprit de nettoyer conscienceusement toute trace de ce fluide du bout de la langue. Dean se laissa faire. Il savait qu'il ne devrait pas, que c'était tabou. Qu'aurait pensé leur père s'il avait appris ça ? Mais la langue de Sam qui descendait dans son cou eut raison de ses réticences. La jeune femme faufila sa main entre eux et s'empara du membre de Dean. Elle le caressa un instant, avant que son frère ne le pousse sur le lit. Allongé sur le dos, comme Déborah quelques minutes plus tôt, il se laissa faire.
Ses deux amants descendirent lentement sur son torse, dans une chorégraphie qu'il aurait pu croire prévue en laissant un sillon de braises sur sa peau. Sam agissait à l'instinct, suivant la jeune femme qui le guidait, lentement mais inexorablement, vers la perdition.

Elle était arrivée à destination. Les yeux dans les yeux avec Sam, elle glissa d'abord ses doigts pour redresser la verge tendue, puis elle y passa la langue de bas en haut. Elle lécha le gland distendu, savourant les premières perles de plaisir de son amant, puis elle le coula lentement dans sa bouche sans lâcher le regard de son vis-à-vis. Dean soupira sous la caresse experte. Les yeux fermés, il se laissa flotter dans l'océan de sensations exquises que lui procurait cette bouche. Un fraîcheur subite et aussitôt, la douce chaleur d'une gorge accueillante. Ce ne fut qu'en sentant la chasseuse remonter sur sa poitrine qu'il se fit la remarque qu'elle ne pouvait pas être à deux endroits à la fois. Saisi par le doute, il regarda dans le miroir au dessus du lit. Mais il n'eut pas le loisir de parler. Déborah le bâillonna de ses lèvres, pendant que son frère s'activait plus bas. Le chasseur resta donc allongé, les yeux grands ouverts, à contempler le miroir par-dessus le visage qui l'empêchait de s'exprimer. Il était fasciné par la dextérité dont Sam faisait preuve. Son cadet était franchement hardi. Dean sentait ses dents frôler les parties les plus délicates, sa langue qui dansait sur son gland… Il lui passa une main tremblante dans les cheveux, heureux de pouvoir enfin laisser libre court à ce désir si longtemps, trop longtemps, refoulé. Il continua de regarder le grand corps musclé bouger au rythme de sa succion, même après que la jeune femme ait lâché sa bouche pour redescendre sur sa poitrine.

Dean est en train d'embrasser son frère à pleine bouche. C'est surprenant de voir à quel point ils ont l'air d'apprécier. Je trouve ça excitant et vaguement dérangeant, mais leur désir est tel que même si je le voulais, je ne pourrais pas les arrêter. Je me sens un peu mise de côté… Ils sont face à face, à genoux, toujours s'embrassant à perdre haleine… Ça n'est pas toujours pas suffisant… Ce baiser n'est qu'une première étape. Je glisse la main entre eux pour caresser Dean. Encore plus raide… S'il n'aime pas ce que lui fait son frère, je veux bien être pendue ! Sam le bascule pour l'allonger sur le couvre-lit. Il ne résiste pas… Parfait. Sam et moi entreprenons une longue et amoureuse découverte de son corps. On est en phase, on se complète. Dean a le souffle haché, il est presque crispé. Je vois sa main agripper le tissu, il le serre si fort que ses jointures blanchisssent… Moi, ça m'encourage, je sens son excitation monter à mesure que nous descendons.
Sam et moi nous trouvons enfin là où je voulais qu'il soit. Je le regarde droit dans les yeux pour bien lui montrer ce que je fais, parce qu'après, nous le savons tous les deux, c'est lui qui va s'y coller. Je lèche la queue de Dean pour commencer, puis je la prends entre mes lèvres. Je commence à monter et descendre, je joue avec ma langue, mes dents, mes lèvres, ma main qui la maintient pour m'en faciliter l'accès… Sam a le regard fou. Il crève d'envie de me remplacer… Dean lâche une plainte de plaisir. J'abandonne ma proie et je regarde Sam s'en emparer. Déesse toute puissante ! Il n'attendait donc que cette occasion ? Il ferme les yeux de bonheur en suçant ce membre gonflé. Une larme coule sur sa joue… Hé bien… Il est doué. Très doué... pour ça aussi. Je repars à l'assaut de la poitrine de Dean. Je lui caresse les mamelons tout en me dépêchant d'atteindre sa bouche. Je ne veux pas qu'il gâche ce moment. Alors je l'embrasse pour qu'il se taise. Je jette quand même un œil dans le miroir à la tête du lit. Mon ventre se contracte. Sam s'en donne à cœur joie et Dean le regarde avec des étoiles dans les yeux…

