Il semble que ce soit la semaine des bones nouvelles donc j'en ai une pour vous... Voici le chapitre suivant. ENFIN :) Ben oui, que voulez vous, les impératifs de la vie lol
J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop de vous avoir fait attendre, que vous ne me bouderez pas et que ce chapitre ne vous décevra pas après une si longue attente.
Quelqu'un: si tu es arrive jusqu'ici, j'espère que ça t'a plu. Sinon dommage pour moi :)
Aodren: je suis ravie que ça te plaise. Je pense que tu vas trouver quelques reponses à tes questions concernant les personnages dont Severus.
Honte à moi. Dans mon empressement de publier j'ai oublier de remercier Indocile pour le temps qu'elle me consacre.
[Début Flashback]
Hermione ne put aller contre son instinct de survie et tenta, tant bien que mal, d'échapper aux griffes du loup-garou. Pendant ce qui lui sembla une éternité, elle courut, sauta, roula, esquiva les attaques, non sans éviter totalement les coups de griffes et de pates de la bête ou les nombreuses écorchures et bosses résultant de ses multiples acrobaties. Plusieurs fois, elle caressa l'espoir de sortir vivante de cette cellule.
Tandis qu'elle venait de s'écarter, une fois de plus, du loup, elle vit celui-ci tourner sur lui-même avant de s'immobiliser devant elle, babines retroussée, la queue fouettant l'air avec violence. Hermione réalisa alors qu'elle n'avait réussi à échapper aux attaques que parce que son adversaire jouait avec elle. Elle était la proie et lui le chasseur et il semblait estimer qu'il avait perdu assez de temps. Hermione analysa la situation. La fatigue commençait déjà à se faire sentir, elle était éreintée tant physiquement que moralement par les derniers évènements.
Tout paru clair tout à coup.
« Malfoy n'a jamais eu l'intention de m'offrir une mort douce et rapide. Il m'a jeté dans l'arène face au lion et il compte sur la victoire de ce dernier. Quand bien même j'aurais une chance, jamais je ne ferai de mal à Rémus, qu'il soit homme ou loup. Il ne me reste plus qu'une chose à faire.»
Hermione quitta le mur contre lequel elle s'était appuyée et s'avança, la tête haute, la démarche assurée, vers le loup-garou. Lorsque celui-ci se mit à gronder elle s'arrêta et elle s'agenouilla doucement devant lui afin de se trouver au niveau de ses deux citrines. Comme elle l'avait déjà fait par le passé, elle plongea au plus profond de son regard afin de trouver l'homme qu'elle aimait.
Lorsqu'elle vit briller un petit éclat ambré, elle leva lentement sa main et la posa sur le museau de la bête, qui gronda encore plus fort. Hermione se rendit alors compte qu'elle tremblait. Son corps commençait à la lâcher, submergé par la peur et la fatigue. Son cœur était empli de tristesse et de regrets. Les pensées de bousculaient par centaines de sa tête et tout commençait à se mélanger.
Elle se redressa, laissa une dernière fois sa main glisser sur le doux pelage brun du loup et formula la seule pensée cohérente qu'il lui restait avant de voir une dernière fois la bête se jeter sur elle.
« J'espère qu'un jour, tu me pardonneras »
Emportée par le poids de son assaillant, elle se senti chuter et, lorsque sa tête heurta violement le sol, elle laissa les ténèbres l'englober avec soulagement.
[Fin Flashback]
- Hermione ?
- Professeur ?
Hermione sentit une main agripper son épaule et la secouer brusquement. Elle ne comprit pas tout de suite qui la prenait ainsi pour un prunier ni pour quelle raison elle estimait nécessaire de faire preuve de si peu de délicatesse. Ce n'est que lorsqu'elle sentit la main la relâcher et deux bras l'entourer qu'elle réalisa que cette personne, qui se trouvait être Harry, était juste folle d'inquiétude. Elle ferma les yeux et se laissa aller un moment à cette étreinte.
