Disclaimers : Rien ne m'appartient si ce n'est l'intrique, ainsi que quelques personnages, je ne me fait aucun argent sur cette merveilleuse fic. Tout le reste appartient à J. K. Rowling.
Je vous adore les gens ! Un grand merci pour toutes vos review qui me font plaisir à chaques fois. Bisous à : Pussy, AEIO10, Polskabi, baronnis, Sorciere6174, Sweety, Harya, LaPlumeDeJoy
Réponse à Sweety :
A que merci beaucoup pour ta review, voilà la suite et bonne année à toi aussi ;) (un poils en retard d'ailleurs ^^)
Et comme toujours, ne n'oublie pas Geof qui à gentillement corrigé ce chapitre à la vitesse de la lumière ( c'est possible ça ? bref, c'est pas l'sujet ^^)
Résumé des Chapitres précédents:
En 1999 : Voldemort a gagné la Guerre. Accompagné de Rémus Lupin, Harry cherche encore et toujours à fuir. Mais un soir où Lord Voldemort les retrouvent et s'apprête à les tuer tous les deux, ils sont sauvés in extrémiste pas une mystérieuse femme nommé Eihwaz, Harry se voie alors confier œil d'or qui modifie son apparence ; ainsi qu'une mission : Sauver le monde des Ténèbres et de l'influence de Voldemort.
Il se rend alors à Poudlard sous le nom d'Harry MacMillan, il est réparti à Serpentard. Ses souvenirs et son passé le hante.
Dumbledore et le professeur MacGonagall craignent qu'Harry soit un futur Mage noir et craignent les conséquences alors que plus loin dans le château, Harry et Lily Evans discute et se rapproche doucement. Puis il rencontre le professeur MacGonagall et ils parlent de noël et du cadeau que le professeur souhaite faire à Dumbledore.
La veille de Noël, Harry se rend dans la chambre des Secret pour tuer le basilic puis, plus tard, il a une vision de Voldemort. Harry apprend que Rémus est vivant et lit le livre qu'il lui a laissé. De retours à Poudlard, Harry rencontre Lily et Aniel, une de ses amies, avant d'envoyer, anonymement, un message à l'Ordre du Phœnix pour les prévenir que Voldemort connaît l'existence de la résistance. Puis il fait parvenir la potion Tue-Loup à Rémus Lupin, sans se faire voir.
Une fois la nuit tombé, Harry se rend dans l'allée des Embrumes et y rencontre Abby, une jeune femme qui l'aide et il finit enfin par avoir des nouvelles de Rémus. Puis, de retours à Poudlard, il se fait interpellé par Lily et ses amies et elles lui offrent une peluche, Harry et Lily deviennent peu à peu amis
Durant un cours dans la forêt Interdite, Harry et les Maraudeurs se disputent et il se retrouve à l'infirmerie. Lily vient le voir et lui apprend qu'elle connaît quelqu'un qui peut les renseigner sur Eihwaz. Et ses recherches sont fructueuse : Harry découvre qu'Eihwaz est en réalités la Mort et qu'il est désormais l'un des siens.
Toujours sous le choc, il se rend au Manoir Malfoy et tente d'y récuperer le journal de Jedusor.
Chapitre 25 : Première apparition
L'adrénaline du combat à venir et la colère de n'avoir pas réussi sa mission avait transformé Harry en une boule de nerfs. En suivant la douleur de sa cicatrice, il était finalement arrivé sur le chemin de traverse, ce qui l'avait assez surpris : il aurait plutôt songé au Ministère ou à un autre lieu de pouvoir mais il semblait que Voldemort préférait s'attaquer aux populations plutôt qu'aux gouvernants. Et cela dit, s'était un choix intéressant : affaiblir le bas-peuple pour affaiblir le reste de la société sorcière. Soit.
Il était tôt, le soleil commençait à peine à réchauffer l'air mais des passants commençaient déjà à déambuler dans l'allée, insouciant. Il faisait encore frais, et pourtant il y régnerait bientôt un chaos morbide. Harry attendait, observant la rue et, de temps à autre, croyait même y apercevoir fugacement le visage familier de ceux qui avaient autrefois été ses camarades de classe.
