Disclaimer: Woush woush.
Yo!
Mes plus plates excuses pour les non-RAR. J'me rattrape dès que mes rapports sont bouclés... =_=
Pour hum, me faire pardonner, j'ai écrit sept pages en pleine saturation de termes didactiques. Mine de, ça sauve.
-Snape, mon cœur, amour de ma vie, mon homme, mon…
-Crache le morceau, Black.
-Mais de quoi tu parles ?
-Quand tu commences ainsi, c'est que tu as une requête que je suis susceptible de refuser. Je t'écoute.
-Allons, tout d'suite…
-Bon, tu demandes ?
-Tu dis que tu vas refuser, à quoi bon ?
-Merlin, Sirius, je m'étais juré de rester célibataire et aigri pour le restant de mes jours, et comme l'indique cette magnifique alliance et le fait que je te laisse allègrement occuper l'espace de mes genoux, tu peux te montrer plus persuasif qu'il le faudrait.
-Snape…
-Oui oui, moi aussi je t'aime très fort. Alors ?
-Tu tolèrerais une fête d'Halloween avec des enfants dans les parages ?
-J'imagine qu'on va avoir droit aux mal-dénommés ?
-James Sirius et Albus Severus t'aiment bien, tu sais !
-Pour le nombre de robes qu'ils m'ont inondées de bave et de lait caillé, ils peuvent !
-Il y aura aussi la petite Lily Luna.
-Merlin, ces noms…
-Moi, je trouve que ce sont de très beaux hommages.
-Ou pas. Bon, va pour les trois monstres, et c'est toi qui débloqueras le sort pour les chambres supplémentaires. Marre de passer les énigmes vicieuses de tes aïeux en tant qu'étranger à la lignée pour pouvoir manipuler cette baraque.
-Oh mon cœur, il y a autre chose encore…
-… Potter et sa rousse seront là.
-Oui… Et euh… Tu sais, la maison est grande et tout, puis le Terrier est en travaux depuis que Ron a hum malencontreusement tenté de faire soi-même la peinture du rez-de-chaussée, et donc…
-Merlin, les mômes Weasley en prime ?
-Tu veux bien, dis ?Ça serait un truc à essayer, non ?
-Grimmauld envahi par une tripotée de mouflets galopant et se cognant partout, braillant à qui mieux-mieux histoire d'achever un peu plus nos nerfs ?
-Tu dis ça, mais si on avait eu un p'tit.
-Ce qu'on ne peut avoir, mon amour.
-Mouais, ben il n'empêche que je suis sûr que tu en aurais été gaga.
-Oh sans doute, mais bon… La Nature en a décidé autrement et c'est tant mieux.
-Oh méfie-toi des vieux sortilèges et des progrès en magie médicale….
-C'est ça, fais-moi peur.
-C'est Halloween demain, je dois bien m'échauffer, non ? Tu veux bien, dis ?
-… Et tu penses me convaincre en posant ta main ici…. l'autre là… et en… faisant cette bouille de chien battu…
-Amoureux, le chien. Amoureux très fort.
-T'es un maudit corniaud qu'a bien son fond de Serpentard, toi…
-C'est la cohabitation. Forcément on déteint l'un sur l'autre, ô potioniste de mon cœ veux bien alors ?
-Je remue pas un poil d'orteil pour l'organisation.
-Parfait ! Je contacte Harry et Ron. Merci Snape !
-… Une chose.
-Oui ?
-Tu comptes descendre le portrait de ta mère ?
-Ah c'est un élément indispensable à l'ambiance d'Halloween, tu penses pas ?
-… J'vais t'aider à le descendre. J'ai des hum hommages à lui présenter.
-C'est vrai qu'elle sait pas qu'on s'est mariés, dis…
-On lui annonce avant l'arrivée des monstres, ça la mettra en condition.
-Accompagné d'un bisou, hein. Ça la rend verte, ce sera dans les tons.
-Et ça occupera les mioches un moment.
-Et il dit qu'il remuera pas un orteil pour l'organisation, lui.
-Un poil d'orteil, Black. Un poil d'orteil.
-Et bonsoir à vous, Professeur !
-Grumpf.
Snape récupéra au passage le sac de petites araignées en massepain que lui tendait Harry Potter chargé de sa fille, et referma la porte de la cave avant de descendre vers son havre de paix bouillonnant et fumant, laissant Sirius à ses « mondanités ».Les potions de Halloween étaient un moment particulier dans sa préparation de mixtures en tous genres, et il n'aurait raté ce rendez-vous , avec celui de la Saint-Jean, pour rien au monde.