Dean observait son frère, la main crispée dans sa chevelure. Sam était comblé. Il avait finalement obtenu ce qu'il désirait si ardemment. Son frère. Son grand frère bien aimé se donnait enfin à lui. Il redoubla d'efforts pour le satisfaire et ne s'arrêta que parce que son aîné l'empoigna par la nuque pour le ramener vers sa bouche. Un nouveau baiser passionné unît les deux hommes. Puis Sam sembla se souvenir qu'ils n'étaient pas seuls. Avec un sourire lascif, il attrapa la jeune femme et l'allongea. Puis il s'étendit sur elle, en appui sur ses bras tendus, sitôt qu'il eut enfilé un préservatif qu'elle avait disposé à cette fin sur la table de chevet. Dean sourît tendrement en voyant où son frère voulait en venir en ne lui laissant aucun accès au corps féminin qu'il dissimulait sciemment.
La chasseuse se tendit brutalement avec un gémissement sonore quand son amant la pénétra. Dean fît ce qu'on attendait de lui. Il savait au fond de lui que c'était folie et péché, mais le corps de son frère l'attirait comme un aimant. Il se plaça derrière lui et posa doucement sa main sur la hanche qui commençait déjà à se mouvoir pour percer le corps de leur compagne. A ce contact, Sam se cambra pour offrir le passage à son amant. Avec délicatesse, Dean s'engagea. Son frère soupira en sentant la virilité de son aîné s'enfoncer en lui. C'était l'aboutissement logique de leur vie, il fallait que cela arrive. Pourquoi attendre plus longtemps ? L'un et l'autre savaient qu'ils n'avaient espéré que ça depuis des années, même s'ils n'en avaient pas eu conscience. Dean commença à bouger avec précaution. La réaction de son partenaire fut instantanée : il se tourna pour s'accaparer sa bouche dans un baiser brûlant.

Dean doit être parti bien loin dans le plaisir, parce que je vois son beau visage se contracter sous l'effort qu'il fait pour ne pas craquer. Ouais, Sam est vraiment doué. Son frère le fait remonter en le tenant par le cou et il lui re-roule encore un patin… Je suis dans la position de la voyeuse, et ça me plait, même si j'apprécierai un peu d'attention de leur part. Ils se regardent, leurs yeux brillent. Ils sont beaux… Déesse toute puissante, ils sont beaux à tirer des larmes à une statue, quand ils se regardent comme ça. Tout l'amour qui les unit, toutes ces choses qui passent entre eux dans ce regard, ils se redécouvrent… Ils auront beau me dire qu'ils m'aiment, jamais ils ne me regarderont comme ça… Il s'en faut de peu que je ne fonde en larmes. Soudain, Sam semble se rappeler que j'existe. Il était temps… Il me sourit avec un air de béatitude qui m'aurait fait rire dans un autre moment. Là, je vois le soulagement qu'il ressent, l'amour qu'il porte à son frère. J'en suis presque jalouse…
Il me pousse gentiment pour que je m'allonge et dès qu'il a passé une capote, il se met au dessus de moi. Il est grand, musclé, chaud comme la braise… Je regarde le miroir au dessus de nous. Je vois ses muscles rouler sous sa peau, la courbe de ses fesses qui se creusent quand il entre en moi. C'est si bon de le sentir enfin… Je sais ce qui va se passer, puisque Sam empêche Dean d'accéder à moi… Alors je garde les yeux fixés sur ce miroir. Amant numéro Deux avance lentement et se positionne. Je le vois se présenter à l'entrée de son frère… et Sam lâche une lamentation que j'identifie comme celle du contentement. Il a l'air heureux. Dean aussi. Dans le reflet, je peux observer les deux hommes. Dès que l'aîné commence à remuer, l'autre se retourne et l'embrasse à pleine bouche. Je vois leurs langues se caresser. Sam passe une main dans le cou de son frère en gémissant contre sa bouche. C'est un assentiment. Il en veut plus… et moi aussi.

Sam accentua légèrement la courbe de ses reins pour demander à son frère de bouger davantage. Devant l'absence de réaction, il lâcha la bouche qu'il fouillait de sa langue et murmura :
- Plus fort, Dean… s'il te plait…
- T'es sûr ?
Sam se mordit la lèvre en hochant la tête, les yeux clos. Il se sentait enfin complet. Le corps de Déborah sous le sien, celui de Dean au dessus… Bientôt, la chasseuse fut soumise au même rythme que celui de Sam. Dean dirigeait leur trio, c'était lui décidait. Sam était penché sur la chasseuse, il subissait les assauts de son frère avec des gémissements de plaisir à chaque coup de reins. Sous lui, Déborah continuait d'observer le spectacle. Les mains sur les larges épaules pour le guider, l'aîné des Winchester sentait le fourreau de chair onduler autour de sa verge. L'étroitesse de ce goulet menaçait de lui faire perdre la tête à tout instant. Il voulait faire durer la chose, il attendait ce moment depuis trop longtemps pour le gaspiller en quelques minutes. Il résista de son mieux mais il arriva à bout de ses limites et il préféra se retirer avant d'être arrivé aux dernières extrêmités. Sam lui jeta un regard angoissé. Pourquoi avait-il arrêté ?
- A ce rythme là, c'est fini dans moins de cinq minutes… avoua-t-il.
Sam lui sourît avec bienveillance. Il continua tout de même de bouger entre les cuisses de la chasseuse, lentement, pour la garder sur le petit nuage qu'elle semblait avoir élu pour domicile momentané. Dean s'allongea un moment à leurs côtés et observa le plafond. Oui, le miroir était un très bonne idée. De sa place, il avait pu croiser le regard humide et égaré de la jeune femme, comme il avait pu observer ses propres mouvements. C'était troublant de se voir en pleine action… mais diablement affriolant.

