Salut tout le monde ! ça fait un bail n'est-ce pas ? XD Bon... Déjà heu... Bientôt la saint Valentin ? *BAM* bon ok... Déjà désolée d'être aussi absente mais les cours me pompent toutes l'énergie et le temps... Je vais essayé de voir si je peux avoir plus de temps. Sinon... MA BETA M'A LACHEE ! OUAIN ! T^T Ma soeurette ! Pourquoi tant de haine ?! XD Non en fait, tout ça pour dire que les fautes d'orthographes seront nombreuses... XD Au fait, je dédie ce chapitre à ma très chère bêta car elle est enfin là ! L'explication de tout les tourments de Ciel ! XD J'espère que l'explication te plaira ma soeurette ! Bon sinon merci à tous de lire encore cette fiction ! et merci de me suivre ! :) Je vous souhaite une bonne lecture !

Alice L. Nightray: Non, non ce n'est pas terminé t'inquiète pas ! Je leurs réserve encore beaucoup de choses ! XD... Perverse ! XD

Lady lisa-chan: Hé hé ! Et c'est pas qu'une impression ma petite Lisa ! :) ... XD Seigneur ! To aussi tu serais devenue perverse ? XD Ah ça ça reste le plus grand mystère de l'histoire ! XD Exact ! Les deux ont perdu aussi un peu de leurs relation "intime". MDR ! Tu m'as tuée ! XD Bah ça tu verras ! XD Je préfère ne rien dire pour le moment ! XD En fait, Ayumu est d'un genre... Bizarre XD Un coup elle est gentille un coup elle est méchante comme Ayuri, sa soeur jumelle... XD Bref, les deux sont exceptionnellement bizarres ! XD Ah ben ça ! XD Sayuri est quelqu'un de très douce mais qui a quand même peur de trop se mêler des affaires des autres... D'où son comportement ! :p Merci ! (ah ben ça... C'est à toi d'essayer de comprendre ! XD)

Oh my hell: Merci très chère ! :) (oui je t'ai reconnue ! XD)

Bocchan-chan: Eh oui ! Mais qui a dis que la vie état facile aussi hein ?! XD Oui c'est vrai... Ciel il débarque et tout de suite les problèmes ! Le pauvre... XD Ouais... La vérité n'est pas souvent une bonne chose. Hé hé ! Ben oui, faut bien qu'ils souffrent ces deux-là ! XD Oui, en effet, c'est un fort manque de communication entre eux qui rends les choses si difficiles. Tu as tout à fait raison ! =)

coccinelle: Merci beaucoup ! =)

darkmoonlady: Merci ! ^^ J'avoue ! J'ai rendu la chose difficile entre eux ! XD

mangakadu14: XD Désolée ! Je suis longue à publier ! XD Hé hé ! Eh ben, ça tu verras dans la suite ! ^^ (prépare juste tes mouchoirs au cas où XD) Eh oui ! Le monde est remplie d'imbéciles mais on peut pas les en vouloir ! Ils sont si impulsifs ! XD AH AH ! ça vous le saurez un jour ! Tu comprendras ne t'inquiète pas ! Chaque chose a son temps ! ;) Eh oui ! Le voilà ce fameux chapitre ! Merci ^^


«Ce qui s'est passé dans l'épisode précédent:La vérité éclate au grand jour après une longue attente pour les deux jeunes hommes, Sebastian s'étant décidé à révéler la vérité à son servant qui fut choqué par cette révélation. Perdus dans les méandres de ses sentiments, le jeune Ciel s'enfuit, laissant son maître dans un choix qui lui semble impossible: Son amour ou protéger le garçon en s'éloignant.

Chapitre XXIV: J'ai besoin de toi maintenant... Pour ce nouveau départ

«Refaisons tous... Reprenons tout à zéro...»

Ciel était rentré à ses appartements après le départ précipité de Sayuri. Dès qu'il posa un pied dans l'appartement, le jeune alla se reposer sur le mur du salon avant de complètement s'écrouler. Tout avait changé, plus rien ne sera comme avant, Sebastian éprouvait des choses pour lui et sa situation ne faisait qu'empirer. Il remonta les jambes jusqu'à sa poitrine et laissa retomber sa tête dans le creux de ses genoux. Cela est si douloureux, une douleur insupportable au niveau de son cœur. Pourquoi a-t-il fallu que son aîné lui fasse sa déclaration ? Il ne comprenait plus rien, il n'avait pas besoin de ça en plus, étant donné qu'il avait déjà énormément de problèmes entre l'école et dans sa tête. Il laissa échapper un long soupir, le servant devait vraiment être pitoyable, se soucier de tout cela. Que devait-il faire maintenant ? Il avait blessé Sebastian, il était lui-même couvert de blessures dans son cœur, il en avait assez de ces nouveaux problèmes, il en avait assez d'essayer de comprendre. Son beau visage se crispa alors de tristesse et de désarroi, ce qu'il voulait... Il voulait simplement une vie normale, un quotidien normal, être seul et travailler pour avoir un diplôme puis finalement reprendre l'entreprise de son père. Mais alors pourquoi donc le destin était-il contre lui ? Avait-il fait quelque chose de mal ? Non, il n' avait rien fait qui mérite de telles choses. Alors pourquoi ? Inconsciemment, le petit Ciel laissa échapper une larme couler le long de ses joues, lui faisant rappeler que peu importe à quel point il tente de rester mature, il reste un enfant. Il se rappela alors des paroles de ses chères parents qui lui manquaient tellement, il aurait voulu rester comme il était avant sa rencontre avec le ténébreux. Il est vrai que maintenant qu'il réfléchissait, sa vie fut tourmentée par son stupide maître. Et il ose dire qu'il aime ? Cela est tellement stupide mais alors pourquoi ressentait-il ce sentiment ? Et puis, pourquoi fallait-il que ces mots sortent ? Il ne le voulait pas, ne disons pas qu'il regrettait, cela lui importait peu de savoir ce que ressentait le brun actuellement mais ne devait-il pas le remercier pour le sauver au lieu de dire de telles âneries ? Tellement de questions qui se défilèrent dans sa tête bien qu'il n'ait aucune réponses. Cela était frustrant, douloureux, énervant, stupide, il aurait tellement aimé... Que tout soit comme avant.


