Bonjour à tou(te)s !

Je commence par le plus important : Merci de me lire (et de ne pas avoir oublié cette fic malgré mon absence !), merci pour vos reviews, mises en alerte et favoris !

Je ne vous fais pas patienter plus longtemps : voilà la suite !


Chapitre 25 :

Une fois en dehors de l'hôpital, Alec et moi montons dans la voiture. Je jette un dernier coup d'œil vers la sortie, espérant voir Edward une dernière fois. Mes yeux restent fixés sur ces portes vitrées, mon cœur se serre, ma gorge se noue.

A « N'espère pas ! Avec ce que tu lui as mis dans la gueule il ne risque pas de rappliquer ! »

B « Ce que tu peux être vulgaire »

A « Mais tu aimes ça puis que tu restes ! »

B « Ne me parle pas »

A « Joue pas avec moi Bella »

B « J'ai fait ce que tu voulais alors emmène-moi voir Lola »

A « Minute ! On n'est pas pressé ! Ça te dit un petit arrêt câlin tout les deux ? »

B « Arrête je crois que je vais vomir »

A « Je te dégoute tant que ça ? »

B « Et même plus encore ! »

Alec accélère sa conduite, il devient brusque, arbore un regard mauvais. Il est énervé. Pour la première fois je m'en fous totalement ! Ce qu'il peut me faire m'importe peu finalement, tout ce que je veux, c'est mettre ma fille en sécurité. Advienne que pourra ! Pour cela, il faut que je l'enlève des griffes de mes beaux-parents.

Seule avec Alec, je peux gérer, je l'ai toujours fait. Il n'a jamais levé la main sur elle, il n'a jamais dit un mot de trop devant elle, il est juste absent, se fout royalement d'elle. Seule une once d'humanité l'empêche de se défouler sur la petite et c'est sur cela que je m'appuie depuis des années. Moi je morfle mais au moins, elle, elle va bien. Je l'ai auprès de moi, je peux la protéger. Si je venais à partir, il ferait tout pour me l'enlever et ça, c'est inconcevable …

Nous arrivons devant chez nous, devant notre maison. Je descends en trombe et cours à l'intérieur

B « Lola ? Chérie tu es là ? »

Je la cherche partout, cours dans toutes les pièces mais elles sont vides. Aucune présence, aucune trace de vie, aucune trace de ma fille … Je me retourne et me retrouve nez à nez avec Alec. Je sais que je risque gros mais la haine est trop forte. Je puise le peu de force que j'ai retrouvé et lui saute au cou telle une furie

B « Espèce d'enfoiré ! Où est-elle ? J'ai fait ce que tu voulais alors ramène-la moi ! »

Le coup part, violent, sans pitié, en plein milieu de ma joue. Je me retrouve à terre, presque sonnée. Alec se rue sur moi et me relève par le col de mon chemisier

A « Maintenant tu la ferme et tu m'écoute ! »

Je le regarde, tremblante, prête à exploser

A « Elle est en sécurité chez mes parents »

B « Je veux la voir »

A « On va y aller … Mais avant je veux une petite compensation … »

Son regard devient pervers, il passe sa langue sur ses lèvres et englobe désormais mes seins

B « T'es un grand malade ! Retire tes mains tout de suite »

A « Ok alors ta fille va encore rester bien sagement là-bas … »

B « Tu ne m'as plus touché du jour où je suis tombé enceinte, tu couches avec une fille différente tous les soirs et là, bizarrement, c'est moi que tu veux ? »

A « Tu m'excites quand tu es en colère ! »

B « Je veux d'abord la voir … Je veux être sûre qu'elle va bien »

A « Tu me prends pour un monstre ? »

B « Tu en es un »

Alec me relâche, je tremble toujours. Pas de peur mais de haine. Il n'y a que ces émotions négatives qui vivent encore en moi, le reste s'efface. Je redevenais humaine dans les bras d'Edward, j'avais changé … Mais là, je redeviens la Bella froide et morte, la carapace vide, sans âme. En s'attaquant à Lola et à Edward, il s'est attaqué à ma vie, il m'a détruite.

Je le pousse violemment et m'empare de ses clefs de voiture.

B « On y va, je conduis »

Je sors de la maison et me dirige vers la voiture garée juste devant. Alec me rattrape et m'arrache le trousseau des mains

A « Même pas en rêve ! Ma voiture c'est sacré ! »

B « Je te préviens tu as intérêt à m'amener à elle cette fois ! »

Il m'attrape par la taille et me retourne, me plaque contre la voiture. Il approche son visage à quelques centimètres du mien et se colle contre moi

A « Sinon quoi ? »

B « Tu es ridicule ! »

Je le repousse et m'installe sur le siège. Il prend place à son tour et nous prenons la route. L'atmosphère est tendue, je ne suis plus que haine et rancœur. A mi-chemin, j'entame la discussion. Tout ce que je veux, c'est comprendre

B « Quel intérêt tu as à faire ça ? »

A « Tu es à moi »

B « Il y a longtemps que je ne suis plus à toi »

A « Mais je compte bien te récupérer »

B « Laisse tomber Alec. T'es ridicule »

Nous arrivons devant chez mes beaux-parents. A peine le véhicule arrêté, je descends, ayant cette horrible sensation d'étouffer. Il y a quelques heures, revenir ici, sachant que Felix était là, m'aurait pétrifié. Pourtant à cet instant, je me sens vide et la seule peur que je ressens est de ne pas y trouver ma fille …

La porte de la maison s'ouvre sur Mr Volturi senior

F « Tiens tiens ! Je vois que tu t'es bien remise ! »

Je me plante devant lui, ni trop près ni trop loin et le fixe, imperturbable.

