Bonjour!

Voilà la suite ; certains avaient vu juste... D'autres n'étaient pas loin! Le mystère reste encore entier... Ou à moitié, dira-t-on!

Bref, bonne lecture!


CHAPITRE XXV

Arrivée inattendue.


Le week-end se déroula à peu près comme le vendredi après-midi tout le monde fit et défit sa valise, rajoutant des choses oubliées et courant acheter ce qu'il leur manquait. Finalement, le jour du départ, tout le monde avait bouclé sa valise, croisant les doigts pour que tout rentre dedans et qu'il n'ai rien oublié. Ziva, qui avait l'habitude de faire son sac en un temps record, aida Abby qui n'arrivait pas à dresser une liste. Ensemble, la valise de la jeune fille fut bouclée en moins de deux. Kyle et Sarah donnèrent à Ziva et Abby leur sac à dos qui contenaient le pique-nique et les objets que les jeunes devraient avoir à porté de main comme leur médicament ou leur autorisation de sortie. Les parents d'Abby serrèrent les jeunes filles dans leur bras et leur souhaitèrent bon voyage en les laissant chez Gibbs. Le point de départ était la bibliothèque et la maison du jeune homme se trouvait la plus près.

Lorsqu'elles entrèrent, Gibbs les salua leur indiquant que Tony avait dormi chez lui et qu'il était, rien de bien étonnant, en retard. L'italien confirma ses dires en leur passant sous le nez, sa brosse à dents dans la bouche, une serviette nouée autour de la taille, deux chaussettes dépareillées aux pieds. Abby gloussa et Ziva ne put retenir son sourire devant ce spectacle. Personne ne cru bon de prévenir le garçon qu'il ne portait pas les mêmes chaussettes…

« Vous voulez manger quelque chose les filles ? demanda Jackson de la cuisine.

-Hey Monsieur Gibbs ! lança Abby en saluant le vieil homme qui buvait son café, le journal à la main.

-'Lu ma p'tite demoiselle. Ziva. »

Elle inclina la tête. Ils s'étaient déjà croisés quelque fois et l'homme avait tout de suite mis Ziva à l'aise avec de vieilles anecdotes sur Jethro. Il avait aussi croisé Ari en coup de vent juste avant qu'il n'aille prendre l'avion et il l'avait trouvé fort sympathique.

« Thé, café ? » demanda le père de Gibbs en sortant des tasses et un gobelet de Caf-Pow.

Il le donna à Abby en lui faisant un clin d'œil.

« Café s'il vous plait Jackson ! hurla Tony de l'étage supérieur.

-Pour L.J la question ne se pose pas… Et toi Ziva ?

-Un thé s'il vous plait.

-C'est partiii ! » lança Jackson en étalant les tasses sur le plan de travail.

Gibbs, parti aider Tony dans sa quête d'une chemise non-empaquetée, arriva au moment où la cafetière s'éteignait, Abby en profita pour parler avec Jackson des dons spirituels de son fils qui arrivait toujours au bon moment… Ce dernier commença le récit d'une aventure d'un Jethro âgé de six ans au grand malheur de Gibbs qui haussa un sourcil et disparu aussi vite qu'il était arrivé. Ziva sourit et avala une gorgée de thé, essayant d'imaginer un Gibbs enfant…

Alors que Tony descendait, habillé cette fois, les mêmes chaussettes aux pieds, la sonnerie de la porte d'entrée retentit et Gibbs, réapparu au même moment que l'italien, alla ouvrir. Jenny et McGee, qui s'étaient rencontrés en chemin, pénétrèrent dans la cuisine, le bout du nez rosi par le froid matinal.

« Eh bien, c'est la première fois que cette cuisine contient autant de monde à six heures du matin ! » nota Jackson en regardant la pendule, un petit sourire aux lèvres.

Le départ étant prévu pour six heures trente, les jeunes avaient dû se lever tôt –trop tôt pour Tony- mais l'excitation les maintenait complètement alertes. Dans quelques heures, ils seraient à plus de neuf cent mètres d'altitude, dans des chalets rustiques autour d'un bon feu de cheminé, qu'est ce qui pourrait ternir leur joie ?

« Bon, serait p'tèt temps d'y aller ? » lança le père de Gibbs en avalant ce qui lui restait de café.

Les autres hochèrent la tête et rincèrent leur tasse, saluant au passage Jackson qui devait être à la base à sept heures. Il dit au revoir à Gibbs et fit un signe de la main aux autres alors qu'ils franchissaient la porte, portant leur sac sur l'épaule. D'eux tous, Abby était celle qui avait le sac le plus volumineux.

« C'est parce que j'ai emporté des trucs pour le déguisement ! » expliqua-t-elle quand Tony l'interrogea sur la nature de ses bagages.

Ils arrivèrent à la bibliothèque avec dix minutes d'avance et en profitèrent pour ranger leur sac dans la soute du bus. Le chauffeur les salua et fut ravie de voir qu'ils avaient des sacs.

« L'an dernier, les filles avaient emportés au moins trois valises chacune… J'avais l'impression de conduire un deux cents tonnes ! » s'esclaffa-t-il en essuyant la neige accumulée sur le pare-brise du bus.

Ils discutèrent encore quelques minutes puis Oliver, le chauffeur, leur proposa de monter dans le véhicule pour attendre les autres. Ses cinq autres collègues arrivèrent alors que les jeunes se laissaient tomber dans les sièges moelleux du car. Oliver alla les saluer et Jen contempla les cinq bus qui se rangèrent à côté du leur.