Sebastian se prépara rapidement, pouvant finalement partir au bout de trois jours à la plus grande surprise des docteurs. Il n'avait pas envie de rester une minute de plus dans cette chambre étouffante et puis surtout... Il était inquiet. Il se préoccupait de l'état de Ciel, cela faisait trois jours qu'il n'était pas venu. Est-ce que sa déclaration l'avait vraiment dégoûté ? Peut-être n'aurait-il pas dû agir ainsi... Cependant, l'enfant s'était montré obstiné, ne voulant pas lâcher le morceau. Il n'était pas complètement en tort n'est-ce pas ? Néanmoins, la vérité était toujours là, prête à lui faire ouvrir les yeux quoiqu'il arrive, plus rien ne sera comme avant depuis ses mots prononcés en ces jours... Non plus rien ne sera comme avant maintenant qu'il était vivant. Est-ce que Ciel va accepter cela aussi facilement ? Ces sentiments ? Ou va-t-il le laisser derrière ? Sans même s'en rendre compte, le ténébreux faillit déchirer sa chemise à cette pensée. Quelle stupidité... Au lieu de rester ici, il ferait mieux de se dépêcher de terminer ses préparatif et retrouver son servant qui ne cessait de lui manquer. Il soupira, il avait tellement envie de revoir sa petite frimousse mais il avait aussi peur... Cette peur de le revoir et de se faire rejeter, cela est pourtant si stupide, il ne devrait pourtant pas s'en préoccuper. Il soupira à nouveau, terminant finalement de s'habiller pour sortir, espérant surtout ne rencontrer personne. Chose qui lui fut accordée puisqu'il est sorti sans encombre de cet hôpital. Le brun se dépêcha alors à rejoindre son lycée, ayant un mauvais pressentiment sur ce qui allait arriver.


Dès qu'il ouvrit la porte, l'aîné ne vit aucune lumière, la pièce étant froide et ténébreuse. Il fronça des sourcils, Ciel serait parti ? Cela l'inquiéta d'autant plus bien que ceci l'arrangeait, repoussant le moment de leurs rencontre, qui n'en serait que plus violente sûrement. Il pénétra dans la salon et s'avança vers la table, peut-être que le jeune avait laissé un mot. Toutefois rien... Il ne devrait pas tellement s'inquiéter après tout, le garçon était grand mais il ne pouvait cesser ses tourments. Le ténébreux ressentait comme un poids dans son cœur, le faisant légèrement trembler, il avait peur... Peur que son petit servant soit complètement brisé. Il avait déjà assez de problèmes et pourtant le maître ne put s'empêcher de dire ses sentiments. Il s'en voulait pour cela. Il est devenu si impulsif que toute cette histoire commençait un peu à l'effrayer.

Il se retourna, voulant ranger ses affaires quand il remarqua une petite boule contre le mur. Il leva un sourcil, est-ce que... C'était le garçon aux cheveux gris-perle ? Lorsque l'information arriva finalement dans son cerveau, le jeune homme aux yeux carmins lâcha son sac, qui tomba dans un bruit mat, écarquillant ses yeux d'effrois. Cela ne pouvait-être vrai. Sérieusement, c'était lui cette chose ? Il se demanda si c'était vraiment lui et s'il n'était pas mort...

_ … Ciel ? C'est toi ?, osa enfin dire le plus âgé en s'agenouillant vers le petit être.

Aucun mouvement, pas même une réaction venant du garçon qui gardait toujours cette position. Pourtant, il avait beau le regarder, il était sûr que c'était lui... Mais qu'est-ce qui lui était arrivé ? Il soupira, il allait le toucher pour le secouer quand l'adolescent aux cheveux noir s'arrêta. Non, il ne pouvait pas le faire, comment le jeune servant réagirait ? Surtout après trois jours, comment devrait-il s'y prendre ? La voix du plus âgé restait bloquée dans sa gorge, il ne savait comment faire maintenant et c'est son cœur qui en pâti à nouveau. Il avait tellement envie de le prendre dans ses bras, de le réconforter, de lui dire qu'il était là mais rien... Seulement le silence qui étranglait sa trachée et les battements de son cœur qui cognait silencieusement mais douloureusement sa poitrine qui semblait étroite à ce moment-là. Il se pinça les lèvres avant de se relever et de reprendre son air hautain. C'était la seule chose que pouvait faire Sebastian n'est-ce pas ?

_ Bon eh bien, puisque tu ne daignes pas à répondre, autant s'en aller mais si tu as un problème, ne viens pas pleurer sur mon épaule, taquina l'aîné d'une voix se voulant joueuse.

