AN : Je suis désolée, désolée, désolée, de ne pas avoir posté depuis… depuis très longtemps… hum… Pour me faire pardonner, j'ai écrit un chapitre de longueur plutôt conséquente, enfin je crois. Et maintenant, il faut vraiment que j'aille réviser. Mais d'abord, merci aux reviewers : Lea Michaelson, Analissa, lili93270, Laurel, cherry-fanning, lanibapt et la (ou le, mais j'en doute) guest. Vos reviews m'ont fait très plaisir et j'espère que vous n'avez pas abandonné cette histoire parce que vous en auriez eu marre (et à juste titre) d'attendre une suite. Merci aussi à tous les autres lecteurs.
Bref, bonne lecture )
La nouvelle le frappa en pleine face, bien qu'il ne réalisât pas immédiatement tout ce qu'elle impliquait. Quand il en fut entièrement imprégné, son cerveau eut un genre de court-circuit qui le paralysa un instant. Il ne savait que faire ou dire… Mais il se doutait vaguement que tout cela finirait en crise de panique, voire en catastrophe interplanétaire. D'accord, il dramatisait peut-être un peu, mais il n'avait pas pris assez de recul sur la situation pour s'en rendre compte.
Au bout de quelques secondes, qui étaient passées comme des heures, ce fut le noir complet pour Nik.
En le voyant s'évanouir, Caroline tenta de le secouer, et voyant le peu de résultat qu'elle obtint, elle décida d'appeler une infirmière.
Le jeune homme ne revint à lui qu'un bon quart d'heure plus tard.
« Ça va mon chéri ? »
Il ne répondit pas à la question de Caroline mais la serra dans ses bras, parce qu'il y a des situations qui se passent de mots, et celle-ci en faisait partie. En plus, il n'aurait pu parler même s'il l'avait voulu, puisque l'émotion lui serrait la gorge et l'empêchait, par ailleurs, de réfléchir à quelque phrase un tant soit peu cohérente.
Une fois le choc passé, Nik se rendit compte de la joie qui l'envahissait à l'idée que Caroline et lui deviennent parents. Il était heureux. Terrorisé, mais heureux.
« Allez viens, on rentre chez nous. » Déclara Nik après un long moment de paix et de silence. Il prit Caroline par la main et ils marchèrent ensemble jusqu'à la voiture du jeune homme.
« Tu ne crois pas que je devrais conduire mon chéri ? » Questionna Caroline, en voyant que Nik se dirigeait vers le côté conducteur.
« Ne dis pas de bêtises, dois-je te rappeler que c'est pour toi que nous sommes là ? J'ai eu un petit moment d'absence, je te l'accorde, mais ça ne fait pas le poids contre ton malaise et ta grossesse. Je ne peux pas te laisser conduire, on pourrait faire un accident… et le bébé dans tout ça ? » Débita Nik, encore un brin stressé, il faut bien l'admettre.
« Ok, d'accord, détends-toi, pas la peine de me faire un exposé d'une demi-heure sur la question, je te laisse conduire » Concéda Caroline, sur un ton un tantinet moqueur.
« Excuse-moi mais, venant d'apprendre que ma copine est enceinte, je pense que j'ai le droit d'être un peu tendu. C'est ce qu'on appelle une circonstance atténuante, si je ne m'abuse. » Rétorqua Nik.
« Houlà, Monsieur est éloquent dites-donc, je vois que t'évanouir n'a en rien altéré des capacités mentales, par chance tu ne t'es pas cogné la tête ! » S'exclama Caroline, en dramatisant un poil.
« C'est ça, c'est ça, moque toi. » Adressa-t-il à la jeune femme, qui était visiblement très amusée par sa propre plaisanterie.
Pour sa défense, avouons que la situation était plutôt cocasse. Niklaus Mikaelson, né et élevé dans le milieu de la mafia, ayant connu criminels sans scrupules, corruption et meurtres, s'était évanoui en apprenant qu'il allait devenir père… C'était assez inouï.
Sur le chemin du retour, Nik tata le terrain auprès de Caroline :
« Dis… ce qui s'est passé à l'hôpital… ça reste entre nous ? »
La jeune femme l'aurait bien taquiné un peu, mais elle jugea qu'il avait eu assez d'émotions pour aujourd'hui.
« Bien sûr Niklaus. » Le rassura-t-elle avec un sourire doux (doux, pas du tout amusé… non, absolument pas… pas une once d'amusement dans ce sourire… hum…). Puis elle ajouta :
« Et, on les prévient quand pour… enfin tu sais, le bébé ? »
« Quand tu veux. » Répondit-il simplement.
