*} Chapitre 27 :
Edward : Elle nous manque.
Vingt. C'est le nombre d'années depuis lesquelles on ne l'a pas revu. Je pourrais vous dire le nombre de jours et d'heures, mais ça n'intéresse personne. Je n'ai jamais cessé de compter. Et je ne suis pas le seul. Adrien a été aussi très affecté et nous nous sommes serrés les coudes. Je lui ai raconté l'histoire d'amour qui nous avait liée avec Bella. Il m'avait écouté. Il avait été un peu en colère contre moi pour l'avoir abandonné, mais m'avait vite pardonné, comprenant pourquoi je l'avais fait. Je ne pouvais pas oublier cette femme qui était mon âme sœur. Elle était vampire, et je savais que je la reverrais. Je suivais ma famille, espérant la revoir dans tout les endroits où nous allions, mais je ne la voyais jamais. Alice faisait son possible pour la voir dans ses visions, mais jamais elle n'y apparaissait. C'était comme si elle était morte. Mais elle ne pouvait pas être morte, non ? Je n'avais pas entendu parler de meurtre de vampires. J'avais sondé tout les esprits que j'avais pu, pour juste voir sa tête dans l'esprit de quelqu'un, mais jamais, jamais ça ne s'était passé. Rien n'y faisait, mon rêve ne se réalisait pas. C'était ma simple espérance. Pourquoi quelque chose d'aussi facile ne pouvait pas se réaliser ?
Les autres en avaient eu marre de ma déprime. Rosalie et Emmet étaient allés se faire un petit voyage de quelques années en amoureux, Alice et Jasper de même. On les avait tout de même au téléphone, quoi que, Rosalie et Emmet nous joignaient moins souvent, sûrement trop occupés au lit. On paraissait comme ça comme une famille un peu plus normale. Deux parents, deux enfants, garçons. Toutes les filles nous tournaient autour, il est vrai, et on n'avait pas Alice pour nous dire celles qui allaient nous aborder. Mais heureusement que je pouvais lire leur prévisions de nous aborder à l'avance et détourner notre chemin pour ne pas leur répéter le même refrain, nous ne voulions pas d'elles. Adrien avait beau être assez fort, il ne l'était sûrement pas pour avoir une relation amoureuse avec une fille. En tout cas, il n'en avait pas trouvé pour l'instant. Le fait que je ne puisse pas lire ses pensées me perturbait toujours. Mais c'était aussi reposant. D'un calme. Quand nous étions seuls, je n'entendais aucune pensée, mais je préférais le calme quand j'étais avec elle. C'était elle que j'aurais aimé pour avoir ce calme. Parce qu'elle était la personne que j'aimais. Parce que je voulais pouvoir sentir la chaleur de sa main dans la mienne, même si elle était froide maintenant. Le temps où je pouvais la regarder dormir me manquait. Entendre les battements de son cœur était une chose unique. Comme de pouvoir l'entendre parler quand elle dormait. Toutes ces choses me manquaient.
Je savais que pour Adrien c'était différent. Tout les moments qu'il avait vécu avec elle, elle était vampire. Il avait aussi eu l'occasion de passer du temps avec elle quand elle venait. Il n'y avait qu'avec lui qu'elle allait faire des balades. Des fois elle emmenait Esmé pour qu'elle puisse aller voir des bébés animaux. Nous pouvions la voir revenir avec un sourire encore plus grand sur son visage et ses yeux étaient encore plus comblés d'amour. Il avait aussi connu des moments avec elle où elle était maternelle. C'était la présence d'une mère qui lui manquait. Et je savais que même si Esmé essayait de combler ce vide qui se faisait en lui, ce n'était pas suffisant. Parce qu'elle n'était pas celle qu'il voulait. Même si ça la blessait un peu, Esmé comprenait parfaitement. Ce n'était pas pareil pour lui que pour nous, parce qu'il avait une mère vampire, éternelle, qui ne mourrait jamais.
