A/N :
Coucou chers lectrices et lecteurs ! Je sais que, comme toujours, j'ai mis un temps insensé à publier la suite et j'en suis sincèrement désolée... :-(
Ensuite, je voudrais remercier du fond du coeur quelqu'un sans qui ce chapitre serait sans doute resté prendre la poussière au fond d'un dossier... Hum. Merci "na" ! Ta review m'a fait très plaisir... Pour tout dire, je me demande comment tu as pu tomber sur ma fic étant donné qu'elle avait dû être reléguée bien loin, faute de mise à jour ! Le fait que tu adhères au concept de "Snape-a-une-famille-et-c'est-un-être-humain-comme-les-autres" me réjouit aussi ! Ne t'inquiète pas, Selivan réapparaît davantage dans les chapitres suivants... Oui, Sev a quelque chose derrière la tête, et ça ne va pas plaire à tout le monde !
En tout cas, merci à tous ceux qui continuent de me lire malgré des laps de temps assez disparates entre les chapitres et bonne lecture !
Chapitre XXV : Le choix de Severus (?)
Comme j'aurais aimé pouvoir dire « après la pluie, le beau temps » ! Mais non, en ce qui concerne Severus, ce serait plutôt « après le déluge, l'orage »…
En effet, suite à ce que j'avais appelé « la Catastrophe » et suite à son étrange mise en garde, mon frère ne m'avait plus adressé la parole.
Une semaine déjà s'était ainsi écoulée, lorsque je pris mon courage à deux mains et descendis dans les profondeurs du château. Je devais de toute manière lui demander une faveur : ni Ben, ni moi-même n'avions estimé mes besoins correctement, de sorte que j'allais rapidement manquer de potion régénératrice…
Je frappai et entrai, m'attendant à le trouver à son bureau, mais la pièce était vide. Aussitôt, un profond sentiment de malaise m'envahit : mon frère étant quelqu'un d'extrêmement méticuleux, ses attitudes viraient presque à l'obsession compulsive par moments. Ces moments incluaient entre autres ses horaires de correction. Autrement dit, si le fumeur ne peut se passer de cigarette après le dîner, mon frère a un besoin vital de couvrir d'encre sanguinolente les parchemins laborieusement rédigés par ses élèves…
Mon inquiétude, en apparence irrationnelle, était en fait justifiée par le simple fait que la dernière disparition de Severus avait conduit à un retour plus que désastreux (- même si, en l'occurrence, il ne s'agissait pas à l'époque de mon frère, mais d'un esprit étranger).
Suspicieuse, je fronçai les sourcils et balayai la salle des yeux. A première vue, tout était en ordre : piles de parchemins parfaitement alignés, chaise parfaitement centrée sous la table, aucun signe de lutte… Je fis le tour de la pièce et passai derrière le bureau. Soudain, je repérai une enveloppe en papier kraft, posée sur la chaise ; ma respiration se bloqua un court instant lorsque je lus la mention « Samantha », écrite de la main de mon frère.
« Oh, Merlin, songeai-je en décachetant l'enveloppe, pourvu qu'il n'ait rien fait de…
Les premiers mots de la lettre interrompirent le cours de ma pensée :
« Samantha, par pitié, quand tu liras ceci, ne t'énerve pas, ne fais pas de crise d'hystérie et ne cours pas te jeter du haut de la Tour d'Astronomie. Je n'en vaux pas la peine… ou peut-être que si… Quoi qu'il en soit, si tu lis ce courrier, c'est que d'une manière ou d'une autre l'un des deux hommes qui se prétendent mes Maîtres a eu ma peau… »
Je déglutis… J'allais dire : « rien de stupide… »…
Glissant au sol, je poursuivis ma lecture :
« (…) Même si j'ose espérer que le sacrifice de ma misérable vie ne sera pas vain, je préfère rester réaliste. Je suppose donc que le Seigneur des Ténèbres existe toujours et que Celui-Qui-A-Survécu-Pour-Notre-Plus-Grand-Déplaisir ne l'a pas vaincu.
