Merci à Kimloveto et à fantasia-49
Nini : ça va être le calme avant la tempête. Je essayer de brasser de l'air et de donner un sens à tout ça.
Chapitre 26 : Je suis mauvais.
On était le lendemain. Hermione se réveilla seule dans son lit qu'elle trouva particulièrement vide sans Drago, puisqu'il était à l'infirmerie. Elle se leva et se prépara à toute vitesse pour aller le voir. Elle arriva devant l'infirmerie et entendit du chahut derrière la porte. En y entrant, elle vit Drago se disputer avec Mrs Pomfrech.
-Mr Malefoy, buvez ça !
-Non ! C'est infecte ce truc.
-Ce n'est pas censé être bon, c'est censé vous guérir.
-Ah ! Vous avez dit censé. Vous voulez m'empoisonner, je le dirai aux autorités !
-J'abandonne.
Exaspéré, Mr Pomfrech s'enferma dans son bureau. Hermione prit une chaise et s'essaya près de son petit ami.
-Tu t'es bien remis à ce que je vois.
-Non, pas tant que ça en fait. J'ai très mal tu sais, répondit-il le jeune blond en espérant qu'Hermione le réconforte.
-Eh bien prend la potion.
Christina éclata de rire. Elle était sur un lit d'en face avec son pied bandé. Harry était assis à côté d'elle avec son épaule dans le plâtre. Drago tenta de se redresser mais fut prise de violente douleur à l'abdomen. Hermione l'aida tant bien que mal et remarqua le bandage qu'il avait au poignet. Elle savait ce que c'était.
-Tu sais où est ma mère, lui demanda Drago pour qu'elle ne pose pas de question au sujet sur la pseudo marque.
-D'après ce que j'ai entendu, elle est au QG, en sécurité. Dumbledore a renforcé la sécurité du château.
-Ce n'est pas ça qui va l'arrêter, dit Harry.
-Je sais mais comme ça on gagne encore plus de temps, surtout que tu l'as « tué », si je peux dire.
-C'est vrai t'as réussit, demanda Drago.
-Ouais.
Quelques instants plus tard, Blaise arriva avec Ginny pour prendre des nouvelles des blessés.
-Ta cheville va mieux, demanda la rouquine à Christina.
-Oui, ça va. Disons que je commence à avoir l'habitude.
-Vous vous parlez maintenant, demanda Harry.
-Il le faut. Elle sort avec mon cousin.
-Allez, faîtes-moi une petite place.
Ginny s'installa sur le même lit qu'Harry et Christina. Le jeune Gryffondor faillit tomber à terre.
-Eh vieux, il faut que tu saches que tous les sixièmes et septièmes années de notre maison sont partis, prévint Blaise.
-Tous ?
-Tous. On est plus que trois et certains n'apprécient pas trop de nous savoir de l'autre côté. J'ai dormit dans un dortoir vide et je dois dire que ça m'a fiche la chair de poule.
-Pauvre cousin.
-Merci de compatir. Ta cheville ?
-Super.
-Et moi ?! Moi on ne me demande même pas comment je vais ?! Je vous signal que mon épaule a trinquée !
Christie se tourna vers lui et l'embrassa. Ce baiser dura un peu trop longtemps au goût de Blaise et Drago.
-Elle va bien ton épaule ?
-Mieux, beaucoup mieux.
-La prochaine fois, évitez de faire ça devons nous. Ça serait sympa, ça nous évitera d'avoir envi de nous crever les yeux.
-Cousin ?
-Quoi.
-La ferme.
Mrs Pomfrech revint avec lueur d'espoir dans les yeux.
-Mr Malefoy, avez-vous bu la potion ?
-Non.
-Bon.
Elle partit et revint tout de suite après avec des tas de bandages, une lotion et une potion. Elle donna le tout à Hermione.
-Tenez, débrouillez-vous avec ça.
-Que…que voulez-vous que je fasse avec ça ?
-Que vous le soigniez, comme Mr ne désir pas faire ce que je lui demande, je ne vois pas pourquoi il resterait ici. Mr Malefoy doit changer de bandage et panser ses blessures tous les matins et tous les soirs. Me suis-je bien fais comprendre ?
-Oui, mais…
-Vous pouvez partir, ouste !
Drago eut beaucoup de mal à se lever et à mettre un T-shirt. Il lui fallait l'aide de Blaise et Hermione.
-Je te préviens Malefoy, je ne suis pas Mrs Pomfrech et je serai prête à te faire mal pour que tu boives cette potion. C'est clair ?
-Oui.
Hermione sourit satisfaite et l'embrassa.
Durant l'après midi, Harry et Christina en avaient profité pour faire une petite promenade assez lente à cause des béquilles de la jeune fille. Elle trouvait ça très imposant. La promenade se passa dans le silence e plus complet. Chacun attendait que l'autre prenne la parole. Christina remarquait quand même que quelque chose n'allait pas avec Harry.