Il commença alors à s'en aller, sentant son cœur peser plus lourd dans sa poitrine. Comme c'était dérangeant... Il enrageait de ne pouvoir rien faire, de sortir que des mots blessants... De n'être en fait qu'une gêne pour le garçon aux yeux vairons. Le brun se maudit d'être à ce point-là faible ! Il s'en voulait tellement de ne pas pouvoir l'aider dans ce moment si difficile... Soudain il sentit quelque chose tirer sur sa manche, l'obligeant à s'arrêter dans son élan. Le jeune ténébreux se retourna, faisant face à une personne qui semblait sortir d'un profond sommeil... En fait, à travers les yeux rouges sanguins, on aurait cru que le jeune servant n'était autre qu'un cadavre ou un zombie. Il semblait avoir m'aigrit, rendant les joues du plus jeune plus creuses alors que de fortes cernes ornaient les beaux yeux du servant. Il semblait aussi avoir pleurer, les yeux étant rouge. Une telle image surpris le jeune maître qui se demandait si le garçon était encore l'ombre de lui-même. Le ténébreux déglutit difficilement, était-ce de sa faute si cet enfant était dans cet état ?

_ Qu'y a-t-il Ciel ? Tu ne dormais pas ?, ironisa le brun malgré le tremblements dans sa gorge.

_ … Assez..., murmura faiblement le concerné avec une voix brisée.

_ … ?

_ Sebastian... Je veux que tout s'arrête..., poursuis le jeune en resserrant sa étreinte.

_ S'arrête... ?, interrogea le susnommé en posant sa main sur l'épaule frêle.

_ Couchons de nouveau ensemble et après... Je veux que tout redevienne comme avant entre toi et moi..., chuchota le servant en relevant son visage, reflétant un regard sans vie.

L'interpellé ne put s'empêcher d'ouvrir grand les yeux, non seulement par les paroles de son cadet mais en plus par l'image que donnée Ciel. Cela devait être la deuxième fois qu'il le voyait aussi désemparé. Le plus grand se mordit l'intérieur de la joue, s'en voulant de faire souffrir ainsi son amour. Il avait l'impression que son cœur se brisait en morceaux, que son monde s'effondrait peu à peu... Soudain, il vit des larmes dévaler les joues du plus jeune qui s'accrochait à se chemise.

_ Je t'en pris Sebastian... Je n'en peux plus... Fais le pour moi..., gémis le comte qui cacha son visage dans la chemise de l'aîné.

Ce fut la phrase qui acheva le jeune homme qui enlaça le plus tendrement possible. Sa chaleur l'ayant manqué, il pouvait enfin le serrer dans ses bras. Que c'était bon. Il huma la douce odeur de l'enfant qui le serra lui aussi dans ses bras, ils avaient besoin de se ressentir, c'était un moment privilégié pour eux et eux seulement.

_ Si c'est ce que tu veux vraiment Ciel... Si cela peut réellement te soulager alors très bien..., susurra le maître en resserrant un peu plus ses bras.

Le brun se détacha légèrement de son étreinte, relevant ce visage baigné de larmes avant de l'embrasser avec toute la passion qui lui était donnée. Lui montrant cet amour qui enflammait son cœur, voulant laisser libérer ce sentiment qui consumait son être. Oh oui, il allait profiter de ce moment, de cet instant magique que lui accordait le jeune Phantomhive pour l'aimer encore plus fort. Sa langue vint caresser ces lèvres, savourant cette douceur qui ne faisait qu'exciter davantage le plus grand, désirant hardiment le prendre, surtout que ce n'était pas tout les jours que le cadet ne rouspétait pas ou ne tentait pas de s'échapper pour la forme, non on aurait dit... Deux amoureux. La bouche du jeune servant s'ouvrit, laissant ce muscle chaud caresser la sienne. L'odeur du garçon semblait plus fort, enivrant encore plus l'aîné qui se dépêcha à les faire bouger, les ramenant vers un endroit où il pourra allonger le garçon dont il était amoureux. Ce dernier entoura le cou de son maître dans un gémissement, l'excitation prenant possession de son être, cela faisait un bon moment qu'ils n'avaient plus rien fait de la sorte. Cela était étrange... Qui aurait cru lui, Ciel Phantomhive, demanderait une telle chose à son amant ? Mais rapidement, il fut couper court à ses pensées, la bouche du brun ravageant de nouveau sa petite bouche qui laissa échapper un autre gémissement. Pouvions-nous dire que cela était un manque ? Cependant, ce n'était pas de l'excitation qu'ils ressentaient, non cela était plus... Comme un sorte de langage. Un langage qui leur permettait de s'exprimer sans aucune honte leurs propres tourments et sentiments. Chacun pouvant tout ressentir à travers ces baisers, sentant les sentiments de l'autre s'emparer de leurs muscles pour devenir qu'un seul être. Cela était ce qu'il leurs permettait d'être honnête pour une fois bien que leurs corps s'enflammèrent à nouveaux aux contact charnel.

D'une main agile, le plus vieux descendit la poignée de la première porte venue. Elle s'ouvrit enfin, les permettant de s'engouffrer dans la chambre du jeune servant. Dans un geste brusque, il mit son jeune amant dans son lit alors qu'il observait de son regard fiévreux. Il était beau... Si beau avec ses yeux vairons encore embrumés par le plaisir, ses fins cheveux gris perles retombant gracieusement sur son visage et cette position, lui montrant sa vulnérabilité tellement excitante. Ne le rendant que plus magnifique dans cette faiblesse qui était affiché aux grand éclat. Un sourire traversa le brun, un triste sourire. Si seulement il cessait de le blesser, si seulement il était réellement capable de le protéger, peut-être n'en serait pas advenue à tout ces problèmes.

