Bon... Voilà le dernier chapitre de cette fic... Je tiens à remercier tous les gens qui se sont donnés la peine de laisser un petit commentaire. Pour les guests ou ceux qui ne sont pas inscrits sur ce site, je suis désolée de pas avoir pu vous remercier personnellement. Enfin bon ! ^^
Je tiens à remercier fr69 et Madoka pour avoir accepté d'être mes bêtas :) Je remercie aussi bien sur l'auteur de cette fic, FanficwriterGHC qui m'a donné l'autorisation pour faire cette traduction.
Amusez-vous bien avec ce dernier chapitre ! ^^
Chapitre 25 :
"Ce n'est pas la dernière fois qu'on sera en danger," remarqua-t-elle doucement après une minute de silence. "Et ce n'est même pas la première fois que tu as été en danger de mort pendant que tu me suivais."
"C'est la première fois qu'on m'a tiré dessus," répondit-il.
"Je veux que se soit la dernière fois qu'on te tire dessus."
"Il n'y a pas de garantie pour ça."
"Ouais."
Ils se fixèrent. "Est-ce que tu essaies de me dire d'arrêter de te suivre ?" questionna-t-il très doucement.
Elle soupira. "Non. Oui. Peut-être. Je ne sais pas, Rick. On t'a tiré dessus. On t'a pris pour cible. Tu as frappé un tueur à gage et on t'a pris en otage sous le menace d'une arme dans le commissariat. On est chanceux. On est tellement chanceux que cette fois, tu t'en sortes. Mais la prochaine fois..."
"On n'aura peut-être pas cette conversation."
Elle serra très fortement sa main. "Je ne veux jamais, oh jamais, regarder dans tes yeux sans vie Richard Castle."
Il fit un lent hochement de tête puis serra aussi sa main. "Je ne veux pas regarder dans les tiens non plus."
"C'est mon travail," répéta-t-elle.
"Je sais."
"Je suis la flic. Je suis celle sur qui on doit tirer. Pas toi."
"Ils peuvent pas tirer sur quelqu'un d'autre ?" l'interrogea-t-il, lui faisait un sourire. "Genre, amène un mannequin et met le dans le couloir, pour qu'ils tirent toujours dessus."
"Ça servirait à rien, je t'ai toi," rétorqua-t-elle impassiblement.
Ils rirent tous les deux. Il apprécia l'humour, spécialement vu qu'il était plutôt certain que cela avait été sa dernière enquête.
"Kate..."
"Je ne peux pas faire ça à Alexis, Rick. Tu aurais dû la voir."
"Est-ce qu'elle était effrayée ?" demanda-t-il, les yeux troubles.
"Ouais," murmura Kate. "On l'était toutes."
"Je suis désolé."
Elle cligna des yeux. "Désolé ? Pour quoi ? Ce n'est pas ta faute si on t'a tiré dessus. Jerry Tyson est celui qu'on doit blâmer, et, eh ben, il a sûrement vu venir celle-la."
"Juste entre les yeux, hein ?"
Elle lui fit un tendre sourire. "Personne ne tire sur mon partenaire."
Il amena sa main à ses lèvres. "Ça va me manquer," chuchota-t-il.
"Moi aussi."
Ils restèrent assis en silence pendant quelques minutes, se regardant l'un l'autre, atténuant la peur que d'une certaine façon, malgré le fait qu'ils soient dans un hôpital et que tout aille bien, un d'eux allait soudainement disparaître.
"Tu pourrais quand même consulter," songea Kate.
"Vraiment ?"
"Tu ne viendras pas quand on fera une descente, et je pense qu'il y aura certains travaux sur le terrain où tu ne viendras plus, mais... eh bien, ça ne serait plus la même chose, construire des théories sans toi."
Il sourit fièrement. "Je pense que je peux me contenter de ça."
"Mais si je te dis de rester dans la voiture, tu resteras dans cette putain de voiture," ajouta-t-elle.
Il fronça les sourcils. "Ça va continuer à être un problème."
"Non, ça ne le sera pas. Je te dis reste, tu restes."
"Et si on est en face d'un autre meurtrier fou, résolu à te tirer dessus au moment où tu sortiras de la voiture ?"