Lorsqu'elle sentit une seconde paire de bras l'entourer, elle eut le sentiment d'être complète. Elle ouvrit les yeux et croisa le regard du maître de potion. En un instant, son sentiment de bien-être se dissipa et elle se mit à trembler en repensant à ce qui aurait dû être la dernière nuit de sa vie. Sentant son malaise, les deux jeunes hommes resserrèrent leur étreinte, ne sachant par quel autre moyen la réconforter.
- Les gars, vous m'étouffer. Dit Hermione en rigolant
Immédiatement ils relâchèrent leur emprise et s'écartèrent d'elle, les joues roses.
- Désolé Mione, dit Ron avec un sourire qu'Hermione lui retourna avant de sentir Harry se réinstaller à ses côtés et lui prendre délicatement la main.
- Mione. Est-ce que ça va ? demanda-t-il d'un air concerné.
- Oui Harry. Ne t'en fais pas, répondit-elle en lui serrant la main en signe de réconfort.
- On te parlait et tu as soudain eu l'air ailleurs. Tu ne décrochais pas ton regard du mur et ne réagissait plus lorsque l'on t'appelait. Tu nous as fait un peu peur à vrai dire.
- Oh vraiment ? Je suis désolée. Ne… Ne m'en veuillez pas mais… je suis fatiguée.
- Bien sur Mione. Pas de problème. On va te laisser, dit Harry en lui déposant un baiser sur le front avant de quitter la chambre.
- A plus tard, dit Ron à sa suite.
Hermione sentit son professeur hésiter un moment avant de se redresser et commencer à se lever.
- Je sais que vous avez pénétré mon esprit, dit Hermione.
L'homme reprit place sur sa chaise et la dévisagea sans pour autant dire quoique ce soit.
- Vous avez vu ce qu'il s'est passé, n'est-ce pas ?
Un hochement de tête fut la seule réponse qu'elle obtint de lui.
- Dites-moi ce qu'il s'est passé ensuite…. S'il vous plait, demanda-t-elle poliment ?
L'homme laissa échapper un soupir avant de se lancer dans des explications. Il savait que, quoiqu'elle ait vécu, la jeune fille gardait son esprit d'analyse et son désir d'apprendre. Elle ne manquerait pas de lui poser multitudes de questions et il s'avait d'avance que certaines réponses n'allaient pas lui plaire. Elle était en vie, mais il savait que, moralement, elle était loin d'être sauvée Il voyait encore cette culpabilité dans ses yeux et il savait que les informations qu'il allait lui donner n'allaient, en rien, alléger ce poids sur sa conscience. Il allait devoir être vigilant, bien qu'il doute qu'elle fasse quoique ce soit de stupide maintenant qu'elle avait retrouvé ses amis. Il soupira de nouveau, se racla la gorge et débuta son récit.
- Comme vous le savez, les Malfoy ont un talent inné pour paraitre impassible en toute circonstance. Or, il semble que vous soyez parvenue à faire perdre toute contenance à Lucius.
- Que… Que voulez-vous dire ?
- Pendant plusieurs jours, il a paru agité et nettement plus vindicatif qu'à son habitude à tel point que le Seigneur des Ténèbres lui-même n'a pu s'empêcher de lui en faire la remarque. Lorsqu'il a demandé à Lucius ce qui le mettait hors de lui, il a répondu qu'il avait, je cite, « hâte que le monde soit purifié des Sang-de-Bourbes tout juste bons à pervertir ce qu'ils touchent ». Heureusement pour lui, personne n'a fait le rapprochement direct avec vous.
- Moi ? Pourquoi spécifiquement moi ? Malfoy honni tous les Sang de Bourbes.
- Effectivement, mais jusqu'à présent, il les avait toujours traité avec autant d'indifférence qu'une mouche sur un mur. Je connais Lucius depuis des années Miss Granger et je vous prie de me croire lorsque je vous dis que vous avez été son tourment depuis que vous avez rejoint ses cachots.