Soudain, une main vint caresser son visage, le sortant de ses sombres pensées. Cette main si chaude, s délicate, si douce. Jamais il ne la lâcherai, jamais il ne pourrait abandonner cet être à présent.

_ … Sebastian..., se plaignit le garçon en resserrant sa prise pour rapprocher leurs visages.

Seigneur... Il est vraiment un pêché de la luxure. Un autre sourire traversa le visage de l'aîné avant d'ouvrir la bouche pour accepter la petit langue mutine de son très cher camarade. Cela devait être la première fois que le jeune Ciel découvrait sa bouche de manière si intime, que leur ballet se passait dans sa bouche. Ceci fit légèrement rougir le garçon aux yeux vairons qui mit toute ses forces pour animer leurs langues, sans même s'en rendre compte, les mains du serveur s'agrippèrent aux cheveux jais, savourant cette douceur. Leurs lèvres se mêlèrent, un bruit de succions servant de musique de fond, les excitant un peu plus. Subitement, leurs baiser se brisa, les laissant respirer irrégulièrement. Ce n'était pas un baiser comme les autres, seulement emplie de plaisirs et de désirs. Non ces baisers là étaient unique, ne se ressemblant à aucun, des baisers qui étaiement emplit d'amour et de passion. Les sentiments se déversant à travers leurs lèvres pour finir dans leurs propres organes vitaux.

_ … Sebastian... Plus... Je t'en supplies... Montre moi plus...

_ Tu es bien pressé... Prenons notre temps..., susurra le ténébreux en léchant le lobe.

_ Hn... Je ne te plais... Plus ?, demanda le concerné en caressant la joue de son maître.

_ Bien au contraire...

_ Alors prouve le moi.

Il ne se fit pas prier et commença sa langoureuse torture, laissant ses lèvres traverser sa nuque, sa langue lécher à des endroits sensibles. Une légère morsure sur sa carotide fit cambrer le dominé. C'était si bon, sentir cette peau sous la sienne, pouvoir de nouveau goûter cette épiderme sucrée. Une semaine qu'il s'était retenu de ne pas le prendre. Aussi parce que le plus âgé était préoccupé par d'autres problèmes mais à présent, il ressentait ce manque atroce. Sa peau lui avait tellement manqué, tout en lui l'avait manqué à un point devenue quasi-impossible. Sa bouche se posa près de la veine jugulaire, aspirant cette peau si délicate pour y laisser de nouve au sa marque, son épiderme étant redevenue vierge.

_ Hm... Seba-

Ses mains glissèrent sous son haut, caressant délicatement ce torse qui semblait avoir perdu toutes ses marques. Mais rapidement, elle retrouvèrent son chemin sur ce corps et se dirigèrent vers ses tétons déjà bien durs. Un gémissement aiguë s'échappa des lèvres du cadet qui s'accrocha désespérément à sa chemise. Sans mise en garde, le jeune comte releva le visage du brun pour lui voler violemment ses lèvres. Ils savourèrent leurs langues, d'ailleurs le ténébreux se demandait comment il faisait pour avoir un tel self-contrôle... Il aurait pu en profiter pour le dévorer, surtout avec toutes ces avances, cela commençait à devenir difficile de rester doux. Un pincement sur ses tétons fit cambrer un peu plus le jeune servant qui brisa le baiser. Tous les deux échangèrent rapidement un regard fiévreux mêlé de plaisir et d'un sentiment fort qu'eux seul pouvait comprendre.

_ Cela dois faire au minimum une semaine que je ne t'ai pas touché, mais je ne pensais pas que tu serais aussi sensible..., murmura Sebastian d'une voix rauque.

Une autre morsure dans la nuque fit gémir le garçon dans ses bras qui commençait à s'impatienter. Voyant l'irritation de son servant, il déboutonna rapidement la chemise encombrante avant de s'attaquer à cette peau vierge. Un halètement se fit entendre lorsque la langue de l'aîné lécha sa clavicule, avant de rapidement taquiner ce bouton de chair. Néanmoins, Sebastiant eut un accroc, le faisant sursauter à un moment. Dans un sursaut de conscience, il ne put s'empêcher de regarder Ciel qui l'observait de ces yeux encore embrumé. En cet instant, le brun sourit tendrement, le jeune homme était magnifique ainsi et il ne put s'empêcher de reconnaître à nouveau la vérité. Il était encore plus amoureux de lui. Chaque seconde qui s'écoule ne fait qu'accentuer ce sentiment qui bat silencieusement dans sa poitrine.

_ P-Plus... Plus Sebastian..., supplia le jeune garçon aux cheveux bleu-cendres.

Sans plus attendre, ses mains descendirent lentement, sensuellement, caressant ce bassin mince avant de se rapprocher de sa cible. Il aimait entendre les halètements de son bien aimé qui commençait à s'accentuer au fur et à mesure que ses mains s'approchaient de la virilité de son amant. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait plus entendu ces si beaux sons. Cependant aucun des deux ne purent tenir plus longtemps, l'envie de ressentir l'autre prenant possession de leurs corps. Le plus âgé prit alors d'une main la virilité de Ciel et commença de longs et délicieux va et viens qui furent gratifiés par de profonds gémissements.