Un petit soupir d'aise lui échappa tandis qu'il se postait devant son établis et contemplait son petit royaume de verre et de substances plus ou moins louches. A la manière d'un chef d'orchestre, il vérifia que tous était accordés à sa volonté et à ses besoins, chacun à sa place attendant patiemment ses ordres, puis commença la symphonie du potioniste, mélange de tintements cristallins et de solo de baguette, ponctué de bouillonnements et de sifflements aux harmoniques complexes. Chaque potion était pour lui une musique particulière et celle de Halloween était de loin sa préférée.
-Le professeur Snape n'est pas là ?
-Il a des commandes de potions assez importantes pour Halloween, Ron, je te l'ai déjà expliqué. Les herbes cueillies la veille sont celles qui précipitent le mieux l'encre de moineau denté et…
-Hermione, ma chérie. Non. Non non non.
-Tsss. Béotien.
-Moi aussi je t'aime.
La jeune femme roula des yeux et surveilla du coin de l'œil sa petite qui essayait d'escalader un meuble sans grand succès avant de faire une moue et d'oublier les bibelots qu'elle souhaitait attraper au-dessus. Hermione fit une petite moue impressionnée.
-Sort de Glissette… Une idée à vous, Sirius ?
-Ah non. La contribution de Snape, à vrai dire.
-Dites, je peux vous poser une question ?
-Dites, vous voulez bien me tutoyer ?
-Ça va être dur, mais on va essayer. Pourquoi v…tu l'appelles par son nom de famille ? Vous êtes… mariés, quand même.
-Oui, je me demandais aussi, tiens.
Sirius se gratta la nuque, une mine pensive au bec tandis qu'à quelques pas de lui, James Sirius se défendait auprès de son père d'avoir incité sa petite sœur à barbouiller le mur du salon avec sa purée de fruits rouges pour faire « murs sanguinolents ».
-C'est choquant ?
-Pas choquant, non. Euh surprenant ?
-C'est comme si j'appelais Hermione, Granger. Brrr.
-Moui en effet c'est particulier.
-Lequel a pris le nom de l'autre ?
-Aucun.
-Aucun ?
-Bah… Non.
-Comment ça se… Rose, rends la poupée de Bloody Mary à Lily ! Comment ça se fait ?
-Euh ben… On en voyait pas l'intérêt. J'suis pas spécialement fier du nom de Black, et lui n'apprécie pas vraiment le nom de son père. Donc bon…
-Mais vous vous appelez jamais par vos prénoms ?
La question provenait d'une Ginny à la joue maculée de chocolat que sa fille, toujours prise dans son élan artistique, semblait apprécier d'étaler davantage. Sirius eut un petit sourire en guise de réponse qui sembla plus éloquent qu'un discours. Ron secoua la tête pendant que sa femme regardait ailleurs. Lily Luna, elle, entreprit d'aller dans les bras du vieux monsieur à côté de sa mère.
-Ok. Je ne veux pas de détails. Le professeur Snape, tout en noir dans son cachot venteux. Le professeur Snape tout en noir dans son cachot venteux…
-Ah j'avoue qu'en tant qu'enseignant, il est terrifiant…
-Vous l'avez vu enseigner quand, à Poudlard?
-Tuuuu, Hermione, tuuuu.
-Désolée…
-Il m'a appris le français figurez-vous.
-Oooh.
-Ley gweunouilleuh sontte twey djowliiieuh.
-Ron, tu es un crétin.
-En attendant, Rose est en train de remplir ton sac de compote de pêche.
-Que ? Aaaah Rose !... Je reviens…
-Un exemple des hum merveilles d'enseignement de notre hum cher Snape ?
-… L'eussiez-vous connu à ma manière, jeune Weasley, que votre jugement en eût été changé radicalement.
-Gné ?
-… Les grenouilles sont très jolies.
-Ah, ça je comprends !
-Mé z'voulé en avoir pour la mézooonnn !
-Je t'en ferai, Rose, mais pas dans le sac de maman ! Désolée. Ah Harry…
-Dites… Vous avez vu Albus Severus ?
-…
-… Sirius, ne fais jamais d'enfant. A personne !... Où il est passé encore?Albuuus ? Albuuus !
Et une goutte de rosée pour le concentré de tulipot-des-marais, et une pincée de poudre de chat…
Snape était dans son monde, isolé mentalement, phonétiquement, et il était aux anges. Le deuxième mouvement, allegro ma non troppo- quand même-,terminé, il se prépara au final . Maestoso. Il bomba légèrement le torse et retroussa ses manches, prêt à lancer la mélodie.