Après quelques minutes de pause qui lui permirent de récupérer, Dean demanda à Sam de s'allonger sur le flanc avec leur compagne. Aussitôt dit, aussitôt fait. Déborah dut lever la jambe pour que Sam puisse la pénétrer à nouveau, mais il l'aida en la maintenant. Dean se glissa derrière lui et trouva sans peine l'entrée de son plaisir. Il passa tout de même son bras sous leurs deux têtes pour caresser le sein de la jeune femme. Une main sur la hanche de son frère, il imprima le rythme de leur luxure à ses amants. La voix de Déborah s'éleva bientôt, rapidement suivie par celle de Sam. Celle de Dean fit chorus quand il perdit toute modération. Il se mit à bouger impétueusement, les ongles enfoncés dans la fesse de son frère qu'il avait agrippée pour se faciliter le passage. Sam geignait du plaisir de sentir ce tison ardent et tant convoité lui fouailler les entrailles autant que de sentir la chair humide de sa compagne se contracter en rythme autour de lui. Dean lui mordillait tendrement la nuque. Il sursauta quand son frère serra les dents pour retenir le cri qui montait dans sa gorge. L'instant d'après, il sentit une douce brûlure monter en lui, tandis que lui-même déversait sa jouissance dans le corps raidi de la chasseuse.

Sam bouge différemment… Il va moins profond. C'est agréable… Comme il très généreusement pourvu, lui aussi, je le sens caresser ce point à l'intérieur de moi qui me donne tant de plaisir. Il demande à son frère d'y aller plus fort… Dean est un grand frère attentionné, il veut faire plaisir. Alors, il se met à bouger plus vite et plus fort. Du coup, par répercussion, j'en prends aussi pour mon grade. Je ne peux pas détacher mon regard de ce satané miroir. Ça me rend complètement dingue de les voir comme ça… Sam se couche presque sur moi, il couine de satisfaction à chaque mouvement de son frère. Je ne sais pas combien de temps ça dure, mais c'est une éternité passée en un clin d'œil. Dean s'allonge à côté de moi, Sam panique le temps qu'il lui explique… Ce n'est que ça… L'avantage d'être une femme, c'est qu'on a le droit à plusieurs orgasmes, nous… Ça compense pas tout le reste, mais c'est toujours ça de pris.

Sam continue de me faire l'amour, Dean profite de la vue puis il nous agence autrement. Je me retrouve sur le côté, le genou dans la main de Sam qui me tient pour me prendre à nouveau. Dean s'installe derrière nous, sa main atteint mon sein qu'il caresse et c'est reparti. Sauf que cette fois, on voit tous les trois ce qui se passe dans le miroir… Je ne sais pas si c'est ça qui déboussole Dean, mais il se met brusquement à tamponner son frère et moi avec. Je risque un œil en haut… Et c'est le coup de grâce pour moi. J'ai un long, très long et très violent orgasme. Je tremble, je suffoque, je me noie dans le plaisir. Une fois, puis deux… La main de Dean sur mon sein se crispe brutalement, ses ongles s'enfoncent, celle de Sam sous mon genou me serre à m'en péter la rotule… Perdue dans cet océan de jouissance, j'entends vaguement mes deux amants lâcher aussi un cri de délivrance qu'ils étouffent, Sam en me mordant dans le cou, Dean… Ma foi, je ne sais pas et je m'en fous un peu. Je plane totalement…

De longues minutes furent nécessaires aux chasseurs pour revenir à la réalité. Dean se pencha sur son frère pour l'embrasser rapidement, puis il en fit de même avec la jeune femme. Souriant, il quitta la pièce sans se retourner. Il avait besoin de calme… et d'une douche. Et pourquoi pas, d'une bière…
Déborah proposa à Sam de finir la nuit avec elle. Il accepta volontiers mais il voulait d'abord passer à la salle de bains. Il partit donc récupérer ses affaires dans sa chambre pendant que la jeune femme faisait un peu de rangement et un tour à la douche. A son retour, la lumière était éteinte. Il entrouvrit la porte doucement, tant pour savourer le moment qui allait suivre que pour ne pas risquer de la réveiller si elle dormait. Etendue sous l'édredon, sur le ventre, un bras pendant dans le vide, elle arborait un léger sourire. Cette attitude serra le cœur du chasseur. Sans la déranger, il prit place à côté d'elle, s'émerveillant de la voir si sereine. Il n'en revenait pas. Il avait partagé son frère…