_ Ciel..., chuchota le brun avant de mordre délicatement le lobe d'oreille du susnommé.

Un doigt titilla la fente, s'amusant à caresser le gland, arrachant un autre soupir de plaisir au dominé qui resserra un peu plus sa prise. C'était bon si bon... Que cela devait vraiment être banni. Le jeune susnommé commençait à perdre pied, ayant perdu l'habitude de ressentir autant de plaisir mais cette fois était différente. Sebastian semblait être beaucoup plus doux, le regardant d'une tendresse affolante, le caressant dans une passion non-dissimulée et il le ressentait. La jeune servant le ressentait, dans ces gestes, dans son regards, même dans son souffle, tout en lui montrait à quel point le maître était amoureux de lui. Il ne put s'empêcher de s'empourprer à cette idée alors que son cœur cognait brutalement dans sa poitrine, se mélangeant entre gêne, plaisir et d'un sentiment encore inconnue. Subitement la main de l'aîné serra la base de son érection, il se cambra sous le plaisir. Le plus vieux n'avait vraiment rien oublié, pas même tout ces points sensibles qui le faisaient hurler de plaisir. Un gémissement gênant s'échappa des lèvres du cadet lorsqu'il sentit la bouche du plus grand prendre possession d'un de ses tétons. Le garçon aux cheveux gris-perle ne savait plus où se donnait de la tête, ne ressentant que le plaisir que lui faisait procurer son amant à travers ces gestes si audacieux mais délicieux. N'y tenant plus au bout de quelques caresses, il vint dans la main du brun dans un gémissement profond, son orgasme l'ayant frapper de plein fouet alors qu'il avait perdu le contrôle de lui-même. Il avait vraiment perdu l'habitude d'avoir un tel orgasme.

En tentant de retrouver une respiration stable, ses yeux vairons se plantèrent dans ceux de l'être qui l'aimait. Leurs regards se croisèrent dans une passion folle qui les mettaient dans un état second. Ce regard emplis de sentiments forts tels que la tendresse, de la joie, de l'amour. Ciel comprit alors que le jeune homme aux cheveux jais était amoureux de lui, que ces sentiments étaient réels. Un tel regard ne pouvait mentir et surtout le jeune n'avait l'envie de douter du brun qui avait toujours su être là pour lui.

La respiration de nouveau normale, l'enfant se releva pour s'emparer des lèvres tentatrices de son camarades de classe, s'amusant avec ces lèvres avant de plonger sa langue dans la caverne buccale du plus grand qui répondit tout de suite au baiser. Il aurait préféré mourir que de se l'avouer mais le plus petit ne put s'empêcher de savourer ce baiser, aimer en réalité cette tendresse folle qui lui témoignait son sauveur. Il aimait tellement ces moments qu'il en avait lui-même peur. Si Sebastian devait partir ou même disparaître, allait-il être seul ? Allait-il perdre cette chaleur qui avait su rompre sa carapace ?

Ses pensées s'effacèrent lorsqu'il sentit un doigt pénétrer lentement en lui, s'immisçant dans son intimité qui semblait avoir oublier les traitements du dominant. Le jeune servant sentit le doigt bouger en lui alors que la bouche du ténébreux se posa sur la peau de sa nuque, la léchant à nouveau.

_ Se... Sebastian..., gémis le serveur en s'accrochant désespérément aux cheveux corbeaux.

Le susnommé répondit par une autre intrusion dans l'intimité du garçon qui se raidit à la sensation à la fois douloureuse et étrange.

_ Chut... Détends toi... Rappelle toi de comment on le faisait..., conseilla l'aîné en léchant l'oreille du cadet qui retint un gémissement de douleur.

_ P-Plus facile à dire..., rétorqua sèchement le concerné en tentant de se détendre.

Ce n'était pas brusque, le plus jeune le savait parfaitement, il était habitué à pire toutefois, cela restait difficile et il sentait que le brun se retenait désespérément afin qu'il n'en souffre pas plus. Il ne put s'empêcher de le remercier d'agir ainsi, même s'il aurait préféré mourir plutôt que de l'avouer. Le garçon aux yeux vairons sentit les cisaillement en lui, approfondissant sa gêne.

Le maître le voyait parfaitement qu'il souffrait, l'adolescent le voyait parfaitement et il se faisait violence pour ne pas tenter d'aller plus loin car l'entrée de Ciel était plus qu'enivrante. Si serrée et si chaude... Il avait tellement envie de lui mais quelque part en lui l'empêchait de se montrer violent. Il devait aller en toute lenteur pour pouvoir graver cet instant si précieux dans sa tête. Ses doigts cessèrent de bouger pour s'enfoncer un peu plus, atteignant la prostate. Un hurlement de plaisir se fit entendre dans la salle devenu subitement sombre, bien évidemment qu'il n'avait pas oublier ce point sensible, comment pouvait-il l'oublier ? Ce corps qu'il connaissait par cœur depuis cette soirée où il avait pu le faire sien. Le ténébreux frappa à nouveau cette endroit si sensible qui fit perdre pied son amant tenta bien que mal à rester debout sur ses genoux, s'accrochant désespérant ces épaules.

_ Sebas... Ha... Sebastian..., gémis le plus petit en volant un baiser à Sebastian.