Son regard d'émeraude scrutait l'allée avec avidité : une part de lui réclamait vengeance, une part de lui réclamait du sang. Il avait longtemps lutté contre cette partie de lui, mais plus le temps passait, moins il s'en sentait le courage. Pourtant, il savait qu'il regretterait ce choix et les actions qui en découleraient. Mais du moment que cette guerre finissait, ça lui importait peu, il se sentait déjà condamné de toute façon. Auparavant, quand Rémus était près de lui, il continuait de se battre, plus par acquis de conscience que par réelle envie... Mais à présent...
Soudain, il vit un éclair vert fondre dans la foule, qui tel une bourrasque soudaine, surprit les passants et finit par en faucher un, dans le dos. Le pauvre homme tomba à terre sans se rendre compte qu'il venait d'être assassiné froidement. Harry laissa un sourire effrayant planer sur ses lèvres et tout au fond de lui, une certaine angoisse naquit. Cette même angoisse grâce à laquelle il était resté vivant durant tant d'années. Il s'élança au cœur même du combat, allant, les bras en croix, retrouver son élément.
-Des Mangemorts !
La panique s'abatit rapidement sur la ruelle comme un voile invisible : les pauvres gens ne se rendirent compte que trop tard qu'ils étaient pris au piège, quelques-uns tentèrent tant bien que mal de transplaner mais aucun n'y réussit : un immense drôle magique les en empêchaient. Des Aurors étaient présent de l'autre côté de la rue et tentaient de la briser alors que de l'autre côté, des Mangemorts les narguaient avec insolence. Une vielle femme hurla, terrifiée, et tenta de s'enfuir, mais à cause de la cohue générale qui tentait de faire de même, la pauvre matriarche se retrouva à terre. Devant elle était apparus trois grands hommes vêtus de grandes robes noires et d'un masque blanc, se réjouissant déjà des victimes qu'ils feraient au nom de leur maître. Non loin, des Aurors regardaient la scène, effarés et complètement impuissant.
- Endoloris !
Le sort couleur rubis frappa la femme dans le dos : elle se mit à hurler de douleur alors que son corps convulsait déjà, suppliant pour qu'on la laisse en vie tout en espérant que tout s'arrête enfin. Elle ne voulait pas laisser son fils, son petit bébé tout seul. Il avait besoin d'elle, et elle avait besoin de lui. Tout son corps la faisait atrocement souffrir, ce corps si faible et si traître qu'elle traînait avec elle. Ce corps malade et fatigué déjà rendu fragile par le temps. La lumière du petit jour avait disparu et à présent, elle ne voyait plus que l'obscurité profonde et effrayante de ses paupières résolument closes. Elle sentit son cœur rater un battement, puis un second, et elle pouvait sentir qu'il ne tiendrait plus bien longtemps, pour elle, c'était la fin.
Le sort de torture prit fin, un autre enchaîna tout aussi tôt, suivi de rires. Elle ne hurla pas et se contenta d'ouvrir la bouche, la voix brisée. La douleur revint, plus puissante, et chaque seconde qui passait distillait un peu plus son espoir. Et à travers l'horreur, elle entendit ces mots : Avada Kedavra.
Le sort maudit : celui dont personne n'avait jamais réchappé. La vieille femme se roula en boule, se protégeant derrière ses cheveux gris coupés court et crispant désespérément ses mains sur ses oreilles, tentant d'échapper à ce monde devenu fou. Mais rien ne vint. Il n'y avait que l'obscurité. Et un silence effrayant. Dans sa poitrine ridée, son cœur battait furieusement.
Alors, elle releva la tête, lentement, et vit l'impensable : un homme, seul, dont le manteau recouvrait la moindre partie du corps, se tenait devant elle. Une dague ensanglantée dans une main et une baguette dans l'autre. À ses pieds, les corps sans vie de ses trois agresseurs baignant dans un épais liquide carmin, le visage figé dans une expression de peur.
Elle le regarda avec horreur, devinant sous sa capuche des traits bien trop jeunes. Il avait ôté trois vies, sans un regard, sans un remord. Qui était-il ?
Avec lenteur, il se retourna vers la femme au sol, ses yeux cachés par sa capuche. Une expression étrange sur son visage : entre dégoût et contentement.
- Les Aurors sont au bout de la rue, vous serez en sécurité là-bas.
Et sans un mot de plus, l'homme se retourna et disparu dans l'allée, là où étaient partis les autres Mangemorts. La matriarche tenta de parler mais sa gorge resta résolument close. Quoi dire ? Elle ne le savait pas elle-même, « merci » sans doute, mais aussi, « Pourquoi ? » « Qui ?» ou « Comment ?». Mais ces mots restaient coincés dans sa gorge. Et elle sombra dans les ténèbres.
