Beta Zazalo

PDV HERMIONE

Je lui souris et le tire par la chemise pour approcher son visage.

- Je connais un bon moyen de te faire pardonner…

Les émotions que je lui envoie montre clairement ce que je veux. Il apprécie que je fasse le premier pas vers lui. Ça ne m'arrive pas souvent mais lorsque je le fais, c'est explosif.

- A tes ordres, femme.

Il nous allonge sur le lit mais je ne le vois pas comme ça alors j'inverse nos positions. Je l'embrasse amoureusement en défaisant les boutons de sa chemise. Mes baisers descendent au fur et à mesure que je dévoile sa peau. Par moment, ma langue le goutte, il ne veut pas que j'y mette mes dents, de peur que ses instincts de vampire ressortent trop brusquement et me fassent mal.

Il ronronne fortement lorsque je m'attaque à son jean. Mon nez frôle son érection, il approche ses mains pour arracher le tissu mais je le frappe lui faisant arrêter tout mouvement.

- Pas touche, Mr impatient.

Il gronde mais me laisse faire. J'ai appris à décoder ses gestes pour voir si tout était correct pour lui. Je n'oublie pas qu'il est un vampire et même si mourir en faisant l'amour est une belle mort, je veux rester en vie.

Je tire son jean et l'envoie loin de nous. Mon nez glisse sur sa peau et remonte vers l'objet de mon désir. Je ne le quitte pas des yeux, aimant le voir prendre du plaisir. Il me transmet ses émotions mais j'arrive à les combattre pour ne pas jouir dans les minutes qui suivent, comme je le faisais au début…

Je prends son sexe dans une main, le masturbe doucement pendant que mon autre main prend ses bourses. J'embrasse le haut de ses cuisses, ses hanches en fait, partout sauf là où il le veut vraiment. Je suis passée maître dans l'art de le faire patienter. Lorsque ses émotions se font plus fortes, je le prends en bouche sans arrêter l'activité de mes mains. Entre deux grondements, il prononce mon prénom. Je le prends plus loin et laisse ses émotions me transpercer. La douleur entre mes cuisses augmente. Pour me soulager un peu, je me les frotte mais rien ne remplace le toucher expert de mon compagnon.

Il me touche pas de peur de me broyer la tête et c'est tant mieux parce que je ne suis pas sûre d'aimer ça.

Lorsque son orgasme arrive, il déclenche le mien. J'avale tout et le nettoie le temps qu'il redescende sur terre parce que généralement, la seconde suivante, je suis allongée sur le lit, nue, sa tête entre mes cuisses. Je pourrais être dégoûtée d'avaler mais c'est un vampire alors ce n'est pas pareil qu'avec un mortel.

- Tu es encore gênée ? Ronronne-t-il sa joue contre ma cuisse, sentant mon excitation.

- Non, gémissais-je lorsque son souffle froid atteint mon centre chaud et humide.

- Tant mieux, ronronne-t-il.

Même si j'apprécie la caresse qui suit, ce n'est pas ce que je préfère. L'avantage de coucher avec un vampire c'est qu'il m'entend même si je murmure son prénom. En plus il reconnaît toutes mes intonations de voix. Il relève et vient se mettre au-dessus de moi sans me toucher.

- J'aime t'entendre me supplier.

Il va pour embrasser mon cou mais je me dérobe et inverse nos positions. Il est étonné, je ne me recule jamais lorsqu'il me touche mais là je suis joueuse.

- Très bien femme, je me laisse faire.

Mais le traître qu'il est fait glisser doucement ses doigts froids sur mes cuisses, mes fesses, mon dos.

- Tu me connais beaucoup trop, gémissais-je en penchant la tête en arrière.

- Et j'en profite bien, ronronne-t-il.

Je souris lorsque son souffle me chatouille le cou. Je le laisse s'approcher et « profiter » de mon corps, je sens son excitation entre mes cuisses, je balance mes hanches contre son sexe en gémissant de bonheur. Lorsqu'il veut me pénétrer, je me recule.

- Il faut que j'aille faire pipi !

Toujours joueuse, je saute du lit en le fixant très amusée de son air choqué.

- Vas-tu t'en remettre, me moquais-je.

Son regard s'assombrit encore un peu plus. Il se lève à vitesse humaine dans le but de me rejoindre et de me faire payer de l'avoir laissé en plan.