Ce dernier se perdit de nouveau dans la douceur de ce baiser bien que son envie de le faire sien se fait pressante. Il voulait sentir ce baiser au plus profond de son âme, ressentir ce sentiment que ressentait Ciel à son égard. Néanmoins, bien qu'il ne brisa pas le baiser, sa main trouva rapidement la fermeture éclair de son pantalon pour la descendre, dévoilant son érection bien élevée. Leurs lèvres se détachèrent mais leurs langues restaient ensemble, mouvant l'une contre l'autre avant de plonger à nouveau dans la bouche du brun qui ne put retenir un gémissement de plaisir. Il aimait lorsque son amour se montrait aussi impétueux, sans aucune retenu. Sa main vernie de noir trouva rapidement son chemin sur ce corps pour atterrir sur ses hanches alors que ces doigts se retirèrent rapidement. Cette fois, sans aucune retenue, le plus vieux pressa le bassin pour s'assoir sur sa virilité, chose qui se fit sans aucun hésitation. Le baiser ne se brisa qu'au moment où le jeune Ciel sentit le membre emplit de plaisir s'immiscer en lui, le faisant haleter lentement.

Yeux dans les yeux, le plus jeune put voir le regard de son amant se troubler, rapidement devenu embrumé par le plaisir alors qu'il sentait son souffle s'accélérait, son pénis pénétrant toujours plus profondément en lui.

_ Ciel..., gémis lentement le ténébreux en posant sa tête sur l'épaule dénudée de ce dernier.

C'était bon... Si bon... Que cela en devenait presque insupportable de ne pas le ravager tout de suite mais le jeune homme aux yeux rouges prit son mal en patience et attendit que le jeune finisse par le laisser être complètement en lui.

Ce fut au bout de quelques minutes que le sexe de Sebastian put finalement être en Ciel qui tentait tant bien que mal de trouver une position qui pourrait lui être confortable.

_ … Tu es... Si serrée..., susurra l'aîné en mordillant le lobe de l'oreille de l'enfant.

Le concerné se mit à haleter en sentant cette bouche taquine sur cet endroit sensible. Lui-même se sentait bien en réalité, sentir le ténébreux en lui n'était plus désagréable, s'étant habitué à sa présence pour le moins imposante. Une main sur la joue, ses yeux se posèrent à nouveau sur le visage de l'homme qui avait découvert son secret lorsqu'il releva son visage pour lui faire face, scrutant les moindres détails de ce visage si parfait. Seul ces yeux pourpres reflétaient les sentiments qui s'en découlaient dans ses membres, reflétant cet amour si fort alors que la plaisir même semblaient avoir disparu en cet instant. Ciel se sentit rougir sous ce regard hardant mais ne s'en détacha pas, continuant ce contact visuel qui semblait l'hypnotiser.

_ … Je vais commencer à bouger..., chuchota finalement le plus grand en entremêlant ses doigts dans ceux de l'être qui complait le plus pour lui.

Ce dernier hocha simplement de la tête, sachant pertinemment ce qui va survenir par la suite. C'était lui qui voulait cela, après ces ébats, plus rien ne pourra les empêcher de vivre une vie normale. Oui... Après cela, tout redeviendra comme avant, cette nuit étant la seule où il permit à son maître de pouvoir lui exprimer clairement toutes les choses qu'il ressentait depuis si longtemps.

Rapidement, un lent va-et-vient débuta en lui, lui arrachant un gémissement de plaisir et douleur mélangé. Ce ne fut qu'au deuxième coup que le jeune serviteur sentit une vague de plaisir frapper son être, le faisant presque divaguer. Chose que comprit immédiatement le dominant qui s'empressa de donner des coups de buttoir de plus en plus violent, percutant toujours ce petit paquet de nerfs qui faisaient complètement perdre pied l'enfant qui ne cessait de gémir son plaisir. Le brun allongea subitement son premier amour qui fut surpris de cette initiative, cessant de gémir finalement.

_ … Je t'aime..., finis par dire le brun dans le plus grand sérieux.

Par réflexe, l'interpellé se mit à rougir à cette déclaration qui semblait plus que sincère. Ces yeux rouge sang ne pouvaient lui mentir, ou du moins pas à ce moment-là et il le savait parfaitement. Le jeune garçon savait que chaque mot prononcé par le plus âgé était réel, faisant battre de nouveau son cœur qui ne semblait plus vouloir se calmer. Leurs doigts s'entremêlèrent, accentuant la rougeur déjà présente du petit comte qui ne savait plus quoi penser de la situation. Plus rien ne sera pareille, il le savait pertinemment néanmoins, il espérait pouvoir remettre les choses à leurs états, ne serait-ce qu'un peu. Un espoir qui devait être stupide songea-t-il, plus rien ne pourra redevenir comme avant, lui-même en était la preuve.

_ Je t'aime..., répéta à nouveau le ténébreux en se penchant pour embrasser l'enfant dans ses bras.

Ce dernier accepta sans aucune retenu, oui... La seule chose possible en cet instant était d'accepter les choses et de continuer à marcher avec, peu importe si cela devenait vraiment douloureux, peu importe les chutes, le jeune servant savait qu'il devait cesser de se tourmenter et de regarder l'avenir. Ce baiser était bien la preuve de ce serment qu'il s'était fait à ce moment-là.