"Tu ne seras plus de ses voyages. Tu seras au poste. Encore mieux, tu seras chez toi, en train d'écrire."
"Kate."
Elle soupira et se leva, marchant de long en large au pied de son lit. "Si tu n'avais pas été avec moi, rien de tout ça ne se serait produit cette nuit."
"Non, il t'aurait probablement tuer et ça en aurait été fini," rétorqua-t-il. "Il voulait te tuer devant moi, et quand tu n'es pas sortie sur le champ, il est devenu furieux et il a oublié son but."
"Ou je serais sortie et je l'aurais tué."
"Ne prétend pas que ma présence est ce pourquoi ça s'est produit," brailla Rick en colère. "Tu pourrais être morte toute de suite."
"Tu pourrais être mort tout de suite ! Rick, est-ce que tu as une idée... tu as perdu tellement de sang, et si tu avais été un millimètre plus loin..."
Ils se fixèrent. "Est-ce qu'on se dispute à propos de moi te suivant maintenant ?" demanda-t-il après une pause. "Ou est-ce qu'on est tous les deux terrifiés parce qu'on aurait pu être morts tous les deux ce soir, et qu'aucun de nous n'aurait pu rien y faire ?"
Kate sentit sa maîtrise de soi commencer à lui échapper. Elle revint près de lui et s'assit à côté de lui, soupirant alors qu'il lui prenait ses mains dans les siennes. "Tu as presque fait un arrêt cardiaque dans l'ambulance."
"Oh, Kate."
"Juste là, Rick. Tu aurais pu mourir, juste là. Je sais que ça fait mal que je sois sortie de la voiture, crois moi, je sais. Mais Rick, regarder ta vie s'éloigner jusqu'à presque rien... Je ne peux juste pas revivre ça une nouvelle fois. Et puis, voir Alexis et ta Mère... Je refuse de voir les lumières s'éteindre dans tes yeux." Elle sentit une larme couler le long de sa joue, la seule qu'elle avait versée depuis qu'ils étaient entrés dans cette chambre.
Il hocha la tête. "D'accord."
"D'accord ?"
"Je ne te suis plus, à part si c'est sans danger. Veste par-balles tout le temps. Et je 'reste dans cette putain de voiture' quand tu le dis."
"Merci."
"Je suis désolé que tu aies dû passer par ça," s'excusa-t-il doucement, lâchant une de ses mains pour essuyer ses larmes.
Elle attrapa sa main et la serra. "Arrête d'être désolé, espèce d'idiot."
"Voilà ma Kate."
"Tu nous a fait peur, bro," avoua Esposito quand lui et Ryan entrèrent dans la chambre le matin suivant.
"Désolé," sourit Rick, en levant les yeux de la partie de cartes à laquelle lui, Alexis et Kate étaient en train de jouer sur son lit. Kate était assise à côté de Rick, se serrant sur le lit avec lui, et Alexis était campée au pied de son lit. "Si ça peut améliorer les choses, j'ai fait un effort pour rester dans la voiture cette fois."
Kate lui donna un coup de coude, heureuse d'être de son bon côté et il se tourna vers elle, lui souriant fièrement.
"Qu'est-ce qu'on a manqué ?" questionna Ryan, jetant un coup d'œil entre eux.
"Blague privée," éconduit Kate d'un signe de main. "Quoi de neuf ?"
"On voulait juste passer voir comment allait notre Écrivain ?"
Rick sourit. 'Leurs écrivain'. "Eh bien, c'est très apprécié les gars. Comment tout se passe ?"
"L'Agent Shaw est en train de tout finir, mais elle passera dans l'après-midi. Et Montgomery envoie ses salutations. Il va essayer de venir ce soir."
"Super," sourit-il.
"Le traitement des données se passe bien et tout ?" demanda Kate.
"Ouais," dirent les gars en hochant la tête.
"Ils vont avoir besoin de vos déclarations, quand vous pourrez," ajouta Esposito. "Mais y a pas le feu. Tyson est... eh ben, vous savez."
"C'est vrai," convint-elle en hochant la tête. "Est-ce qu'on peut le faire par téléphone, où est-ce que j'ai besoin de revenir en ville ?"