Le prenant au mot, elle annonça la nouvelle à la seconde où elle passa la porte de la maison. Ainsi, les premiers mis au courant furent Rebekah et Kol, tous deux assis sur le canapé du salon, la première parce qu'elle regardait une énième comédie romantique prévisible à souhait, et le second parce qu'il jouait sur sa PSP et avait visiblement décidé de tenir compagnie à sa sœur, ou plutôt de critiquer ses choix cinématographiques toutes les deux minutes, et ce jusqu'à la fin du film, ou alors jusqu'à ce que Rebekah s'énerve au point de le virer du salon.
Leur planning de l'après-midi, aussi alléchant qu'il ait pu paraître, fut interrompu par cette nouvelle pour le moins inattendue.
Rebekah resta bouche bée un instant, un instant seulement, avant d'entrer dans une nouvelle phase, assez proche de l'hystérie et de se jeter sur son frère et sa belle-sœur (enfin pas encore, mais ça ne saurait tarder).
Kol, quant à lui, fut frappé par la surprise, sonné à tel point qu'il en lâcha sa précieuse console de jeu. Puis, sortant de sa torpeur, il alla lui aussi féliciter les futurs parents, de façon un peu moins tapageuse que sa petite sœur, je vous l'accorde, mais étonnamment plus émotive.
« Tu pleures Kol ? » Demanda Caroline, voyant que Kol avait les yeux rouges et brillants.
« N'importe quoi ! J'ai une poussière dans l'œil » Démentit Kol.
« C'est trop mignon » Répliqua-t-elle, ignorant totalement qu'il venait de la contredire (en mentant effrontément, comme vous vous en doutez tous).
Le visage de Kol exprima alors sa fausse indignation, et le jeune homme décida de prendre son frère dans ses bras, puisqu'il venait de perdre toute sa crédibilité de gros dur de la mafia et que tout le monde savait à présent qu'il était un grand sentimental, autant l'être jusqu'au bout.
« Il faut absolument qu'on aille faire les boutiques pour t'acheter des vêtements de grossesse et commencer à regarder ce qu'on va acheter à ma future nièce » Annonça Rebekah, ce qui brisa légèrement (en fait, totalement), la sentimentalité du moment.
« He ho, minute, qui te dit que ce bébé sera une fille ? » Protesta Kol, qui s'imaginait déjà son futur neveu footballer, et fan de Call of Duty (ça pourrait aussi marcher avec une fille, mais les chances étaient nettement plus faibles, surtout quand on connaissait Caroline et Rebekah).
« Voyons Kol, il y a déjà beaucoup trop de garçons dans cette famille, c'est contre les statistiques. » Affirma Rebekah.
« Sauf que Nik est le seul fils d'Erik, donc le fait que Nik ait un garçon ne serait pas du tout contre les statistiques. La surpopulation de garçons vient de Mikael, je te rappelle ». Exposa Kol.
« Bon, vous avez fini de vous battre à propos du sexe de notre bébé ! Il faudra encore plusieurs mois avant qu'on puisse le savoir et je ne supporterais pas vos disputes aussi longtemps. Et, Rebekah, franchement, il n'est pas un peu tôt pour le shopping de grossesse ? Caroline n'en est qu'au premier mois. » Débita Nik, s'emportant un tantinet.
« Et alors, ça ne nous coûte rien de regarder ! » S'exclama Rebekah, agacée par son rabat-joie de frère.
« La dernière fois que tu as dit ça, tu es revenue avec assez de fringues pour remplir un dressing. » Fit remarquer Nik.
« Il marque un point… » Intervint Kol, ravi d'ennuyer sa grande sœur, comme à son habitude. Il se tut cependant immédiatement, foudroyé par le regard meurtrier de la jeune femme (qui s'apparenter plutôt, la plupart du temps, à une tigresse).
Rebekah se calma soudainement, un air confus remplaçant la colère qui s'était peinte sur son visage :
« Tiens, mais, où est passée Caroline ? »
Ses deux interlocuteurs jetèrent à leur tour un coup d'œil autour d'eux et constatèrent que Caroline avait, en effet, quitté le salon.
« Caroline ? » Cria Nik.
« Cuisine », l'entendirent-elle répondre.
Nik la rejoignit, la trouvant en train de grignoter.
« Je me suis dit que vous en aviez pour encore un bout de temps, alors j'ai décidé d'aller manger un morceau. » Puis, elle ajouta : « Tu en veux ? » en lui tendant un paquet de biscuits au chocolat à moitié entamé.
« Non merci, je les préfère à la fraise » Répondit Nik.