Sebastian observa d'une tendresse infinie son jeune amant complètement endormi, respirant calmement, paisiblement. Un sourire étira ses lèvres alors que sa main frotta délicatement ses cheveux gris-perle encore en bataille après leurs nombreux ébats, se finissant assez tard dans la soirée. Cependant, l'adolescent aux cheveux noir ne regrettait rien, il était heureux d'avoir pu de nouveau partager un moment aussi intime avec l'être qu'il aimait désespérément. Rapidement, il se releva légèrement, embrassant la petite joue enfantine avant de se lever, se préparant pour un rendez-vous nocturne. Quel dommage... Il aurait voulu rester un peu plus longtemps même si son organe vital ne cessait de battre irrégulièrement. Un soupir silencieux traversa les lèvres du plus vieux qui termina rapidement de boutonner sa chemise. Dans un bref coup d'œil, il observa l'enfant dormir toujours aussi profondément dans le lit, les draps le couvrant chaudement. Il devrait se dépêcher d'en finir avec ce rendez-vous, ainsi il pourra retourner vers ce corps si chaud. Tel un prédateur, il traversa lentement la chambre pour en sortir sans aucun bruit pour rapidement arriver dans la cour du lycée. Heureusement qu'à cette heure, tout le monde dormait, même le gardien, permettant ainsi au brun d'échapper au dortoir des lycéens pour arriver à l'endroit donné plus tôt. Un froid envahit son être, déjà peu couvert, la nuit était fraîche mais cela l'importait. Le froid pouvait bien mordre sa peau, cela ne le fit à peine frémir, ne pensant qu'à une chose, finir cette histoire qui avait traîner trop longtemps à son goût.

Tu es en retard Sebastian...

D'une voix tranchante et froide tel un glacier, Ayuri continua sa contemplation des cieux, ne prêtant aucune attention aux nouveau venue qui soupira. La jeune fille était accompagnée de ses deux jeunes sœurs qui semblaient ravies de son arrivée, chose qui ne fit en aucun cas radoucir ces traits sombres.

_ J'étais occu-

_ Oui, on sait, tu étais en train de faire certaines choses avec ton petit jouet, rétorqua de nouveau la jeune brune froide en daignant un regard aux fiancé de sa sœur.

À l'entente de tels propos, le brun faillit donner un coup à cette petite peste. Cependant, il retint son membre tendu, ce n'était pas le moment de rentrer dans ce jeu stupide, il avait autre chose à se préoccuper, toutefois il garda en mémoire ce pic lancé. Il lui ferait payer ses propos, il pouvait s'en assurer.

_ N'y prête pas attention Sebastian, elle est de mauvaise humeur, intervint la jumelle d'une voix désolée.

_ J'avais bien compris, mais passons, j'ai quelque chose à vous demander toutes les trois, répondit le susnommé en se rapprochant des filles en questions.

_ Un service ? De quel nature ?, demanda cette fois sa jeune fiancée Sayuri avec un sourire timide.

_ Je suppose que vous avez entendu cette histoire à propos de Ciel, demanda le seul homme de la troupe avec un regard attristé.

_ Les persécutions... N'est-ce pas ?, répondit Sayuri en tentant un contact avec le brun.

Contact qui fut refusé violemment, la faisant reculer de quelques pas mais cela ne la surpris point. Elle n'aurait pas dû agir aussi imprudemment, rapidement elle bredouilla des excuses avant de retrouver les côtés de sa demi-sœur, Ayumu.

_ Tout à fait. J'aimerai que vous vous occupiez justement de ce problème à ma place, demanda le garçon aux yeux carmins en regardant les trois filles.

Un silence s'imposa alors entre les personnes, aucun n'osant esquisser un mot à cette demande soudaine. Si Sebastian agissait ainsi, osant leur demander un service, cela voulait vraiment dire qu'il tenait au garçon à un point devenu incontrôlable. Cela était incroyable... Il est vraiment amoureux de Ciel alors. Un sourire étira la lycéenne avec de répondre avec un grand enthousiasme qui cachait un malaise dans son être.

_ Il n'y a aucun problème pour moi, si je peux t'aider, je le ferai toujours dans la grande joie !, affirma la jeune Sayuri avec un sourire rayonnant.

_ … Pour moi, je pense que je peux le faire bien que je ne sois pas dans ce lycée. Je te dois quelque chose alors je peux bien faire ça et puis, je n'aime pas trop ce genre de comportement pour être honnête alors c'est d'accord, fis Ayumu avec un haussement d'épaule bien que sa voix était sérieuse.

Ce fut un soulagement pour le plus âgé de la bande qui remercia intérieurement ses parents d'avoir trouvé ces deux êtres féminins. Mais rapidement, il remarqua qu'une personne manquait à l'appel, semblant feindre l'absence alors qu'elle savait pertinemment que l'aîné n'était pas dupe, le fiancé savait qu'elle voulait simplement garder le silence. Peut-être avait-elle assez de l'aider pour rien pensa le maître en orientant ses orbes sur la dernière fille.

_ … Ayuri ? Tu ne veux pas ?, osa demander Sayuri en la regardant, inquiète.

_ … Qu'est-ce que j'y gagne en faisant ce boulot ?, prononça la concerné en plantant son regard océan dans ceux des flemmes.

_ … Ceci.

D'un geste vif, l'interpellé sortit un pendentif brillant de mille feu autour de son cou, reflétant doucement la lumière de la lune. L'argent du pendentif montrait que l'objet était précieux, mais poli dans la perfection, cela résultait d'une grande attention de son possesseur. Une chose qui devait lui être inestimable.

À la vue du bijoux, le teint d'Ayuri s'assombrit, laissant place à un étrange sentiment qui rendait la situation tendue pour les deux autres filles qui ne savaient que faire.

_ Cet objet...

_ Le collier de ma mère, ma véritable mère, affirma le grand en le montrant à la sœur de sa fiancée, cela devrait te suffire pour accomplir le travail que je te demande.