Les garçons échangèrent des sourires. "Je pense que vous pouvez le faire ici. En fait, Montgomery a dit qu'il le ferait avec vous ce soir. Puis... um... est-ce que ça te dis des jours de congé, Beckett ?"
Elle haussa les sourcils. "Pourquoi ?"
"Bon, on est genre ici, uh, pour te dire de prendre le mois de congé."
"Un mois," s'exclamèrent Rick et elle.
Les garçons sourirent. "Ouais. Montgomery a dit qu'il n'y avait aucune utilité à ce que tu sois au Commissariat à t'inquiéter à propos de Castle, là, donc il veut que tu partes pendant que l'homme récupère."
"Sérieusement ?"
"Yep," sourit fièrement Ryan. "Et ne t'inquiète pas, on va tenir le fort pour toi."
Kate les fixa. Une semaine, elle pouvait comprendre. Mais un mois ? Un mois tout entier ?
"Beckett," insista Esposito. Elle le regarda. "On vient juste d'avoir affaire à l'enquête de ta mère. Et maintenant, ton partenaire s'est fait tirer dessus. Dans cette situation pour n'importe qui d'autre la pause aurait été plus longue, et tu le sais." Elle le fusilla du regard. "J'essaie juste de te faire comprendre," ajouta-t-il en haussant les épaules.
"Bref, Montgomery sera là ce soir, et Shaw passera dans l'aprem," interjecta Ryan alors que Kate et Esposito faisaient un concours de regards. "Et Castle, je pense qu'on devrait se faire un week-end Madden bientôt."
Rick sourit. "Oh, absolument."
"Vous les mecs êtes tellement des enfants," clama Alexis, brisant la tension qui s'était instaurée depuis l'annonce des gars.
"Je suis d'accord," dit Kate.
"Très bien," souffla Esposito. "On va vous laisser tranquille. Profite de tes vacances, Beckett."
Ils partirent, souriant fièrement alors que Kate croisait les bras, laissant tomber sa tête contre les oreillers.
"Kate," appela timidement Alexis. "Est-ce qu'une pause est vraiment si mauvaise que ça ?"
Kate sentit Rick ricaner et elle lui donna un coup de coude. "Non, ça ne l'est pas," nia-t-elle, levant sa tête pour rencontrer les yeux de l'ado.
"Kate n'aime pas prendre des congés," affirma Rick.
"Je n'ai jamais dit ça," persifla-t-elle.
"Ouais, parce que demander un jour pour pouvoir dormir n'est pas aussi primordial que l'apocalypse pour toi."
"La ferme, Castle." Elle se tourna vers Alexis. "Je n'ai rien contre des jours de repos. Je juste... Je ne m'attendais pas à être mise sur le banc de touche de la police pendant l'entière récupération de ton père."
"Oh, donc tu es plus inquiète d'avoir à le supporter pendant un mois d'affilé," comprit Alexis en hochant la tête avec sagesse. Rick hoqueta outragé faisant rire Kate.
"Oui, Alexis, c'est exactement ça."
"Vous savez, je suis dans un lit d'hôpital là. C'est pas vraiment juste pour moi," bouda Rick.
"Je pense que tu devrais être content qu'on t'ait laissé gagner les dernières donnes, alors abandonne pendant que tu es en tête," rit Kate.
"Très bien," ronchonna-t-il. "Taquine-moi tant que tu veux. Mais, sache que je peux être encore plus insupportable que je ne le suis déjà pendant que je récupère, et tu vas devoir faire avec."
"Est-ce qu'on a dit laisser gagner ?" modifia rapidement Alexis. "On voulait dire, tu devrais être content de nous avoir battu."
"Bel essai," rit Rick. "Mais sérieusement, Kate, si tu ne veux pas des jours de congés, je suis sûr que tu peux faire en sorte que Montgomery les raccourcisse, mais je pense que tu devrais prendre un peu de repos par contre."
Kate soupira et se laissa retomber sur les oreillers. Elle n'avait pas vraiment grand chose contre le fait de prendre des jours de repos. Elle n'en avait juste jamais pris autant de repos. Et en réalité, elle ne savait pas comment elle allait comblé tout ce temps libre ?