-A quoi tu penses Harry ? Tu as l'air ailleurs.
-Je… je me remémorais juste ce qui s'était passé hier et… je pensais à ton père.
-Mon père ? Pourquoi ?
-Il… il a utilisé beaucoup de sorts de magie noire pour nous aider. Ça m'a troublé.
-Oh. Tu sais Harry, nous sommes des Zabini. Les Zabini ont toujours été à Serpentard et Serpentard est la maison de la magie noire. Mon père en connaît un rayon là-dessus c'est vrai, mais il ne l'utilise que lorsque que c'est nécessaire.
-Mais toi aussi tu l'as utilisé et je n'aurai jamais pensé que tu l'aurais fait. Et puis, le fait que ton père soit fier de toi parce que tu en connais les théories, c'est encore plus troublant.
-Oui, je sais.
-Je ne veux plus que tu fasses ça. Arrête.
-Pourquoi ?
-Ça va te pourrir de l'intérieur et je ne veux pas ça t'arrive.
-Harry. Il faut que tu comprennes que je connais la magie noire depuis que je suis en âge de lire. Et regarde comment je suis, je n'ai rien d'une Serpentard et tu sais pourquoi ? Parce que contrairement à d'autre, ma mère était une moldue et que je connaissais les deux facettes de la vie et ça me permettait de faire la part des choses. La magie noire est comme une drogue, je te l'accorde. Quand on commence, difficile de s'en défaire, mais mon père ne m'a pas appris cette magie dans ce but là. Je ne l'utilise pas pour mon plaisir. La dernière fois, hormis cette année, que j'ai utilisé cette magie, c'était il y a sept ans, quand ma mère est morte. Ne t'en fait pas pour moi, d'accord ?
Il acquiesça et ils s'embrassèrent. Sur leur chemin, ils rencontrèrent un petit groupe de Gryffondor.
-Salut Harry, ça va ton épaule, lui demanda Dean.
-Oui, ça va.
-Et toi jolie demoiselle, ta cheville ?
-Mieux.
Harry regarda Ron qui était avec Dean et Seamus et Neville. Sa méfiance pour les Serpentard n'avait pas complètement disparu et il décida de s'en aller.
-Ron…
-Désolé. Ça lui passera, lui rassura Dean. Nous on se fait bien à l'idée.
- On n'a pas le choix, renchérit Seamus. Quand on voit la façon dont vous vous êtes battus. Bon, on va vous laisser les amoureux.
-On va quand même essayer de lui faire entendre raison, leur dit Neville.
Les trois garçons partirent et rencontrèrent Hermione qui ne semblait pas aller très bien. Elle se dirigea vers Christina et Harry.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-C'est… c'est Drago. Il… il est dans sa chambre et ne veut pas que je l'approche. Il n'arrête pas de dire qu'il est mauvais et qu'il va finir par me tuer. Je ne comprends pas ce qu'il a. Il allait pourtant bien ce matin. Ton cousin est avec lui, mais il est devenu muet et s'éloigne de moi à chaque fois que je m'approche de lui.
-Ne pleure pas Hermione. Ça va aller. C'est une mauvaise passe. On va aller le voir.
Ils se dirigèrent tout les trois vers la salle commune des préfets en chef. En entendant le portrait pivoter, Blaise ouvrit la porte de la chambre de Drago pour que les trois élèves puissent entrer.
-Il ne dit rien. Je n'arrive pas à le réconforter. Je ne l'ai jamais vu comme ça.
La chambre était plongée dans le noir. Christina tira les rideaux. Drago était assis au bord de son lit et tenait son avant-bras. Elle s'assit près de lui
-Drago…
-Ne t'approche pas de moi. Toi aussi je vais finir par te tuer. C'est dans les gènes.
-Mais non. Pourquoi tu dis ça ? Tu n'es pas comme ton père, tu ne lui ressembles pas.
-Si.
-Non. Drago, tu m'as accepté en tant que sang-mêlée, tu as fait des efforts avec les enfants d'ascendance moldus, tu… tu es tombé amoureux d'Hermione ! La fille que tu as toujours méprisée, d'après ce que tu m'as dit. Elle est là pour toi et ne comprends pas pourquoi tu la rejettes.
-Je suis un mangemort, dit-il en montrant la marque. Harry resta stupéfait. Il n'avait pas vu que Voldemort avait réussit à lui poser la marque. Christina lui pris l'avant bras et le regarda de plus près.
-Malefoy, la marque n'est pas entière.
-Qu'est-ce que ça change ?
-Ça veut tout simplement dire qu'elle n'a aucun effet sur toi. Tu n'es pas conditionné par lui, il ne te contrôle pas.