C'est alors qu'il l'aperçut. Petite bouille aux yeux verts qui l'observait de la porte, silencieuse et visiblement fascinée.
-…T'es celui aux prénoms plus que douteux, non ?
Le gamin hocha la tête mais ne bougea pas, les yeux toujours fixés sur le chaudron d'où émanait une lumière douce.
-… Et si t'allais rejoindre les autres ?
Il secoua sa tête joufflue et désigna l'établis.
-C'est plusse mieux d'regarder.
-… T'es là depuis quand ?
-Ça faisait un bruit de vieux chat.
De vieux chat… Le quasi début, donc.
-Pourquoi tu t'es pas montré ?
-Bah, tu aurais arrêté.
-Hmmm pas faux.
-Tu vas continuer, hein ? C'est joli.
-Bien sûr.
-J'peux rester, dis ? Diiis ?
Snape cligna des yeux en entendant la demande du garçon. Il réfléchit quelques secondes, une moue lui tordant les lèvres, puis fit signe à Albus Severus de s'approcher. Ce dernier s'exécuta, un sourire étiré jusqu'aux oreilles, et alla se poster à côté du Serpentard.
-Tu seras sage comme avant ?
Un hochement de tête enthousiaste lui répondit par l'affirmative. Il désigna ensuite l'escabeau et dit :
-Va le chercher et grimpe là-dessus. Sinon tu ne verras pas. Et tu ne touches à rien, hein !
-Promiiis, s'exclama le garçonnet en traînant l'escabeau de bois jusqu'à l'établis avant de monter dessus.
Snape eut un sourire en coin involontaire. Il en avait connus, des visages de ce genre. Un ou deux dans toute sa carrière d'enseignant. Il avait oublié leurs noms, bien entendu. La fascination affiché du petit lui donna envie de lui en mettre plein la vue. Maestoso, nous disions donc…
Il augmenta légèrement les flammes de glace sous le chaudron et déposa une langue de triton dans le liquide, transformant la lumière en noir profond, piqueté de points lumineux.
-T'as fait la nuit avec les étoiles ! Souffla Albus Severus, les yeux écarquillés.
Un sourcil fièrement dressé, Snape ajouta un poil de leprechaun et la nuit fit place à des couleurs dorées et mauves.
-Le matiiin…
De la glotte de crapaud-buffle.
-Ouah ça brille ! La fumée, ça fait les nuages, c'est ça ?
-Tiens, tu veux essayer ?
La quantité d'herbes de la Saint-Jean n'influençait pas vraiment l'efficacité de la potion, le petit pouvait s'amuser avec. Snape proposa le bocal d'où sortait une odeur fraiche de gazon coupé au garçon qui le regarda, incrédule.
-Mais j'dois rien toucher, tu as dit.
-T'as été sage depuis le début. Je vais te laisser un peu m'aider si tu veux.
-T'aideeer ? Papa y dit qu'personne peut faire mieux que toi.
-… Ton père a raison, mais si tu en mets pas assez, j'en rajoute et si tu en mets trop, je coupe d'eau d'érable et on continue, alors je peux te laisser essayer. Tu veux pas ?
-Si si !
Albus Severus plongea la main dans le bocal et prit une pincée que l'œil expert de Snape qualifia de quantité plus qu'idéale. Un coup de chance, bah.
-Maintenant, tu jettes en petites quantités dans la potion.
Le gamin s'exécuta avec une délicatesse concentrée que Snape sanctionna d'une moue satisfaite.
-Tu t'débrouilles.
Le sourire fier d'Albus Severus fit écho au sien et la pièce fut marbrée de taches de lumières tandis que les herbes se dissolvaient doucement. Oui, vraiment, les potions de Halloween étaient de loin les plus agréables à faire. Sirius aussi aimait descendre le voir en préparer. Le petit changement de cette année, qui se tenait à sa droite et dont les yeux brillaient aussi surement que les éclats dorés du liquide qu'il remuait, n'était pas pour lui déplaire. Combien de fois avait-il souhaité voir cette lueur d'intérêt dans les yeux de ses élèves… ? Ce gamin lui donnait presque envie de…
-Tu veux continuer à m'aider ?
Une bouche bée vite refermée et un hochement de tête plus tard, Albus Severus était occupé à trier les yeux de scorpion pour en donner les plus brillants et les plus noirs au potioniste.
-Ça va donner le soir, c'est ça ?
-Exactement… Grimpe, ça va commencer.
Il attendit que le garçon fût monté sur l'escabeau pour y verser deux gouttes et demies de sang d'auroch. La potion prit une teinte rougeâtre zébrée de nuages d'or mêlé de mauve profond.