Harry quant à lui continuait sa course. Courir lui permettait de ne pas penser. Il ne voulait pas penser aux Mangemorts qu'il venait de tuer, comme ça. Et plus il en tuait, plus c'était facile. Il ne savait déjà plus combien de Mangemorts étaient passés par le fil de sa lame depuis le début de la guerre. Ils ne les avaient pas tous tués. À vrai dire, il en avait tué peu, la plupart du temps par réflexe, d'autres fois, juste pour avoir le plaisir morbide de voir la lueur de vie s'éteindre dans leurs yeux terrifiés. C'était vraiment fascinant, mais Harry s'en voulait ensuite, et sa culpabilité l'aveuglait... Merlin ! Toutes ces contradictions internes allaient le rendre complètement fou. A moins qu'il ne le soit déjà : Schizophrénie, bipolarité, Paranoïa aussi sans doute...
Puis le jeune homme se demanda ce que les Mangemorts pouvaient bien chercher : Voldemort n'attaquait jamais sans aucune raison : parfois c'était pour intimider des résistants, pour l'argent, bien qu'il ne manque pas. Parfois aussi c'était pour initier les nouveaux disciples, et Harry espéra de tout cœur qu'il ne s'agisse pas de cela : si ses camarades de classe se trouvaient en face de lui, s'ils le reconnaissaient… Il ne pouvait pas laisser cela arriver, et il serait obligé de…
Un Mangemort se jeta sur lui, la baguette levé. Pris au dépourvu, ce fut la magie accidentelle d'Harry qui se chargea de l'homme, car à peine leurs deux corps étaient rentrés en contact que des liens dorés entourèrent le Mangemort et l'envoyèrent plus loin, dans la vitrine d'une pâtisserie où Harry pu voir une famille se cacher sous les tables. Il leur fit signe de sortir et de fuir vers la brèche ouverte par les Aurors : la barrière était encore trop puissante pour transplaner, l'ouverture permettait cependant aux plus chanceux de se mettre à l'abri des spires de Voldemort.
Soudain, un cri le tira de ses pensées, et le suivant Harry déboucha dans une ruelle sombre où se trouvait un jeune homme, la vingtaine à peine, avec une petite fille dans les bras, une très jeune enfant qui ne devait pas avoir plus de cinq ans. La jeune fille portait un sweat rose dont la capuche, une fois rabattue formait une corne de licorne. Autour de lui se trouvait deux Mangemorts et un jeune Auror inconscient. D'où il était Harry ne voyait pas son visage et à vrai dire, ça l'importait peu. C'était l'enfant qu'il regardait : le cri de la fillette faisait écho à un souvenir récent et d'autant plus difficile : cette petite moldue innocente avec qui les Mangemorts de son monde avaient « joués ». Cette petite fille qui n'avait rien fait d'autre que de naître sans pouvoir magique et qui en avait payé le prix fort, cette petite puce qui aurait dû avoir un avenir bien meilleur.
-T'as pas l'air de comprendre le truc, t'es pas trop en mesure de négocier là... Annonça un des Mangemorts, celui à la droite de l'homme portant l'enfant. Sa voix s'était faite douce, cachant ses menaces sous l'allure de conseils. L'homme de son côté tenait fermement ce qui semblait être sa fille dans ses bras, l'enfant pleurait à chaudes larmes et les Mangemorts continuaient d'avancer. Menaçant.
- J'ai de l'argent, beaucoup, je... je vous donnerais ce que vous voulez, mais laissez-la partir, ce n'est qu'une enfant.
- C'est la bâtarde d'un Sang-de-bourbe et d'une traître à son sang. Et le Maître la veut. Alors soit gentil, et le Seigneur des ténèbres lui offrira peut-être une mort rapide... Et tout en disant cela, le second Mangemort sortit un galion d'apparence ordinaire qui brillait pourtant d'une étrange lueur bleue : un portoloin.
Le jeune père recula une nouvelle fois, cherchant de tous côtés une échappatoire, mais la seule qu'il voyait se trouvait en face de lui, et ses deux ravisseurs lui faisaient obstacle. Doucement, il se pencha à l'oreille de sa fille et lui glissa quelques mots qu'il espérait rassurant. De sa main droite, il vint doucement lui caresser la tête. Les deux Mangemorts se rapprochaient. Harry aussi, décidé à intervenir : il leva sa baguette et la pointa vers le plafond et plus particulièrement la poutre en bois qui se trouvait juste au-dessus des Mangemorts. Par chance, le bois était déjà rongé par la braise.