Hermione ne put s'empêcher de rire et tenta de se calmer tant bien que mal en voyant le regard perplexe de son interlocuteur.
- Excusez… Excusez-moi Professeur. Je trouve seulement incroyable de vous entendre me dire que le grand Lucius Malfoy a souffert de ma présence pendant tout ce temps. Peut-être devrais-je penser à le féliciter la prochaine fois que nous nous croiserons d'avoir réussi à tenir si longtemps sans céder à la tentation de me tuer. Quel héros vraiment ! Lâcha-t-elle d'une traite alors que la colère montait petit à petit.
- Je ne vais pas vous mentir Miss Granger, en vous disant que Lucius n'a pas pris plaisir à vous torturer ou à vous… hum…
Comprenant parfaitement où le maitre de potion voulait en venir, Hermione se mit à rougir légèrement et un silence gêné s'installa quelques instants avant que l'homme ne reprenne la parole.
- Cependant, j'ose affirmer qu'il s'agissait, pour lui, d'une forme d'exutoire. Sa façon à lui de se venger de ce que vous lui faisiez subir.
- C'est donc ma faute si j'ai subi tout ça ? Les tortures, les viols, les humiliations… Tout est de ma faute ?
- Bien sûr que non Miss Granger ! Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, répondit-il du tac au tac, irrité que la jeune fille puisse croire une chose pareille.
Personne ne mérite de vivre ce qu'elle a vécu et il ne voulait en aucun cas qu'elle puisse s'en attribuer le faute et ainsi rajouter un poids de plus à son fardeau.
- Le seul et unique responsable est Lucius lui-même. Il n'a pas été capable de prendre ses distances avec vous comme il aurait dû. Je suis persuadé qu'il vous déteste plus que tout et là est le problème.
- Je… Je ne comprends pas, murmura Hermione, à présent complètement perdue.
- C'est une première, dit-il sarcastiquement.
Hermione, fatiguée, mais impatiente de savoir la suite, ne releva même pas et se contenta de fixer l'homme en attendant qu'il poursuive.
- Comme je vous l'ai déjà dit, Lucius a toujours traité les Sang-de-Bourbe avec une totale indifférence. Pour lui, ils ne sont rien et n'ont pas la moindre importance, pas la moindre valeur. Or, vous, il vous a haït. Vous avez fait naître en lui un sentiment. Il vous a tellement haït que son seul objectif a été de vous faire souffrir autant que possible en espérant vous reléguer à la place qui était la vôtre, à savoir, « rien ». Malheureusement pour lui et quoiqu'il m'en coute de le dire, vous êtes sans doute une des personnes les plus braves que je connaisse et malgré tout ce qu'il vous a fait subir, vous n'avez jamais entièrement cessé de vous battre.
Hermione sentit une fois de plus son cœur se serrer dans sa poitrine.
- Vous… Vous vous trompez. Je… Je ne suis pas brave. Et j'ai arrêté de me battre le jour où j'ai accepté d'être la putain d'un Mangemort, dit-elle.
Les larmes aux yeux, le visage tourné vers un coin de la chambre, elle tenta de fuir le regard ébène de son ancien professeur, plus honteuse que jamais. Elle ne bougea pas lorsqu'elle l'entendit quitter sa chaise, persuadée que le dégout le poussait à s'éloigner d'elle. Elle s'attendait à ce qu'il quitte la chambre et fut surprise de sentir le lit pencher légèrement et une main agripper l'une des siennes.
- Miss Granger. J'ai vu une partie de ce que vous avez vécu et j'ai appris le reste directement par Lucius. Je sais également que, lorsque la vie de quelqu'un qu'on aime est en jeu, on est amené à faire des choses que l'on ne se serait jamais cru capable de faire. Je serais mal placé pour vous juger Miss Granger. Vous n'avez aucune raison de vous sentir gênée ou honteuse devant moi.
Hermione se demanda un instant qui était l'homme à ses côtés. Jamais le professeur Rogue ne s'était montré aussi gentil avec qui que ce soit et elle ne put s'empêcher de lui en faire la remarque.
