Oui, j'ai pris beaucoup de temps cette fois. Mais j'ai de bonnes excuses. Les révisions, puis les examens et puis les voyages et la flemme et tout ça. Mas, tout de même, je suis impardonnable alors envoyez moi des tomates pourries mentales et lâchez-vous (lâchez-vous, hein, pas lécher vous parce que je sais que quelqu'un a déjà lu ça.) dans les reviews pour me flageller virtuellement.
Sirius a la peau brûlante de sa douche chaude, Severus aspire la buée qui monte du sol de la baignoire et le temps se suspend dans la vapeur, se dissout alors qu'ils s'observent tous les deux, se regardent sans fausse pudeur et dévoilent leur nudité.
Sirius comprend vite que le cadeau de Severus tient dans ça, dans son corps nu et pâle juste devant lui, dans ses yeux noirs qui le fixent, troubles comme du lait, pleins d'effroi soigneusement dissimulé et de défi, dans sa main tendue dans l'espace entre eux, dans ses lèvres entr'ouvertes qui l'appellent et dans la courbe de ses hanches qui ondule plus bas, vers tout ce qu'il a, tout ce qu'il offre.
Aucun d'entre eux ne sait quoi faire. Ne sait comment briser le silence, effacer les doutes et chasser la buée qui les piège.
Et puis leurs corps s'attirent sans se repousser, leurs lèvres se rencontrent et, dans un cri long, vaguement plaintif, un peu bestial, plein de plaisir, la chaleur de Sirius devient celle de Severus, sa peau brûlante consume celle de l'autre jusqu'à la fin, jusqu'au bout et la chaleur devient de la fièvre qui les fait glisser leurs corps mouillés l'un contre l'autre, encore et encore.
Toujours jusqu'à la fin, toujours jusqu'au bout.
Et Sirius tiens le cadeau de Severus dans sa main, en le regardant droit dans ses yeux plus noirs, plus écarquillés, plus expressifs que jamais et il s'abandonne en lui, dans sa chaleur et dans ses tremblements, dans sa fièvre et son plaisir et ils deviennent eux, ils deviennent un, là sous l'eau, dans la vapeur qui monte du fond de la baignoire, dans la buée qui couvre le miroir, ruisselant sur les tas de vêtements qui couvrent le sol.
Un soupir suivi d'un cri – surprise et plaisir mêlé – puis Sirius retombe, Severus tente d'agripper le mur glissant et ils atteignent ensemble la fin, le bout.
Un dernier baiser avant le sommeil. Plus tendre, doucement chaleureux pas consumant.
Sirius murmure les mots, les trois petits mots qui flottent comme des bulles à la surface de l'esprit, à la surface de tout, à l'oreille de Severus, et ce dernier se fige puis se détend dans l'étreinte fatiguée et il répond avec ses yeux, puis avec sa bouche et c'est un cadeau parfait, magnifique.
Je ne suis absolument pas sûre que vous ayez compris ce que je voulais dire, mis à part que c'était un lime dans une baignoire s'entend. Ca, au moins, j'espère que c'était clair. Si ça ne l'était pas, ben franchement c'est que j'écris de plus en plus bizarrement. Je dois dire que ça avait vraiment une autre forme dans ma petite tête folle mais j'écris ça sur le coup, presque à minuit, après avoir pris l'avion pendant six heures et avoir dormi moins de trois heures la nuit dernière, donc, il est tout à fait possible que ceci n'ait pas de sens.
Notons que je ne parle pas uniquement de la fic. Cette note d'auteur m'a l'air bien étrange.