F « J'espère que ça t'a servi de leçon … »

Il descend les marches du perron et s'approche de moi, se met à mon niveau. Je ne bouge pas, reste de marbre alors qu'il amène sa bouche près de mon oreille

F « Il a eu de la chance ton client … J'aurais bien voulu en profiter moi aussi … »

Je ne dis toujours rien, je ne le regarde toujours pas.

F « Ceci dit ce n'est que partie remise »

B « Où est Lola ? »

Mon ton est sec, impassible, froid. J'ai prononcé ma phrase sans un regard, restant fière et digne

A « Elle a obéi, elle a droit à une petite récompense »

F « On peut s'en charger de la récompense »

Mes yeux se relève vers le sexagénaire. Il me regarde, pervers, arborant un sourire sadique et passe sa main dans mes cheveux. D'un geste vif et rapide, je le repousse mais sa main se relève, prête à tomber une fois de plus sur mon visage

A « Attends ! Ne l'abime pas non plus ! Elle peut encore servir … »

Je me retourne vers Alec, serrant mes mâchoires, perdant patience

B « On avait un accord ! »

F « Ne t'inquiète pas beauté, ta progéniture est bien au chaud à l'intérieur »

Je pousse le père et entre sans ménagement

B « Lola ? C'est maman ma chérie ! Viens ! »

Je parcours les pièces de la maison et le jardin sans trouver la moindre trace de ma fille. J'angoisse de plus en plus. Je monte à l'étage et tombe sur la mère d'Alec. Sans réfléchir, je saisis son cou et la colle au mur. Je place mon visage à quelques centimètres du sien et lui hurle

B « Je te préviens je ne le demanderais qu'une fois ! Où est ma fille ? »

Tout se passe en une fraction de seconde, la mère me rit au nez, je resserre mes doigts autour de son cou et me mets à taper sa tête contre le mur. Cinq fois, peut être même dix, je ne m'en rends plus compte. Elle perd connaissance, je n'ai que peu de temps avant que les deux tortionnaires ne montent et découvrent mon œuvre. Si je ne sors pas avec la petite avant leur arrivée, nous sommes mortes toutes les deux …

Je cours partout à l'étage, toujours personne … Il ne me reste qu'un dernier endroit : le grenier. J'ouvre la trappe et m'empare de l'échelle, monte à toute vitesse. Je loupe un barreau et m'étale sur le plancher poussiéreux des combles de la maison. Je relève la tête et l'aperçois, seule, recroquevillée dans un coin, serrant sa poupée de chiffon contre son nez, tremblant de tout son être. Je cours vers elle

B « Viens mon bébé, je suis là c'est fini »

Au son de ma voix, elle relève son petit visage. Des larmes le recouvre, elle pleure et sanglote sans retenue, elle semble totalement anéantie. Mon cœur se resserre, je suis prise dans un étau. J'ai mal, ma gorge se noue, mes yeux s'embuent, me piquent, je vois trouble. Sans que je ne comprenne quoi que ce soit, une larmes s'échappe, la première depuis 4 ans … Je porte ma main à ma joue, cachant ainsi la trainée humide et douloureuse. Il y a longtemps que je n'avais plus ressenti la sensation d'une larme qui s'écoule. 4 ans que je retiens et là, devant son visage meurtri, tout s'effondre. Je la balaye d'un revers de main et m'approche de ce petit ange déchu

B « Mon trésors ? »

Elle replie ses genoux contre son corps frêle et resserre encore plus sa poupée

B « Aller mon ange on s'en va »

Elle relève son visage ravagé par les larmes, son nez coule, ses lèvres n'arrivent presque plus à articuler

L « Ils ont dit que tu veux plus de moi ! Que tu m'aimes pas ! »

Mon cœur se tord, je me jette sur elle et m'empare de son petit corps. Je la serre, plonge ma tête dans son cou

E « Ils t'ont menti. Je t'aime plus que tout mon ange, jamais je ne t'aurais laissé »

Ses bras entoure mon cou, elle déverse sa peur, sa tristesse

B « Je te promets que tout sera bientôt fini mon bébé. Aller viens on sort d'ici »

Elle ne quitte pas mes bras, je la porte et m'empresse de sortir de la maison. Par chance, Alec et son père n'ont pas eu l'idée d'entrer …

F « Je vois que tu l'as trouvée rapidement … »

B « Votre femme s'est montrée très coopérante ! »

Je lui ai lancé cette phrase, ironique, pleine de sous-entendus dont moi seule connais le sens réel et me suis dirigée vers la voiture pour y installer Lola. J'embrasse ma jolie brunette et sèche ses dernières larmes

B « Tu n'auras plus jamais à y retourner mon ange »

Une fois attachée dans son siège auto, je m'installe sur le siège passager et attends qu'Alec daigne repartir. Je passe mon bras derrière mon dossier, saisissant ainsi sa petite main, tout en regardant mon mari rire en compagnie de son père. Mes mâchoires se resserrent, la haine, l'aversion, le désir de vengeance … Voilà ce qui m'anime à cet instant …


N'hésitez pas à me faire part de vos avis et impressions ! ;)