Je me répète, mais par pitié, ne fais rien d'insensé. Ma disparition n'a rien de dramatique… Je suis d'ailleurs persuadé que le Trio Infernal dansera sur ma tombe… »
Je souris à cela : c'était du Severus tout craché…
« Bien évidemment, je te laisse la garde de Selivan, ainsi que la gestion de son héritage durant sa minorité.
J'ai fait notifier à notre notaire ta « réapparition ». Tu disposeras ainsi de ce qui te revient depuis la mort de nos parents.
Reste cachée ici à Hogwarts le plus longtemps possible. Bien que je ne fasse confiance à personne, je sais qu'ici tu vivras dans un semblant de sécurité.
Ne change pas. »
Et voilà, c'était tout. Les dernières volontés de mon frère rédigées noir sur blanc, d'une écriture fière, droite et ferme. Je reposai l'enveloppe et la lettre sur le bureau et inspirai profondément. Cette dernière phrase était très proche du compliment, et je ne savais si je devais en rire ou me mettre à pleurer toutes les larmes de mon corps…
Mais alors que j'allais me rendre dans ses appartements, pour tenter de trouver un indice sur l'endroit où il se trouvait, un détail presque insignifiant attira mon attention : j'avais de l'encre sur les doigts. Non, en réalité, non seulement j'en avais sur les doigts, mais mon nom sur l'enveloppe était presque effacé…
Aussitôt, je me mis à réfléchir avec l'énergie du désespoir : Depuis combien de temps était-il parti ? Y avait-il la moindre chance que je l'empêche d'accomplir cette « chose stupide qui allait vraisemblablement lui coûter la vie » ? Et plus important : où diable était-il allé ?
Quelques précieuses secondes s'écoulèrent, durant lesquelles je ne pus m'empêcher de penser à Voldemort ; cela ne faisait aucun doute, il avait dû se rendre à un de ces « meetings secrets »…
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Rageusement, je claquai la porte des cachots en sortant et courus le plus vite que je pouvais jusqu'à l'escalier qui menait au bureau de Dumbledore : si ce vieil imbécile avait osé l'envoyer à la mort, il allait le payer, et cher !
Bien sûr, je n'avais pas le mot de passe… Bon, pas le temps de tergiverser, j'ouvris mes cercles de perception et démantelai un par un chaque charme de protection. Finalement, le dernier céda et le phoenix se tourna pour laisser place au célèbre escalier. Je montai, ouvris la porte d'une passe magique et entrai en trombe dans le bureau du Directeur.
Lui était là, bien sûr, assis à son bureau, une tasse de thé à la main. Je grimaçai de dégoût et dis :
« Comment pouvez-vous ? Albus, comment avez-vous osé ?
- M… Miss Graymes, je…, commençai-t-il, d'une voix complètement abasourdie.
- La ferme ! Je ne veux pas vous entendre si c'est pour me faire servir les mêmes stupidités que l'autre jour « je voulais vous préserver mes chers enfants » ! N'importe quoi ! Je vais vous poser une seule question et ce n'est pas négociable : ou vous répondez ou je vous tue. Est-ce que c'est clair ?
C'est alors que je me rendis compte que le Directeur n'était pas seul, comme je le pensais… J'entendis une légère toux et me retournai d'un bloc. Devant moi se tentai la dernière personne que j'avais envie de voir à ce moment : Jonathan Grey. L'air perplexe, il haussa un sourcil dans ma direction.
Je soupirai, me retournai vers Dumbledore et dis :
- Albus, ne jouez pas avec moi, il n'y a pas de temps à perdre ! Où est-il ? Vous ne pouvez pas l'ignorer !