"Si Montgomery veut se débarrasser de moi pendant un mois, je le laisserai," concéda-t-elle après un moment. "Peut-être qu'un mois me fera du bien."
Alexis sourit. "Super."
"Je suis d'accord," ajouta Rick, entrelaçant leurs doigts ensemble.
Kate fit un doux sourire à Alexis. "Je veux dire, c'est pour être juste vis-à-vis de toi. Ça serait cruel de te laisser avec ton père tout le temps."
"Exactement," sourit-elle fièrement pendant que Rick soufflait d'un air exaspéré.
"Détective ?" l'Agent Shaw passa sa tête par la porte, puis cligna des yeux, pour qu'ils s'ajustent à la vision devant elle.
Alexis était retournée à la maison des Hamptons avec Martha pour rassembler leurs affaires, afin qu'elles puissent rentrer en ville. Alexis devait être au lycée le lendemain, et donc elle et Rick avaient fait leurs au-revoir. Elles reviendraient rendre visite dans un jour, quand ça serait le week-end.
Rick était actuellement endormi, sa tête reposant sur l'épaule de Kate pendant qu'elle lisait une copie de Storm Season, qui avait bien servie, que Martha lui avait ramené de la maison à sa demande. Elle avait sa main sur la cuisse de Rick alors qu'elle lisait sans vraiment réaliser ce fait, mais presque toutes les 5 secondes, elle jetait un coup d'œil à sa tête, vérifiant pour voir qu'il était toujours là.
"Beckett ?" interpella Shaw, s'avançant dans la chambre.
"Oh," Kate leva les yeux quand elle entra dans la chambre. "Désolé, Agent Shaw."
"Pas d'excuses nécessaires," sourit-elle. "Est-ce qu'on peut parler, ou est-ce que ça va le réveiller ?"
Kate sourit. "Ne vous inquiétez pas. Une des infirmières vient de changer ses bandages et il ne l'a même pas senti."
"Est-ce qu'il est normalement comme ça ?" demanda Shaw, approchant une chaise d'un côté du lit.
"Parfois. Mais il est sous médication, donc il est plus à côté de la plaque que d'habitude," rit Kate.
Shaw s'assit, la jaugeant. "Vous savez vraiment comment vous mettre dans ces situations périlleuses."
Kate hocha la tête. "Ça fait partie de notre charme."
Shaw rit. "Je suis contente de voir que vous souriez toujours."
"Ce n'est pas facile, mais il est vivant, donc c'est une raison de sourire."
"Je suis contente que vous voyez ça comme ça."
"Comment allez-vous ?" s'enquit Kate, voulant détourner l'attention d'elle. "Comment tout s'est passé une fois qu'on... une fois que l'ambulance est partie ?"
"Protocole standard. Joli tire," répondit-elle.
"Merci."
"Tout est réglé. Je sais que Montgomery sera là plus tard pour prendre votre déposition. On pourra prendre celle de Castle ultérieurement, quand il sera moins médicamenté."
"Il a été plutôt alerte toute la journée," sourit Kate. "Mais c'est probablement pour le mieux de toute façon."
"Comment est-ce que vous tenez le coup ?" demanda Shaw.
Kate haussa les épaules. "Aussi bien que je peux le faire."
"J'ai entendu dire que vous preniez des vacances."
Elle renifla. "Congés forcés, à vrai dire. Mais c'est pas si mal."
"Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour un mois de congés forcés," répondit Shaw. "Profitez-en. La prochaine fois où vous en aurez, sera probablement pour le congé maternité, et croyez-moi, le travail de bureau avant ça retire un peu de douceur à la pause."
Kate sentit ses yeux s'agrandir. "Uh, ouais."
"Ne me dites pas que vous n'y avez pas penser."
"Plus depuis que j'ai travaillé avec vous l'année dernière," répondit facilement Kate, la réponse honnête la surpris.
Shaw sourit. "Ça en vaut la peine, Détective."
"Je commence peut-être à voir votre point de vue," avoua Kate en hochant la tête.
"Quand est-ce que je pourrais remanger de la nourriture solide ?" demanda Rick alors que Kate installait un plateau avec une compote et un smoothie pour lui, et un hamburger pour elle.