Il y eu une violente explosion juste au-dessus des deux Mangemort et une partie de la bâtisse s'effondra sur eux. Malheureusement, ils en réchappèrent grâce à un dôme de protection. Le portoloin glissa jusqu'aux pieds d'Harry qui s'en saisit à l'aide d'un mouchoir. Ça pouvait toujours servir.
En revanche, le bruit de l'explosion avait éjecté le jeune homme et sa fille plus loin. Effrayée, l'enfant se releva et tenta d'aider son père à se relever, mais il était coincé sous un morceau de mur et dans un état de semi conscience, lui disant de fuir. Loin, très loin et très vite.
Les deux Mangemorts se lancèrent à la poursuite de l'enfant, et Harry fit de même, ayant un peu d'avance sur eux : plus rien d'autre ne comptait que l'enfant et sa survie. La petite fille se faufilait dans la foule aisément, mais le jeune sorcier aux yeux verts avait l'habitude des filatures et la rattrapa dans une ruelle sombre, sans issue.
-NON ! Non, non, non ! L'enfant se débattait de toutes ses forces, hurlant à s'en arracher les poumons, terrifiée. De grosses larmes coulant sur ses joues roses. Ne sachant pas comment la raisonner, Harry fit la seule chose qu'il lui passa par la tête :
Il la prit dans ses bras.
Lui-même fut surpris de son geste, surpris de la facilitée avec lequel il avait pris ce petit être dans ses grands bras si fort. Si surpris surtout de la facilité avec laquelle il rassura la fillette.
- Chut... Chut, là, ça va aller...
L'enfant se moucha dans sa manche, tremblante, et les yeux maculés de larmes. Dans la ruelle, les deux Mangemorts venaient de surgir, et avançaient vers eux avec une lenteur terrifiante.
Harry se plaça presque instinctivement devant la petite fille, mais ne bougea pas, comme retenu devant un cordon invisible : il ne pouvait pas se débarrasser des deux hommes devant la gamine, elle n'avait sans doute pas besoin d'un autre traumatisme dans la journée... Mais que faire ?
Alors, doucement, il se tourna vers elle et se mit à sa hauteur, tournant le dos aux Mangemorts qui approchaient. Au fond de lui, une petite voix lui soufflait que tourner ainsi le dos à ses ennemis n'était pas très malin.
-Comment tu t'appelles ? Sa voix était douce, ou du moins, il espérait qu'elle le soit. La petite fille jeta un regard horrifié aux deux hommes en noir qui étaient à présent à moins d'une dizaine de mètres d'eux. Son regard se posa sur le visage doux et à moitié camouflé de son interlocuteur :
- Dora.
Harry lui offrit un sourire, ce nom lui disait quelque chose... mais peut-importe, ce n'était pas le moment.
-Bien Dora, on va jouer un à petit jeu tous les deux : tu dois bien apprendre des chansons à l'école ?
La petite Dora hocha la tête, son regard à présent résolument fixé derrière l'épaule d'Harry : Ils étaient proches. Elle pouvait même les entendre respirer. Ils arrivaient... :
- Je connais la sorcière Grabouilla …
Le jeune guerrier hocha la tête à son tour : il ne connaissait pas cette chanson mais ça ferait l'affaire :
- C'est très bien comme chanson, alors tu sais ce qu'on va faire ? Harry la fit reculer de quelques mètres pour qu'elle touche le mur. Derrière lui, les Mangemorts s'étaient arrêtés et riaient. Êtres stupides au destin tragique...
« Tu vas mettre tes mains sur les oreilles, fermer les yeux et tu vas chanter la Sorcière Grabouilla aussi fort que tu peux. D'accord ? »
La petite fille hésita quelques secondes, puis finit par s'exécuter : la capuche sur la tête pour camoufler son regard et ses mains crispées sur ses oreilles :
-C'était une vielle sorcière
Qui s'appelait Grabouilla.
Harry se retourna, avec dans le cœur tant de rage, son regard se fit plus menaçant et, silencieusement, il fit signe à ses adversaires d'approcher.
-Graboubou Graboubou
Graboubou Grabouilla.
Le premier approcha de lui et lui lança un premier sort, l'éclat d'émeraude ne lui laissa aucun doute quant à la conséquence d'un tel sort. Harry l'évita de justesse, sentant le sort lui siffler dans les oreilles. Il répondit par un stupefix mais qui fut contré facilement. L'un des deux avaient même réussi à le blesser aux côtes : rien de bien grave mais c'était douloureux.