_ … Il est beaucoup trop précieux. Il est inutile que tu me donnes un tel objet, refusa la brune dans un soupir avant de finalement reprendre un air hautain, je prendrai simplement de l'argent sur ton compte cette fois. Mais seulement cette fois.

_ Je t'en remercie Ayuri, remercia le concerné avec un sourire soulagé.

_ Bon, puisque nous sommes d'accord, nous allons nous occuper de ce problème, murmura l'aînée des filles en s'apprêtant à disparaître.

_ Attends Ayuri, j'ai une question, intervint aussitôt le jeune homme d'une voix peu assurée.

Les trois filles furent surpris de cette initiative soudaine avant de s'échanger un regard entendu. Il pouvait poser cette question, le temps ne leur manquant guère pour accomplir la missive donné du seul garçon présent dans cette cour. Dans un geste lent et calculé, elles retrouvèrent rapidement leurs positions initiales, attendant la fameuse question du ténébreux qui semblait hésiter ou chercher un moyen de formuler cette interrogation.

_ Pourquoi s'en sont-ils pris à Ciel ?, interrogea finalement l'adolescent aux yeux pourpre après une mûre réflexion.

De nouveau la surprise traversa leurs visages avant de redevenir neutre.

Cette question lui brulait les lèvres. Sebastian se devait de savoir la véritable raison de cette histoire, s'il avait pris cette décision, c'était pour protégé son cher Ciel mais il devait aussi peser le pour et le contre. Pour cela, il devait connaître les raisons d'un tel comportement des élèves de la basse classe. Prestement, il observa les trois filles qui semblaient réfléchir, cherchant sûrement un moyen pour expliquer la chose de manière brève et rapide.

_ Jalousie, commença la plus âgée avec une voix froide.

_ Haine, poursuis la sœur jumelle avec un soupir.

_ Désir..., finit Sayuri avec un regard attristé.

_ Tu devrais savoir Sebastian que ce sont ces sentiments qui animent souvent la rancœur des hommes. Plus particulièrement chez les enfants souffrant d'une injustice qui leurs semblent injustifiées à leurs yeux, expliqua Ayuri en contemplant de nouveau le ciel étoilé.

_ Ces enfants de bas niveau n'ont fait qu'agir avec leurs propres haines envers notre société. Cela arrive souvent et cela prouve à quel point une simple différence de richesse peut ronger les gens désavantagés, malchanceux, continua simplement Ayumu avec un sourire attristé.

_ Dans ce monde, rien n'est parfait mais je suppose que les élèves voulaient voir un peu de justice, quitte à blesser les autres pour en faire leurs propre bonheur. Ce fut le cas de ce Lucas, lui qui ait subi un fort déséquilibre avec la noblesse, la jalousie a dévoré son cœur, la haine a emporté sa conscience et son désir l'ayant dicté à agir ainsi. Tout cela à cause de ces différences de classes mais nous ne pouvons pas les en vouloir car quelque part, cela est vrai.

_ Mais je ne comprends pas, pourquoi Ciel ?, insista le jeune homme avec un air affligé.

_ Ciel était la représentation parfaite de l'hypocrisie de la noblesse. Il respire lui-même la noblesse et la puissance, je ne sais pas comment Ciel est avec les autres élèves de la basse classe mais le simple fait d'avoir une personne appartenant à l'autre monde n'a fait que rendre les élèves encore plus haineux. Ne désirant que vengeance envers la société ingrate, ils ont dû penser que cela serait bénéfique s'il s'en prenait à un enfant de bourgeois pour pouvoir attirer l'attention, expliqua la plus jeune des jumelles en fixant le vide.

_ Cependant, cela reste stupide. Le monde change par lui-même, ils auraient dû réfléchir au lieu d'agir aussi stupidement. Leurs propres sentiments les auront aveugler, les blessant non seulement eux-même, mais aussi des innocents, critiqua Ayuri alors que le vent souffla violemment dans leur direction.

_ Mais l'Homme est comme ça. Pourvu de sentiment, il se doit de se montrer le plus fort, quitte à se blesser et à blesser ceux qu'on aime voir même des personnes qui n'ont aucun rapport. C'est si triste..., finit Sayuri en lançant un regard emplis de peine à son fiancé.

Ce dernier ne répondit rien, si son jeune amant était la cible de toutes ces persécutions... Ce n'était que le fruit d'un désir de vengeance que nourrissait les autres élèves pour pouvoir se faire attendre. Quelle stupidité ! La rage emporta son cœur mais il savait que les filles avaient raisons, ce n'était pas la faute de ces enfants, ce n'était que la faute de cette société qui se montre injuste, favorisant les plus fort et rabaissant les plus faibles qui tente de monter en grade.

_ Sur ce, au revoir Sebastian, salua les trois sœurs en s'en allant.

L'interpellé ne dit rien, ne voyant plus aucune raison de les retenir et surtout secoué encore par les raisons si simples des élèves de la basse classe. Tout une tragédie pour simplement se détruire et ne rien obtenir. Dans un soupir, le ténébreux parti en direction du dortoir, voulant rentrer au plus vite revoir son petit protégé, le cœur rassuré. Il savait que cette affaire allait être réglée rapidement par sa fiancée et ses sœurs, cela l'arrangea grandement. Oui, tout était à présent prêt pour ce nouveau départ.

" Ce départ nous appartient... Que tout redevienne comme avant..."