"Encore quatre jours."
"C'est pas juste."
"Je sais."
"T'as le droit de manger un hamburger."
"Je sais."
"J'en veux un."
"T'es un gamin."
"Il faut en être un pour en voir un."
"La ferme, Castle."
Il la fixa pendant qu'elle faisait tout un show d'apprécier son hamburger. Oui, il était blessé, mais l'embêter était beaucoup plus facile que de se concentrer là-dessus.
"Tu regretteras ça la prochaine fois que la situation sera inversée."
"Je n'ai pas l'intention de me faire tirer dessus de si tôt," remarqua Kate, haussant un sourcil.
Il lui fit un geste de la main. "Non, je veux dire, quand tu récupéras après avoir accouché et que tout ce que tu pourras manger ça sera des glaçons alors que tout ce que tu veux c'est du café, tu regretteras ce moment."
Ils se regardèrent. Avait-il vraiment osé ?
"Uh, je veux dire, quand tu seras, um... tu sais, je ne veux finalement pas tant que ça de hamburger."
Kate renifla. "Bien sauvé, Casanova."
"La ferme, Beckett."
Elle rit. Elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, vu que tout ce dont à quoi elle pensait depuis ces dernières heures étaient des petites répliques Castle-Beckett, se tortillant, riant, jouant, souriant, elle avait des enfants dans sa tête depuis que Jordan était partie, et aussi bizarre que ça paraisse, elle n'était pas particulièrement déphasée par ça.
"Donc, quand est-ce que Montgomery passe ?" s'enquit Rick quelques minutes plus tard.
"Bientôt," répondit Kate en haussant les épaules.
"Où est-ce que tu dors ce soir ? Tu veux une clé de la maison, je sais que Mère a laissé la sienne au cas ou tu la voudrais."
Kate roula juste des yeux. "Je ne pars pas."
"Quoi ?"
"Je ne suis pas partie la nuit dernière."
"Je croyais que tu avais dit que tu..."
"Non," rit-elle. "J'ai dit que j'allais chercher Alexis quand tu as commencé à t'assoupir."
"Où est-ce que tu as dormi alors ?"
"Dans la salle d'attente."
"Sérieusement ?" Il avait l'air scandalisé. "Tu as dormi dans la salle d'attente ?"
"Est-ce que les médicaments affectent ton audition ?"
Il lui jeta un regard noir. "Kate, tu ne peux pas dormir dans la salle d'attente."
"Ça a très bien marché la nuit dernière," contredit-elle en haussant les épaules.
"Si tu continues à dormir dans la salle d'attente, tu ne vas jamais assez dormir et très bientôt, tu seras ici accrochée à un perf tout comme moi."
"Rick, le mélodrame n'est pas vraiment mignon."
"Je n'essaie pas d'être mignon," contra-t-il. "Je suis sérieux. Va dormir dans la maison des Hamptons, et reviens dans la matinée."
"Le Capitaine Montgomery n'est pas encore arrivé, et non, merci, mais je ne vais pas dormir dans ta maison."
"Pourquoi pas ?"
Elle prit une grande inspiration. "Parce que c'est là qu'on allait quand tu t'es fait tirer dessus hier matin, c'est là que tu as emmené ton ex-femme l'été dernier, et c'est une maison bizarre sans sécurité."
"Kate."
"Et, par ailleurs, Rick, tu es là."
"Je serais toujours là dans la matinée," répliqua-t-il gentiment, ses yeux écarquillés.
"Je ne suis juste... je ne suis pas prête pour y aller pour l'instant, d'accord ?"
Il la considéra pendant un moment. "D'accord."
Rick regarda Kate quand elle et Montgomery sortirent de la chambre, Montgomery avec un sourire jovial, et Kate avec une expression neutre. Rick, personnellement, ne pouvait pas être plus excité que Kate ait le mois tout entier, soi-disant pour jouer avec lui. Jouer avec lui, ça sonnait cochon.