Elle comptait dans l'existence de tous les membres de la famille. Elle était de la famille. Mais elle n'était pas là. Nous avions fait quelques recherches, essayé de retracer ses derniers moments avant de disparaître, mais nous n'avions pas aboutti à grand chose. Nous savions qu'elle avait quitté son travail en donnant sa démission, qu'elle était allée ensuite à Colombia où elle avait habité seulement deux semaines dans un appartement pour ensuite déménager dans une maison à la lisière de la foret où sa voiture demeurait encore. Et oui, nous avions engagé des détectives pour la trouver. Le patron du bar dans lequel elle travaillait n'était pas au courant non plus de pourquoi elle avait disparu, apparemment, elle n'était pas revenue de son week-end de congé. Il n'avait rien dit de plus, il l'avait engagé depuis seulement une semaine, et elle n'avait même pas été payée. C'était assez bizarre, parce que apparemment, à ce que j'avais pu savoir, elle ne roulait pas sur l'or et avant besoin d'argent pour survivre, pour pouvoir se nourrir de viande. Et oui, avec le temps, j'avais enfin pu apprendre de quoi elle se nourrissait. Je ne comprenais pas comment elle arrivait à en manger, moi je trouvais ça assez infâme il faut bien l'avouer. Je n'avais pas changé mon régime alimentaire.
Je fus sorti de mes pensées par Carlisle qui rentra du travail. Tout de suite après, Esmé descendit pour se retrouver dans ses bras. Elle devait être là-haut en train de faire de la couture ou tout autre chose. Je ne savais pas pourquoi, mais elle aimait bien faire des petits trucs comme ça, ou du trico. Elle nous avait même obligé une fois à porter des bonnets qu'elle nous avait fait. Bon, bien sûr, pour lui faire plaisir nous les avions mis. Une fois à l'école, nous ne les avions pas enlevés parce que nous savions qu'elle était capable de venir vérifier que nous les avions bien gardés sur la tête. En fait, nous avions plutôt eu du succès, certains nous demandaient quelle marque c'était et où on les avait trouvé. Nous, ça nous avait plutôt fait rire.
Flash back :
« Edward, Edward !! »
Oh non, pas elle. Cette fille est un vrai pot de colle, elle m'énerve, elle croit que je vais être son copain, faudrait qu'elle arrête de rêver trop. Elle arrive à ma hauteur pour mon plus grand désespoir. Je ne peux pas utiliser ma vitesse assez impressionnante ici. Ce n'est pas vraiment le lieu. Et de plus, le couloir est bondé. Je soupçonne aussi mon frère d'avoir un peu ralentit la marche pour qu'elle puisse nous atteindre assez aisément. Je soupira et la regarda.
« C'est de quelle marque ton bonnet ? »
Attendez, retour en arrière ... elle me court derrière pour savoir de quelle marque est mon chapeau. C'est avec un regard d'exaspération que je lui jette. Elle ne pourrait pas juste laisser tomber, couler, lâcher mes basques, tout quoi, mais ne plus me suivre. La solution serait sûrement qu'elle s'éprenne d'un autre garçon, mais je ne voyais personne d'autre que moi dans son esprit. Et pourtant, je ne voulais être que dans un esprit et je n'y étais pas, et même si j'y avais été, je n'aurais pas pu le lire.
« Je crois que tu as un ticket Edichounet ! »
Là, c'est mon frère que je regardais avec un regard exaspéré, il savait très bien de qui j'étais amoureux et ... je réalisais comment il avait pu m'appeler, non, il n'avait pas osé ! Edichounet ? C'est moche comme pas possible ! Où est-ce qu'il a bien pu aller déloger ce surnom. Je lui lance une tape derrière la tête ce qui le déstabilisa sur ses pieds mais pas trop non plus. J'avais tapé assez fort pour que ça puisse lui faire mal, mais pas assez pour qu'on me remarque parmi les autres, ça faisait petite tape amicale, alors que si je l'avais fait à un humain, il se serait retrouvé à terre.
Fin du flash back.
Ça me faisait rire de repenser à ces moments fraternels. Ce n'était pas comme avec Jasper et Emmet quand j'étais avec lui, parce que nous avions une personne qui nous liait et que nous aimions par dessus tout. Ce n'était pas pareil non plus parce que nous étions que tout les deux, ce n'était plus la bande, nous ne pouvions plus aller jouer au baseball tous ensemble. Il y a des choses comme celles-ci qui me manquaient. Ces moments en famille, et quand je parlais de famille, je parlais de celle de 8 membres. C'était souvent l'enfer, mais c'était joyeux, ça partait tout le temps en grand bazar, on pouvait assister à des combats et tout ce genre de chose, l'animation de la maison commençait à me manquer en fait. Un comble quand on sait qu'elle avait tendance à m'exaspérer. Je n'étais pas le seul à qui ça manquait. Tout simplement, mes frères et sœurs me manquaient.