Je pars en courant, mon vampire sur les talons, dès qu'il va pour me toucher je pousse un cri strident, me tortille pour lui échapper en repartant dans ma course. Je ne fais que rire devant ses petites menaces. On doit avoir l'air fous à courir nus dans l'appartement mais j'aime être plus ouverte sur ce que j'ai envie de faire et tant pis si j'ai l'air folle.

- Femme tu vas le regretter !

- Tu ne me fais pas peur Major…

Je sais que je clôture notre course en l'appelant ainsi et c'est tant mieux parce que je commence à avoir un point de côté douloureux. La seconde suivante, je suis plaquée face contre le mur le plus proche, sans être écrasée contre celui-ci, Jasper collé dans mon dos, ses mains posées sur le mur de part et d'autre de mon corps. Après avoir poussé mes cheveux, sa bouche attaque ma nuque, son érection pressé dans le bas de mon dos.

- J'ai gagné.

- Je t'ai laissé gagner, soupirais-je.

- Si ça peut te faire plaisir d'y croire, dit-il avant de m'embrasser.

Avec son genou il écarte mes cuisses, je me mets sur la pointe des pieds pour nous faciliter la manœuvre, seulement Jasper tarde à me prendre. Je me tortille impatiente.

- Qui a gagné ?

- Moi.

Ma main essaye de le guider, en vain, il me la bloque contre le mur.

- Vilaine fille.

- Tu n'aimes pas ? Demandais-je faussement innocente.

- J'adore ça et tu le sais pertinemment.

- Eh bien montre-moi à quel point tu l'es.

- Manipulatrice mais tu connais le proverbe, ce que femme veut…

Même si on pourrait croire qu'il me fait plaisir, je sais qu'il en a autant besoin que moi. Notre relation est plus fusionnelle et nos besoins sont de plus en plus importants.

Lorsqu'il me prend enfin, nous gémissons ensemble. Ses coups de bassin sont forts, me soulevant du sol heureusement que le mur est solide et qu'il me retient sinon je serais tombée. Chaque va et vient me fait perdre la tête pourtant, j'en demande plus. Jasper se retient de ne pas me briser le bassin, ses mains sur mes poignets me font presque mal. Mes gémissements de plaisirs sont irréguliers, sa peau claquant contre la mienne me fait perdre un peu plus la tête.

Mon orgasme est proche et si le mien est proche, le sien aussi, c'est une autre nouveauté de nos rapports, je touche les étoiles, il me rejoint dans la seconde, ou l'inverse.

- Jasper s'il te plaît…

Mes jambes commencent à me lâcher. Je suis plus épuisée par nos rapports que par les entraînements d'Emmett. D'ailleurs, je ne suis pas bien de penser à lui pendant ces moment-là.

- Je n'en ai pas fini avec toi ma douce sorcière.

Il se retire de moi, me retourne afin que je puisse enrouler mes jambes autour de sa taille et mes bras autour de son cou. Il me pénètre une nouvelle fois mais ne bouge pas. Nous nous fixons amoureusement.

- Tu es tellement belle, dit-il retirant une mèche collée sur mon front. J'ai énormément de chance de t'avoir trouvée.

Je lui envoie tout mon amour tandis qu'il m'embrasse tendrement. Il reprend doucement ses poussées à l'intérieur de moi en butant à chaque fois au bon endroit. Nos lèvres se frôlent, nos regards sont accrochés, nos gestes tendres, nos caresses délicates, nos respirations en parfait accord. A chaque mouvement j'ai l'impression qu'il va de plus en plus loin. Sans rien changer, le plaisir ultime monte pour me toucher de plein fouet lorsqu'il met un coup de bassin légèrement plus fort. Je m'efforce de ne pas le quitter des yeux. J'aime le voir jouir.

Il pose son front contre le mien, me soutenant un peu plus.

- Je t'aime tellement, murmurais-je. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée.

Après un léger baiser, il nous allonge sur le lit et défait lui-même mes jambes de son corps. Les yeux fermés, je reprends mon souffle, en essayant de calmer mon cœur.

- Heu Hermione ?

Je hausse un sourcil, Jasper ne m'appelle rarement pas mon nom surtout pas avec cette voix gênée. Au début, je crois qu'il veut me parler des futurs bleus que je vais avoir mais ce qu'il me dit est bien pire.

- Je crois que tu vas être en retard en cours.

- Quoi ?

Je me redresse brusquement, manquant presque de me cogner contre son visage pour regarder l'heure.