Comme quoi, on ne s'imagine pas ce qui peut se cacher derrière un hors la loi. Nik, par exemple, qui avait tué l'excuse qui lui servait de beau-père tout en étant cloué au sol, sur lequel il avait atterri après s'être lui-même fait tirer dessus, était, en fait, un grand sentimental. Grand sentimental qui aimait les biscuits à la fraise, qui plus est… Parce que, oui, les mafieux aussi ont leurs sucreries favorites.
Erik entra dans la cuisine peu de temps après son fils, tout en enlevant sa veste trempée par la pluie :
« Je viens de rentrer et Kol m'a dit que vous aviez quelque chose à m'annoncer… » Informa-t-il, attendant l'annonce du jeune couple.
Caroline donna un coup de coude à Nik pour lui indiquer qu'il devrait annoncer la nouvelle à son père.
« Eh bien… Caroline est enceinte ».
Erik chancela un instant, s'appuya sur le plan de travail, puis choisit finalement de s'assoir, jugeant son équilibre encore incertain. Les larmes coulèrent lentement sur ses joues. Larmes qu'il ne chercha pas à dissimuler, contrairement à Kol, il refusait de cacher ses émotions à son fils, il était trop heureux d'avoir pu reprendre contact avec lui pour perdre son temps à de tels enfantillages (sans vouloir vexer le cadet des Mikaelson).
Nik accusa un deuxième coup de coude dans les côtes de la part de Caroline qui, voyant qu'il ne savait que faire, et sachant qu'il était mal à l'aise dans ce genre de situations, se dit qu'elle ferait mieux d'y mettre son grain de sel.
Nik comprit le message, bien entendu, étant-donné l'absence de subtilité avec laquelle il avait été délivré. Pour la défense de Caroline, les hommes de cette maison pouvaient être vraiment… comment dire… hermétiques à toute forme d'indice ayant un quelconque rapport avec les S. .I.M.E.N.T.S. Ils faisaient une belle bande d'asociaux.
La troisième « séquence émotion » de la journée eut lieu à cet instant, sous les yeux de Caroline, quand Nik enlaça son père éploré… Snif, sortez vos mouchoirs. Et dire qu'il restait encore Finn et Elijah… Les deux amants n'étaient décidément pas au bout de leurs peines. Heureusement, Nik savait ses deux frères aînés un peu moins démonstratifs que le reste de la famille.
Il eut tout de même droit, pour ne rien vous cacher, à deux câlins de plus de la part de ses aînés. Et puis, toute la famille se réunit pour boire un verre, sans alcool bien sûr, à la santé du jeune couple et du nouveau membre de la famille encore à naître. Pendant cette charmante réunion de famille, vint la question fatale :
« Comment a réagi Nik ? » Question posée par Finn… C'était bien une question d'aîné ça, toujours à vouloir tout savoir… Quoiqu'en y réfléchissant bien, tous ses frères et sœurs possédaient une curiosité surdimensionnée, sauf peut-être Elijah, il fallait bien lui reconnaître cette qualité rare chez un frère.
Caroline ne sut que répondre, et Nik se vit donc contraint d'avouer toute la vérité. Bien sûr, comme le jeune homme l'avait redouté, ses frères et sa sœur ne lésinèrent pas sur les plaisanteries. Caroline, estomaquée que son amant ait craché le morceau si vite, lui demanda :
« Pourquoi tu leur as dit ? »
Ce à quoi le jeune homme répondit simplement :
« Tu apprendras bien vite que, dans cette famille, ce genre de petits détails croustillants finit toujours par se savoir, vas-t-en savoir par quel sortilège… »
Les mois qui suivirent, la grossesse de Caroline se poursuivit calmement… Enfin, aussi calmement que puisse se dérouler une grossesse… C'est-à-dire, pas tant que ça…
D'abord, il y eut la première échographie, qui causa encore bien des larmes… Pas de Caroline, oh non, vous pensez, elles avaient étaient versées par nul autre que Niklaus Mikaelson, le pauvre petit cœur ne s'étant pas encore complétement fait à l'idée qu'il allait devenir père. Ah la la, ces anciens mafieux, quels grands émotifs !
Puis, il y eut quelques disputes de couple, quoi de plus naturel :
« Nik, tu peux arrêter de me surprotéger s'il te plaît ? Je vais bien, je suis enceinte, pas mourante ! » S'emporta Caroline après que Nik lui ait demandé si elle avait besoin de quelque chose… Pour la vingtième fois aujourd'hui, et la matinée n'était pas encore finie.