Il secoua la tête. Maintenant n'était pas le moment d'avoir des pensées cochonnes, encore plus parce qu'il ne pouvait même pas espérer les réaliser. Il soupira, reposant sa tête contre les moelleux oreillers. Il était fatigué, mais il savait que s'il s'endormait avant que Kate ne revienne, elle irait probablement passer la nuit dans la salle d'attente encore une fois, et il ne juste... il n'accepterait pas ça.
Soudainement, une idée lui vint et il appuya sur le bouton pour appeler l'infirmière. Passant une main dans ses cheveux, il fit son sourire le plus charmant. Une minute plus tard, une jeune infirmière ouvrit la porte, et Rick eut un aperçu de la surprise et de l'inquiétude sur le visage de Kate de l'autre côté de la porte. Il sourit plus amplement, espérant qu'elle le voit puis il retourna son attention sur la jeune femme.
"De quoi est-ce que vous avez besoin, M. Castle ?" s'enquit-elle.
"Je me demandais si il serait possible d'avoir... je suis désolé. Quel est votre nom ?"
"Sally Hutchins"
"C'est un très beau nom. Ça a une bonne sonorité. Peut-être que je pourrais l'utiliser dans un livre. Bref, infirmière Hutchins."
"Oh, vous pouvez m'appeler Sally," sourit-elle.
"D'accord, Sally. Vous voyez, je me demandais si il serait possible d'avoir un deuxième lit ici pour la femme dans le couloir."
"Oh, eh bien, ce n'est pas vraiment le protocole de l'hôpital, M. Castle."
"Je sais," concéda-t-il d'un air penaud. "Mais vous voyez, elle a surmonté pas mal d'épreuves et nous sommes de Manhattan donc c'est assez loin, et tous les bons hôtels aux alentours sont pleins pour la nuit, et je voulais juste faire en sorte qu'elle soit confortable."
"Bon..."
"C'est une femme très spéciale et elle m'a sauvé la vie hier. Je ferais plus, mais, eh bien..." il fit un geste autour de lui. "Je suis sûr que vous pouvez comprendre. Vous avez l'air de quelqu'un qui veut faire son maximum pour les personnes auxquelles elle tient."
Son visage craqua et il poussa des cris intérieur. "Bon, très bien. Je vais aller trouver un lit d'appoint pour vous. Mais ne dites pas aux autres infirmières que j'ai craqué après que vous m'ayez léché les bottes, ok ?"
Puis elle se tourna et vola hors de la chambre, laissant Rick un peu éberlué dans le processus. Ça devait être les médicaments. Il ne se faisait normalement pas prendre.
Une minute plus tard, Kate entra, et Rick vit Montgomery faire un geste de la main avant de partir.
"Pourquoi est-ce que tu avais besoin d'une infirmière ?" questionna-t-elle avec préoccupation, s'asseyant sur le bord de son lit.
"Je..."
"Voilà votre lit, M. Castle," s'exclama l'infirmière Hutchins faisant rouler le lit complet, avec une pile de draps, d'oreillers et de couvertures.
"Merci, Sally," sourit Rick.
Hutchins se tourna vers Kate. "Gardez cet homme à vos côtés, ma chère. Il n'est peut-être pas un aussi beau parleur qu'il pense l'être, mais il tient à vous."
Kate fixa après elle une fois qu'elle fut partie. Puis elle regarda le lit et soupira. "Tu as charmé cette infirmière pour un lit ?"
"Essayer de charmer," la corrigea Rick. "Apparemment, je ne suis pas aussi suave que d'habitude quand je suis drogué."
"Peut-être que tu n'es pas aussi suave que tu le penses être tous les jours, ou beau parleur, n'est-ce pas ?" l'interrogea-t-elle avec un sourire satisfait.
Il lui jeta un regard noir fatigué. "Est-ce que tu vas au moins dormir sur ce maudit truc, pour que mon ego ne soit pas complètement démoli."
Kate tapota son genou. "Je pense que je le pourrais."
"Merci."
Elle se pencha, lui faisant un doux baiser sur ses lèvres. "Merci, Rick."
"Je voulais juste que tu sois confortable," sourit-il.
"Tu es celui de qui on devrait s'inquiéter," soupira-t-elle alors qu'elle passait une main dans ses cheveux en désordre. "Tout accroché à ces tubes et bippant."