« Je ne m'étais jamais rendu compte qu'il y avait autant de classe, souffla-t-elle.

-Eh oui, six Terminales d'au moins trente-cinq élèves chacune… lança Tim en inclinant son siège, de manière à être couché.

-Ce qui signifie un bus par classe… ronchonna Abby, mécontente à l'idée d'être séparée de Gibbs et de Tony.

-On n'en sait rien, peut-être feront-ils l'appel dehors… » dit Tony avec espoir.

La gothique haussa les épaules et jeta un coup d'œil à son téléphone. Les autres élèves n'allaient pas tarder à arriver.

A peine deux minutes après l'arrivée des bus, des groupes d'adolescents apparurent, un sac sur l'épaule ou tirant une valise. Oliver, qui était remonté discuter avec la bande, ressorti pour les aider à charger leurs affaires. Les jeunes montèrent dans le bus, saluant au passage les autres. Au bout de quelques minutes, une véritable marrée humaine se trouvait devant la bibliothèque, faisant presque autant de bruits qu'en plein jour… Les six référents, qui accompagnaient le voyage, essayaient de faire régner l'ordre, appelant leur classe. Tim, Abby, Ziva, Tony, Gibbs et Jen sortirent du bus et se joignirent à leur groupe respectif. Après l'appel, les professeurs se consultèrent à propos de la façon dont les bus seraient remplis, sachant que chaque année cela causait des problèmes. Pendant ce temps, les élèves avaient ordre de ne pas se mélanger les uns aux autres. Quelques retardataires arrivèrent, essoufflés, avec des excuses plus ou moins valables. Une fois que le quatrième appel fut fait, les référents durent faire face à un nouveau problème l'une des roues du bus d'Oliver semblait crevée. Le pauvre chauffeur dut téléphoner au centre pour expliquer son problème pendant que les ado' vidaient la soute et vérifiaient qu'ils n'avaient rien oubliés sur les sièges.

Un autre bus arriva, Oliver échangea quelques mots avec son conducteur, le remercia et alla expliquer la situation aux professeurs. D'après ce qu'en comprit Tony, qui était le plus près des référents, Oliver avait ordre de ne pas conduire son bus et il prendrait donc celui qui venait d'arriver, dont le chauffeur rentrant d'un autre voyage. Il fallait, en revanche, faire le plein et le vieil homme se dépêcha de se rendre à la station-service la plus proche pendant que l'autre conducteur, épuisé, allait dormir dans un coin du bus immobilisé. A sept heures, contenir les élèves fut de plus en plus difficile, surtout que les routes commençaient à s'animer. Abby, que l'attente rendait infatigable, ne cessait de courir ici et là alors que Jen, debout depuis quatre heures du matin, s'était endormie contre l'épaule de Ziva qui n'osait plus bouger. Tim essayait de repérer Tony et Gibbs dans la foule des T4 mais il n'y parvint pas, au plus grand damne d'Abby. Alors que le bus, conduit par Oliver revenait, le plein fait, l'un des référents s'avança.

« Ecoutez-moi ! » cria-t-il en secouant des bras pour se faire remarquer.

La foule se tu peu à peu, les yeux rivés sur le professeur.

« Bien, dit ce dernier, après ce… Léger contre temps, nous allons pouvoir monter dans les bus. Mes collègues et moi avons décidés qu'il serait plus simple pour tout le monde, après un nouvel appel, que vous montiez dans le bus où se trouvent vos valises, que ce soit votre référant ou non qui soit avec vous. »

Le bruit de foule reprit aussitôt mais le professeur leva à nouveau ses bras.

« Je sais que vous êtes tous un peu fatigué, son regard s'attarda sur Jen qui se frottait les yeux, mais s'il vous plait, restez calme au moins jusqu'à ce que nous soyons dans les bus… »

Il jeta un regard d'excuses aux chauffeurs qui levèrent le pouce en signe d'accord. L'appel commença donc et les élèves gagnèrent leur bus. Oliver, qui avait profité du discours du professeur pour recharger son nouveau bus en un temps record, réveilla son collègue et lui expliqua que la compagnie enverrait quelqu'un dans dix minutes pour le problème de roue.

Les jeunes montèrent dans le bus alors qu'ils étaient appelés. Ils retrouvèrent leur place et Tony poussa un soupir de soulagement alors que le moteur ronronnait, annonçant leur départ. Jen, à peine assise sur le siège, s'endormit, la tête contre la vitre. Alors que le bus s'engagea à la suite des cinq autres, Oliver freina et descendit. Un concert de protestations s'éleva de la part des élèves et la référante descendit à la suite du chauffeur. Un bruit indiqua que l'on venait de charger au moins une valise dans la soute. La professeur remonta et lança

« Une arrivée de dernière minute ! »

Oliver reprit sa place alors qu'une jeune fille montait dans le bus. Certains élèves tordaient le cou pour voir qui était cette fille qui retardait encore leur voyage. Certains semblèrent la reconnaitre et des chuchotements s'élevèrent. La jeune fille regarda les têtes des étudiants assis sur les sièges et sourit, se dirigeant vers quelqu'un.

Tony, en grande conversation avec Gibbs sur les blagues qu'il pourrait ou non faire pendant le voyage ne remarqua pas la fille arriver. Aussi fut-il surpris d'entendre son prénom.

« Tony… !

-… Que… qu'est-ce que tu fais là ? »


Alors, une dernière supposition à faire avant la révélation?