Nik resta interdit un instant, puis il crut bon de quitter la pièce. C'était un conseil de ses grands frères, habitués aux diverses grossesses de leur mère :
« Crois-en notre bonne parole Niklaus, tu ne veux pas rester dans la même pièce qu'une femme enceinte qui se met en colère, peu importe combien tu l'aimes » Avaient-ils dit. Et Nik les avait crus, sans l'ombre d'un doute.
Et puis, vint le moment de connaître le sexe du bébé. Malheureusement pour Kol et Rebekah, Nik et Caroline avaient décidé de garder la surprise… Et il fallait vraiment en avoir envie pour pouvoir supporter les débats idiots des deux plus jeunes Mikaelson à ce sujet. « De toute façon, si ce n'est pas ça, ils trouveront bien autre chose pour nous rendre fous », s'était dit Nik.
Bizarrement, après la fameuse échographie qui aurait pu leur apprendre le sexe de leur bébé, Nik remarqua que Rebekah et Kol avaient tous deux une attitude pour le moins suspecte.
Tout d'abord, Rebekah était souriante… Ce qui n'était pas extraordinaire en soi, mais elle l'était un peu trop pour ce soit normal. Ce sourire exagérément enthousiaste ne disait rien qui vaille à ce cher Niklaus.
Kol, contrairement à sa sœur, affichait plutôt une mine abattue.
Nik se répétait que sa suspicion était infondée, qu'il était paranoïaque et que son frère et sa sœur n'étaient guère plus étranges qu'à l'accoutumé, et il était presque parvenue à s'en convaincre, quand il surprit la preuve ultime de leur culpabilité.
Il vit, en effet, Rebekah tendre sa main, paume ouverte vers le ciel, juste devant Kol, qui y glissa une liasse de billets, d'un air renfrogné. La jeune femme avait l'air radieux.
Tous les indices étaient là : Rebekah était ravie, alors que la déception était peinte sur le visage de Kol, qui venait, de toute évidence de perdre un pari. Il ne fallait pas être un génie pour deviner ce qui se passait.
« Rebekah, Kol. Comment vous avez su ? »
Rebekah parut surprise mais masqua vite cette émotion en la remplaçant par de la confusion :
« Que veux-tu dire ? »
« C'est bon crache le morceau » Ordonna Nik.
« Rebekah a charmé le médecin pour qu'il accepte de nous le dire » Dénonça Kol, ce qui lui valut une gifle sur l'arrière du crâne… inutile de vous dire de qui elle venait.
« Oh ça va, il ne nous aurait pas laissés tranquilles tant qu'on ne lui aurait pas tout avoué ! » Se défendit le jeune homme.
« Bon, vous ne dites rien à Caroline, et soyez un peu plus discret, Kol on dirait que tu reviens d'un enterrement et toi, Rebekah, on dirait que tu viens de gagner à la loterie. » C'était d'ailleurs en raison de ce manque de discrétion que Nik n'avait pas même eu à leur demander quel était le sexe de l'enfant.
Nik avait prévu de ne rien dire à Caroline pour qu'elle puisse avoir la surprise, mais, craignant de glisser sans le vouloir un indice qui la mettrait sur la voie, il se montra un peu trop distant et la jeune femme, ayant un sens de l'observation hors pair, le démasqua bien vite et le contraignit à tout avouer.
Vers la fin de la grossesse de Caroline, Nik devint encore plus surprotecteur, au grand damne de la jeune femme.
« Caroline, ce n'est pas prudent d'aller faire les magasins à ce stade de ta grossesse. »
« Voyons Nik, je ne risque pas grand-chose, à part peut-être de commencer à accoucher dans une boutique de fringues pour enfants, ce n'est rien, ça leur fera un peu d'animation. » Plaisanta Caroline.
« Ce n'est pas drôle, je m'inquiète pour toi. Laisse-moi venir au moins. » Demanda Nik.
« Ah non, tu vas encore te plaindre toutes les dix minutes en clamant que nous sommes trop longues. Et puis, Rebekah vient avec moi, elle pourra t'appeler si besoin. Va peindre quelque chose, ça te détendra un peu. » Conseilla-t-elle.
Nik soupira mais finit par céder puisqu'il savait qu'elle ferait ce qu'elle voudrait de toute façon. Il suivit le conseil de sa compagne et commença un tableau, inspiré qu'il était par sa paternité imminente.
Il reçut un appel une heure environ après le départ des filles.
« Allo Nik ?
_Rebekah, qu'est-ce que c'est ? C'est Caroline ?
_Oui, alors surtout ne stresse pas, mais elle vient de perdre les eaux. »
Stresser, mais non voyons, pourquoi stresserait-il ?
AN : Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu. Et, encore désolée pour le délai… (Je pars me cacher, non sans vous souhaiter une très bonne journée, ou nuit).
Claire