- Je ne suis pas un homme bon Miss Granger. Tout comme vous, j'ai fait des choses dont je ne suis pas fier, même si elles ont été nécessaires. J'ai connu une jeune fille, il y a de nombreuses années. C'était ma meilleure amie... Ma seule amie à vrai dire. Malheureusement, je n'ai pas réussi à la protéger de Voldemort. Depuis le jour de sa mort, pas un jour ne passe sans que la culpabilité ne pèse sur ma conscience. Je ne vis que pour me libérer de ce poids et j'espère qu'en allégeant la vôtre, je diminuerai la mienne.
- Merci, répondit simplement Hermione avant de voir son professeur reprendre sa place dans le coin de la chambre.
Une fois qu'il fut installé, elle attendit quelques instants avant de reprendre leur conversation.
- Professeur. Je… Est-ce vous qui m'avez ramenée ici ?
- Exact. Comme je vous le disais, je connais Lucius depuis longtemps et je savais qu'il finirait par devenir de plus en plus excessif dans ses actes. J'ai donc été particulièrement vigilent et ai demandé à Wikly de me faire un compte rendu des faits et gestes de Lucius après qu'il ait presque réussi à tuer Lupin.
Le souvenir des cris de Rémus se répercutant dans les couloirs du manoir la fit frissonner.
- C'est comme ça que j'ai appris qu'il s'était rendu dans l'un des orphelinats sorciers qu'il subventionne et avait demandé à la directrice de se voir confier une dizaine de jeunes enfants pour quelques heures Je n'ai pas compris tout de suite quel était le but de cette manœuvre et je me suis donc rendu au manoir. Lorsque je suis arrivé, Lucius faisait les cents pas dans le salon et semblait hors de lui. Il n'a pas voulu m'expliquer ce qui le mettait dans cet état, mais ne cessait de marmonner. Je n'ai pu saisir que quelques mots « venger » « mourir » « amant » et… « Sang-de-Bourbe ». Je n'avais pas besoin de plus pour comprendre qu'il préparait un mauvais coup à votre encontre. Je me suis donc rendu auprès du Lord et ait essayé de le convaincre que le tact et la prestance de Lucius étaient requis pour une mission de plusieurs jours. Lorsque je suis retourné au manoir quelques heures plus tard, il était calme et serein. Il arborait un petit sourire satisfait et semblait heureux de partir en mission. Avant de nous quitter, il m'a dit qu'il aurait une belle surprise pour le Lord à son retour et m'a expressément demandé de ne pas rentrer dans la cellule de Lupin avant le lendemain après-midi. Tout ceci n'a fait qu'amplifier mes soupçons. Malheureusement, le Seigneur des Ténèbres m'a fait appeler le soir-même et je n'ai pu empêcher votre tête à tête avec Lupin comme j'en avais l'intention. Lorsque je me suis rendu au manoir le lendemain matin, Lupin avait déjà repris forme humaine et vous tenait sans ses bras en sanglotant. Il n'a pas dit un seul mot et n'a accepté de vous lâcher que lorsque je lui ai assuré que je prendrais soin de vous.
Repenser à Rémus la faisait atrocement souffrir. Elle avait tout fait pour que Rémus la haïsse et sans doute y était-elle parvenue, mais elle savait également que Rémus ne se pardonnerait jamais d'avoir laissé son loup tuer quelqu'un, et ce, quelle que soit la personne, ami ou ennemi. Homme ou femme. Adulte ou enfant.
« Minute. ! Enfant ? Les enfants que Malfoy a menacé de livrer à Rémus étaient sorciers ? »
- Professeur. Les enfants, que sont-ils devenus ?
- Chaque enfant s'était vu confier un portauloin qui s'activait à une heure précise et les renvoyait automatiquement à l'orphelinat.
« Ces enfants n'ont jamais été en danger. Malfoy s'est joué de moi et j'ai poussé Rémus du côté du mal pour…. Rien. Personne ne me le pardonnera à commencer par moi. »
