Bonsoir tout le monde !
Voici le nouveau chapitre de Valse à 4 temps. Merci pour toutes vos reviews, cela me fait extrêmement plaisir ! Voici un chapitre qui nous rapproche inexorablement de la fin, 'jespère qu'il vous plaira malgré tout. En vous souhaitant une excellente lecture !
Chapitre 26 : Anticipation
Rose traînait des pieds, serrant contre elle le vieil ours en peluche de sa maman Hermione. Elle suivait son autre mère dans les couloirs de Poudlard, et grognait inlassablement qu'elle ne voulait pas quitter Poudlard.
- Ca suffit Rose ! Continue comme ça et je te vends à Minerva comme elfe de maison !
- Ouais, ben je suis sûre qu'elle s'occuperait mieux de moi que toi, rétorqua la petite fille.
La gifle partit et Hugo regarda sa mère étonné. Jamais maman Ginny n'avait donné de claques ou de fessées. C'était plutôt la spécialité de maman Hermione. Rose leva ses yeux vers sa mère et la défia du regard.
- T'en veux une autre ? demanda Ginny, excédée.
- Vas-y, et j'envoie un hibou à SOS enfance sorcière, répliqua la fillette.
Ginny lâcha un long soupir et traîna ses deux enfants dans les couloirs de Poudlard. Malheureusement pour elle, elle croisa sur le chemin menant au parc McGonagall tante et neveu. Ces derniers la cherchaient visiblement et ils fondirent sur elle comme deux vautours sur une charogne.
- Professeur Weasley, commença Minerva, visiblement furieuse mais maîtresse d'elle-même en toutes circonstances, puis-je connaître les raisons d'un tel départ ?
- Il se trouve que j'en ai assez que… répondit Ginny.
- Si c'est à cause de Potter, il retournera faire un séjour dans une beine à ordure ! coupa William.
Minerva fit signe à son neveu de se taire, l'air agacé.
- C'est exactement à cause de ce genre de réaction que je m'en vais, gronda le professeur de vol.
- J'aimerais que vous preniez le temps de réfléchir, tenta de tempérer Minerva.
- C'est tout réfléchi, croyez-moi, Madame la directrice. Je viendrai assurer mes cours tandis que Rose sera à la bibliothèque, sous la surveillance de Mrs Pince…
- Comme si cette vieille bique pouvait… commença William.
- Silence ! le coupa Minerva. J'aimerais que vous veniez dans mon bureau demain après vos cours pour discuter avec moi.
- Bien, répondit froidement Ginny. Professeur McGonagall, Madame la directrice, je vous souhaite une bonne fin de week-end.
- Tonton ! Fais quelque chose ! supplia Rose tandis que sa mère l'emmenait vers la sortie.
- T'inquiète, Sev' et moi, on est sûr le coup !
Rose soupira tout en suivant sa mère. Elle espérait vivement que les cerveaux machiavéliques de Rogue et de McGonagall junior trouveraient une solution pour la sortir de cette situation.
Quand Hermione se réveilla, elle avait l'impression qu'un troupeau d'hypogriffes faisait son jogging dans sa boîte crânienne. Elle passa une main sur son front, marmonna une formule et de la magie blanche parcourut ses doigts pour courir le long de son visage.
Enfin soulagée de sa migraine, elle ouvrit doucement les yeux. Elle s'attendait à se retrouver dans une chambre d'hôtel en compagnie de Minerva, aussi bondit-elle sur ses pieds en remarquant qu'elle se trouvait dans un cimetière. Et que son katana gisait à ses pieds, alors qu'elle était persuadée l'avoir laissé sur le bureau de la chambre du Chaudron Baveur. Le soir commençait à tomber lentement, l'air se refroidissant grandement.
Elle fit quelques pas, cherchant du regard la sortie du cimetière quand un nom sur une tombe attira son regard. Elle fit un pas en arrière et manqua de trébucher.
- Par Merlin ! s'exclama-t-elle.
Elle déchiffra une fois de plus le nom, mais son esprit ne lui jouait pas de tour. « KENDRA DUMBLEDORE ET SA FILLE ARIANA » était gravé dans le granit constellé de lichen. Hermione se mordit les lèvres. Elle était à Godric's Hollow. Comment avait-elle atterri ici ?
Elle marcha rapidement entre les tombes, évitant les trous dans le chemin, et gagna rapidement la sortie. Une fois dans le village, elle remarqua les maisons éclairées de mille lanternes et les citrouilles posées le long des murs.
« Halloween ? » pensa-t-elle en faisant apparaître une longue cape noire.
D'un geste de la main, elle métamorphosa ses vêtements en quelque chose de plus contemporain. Un jean bleu, un pull noir à col roulé, et des bottes montantes noires pour compléter sa tenue. Elle cacha son katana sous sa cape, et commença à arpenter les rues du village. Au loin, des enfants déguisés en monstre rentraient chez eux, les poches pleines de friandises tandis que des cris de joies et de fêtes se faisaient entendre d'un pub bondé. Près d'une poubelle encombrant la chaussée, elle remarqua un exemplaire de la Gazette du Sorcier et eut un sursaut en remarquant la date et le titre de l'édition du jour.