Le cours avec le professeur Rogue commence dans 2 minutes. Je me jette hors du lit, recherche mes vêtements et m'habille de travers. Jasper s'habille en quelques secondes mais ses vêtements sont aussi froissés que les miens. Je ne me coiffe pas, pas le temps. Une fois sortie de l'appartement, Jasper me prend dans ses bras pour nous faire arriver plus vite. Malgré cela la porte est fermée, le cours a commencé.

La Gryffondor que je suis prends son courage à deux mains et frappe à la porte.

- Entrez ! Aboie le maître des Potions.

Je tourne doucement la poignée de peur qu'il me saute à la gorge. Jasper me pousse gentiment – mais je trébuche quand même - à l'intérieur sous l'œil amusé de mon professeur. Drago aussi se retient de rire. Sympa l'amitié.

- Allez-vous asseoir rapidement.

Tous les regards sont braqués sur nous, ils voient que nous nous sommes mal habillés. Un des Serpentards murmure un « salope ». Une seconde plus tard Jasper l'a épinglé au mur, grognant méchamment. L'idiot essaye de se défendre en le frappant mais lorsque ses mains entrent en contact avec la peau dure du vampire, ses os craquent.

- Professeur Rogue, faites quelque chose, dit un vert et argent.

Le maître des potions hausse un sourcil, prenant sûrement son élève pour un idiot, mais ne bouge pas. Il semble au contraire très amusé de la situation surtout lorsque mon compagnon lâche l'élève qui s'écroule pathétiquement au sol et qu'il me rejoint pour cacher son visage dans mon cou et embrasser ma marque, me montrant que je lui appartiens et qu'il écrasera tous ceux qui me manqueront de respect. Dommage pour lui, personne ne comprend vraiment la signification de ses gestes.

- Professeur Rogue, pourquoi elle a le droit de dormir avec son petit-ami ? couine Lavande. Surtout qu'ils n'ont pas l'air de faire que ça !

Ses amies ricanent stupidement. Je lève les yeux au ciel tandis que Jasper m'envoie son exaspération.

- Seul un idiot ou une idiote dans votre cas, irait leur ordonner d'être loin l'un de l'autre... Vous devriez ouvrir vos livres de cours de temps en temps Miss Brown ça vous éviterait de paraître trop souvent ridicule. Maintenant continuez votre potion avant de faire exploser toute la salle.

Tous les élèves font pareil. Je commence rapidement la mienne pour rattraper mon retard. Étant concentrée, je ne fais pas attention à leurs regards appuyés par contre Jasper ne se prive pour grogner sur le premier qui nous fixe.

Quelques semaines plus tard.

Je suis seule dans le parc, profitant du soleil. Je ressens le besoin de m'isoler pour réfléchir et mon stress énerve tout le monde même s'ils sont trop gentils pour me le dire. Entre les choses qu'on a apprises dans le livre, les nouvelles recherches que j'ai faites qui m'en ont appris plus, les examens qui approchent sans parler de la guerre. Je suis sur les nerfs.

- Pourquoi tant de tourment ?

Je ferme discrètement le livre en sachant qu'il l'a quand même vu. Il soupire et s'assoie dans mon dos, ses jambes de part et d'autres de mon corps, ses bras autour de ma taille. Je tourne la tête pour le voir. Ça fait bizarre de le voir scintiller. Lorsque Bella était humaine, elle trouvait qu'Edward était recouvert de diamant. Personnellement, je n'aime pas, c'est peut-être la seule chose que je n'aime pas chez mon compagnon.

- Tu ne t'y fais pas.

- Non, désolée.

- Lorsque je participais aux guerres du sud, cela n'était pas quelque chose qui me tracassait mais en étant libre, j'ai commencé à me soucier des choses futiles comme le fait de briller au soleil. J'ai dû mettre quelques mois avant de ne plus y faire attention.

Je médite sur ses paroles, espérant secrètement m'y faire le plus rapidement possible.

- Tu devrais arrêter de lire ce livre, je suis sûr que tu le connais par cœur.

Il a raison, de plus Drago et Alice ont le droit de savoir, pourtant je ne peux pas m'empêcher de penser à ce qui est écrit…

OoO

A suivre…

Bon je ne coupe pas à un moment génial, je suis désolée mais sinon ça vous aurait fait un chapitre plus cours.

Alors vous pensez quoi de ce chapitre ? Laissez vos avis, ça sera mon cadeau d'anniversaire !

Merci