-Elle passe par la chatière
Du gros chat Ramina.
Le jeune homme à la cicatrice enchaîna plusieurs sorts, inefficaces, puis il observa son environnement, si quelque chose pouvait l'aider... Oui, peut-être.
Il lança un sort sur les deux hommes mais encore une fois, il ne les toucha pas.
- Un problème pour viser ? Le railla l'un d'eux.
- Ramimi Ramimi
Ramimi Ramina.
Harry laissa sa concentration se fendiller pour laisser apparaître un sourire sadique et suffisant :
- absolument pas... Le Mangemort qui avait parlé perdit son sourire et suivit le regard de l'homme encapuchonné qui leur faisait face : au-dessus de lui se trouvait une poubelle en fer, vide. Il n'eut pas le temps de réagit que déjà l'objet lui tombait dessus et l'assommait. Son collège bondit sur le côté, surpris par cette poubelle, et en lâcha sa baguette.
- Elle transforme en cafetière
Les bottes de ma grand-mère.
Harry observa l'homme en face de lui : sans son collège et sa précieuse baguette, sa fierté avait disparue. Il tenta de fuir mais l'Élu l'en empêcha. Il avait le dessus... Et il avait envie de jouer un peu.
-Se cache dans la gouttière
D'la maison de Nicolas.
Alors, il rangea à son tour sa baguette, et sortit sa dague. Le mangemort blêmit en voyant le sang séché sur la lame.
- Tu seras mon quatrième aujourd'hui. L'informa Harry l'air de rien. Dans son regard, quelque chose de sombre s'était installé, donnant peu à peu à son regard un éclat de rubis.
- Sorcière Sorcière
Vite, cache toi.
Le Mangemort tenta une nouvelle fois de s'enfuir mais Harry réagit plus vite que lui et lui assena un violent coup dans la rotule pour le faire tomber à terre. Une fois fait, il s'approcha doucement de l'homme et s'assit sur son ventre, posant nonchalamment sa dague rougie sur sa gorge, s'amusant à faire rouler les veines sous sa lame affûtée :
- Pourquoi une attaque ici ?
- Je ne sais pas, s'il vous plaît, on m'a dit de venir, je...
-Hum... un bon petit mouton bien obéissant... pas grave. Et joignant le geste à la parole, il appuya un peu plus sur le cou du pauvre homme.
-Non, non, s'il vous plait... Le maître voulait l'enfant, on avait tous une liste de gens à récupérer, s'il vous plaît, je n'en sais pas plus...
- Sorcière Sorcière
Retourne chez toi !
Harry ne dit rien, et dans la petite rue, il régnait un silence effrayant malgré la petite fille qui continuait de chanter, ses pleurs s'étant doucement calmés.
Alors, Harry se leva lentement, le Mangemort fit de même, mais avant qu'il n'ait pu se relever totalement, il fut plaqué au mur, une baguette sur la tempe :
- Oubliette.
Le regard du Mangemort se fit plus vague, puis il s'assoupit. Alors Harry se retourna vers Dora qui avait cessé de chanter et lui mit une main sur l'épaule.
- Je ne connais pas la suite, s'excusa-t-elle.
- Ce n'est pas grave, j'ai fini. Je vais te ramener à ta famille maintenant.
Et doucement, il lui tendit les bras et elle y grimpa, lançant en même temps un regard apeuré aux deux corps inertes. Harry commença à marcher vers l'allée principale où Aurors, Médicomages, Victimes et Mangemorts capturés se côtoyaient.
- Comment elle s'appelle ta maman. Se renseigna Harry, essayant de savoir ce que cette petite fille lui évoquait.
- Andromeda. Lui répondit-elle doucement. Le jeune homme se figea, lentement, presque sans y croire, il fit basculer la capuche de l'enfant, révélant un visage ovale, et surtout, une touffe de cheveux jaune pâle.
-Andromeda Tonks ?
-Tu connais ma maman ? Le jeune homme lui répondit par un petit haussement d'épaule.