« Le 31 octobre 1981 : Fêtez Halloween en famille, mais n'oubliez pas de rester prudent ! Vous Savez Qui sévit toujours… »
« Bon sang, c'est ce soir que… » pensa Hermione.
Elle regarda rapidement autour d'elle, tentant de se repérer. Elle n'était venue ici qu'une fois, pendant sa première scolarité, Harry ayant abandonné les ruines familiales pour emménager dans une nouvelle maison avec Tonks.
Heureusement pour elle, le village était petit, et elle retrouva rapidement la maison des Potter, après avoir suivi un long chemin qui quittait le bourg. Elle se tapit dans un coin obscur, derrière des buissons dont les trois quart du feuillage étaient à terre, jaunis, et se jeta un sort d'invisibilité.
« Pourquoi suis-je ici ? A cette époque ? Ce qui s'est passé ce soir là, je le sais. Quelle est la raison ? »
Tout en cherchant une réponse à ses questions, Hermione attendit patiemment la venue de Voldemort. Cependant, l'heure avançant, qu'elle ne fut pas sa surprise de voir traîner près de la maison des Potter la silhouette du directeur de Poudlard.
Rose faisait un tas de purée avec sa fourchette et l'agrémenta de bout de saucisse. Elle savait que maman Ginny se mettrait en rogne en la voyant jouer avec la nourriture, mais elle n'en avait cure. C'était les vacances de Pâques, cela faisait presque deux mois que la famille Granger-Weasley avait réintégré le domicile familial, et presque deux mois qu'elle s'ennuyait. William et Severus n'avaient plus le droit de lui apprendre quoi que ce soit, et ses journées étaient surveillées par l'abominable Pince, la mégère presque apprivoisée, aurait dit McGonagall junior.
- Rose, si tu n'as pas faim, tu montes te coucher… gronda Ginny en levant les yeux de son journal. Tu sais que ce n'est pas bien de jouer avec la nourriture.
« Gagné ! » pensa la fillette.
Elle jeta un regard à Hugo qui se faisait tout petit, et avalait méthodiquement le contenu de son assiette.
- Ouais, et il paraît que ça ne se fait pas de lire à table… répliqua Rose en marmonnant.
Ginny lâcha son journal et tapa du plat de la main sur la table.
- Cette fois, ça suffit, tu files te coucher sans voir Harry !
- Quelle tristesse, je ne m'en remettrai jamais… ironisa la petite fille en repoussant son assiette.
- Rose ! s'exclama le professeur de vol, outrée.
La fillette leva les yeux et toisa sa mère du regard.
- Vous vous voyez souvent, depuis la disparition de maman Hermione. Vous sortez ensemble ?
Hugo lâcha ses couverts, et regarda sa mère dans l'attente d'une réponse.
- Non, bien sûr que non, que vas-tu t'imaginer ! rétorqua vivement Ginny.
Rose eut une moue dubitative.
- Maman Hermione reviendra, je le sais. Et dans pas longtemps. Ce serait dommage qu'elle te trouve avec Harry…
- File dans ta chambre ! s'exclama Ginny.
- Avec plaisir… grogna Rose. J'vais écrire un hibou à marraine, pour me plaindre…
Ginny ne releva pas et regarda sa fille grimper mollement les escaliers pour disparaître dans le couloir. Quelques secondes plus tard, une porte claqua violemment faisant sursauter Hugo.
- Elle a mauvais caractère… dit doucement Hugo.
- Je me demande de qui elle tient ça… soupira Ginny.
Question purement rhétorique : sa mère lui disait toujours qu'elle avait été très pénible étant jeune.
La sonnerie de la porte d'entrée la tira de ses réflexions. Elle se dirigea dans l'entrée et ouvrit la porte. Harry se tenait sur le seuil de la maison, un bouquet de fleur à la main, une bouteille de vin dans l'autre.
- Entre, je t'en prie. Hugo est impatient de te voir.
Elle déposa une bise sur la joue du survivant, et ferma la porte après l'avoir laissé entrer.
Harry déposa la bouteille de vin sur la table, tendit le bouquet de fleur au professeur de vol qui se chargea de le mettre dans un vase et le survivant entama une conversation avec son filleul alors que Ginny réchauffait le repas dans la cuisine.
Une demi-heure plus tard, Hugo était couché tandis qu'Harry et Ginny dînaient tranquillement.
- Quoi de neuf ? demanda Ginny entre deux bouchées.