-C'est beau…
Snape hocha légèrement de la tête et tendit la poudre d'ivoire à Albus Severus.
-Une petite pincée. Parsème-la vers les bords.
Le gamin s'appliqua et laissa échapper un « oooh » impressionné lorsque la poudre colora le liquide du même noir profond et mat qu'auparavant, avant de se rassembler au centre pour former un disque nacré qui se ternit peu après.
-Et voilà… Bravo, on a réussi.
-Tu m'apprendras, dis ? Tes potions, tu m'apprendras ?
Snape se sentit légèrement rougir de fierté. Ça faisait longtemps... Il haussa vaguement les épaules tout en attrapant deux flacons dans lesquels il versa un peu de la mixture.
-On verra. Si t'es sage comme ça la prochaine fois, j'en parlerai à ton père. Tiens.
Il tendit le plus petit flacon au garçon qui cligna des yeux avant de le prendre.
-Pour moi ?
-Tu as aidé, c'est ta potion à toi aussi.
-Ouah merci ! Mais euh… ça sert à quoi ?
-C'est un parfum que je fais sur commande. Clair de Lune. Rien de bien original. Il change en fonction du temps et de l'heure. Il est très cher en temps normal. Tu as quel âge, encore ?
-Sept ans et demi.
-Laisse-le tel quel une dizaine d'années et utilise-le seulement. Tu verras, le parfum est unique.
-…buuus ?
-Il est lààà !
Des bruits de pas se firent entendre dans l'escalier de la cave puis la porte s'ouvrit sur un Harry à la mine lasse.
-Mais bon sang, réponds quand on t'appelle…
-D'solé, p'pa…
-La salle est insonorisée, il ne pouvait pas vous entendre, Potter.
-Certes… Mais qu'il prévienne quand il s'éclipse, nom de nom. Désolé pour le dérangement, professeur.
-Aucun souci.
-R'gad' j'ai fait du parfum de la Lune !
Harry haussa un sourcil intrigué avant de se tourner vers le potioniste qui haussa les épaules.
-L'avait l'air intéressé. Il m'a aidé bien sagement.
-Sagement ?
-Vous me semblez bien incrédule…
-On parle d'Albus Severus…
-Hé ! J'me débrouille, il a dit !
-En attendant, ils sont en train de vérifier si tu ne t'es pas encore coincé dans une des pièces du grenier. Ah Merlin, j'espère qu'il est réussi, ton parfum !
-J'l'ouvre pas avant dix ans, donc on peut pas sentir.
Des pas retentirent à nouveau dans l'escalier, familiers aux oreilles de Snape, ceux-là.
-Harry ?
-Ah Sirius, il était avec Snape, ce p'tit cornichon.
-Je l'aidais !
-Aidais ?
-Tu m'crois pas ?
-On parle de Snape…
-Black, ne me rends pas plus bourru que je peux l'être.
-Bah quand même…
-Bon, si vous déguerpissiez de mon territoire ? Je vous ai déjà tolérés assez longtemps comme ça.
Harry leva les yeux au ciel avec un sourire amusé et embarqua avec lui son fils qui sortit sur un salut de la main au Serpentard. Un petit silence s'étendit entre Sirius et ce dernier ensuite, tandis qu'ils se regardaient, l'un très sérieux, l'autre mi-amusé, mi-intrigué.
-Gnagnagna les enfaaaants... Tu laisses les mouflets t'aider, maintenant ?
-Il était sage. Ça l'occupait.
-C'est ça… Il a dû en avoir plein les yeux, j'imagine. La Clair de Lune est vraiment quelque chose à voir… Petit chanceux.
-Disons qu'il avait l'air intéressé…
-J'aurai bien voulu voir ça, tiens. Snape et son apprenti, ha !
-T'es jaloux.
-Que oui ! Tiens-moi compagnie pour le reste de la soirée pour te faire pardonner, tiens. On va découvrir le portrait de Walburga, maintenant que le troupeau est réuni. Tu viens ?
-Ah Belle-Maman et ses éclats de voix hystériques. La meilleure attraction de Halloween, en vérité. Avec l'explosion du taux de sucre, bien entendu.
-J't'ai gardé de la tarte à la citrouille, à ce propos.
-Black... Tu fais de moi le plus heureux des aigris.
Voilu un OS de Halloween en plein mois d'avril.
Un merci infini à celles qui ont commenté. Promis, je réponds dès que mon espace de cerveau est désaturé.
Sur ce, une excellente journée à tous!