-Comment tu le sais ? demanda Drago à Christina.
-Je le sais c'est tout. Drago, ne reste pas replié sur toi-même. Parle, confie-toi. On est là pour toi. Hermione est là. Et en aucun cas tu ressembles à ton père, d'accord ? Tu vaux mieux que lui. Cette marque n'est qu'un vulgaire tatouage. Elle ne signifie rien. Au pire, si tu vas chez les moldus tous ce qu'ils pourront te dire c'est que c'est super beau.
-Les moldus ont de drôle de goût.
-La ferme, Blaise. Tu n'es pas mauvais Drago. Tu n'as rien de mauvais. Tu crois vraiment qu'Hermione serait tombée amoureuse de toi si tu étais maléfique ?
Drago regarda Hermione mais n'osa pas répondre. Tout ce qu'il avait en tête, c'était pourquoi c'était arrivé à lui. Christina, Blaise et Harry sortirent de la chambre. Hermione tenta une approche et s'assit près de lui. Elle lui caressa la joue.
-Je t'aime Drago, même avec ça.
-Mais moi je me déteste.
-Regarde-moi. Tu ne garderas pas ça très longtemps. Je te promets que je vais trouver un moyen pour te retirer ça du bras.
Hermione l'embrassa comme pour sceller cette promesse.
Le soir venu, Drago lui avait parlé de ses parents et surtout de sa mère. Il se confiait tout simplement.
-Je trouve ta mère courageuse d'être restée avec un homme tel que ton père. Je veux dire, comment peut-on battre sa femme ?
-Je me le demande mais… j'ai jamais pu… je n'ai jamais eu le cran de m'interposer.
-Il te faisait peur ?
-Oui et je m'en veux. Elle a tellement souffert.
-C'est finit maintenant. Elle est en sécurité. Ta mère n'a plus rien à craindre.
Drago sentit une vive douleur en inspirant et grimaça.
-Ça veut dire ce que ça veut dire. Allez, on va changer tes bandages.
-Oh, non…
-Mais c'est moi, pas Pomfrech.
-Tu m'as fait comprendre que tu étais pire que Pomnfech. Ce n'est pas rassurant.
-Oh, arrête. Je suis tendre comme un agneau.
Hermione l'emmena dans la salle de bain et fut plutôt rassuré que l'atmosphère se soit réchauffée. Elle l'aida à enlever son T-shirt puis ses bandages. Elle vit les lacérations au niveau de côtes et des abdos.
-Ton père ne t'a pas raté.
-Oui, malheureusement. Ah !
-Je ne t'ai même pas touché !
-Je sens de mauvaises ondes provenant de toi.
-Tu veux voir ce que c'est quand j'ai des mauvaises ondes ?
-Non, non.
Hermione lui mit d'abord du désinfectant sur les plaies et essaya de faire le plus attention possible et fut plutôt satisfaite de voir que Drago ne se plaignait pas. Elle mit les bandages et là, ce fut autre chose.
-Tu veux que je meure ? Arrête de serrer ! Mais arrête !
-Eh, c'est qui l'infirmière, ici ? C'est moi, alors tu me laisses faire. Si t'es pas content Malefoy, retourne voir Mrs Pomfrech !
Drago ne dit rien et soupira. Même les soupirs lui faisaient mal. Une fois le bandage mit, Hermione lui tendit la potion.
-Boit.
-Il n'en a pas question.
-Malefoy, boit ça tout de suite !
-Non !
-Très bien.
Elle posa la potion et commença à se déshabiller et à aller sous la douche. Drago se demandait ce qu'elle fabriquait et il eut envi d'aller la rejoindre.
-Tu vois Drago moi aussi j'aimerai que tu viennes mais tu es blessé et plus tu refuseras de boire la potion, plus les blessures seront longues à cicatriser et plus tard on pourra faire l'amour.
-T'es pas sérieuse ?
-Oh que oui.
Drago savait qu'elle avait raison, ce qui l'énervait énormément. Il regarda la potion sur le lavabo. Il la prit et la but cul sec avant de sortir de la salle de bain. Hermione sourit en sachant que son argument avait fonctionné.
Fin du chapitre.
Petit verdict ?
C'est fou mais avec tout ce qui se passe dans l'éducation nationale, j'ai eu l'impression que cette semaine trainait en longueur.
En tout cas bonnes vacances à la Zone C… bouh…
Au passage, j'aurai dû être en vacances, mais malheureusement, ce n'est pas le cas, alors n'y aura pas de « double ration » de chapitre cet hiver. Il faudra attendre le mois d'Avril. J'en suis navrée.
Passez une bonne semaine.
Ah oui, et bonne St Valentin pour les personnes qui ont l'occasion de le célébrer. Bouh…