- Et bien, Tonks m'a contacté hier. Elle veut divorcer…
Hermione observait Dumbledore. Ce dernier marchait en sa direction et la langue de plomb osait à peine respirer. Même si elle était cachée par son sort d'invisibilité, il était possible que le directeur de Poudlard la remarque. Il s'arrêta à quelque pas d'elle, et observait la maison des Potter. Le rez de chaussée était illuminé et l'ombre de Lily et James se dessinait derrière les rideaux.
« - Comment se fait-il que je puisse voir cette maison qui est sous fidelitas ? » se demanda-t-elle.
- Un coup de main que je te donne, ma belle… répondit une voix.
- Merlin ?
- Qui d'autre ? Pas le pape ! ricana la voix grave. Maintenant, tu te tais, tu te concentres, et tu observes… »
Hermione plissa les yeux et dévisagea Dumbledore qui contemplait sa montre.
- Il ne devrait pas tarder… murmura le vieux sorcier.
En effet, quelques instants plus tard, le bruit caractéristique du transplanage retentit dans la ruelle sombre. Voldemort apparut devant la maison des Potter. Sans hésiter, le sorcier à la tête de reptile s'engagea dans le jardin et força la porte d'entrée.
Dumbledore eut un léger sourire et disparut sans bruit.
« - Maintenant, tu as toutes les cartes en mains. Prépare-toi à retourner dans ton époque…
- Mais… Merlin… je… »
Elle n'eut le temps d'en dire plus. Tandis que les cris de James et Lily résonnaient dans la rue, Hermione se sentit aspirer dans un tuyau. La sensation qu'elle avait éprouvée maintes fois au cours de son périple serait enfin la dernière. Elle espérait sincèrement que Merlin ne lui avait pas menti. Elle allait enfin rentrer chez elle ! Revoir ses enfants, Ginny… Après avoir battu Dumbledore et Grindelwald, bien sûr. Alors qu'elle se sentait voyager à une vitesse incroyable, elle se sentait prête à en découdre.
Ses pieds finirent par toucher le sol, et elle réussit à ne pas tomber. Un vent léger et frais balayait son visage et elle inspira à plein poumon. En levant les yeux, un sourire naquit sur ses lèvres. Elle se trouvait devant le ministère de la magie.
« - Merci Merlin !
- De rien, beauté. Allez, je coupe la communication, je n'ai plus de forfait… ricana le sage. »
Hermione eut un petit rire, et s'engouffra dans la cabine téléphonique. Elle décrocha le combiné, tapa sur le cadran 62442 et une voix claire et enjouée retentit.
- Bienvenue au ministère de la magie, veuillez décliner votre identité et la raison de votre visite.
- Hermione Granger, langue de plomb, je viens brûler le portrait d'Albus Dumbledore dans le bureau du ministre.
- Je vous souhaite une excellente soirée et une agréable visite du ministère, Hermione Granger !
- Fichue voix enregistrée… grogna Hermione.
Un clic retentit et l'ascenseur se mit en marche. Quelques minutes plus tard, la neuvième sage se trouvait dans l'atrium désert. En regardant une des pendules au plafond, elle se rendit compte qu'il était près de 22h30. Elle gagna la batterie d'ascenseur et sélectionna l'étage du ministre de la magie. Elle sentait la tension la gagner au fur et à mesure des secondes qui s'écoulaient. Les portes de l'ascenseur finirent par s'ouvrir, et elle s'engagea dans les couloirs sombres du ministère. Silencieusement, elle se glissa jusqu'à la porte du ministre de la magie et, après s'être assurée de ne pas être vue, pénétra dans l'imposante pièce. Coup du hasard, ou aide de Merlin, la pièce était vide. Derrière un beau bureau de chêne massif, plusieurs portraits trônaient sur le mur. Certains étaient vides, d'autres occupés par de vieux sorciers et sorcières qui dormaient paisiblement.
Hermione s'approcha et s'intéressa à la légende des tableaux. Au bout de quelques minutes de recherches, elle trouva celui qui l'intéressait. Albus Dumbledore. Vide. Ce dernier devait être à Poudlard.
D'un geste de la main, elle brûla le cadre qui se consuma lentement en crépitant. Lorsqu'il ne resta plus que des cendres, Hermione les fit disparaître et, après s'être assurée de n'avoir laissé aucune trace, elle se dépêcha de gagner l'air de transplanage.
Une fois dans l'atrium, elle tourna les talons en pensant à sa destination. Poudlard.
Quelques secondes plus tard, apparaissant dans un craquement sonore, elle sentit avec plaisir l'air frais d'Ecosse lui fouettait le visage. Elle marcha rapidement le long du chemin qui menait à son ancienne école, et poussa les lourdes grilles en fer forgé. Alors qu'elle traversait le parc à vive allure, une seule pensée occupait son esprit. Dans quelques minutes, elle aurait la clé du mystère. Dumbledore allait enfin livrer ses sombres secrets.
Et voilà ! Plus que 3 chapitres avant le dénouement final de cette trilogie !
N'hésitez pas à me laisser une petite review pour me dire ce que vous en pensez.
Bises et à très bientôt,
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