"Ouais, eh ben, prendre soin de toi rend le fait d'être dans ce lit un peu plus supportable," admit-il en haussant les épaules.
Kate sourit pressant son front contre contre le sien. "Je t'aime," déclara-t-elle doucement.
Il cligna des yeux. "Oh, Kate, je t'aime aussi. Tellement. Tellement fort." Il enroula ses bras autour d'elle et ils restèrent assis là tenant l'autre pendant un long moment.
Ça n'avait pas été tape-à-l'œil ou osé ou stupéfiant. Mais être assis là avec lui sur son lit d'hôpital, tous les deux couverts de deux jours de crasse et de saletés, Kate ne pouvait pas imaginer une façon plus réelle pour eux d'être. Il passa une main à travers ses cheveux et elle sourit et pressa un autre doux baiser sur ses lèvres.
"On va bien s'amuser pendant ce mois," murmura-t-il contre ses lèvres.
"J'espère que ta définition de s'amuser inclut beaucoup de repos au lit, Rick."
"Du moment que tu es dans le lit avec moi, ça va être marrant," répliqua-t-il.
Elle sourit et elle sentit son cœur se réchauffer. Il ne faisait pas de sous-entendus, ou de blagues et tout. Il était sérieux. "Je pense qu'un mois à paresser à la maison pourrait être assez sympa."
"Donc tu vas rester au loft ?"
"Je..."
"Allez, Kate. Emménage avec nous."
"Rick, quoi ?"
Il sourit et dessina des cercles sur son dos. "Emménage avec nous."
"Est-ce... est-ce qu'Alexis sait que tu suggères ça ?" s'enquit-elle, le souffle coupé. Elle l'aimait. Elle aimait Alexis. Elle aimait Martha. Et c'est vrai, elle n'avait presque pas passé une nuit loin de lui depuis des semaines, mais emménager ? Si vite ?
"Alexis l'a mentionné plus tôt et je sais que Mère sera ravie. Allez, Kate. Commençons notre vie. Commençons à construire des fondations et puis une maison, et on la remplira avec des enfants et on prendra des vacances et on construira des théories et on trouva notre fin heureuse."
"Des doubles arc-en-ciel et la magie et tout ?" demanda-t-elle.
Il sourit. "Exactement."
"Tu ne vas pas en avoir marre de moi quand je serais sceptique ou que je rentrerais des heures après qu'on ait fini, ou décide que je veux attendre pour... pour faire un peu de cette construction de fondations ?"
"Jamais," fit-il sérieusement. "Je n'en aurais jamais marre de toi, Kate."
"Vraiment ? J'en ai marre de toi tout le temps."
Il émit un soupire dramatique mais l'attira plus près. "Et voilà, un moment parfait ruiné."
Elle rit doucement. "Oh, ne t'inquiète pas, Rick. Je suis sûre que tu vas trouver un moyen de me ramener les pieds sur terre d'une certaine façon."
Ils furent silencieux pendant une minute avant qu'il ne rencontre ses yeux, leurs visages toujours à quelques centimètres l'un de l'autre.
"Tu vas emménager ? Tu passeras ta vie avec moi ?" demanda-t-il.
"Ce sont deux questions différentes."
"La seule et l'unique," chuchota-t-il. "Tu es la mienne."
Elle prit une profonde inspiration se mordant la lèvre. Elle savait ça depuis un moment. Ces trois petits mots avaient beaucoup de force, sur tous les deux. Doucement, un sourire béat étira son visage. "Tu es le mien aussi, Rick."
"Très bien," souffla-t-il, se penchant pour presser ses lèvres contre les siennes. "Alors laisse-moi passer le reste de ma vie à t'aider à trouver le Père Noël."
Et voilà c'est vraiment fini... Laissez-moi pleins de commentaires, J'ADORE ça ! ^^
Pour tous ceux qui liront cette fic après qu'elle soit (enfin) complète, n'hésitez surtout pas à laisser des commentaires ^^.
Enfin, je bosse sur la traduction d'une autre fic, donc dès que j'aurais assez d'avance je la posterais, et j'espère de tout cœur retrouver tous ceux qui ont suivi cette fic ! ^^ GROS BISOUS !