- Tu es Nymphadora Tonks... La petite fille fit une grimace entendant son nom complet : elle ne l'aimait pas, c'était trop compliqué, et puis c'était moche. Ils approchaient de la foule. Allongé sur le sol, recouvert d'un drap, étaient étendus ceux que les mangemorts avaient eus. Peu nombreux par chance. Et autour, la famille, les amis, ou même des inconnus pleuraient sous le soleil qui s'était à pleine levé. Harry de son côté, regardait la petite fille : ce petit bout, la femme de Rémus ? LA Nymphadora drôle et maladroite qu'il avait connu ? La voir ainsi, si jeune et si mignonne avait laissé son cœur se gonfler de tendresse.
- Et toi ? C'est quoi ton nom ?
Harry ne répondit pas, plus parce qu'il ne savait pas quoi dire que parce qu'il ne le voulait pas. Et elle sembla le comprendre :
- Tu peux pas me dire ? Demanda-t-elle doucement.
-Non, je ne peux pas... Je risque d'avoir des problèmes.
-Ok. Et elle abandonna l'affaire. Scrutant de ses yeux fatigués la foule autour de lui, ils marchèrent plusieurs minutes en silence, observant la foule qui lui rendait son regard effrayé et intrigué par cet inconnu encapuchonné portant une petite fille blessée dans les bras. Quand soudain, Dora sembla se redresser d'un coup et pointa quelque chose de sa petite main.
- Maman ! Maman !
Et d'un coup, elle sauta des bras d'Harry pour courir dans les bras de sa mère. Le Survivant resta là, à les observer, rassuré par le Ted Tonk endormis auprès de sa femme, la tête bandée mais en vie.
-Nymphadora !
La pauvre femme se releva d'un bond et, oubliant les larmes qui défiguraient son beau visage, se jeta sur sa fille pour la prendre dans les bras. Lui murmurant des paroles d'amour tout bas. Ted Tonks immergea lui aussi de son état de demi-inconscience et laissa échapper une larme de soulagement en voyant sa fille saine et sauve. Harry se retourna alors pour partir, mal à l'aise face à toute cette démonstration d'amour. Mais on l'arrêta :
- Attendez ! Andromeda s'approcha de lui, le regard embrumé et plein de reconnaissance. A ses côtés se trouvait un autre homme, brun, le visage sévère, des lunettes rectangles sur le nez. Il portait un costume d'Auror. « Merci »
La jeune femme avait dans ses yeux un tel regard, plein de larmes, de soulagement, de remerciements… Qu'Harry se sentit bien : parce que malgré toutes les horreurs qu'il avait faites, il avait aussi fait de belles choses.
Mais l'Auror à ses côtés ne sembla pas apprécier ce petit moment :
« Qui êtes-vous ? »
Le jeune homme aux yeux d'émeraudes fut surpris de la question, ne s'y attendant pas vraiment. Mais peut-importe.
-Personne.
Et dans un mouvement d'épaule, il fait demi-tours. L'auror tenta de le suivre mais Harry se faufila à travers la foule traumatisée pour aller rejoindre l'allée des embrumes d'où il pourrait transplaner tranquillement.
Mais à peine y avait-il fait quelques pas que quelqu'un d'autre avait surgi des ténèbres pour l'apostropher :
- Te voilà toi !
Harry avait reconnu sans peine la voix d'Abby, et à vrai dire, avec tout ce qui venait de se passer, il avait presque oublié que c'était leur « jour de rendez-vous ». Mais il n'eut pas le temps de dire quoi de ce soit qu'elle lui avait refourgué des photos dans les mains. Des photos de Rémus.
-Pas l'temps : le type que tu cherches, je l'ai vu sur Margury Avenue il y a deux minutes.
Harry l'observa, stupéfait. Abby avait vu Rémus non loin de là. Et il y était encore. Il resta là, stupéfait. Alors, la jeune femme le poussa violemment, lui ordonnant de courir. Et sans prendre le temps de remercier la fille de nuit, Harry lui obéit et bondit vers la dite rue. L'espoir le faisant presque voler au-dessus du sol.
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Alors, vous avez aimés ? ^^
J'avoue que j'ai beaucoup apprécié d'écrire ce chapitre et j'espère que vous prendrez du plaisir à le lire et à me laisser une petite review pour me dire ce que vous en avez penser.
Comme toujours, les anonymes peuvent me laisser une adresse mail (en MP privé, pour pas que tout le monde puisse la récuperer) pour que je puisse vous prévenir des prochaines publications ;)
Et aussi, petite note importante : avec ce chapitre, on atteint les 400 review ^^ Merci beaucoup. ça me rend hyper heureuse ^^
à bientôt mes loulous et bonne vacances pour ceux qui en ont ^^