- Si je vous le dis, rétorqua le Directeur, qui s'était repris, vous allez le rejoindre…
- Bien entendu ! Vous vous imaginiez que j'allais rester là tranquillement et boire un thé avec vous, sachant que Severus est là dehors à se faire torturer, tuer, ou que sais-je pour une cause qui n'est pas la sienne ?! Je ne le répéterai pas une troisième fois : où est-il ?
- Au manoir, céda-t-il enfin. Vous-Savez-Qui lui a donné rendez-vous là-bas il y a une semaine déjà.
- Qu'a-t-il l'intention de faire ?
Albus reposa sa tasse en évitant mon regard.
- Dumbledore !, l'admonestai-je. Je vous promets que vous n'avez pas envie de voir quel effet ça fait quand je m'énerve vraiment !
- …
- Bien, parfait. Puisque vous le prenez comme ça…, lançai-je en me tournant vers la porte.
- Non !, s'exclama alors le Directeur. Non, attendez… Si vous y allez, cela n'aura servi à rien…
- De quoi parlez-vous ?, dis-je d'une voix dangereusement douce.
- Il compte se dénoncer ce soir, avoua-t-il. Il va également lui révéler la présence d'au moins trois autres espions dans Ses rangs… et votre présence ici. L'objectif de notre plan est de Le déstabiliser, dans l'espoir qu'Il commettra une erreur.
Rien ne peut exprimer suffisamment bien ce que je ressentis à ce moment. J'étais plus que furieuse : il envoyait mon frère se sacrifier, tel l'agneau mené au loup et détruisait par la même des mois de dissimulation…
- Vous avez perdu la tête, murmurai-je. Merlin, mais faites-vous interner, Albus ! Est-ce que vous êtes conscient de ce que tout cela va générer ? Peu importe, j'y vais : il faut l'empêcher de commettre cette folie !
Sur ce, je sortis de la pièce, furieuse et prête à me battre. Je dévalai les escaliers et, une fois arrivée devant la massive porte principale, je lançai un sort du revers de la main et les multiples serrures se déverrouillèrent immédiatement.
C'est alors que j'entendis des pas : Grey m'avait suivie, semblait-il.
- Félicitations, fit-il, un peu essoufflé. Bel exemple de magie sans baguette !
- Merci, répondis-je, mais je n'ai vraiment pas le temps de discuter, comme vous avez sans doute pu le comprendre…
- En réalité, je ne dispose que de très peu d'informations, mais le Directeur m'a demandé de vous accompagner.
- Très bien, acquiesçai-je (je ne pouvais plus me permettre de perdre du temps avec des détails). Suivez-moi alors. Mais ne vous mettez pas en travers de mon chemin.
Nous sortîmes ensuite du château, puis j'activai deux sortilèges d'invisibilité et lui pris la main avant de nous faire Apparaître devant le Manoir.
A/N :
Voilà ! J'espère ne pas vous laisser trop sur votre faim... Je vais être tout à fait honnête avec vous : le chapitre suivant est terminé et je suis en train de le corriger. L'épilogue est également fini ! Donc, ne craignez pas que j'abandonne Samantha et Severus à leurs malheurs : j'écrirai cette histoire jusqu'au bout !
Par contre, c'est le moment de me préciser qui vous tenez absolument à voir survivre à la fin car si j'ai mes chouchous, je ne voudrais pas vous décevoir en me séparant de votre personnage préféré...
Pour ceux que cela intéresse, et pour pouvoir explorer de façon plus développée la vie familiale de Samantha, je prévois enfin une fanfiction intermédiaire entre la fin et l'épilogue. Ainsi, vous en apprendrez davantage sur ses origines... Car, comme quelqu'un de sa connaissance affirme continuellement : "Tout le Monde Ment !"... ( Celui ou celle qui trouvera de qui et de quoi je parle aura droit à un Ordre de Merlin... lol )
Merci encore, na ! J'espère que la suite te plaît...
Comme vous pouvez le voir, c'est une review qui m'a rappelé que je n'avais pas publié la suite, donc laissez moi s'il vous plaît un petit message ! ... Merci d'avance !