Le téléphone sonna et Esmé se précipita dessus, comme à son habitude. Il n'y avait que les deux couples les plus impossibles que je connaisse qui avaient le numéro de cette ligne. Ces deux couples étaient bien évidemment constitués de mes frères et sœurs. Je pouvais entendre d'ici la conversation comme toutes les personnes précédentes dans la salle. Pas besoin de mettre le haut parleur, notre ouïe surdéveloppée s'en chargeait. C'était Rosalie.
« Bonjour tout le monde ! »
Elle savait très bien que tout le monde l'écoutait, et elle eut comme réponse des « Salut », « Bonjour ma chérie » venant de un peu partout dans la salle. Enfin, des quatre membres présents. On pu entendre Emmet prendre le téléphone pour parler.
« Alors Edward ? Une nouvelle conquête ? »
Je soupirais, comme Esmé et Carlisle. Adrien lui, en profita pour parler.
« Y a une fille qui arrête pas de le suivre, il a un gros ticket avec elle !
Ah nan, elle est comment ?
Blonde, bien foutue, un peu barbie.
Rosalie, t'as entendue ça ! Adrien, faut que tu me la montres ! »
On avait pu entendre ma belle-sœur grogner derrière. Un soupçon de jalousie par hasard. Les deux là, quand on les lançait sur le sujet, ce n'était pas terminé. Enfin, heureusement que l'autre couple n'était pas en ligne parce que sinon, ça en était fini pour moi, ils allaient me tuer.
« Alice, Jasper, vous avez entendu ? Edward a une fan !! Au fait Ad, tu m'as pas dit comment elle l'avait abordé !
Ad – Elle lui a demandé la marque de son bonnet alors que c'était celui qu'avait fait Esmé.
J – Et il a réagit comment ?
Ad – Il l'a regardé et est partit.
Em – Pff, Edward t'es nul !
Ad – Eh, je lui ai trouvé un nouveau surnom : Edichounet. »
Tout le monde était assez excité au téléphone. Mon propre cauchemar était en train de se réaliser, ils avaient l'air tous intéressé par cette fille et ce que j'avais bien pu faire avec. Mais quand est-ce qu'ils grandiraient ? Oui, c'est vrai, on ne peut pas mais bon ... Carlisle riait sous cape, tout comme Esmé. Ils avaient l'air heureux d'entendre toute cette bonne humeur. Il n'y avait que pendant ces coups de téléphones qu'on en avait. J'avais donné une tape derrière la tête de Adrien qui avait dit ce surnom. Tout les autres riaient, sur mon dos ... ils pouvaient pas trouver autre chose ?
« Au fait, c'est pas que je voudrais vous interrompre dans votre délire, mais papa, maman, on revient la semaine prochaine vous voir avec Emmet, Alice et Jasper. »
Enfin, la bonne parole, ma belle-soeur, heureusement qu'elle avait été là pour me sauver, parce que je crois que j'en aurais tué un sinon. Mon choix était assez restreint dans la salle, il n'y en avait donc que un pour subit mes foudres. Et pas beaucoup de monde pour me rattraper.
« Edward, ne t'attaques pas à Adrien ! »
Je soupirais, tout le monde dans la salle me regarda. Alice avait eut une vision de ce que je préparais.
« T'es pas drôle Alice !
Em – Moi, j'ai hâte de voir ta belle mec !
Ed – Mais je suis pas avec elle, elle me harcèle cette fille, elle est énervante ! »
Tout le monde éclata de rire et je m'enfonça dans mon siège.
« Oh bébé Edichounet boude. »
Alors là, c'en était trop ! Je sautais sur Adrien pour lui faire ravaler ses paroles.
« Edward, arrête. »
Esmé m'avait reprise, c'était un ton autoritaire et maternel, je me remettais à ma place. Lançant des éclairs à travers mes yeux à Adrien.
« On vous voit donc la semaine prochaine. »
C'était Esmé qui avait fini la conversation et raccroché le téléphone pour ne pas qu'une autre catastrophe arrive. Je montais dans ma chambre pour écouter de la musique.
*} Chapitre 28 :
Edward : Elle est de retour.
Tout le monde était réuni dans le salon. Esmé avait prévenu, on ne devait pas parler de cette fille ... sinon, je n'aurais pas hésité pour en tuer un. Je savais que les garçons s'empêchaient d'y penser et n'avaient qu'une envie, d'en parler. Mais je préférais les entendre s'empêcher de parler que parler. Il n'y avait qu'une seule personne dans mon cœur, et jamais nul autre pourrait prétendre prendre cette place. Nous étions en train de rire quand Emmet évoqua une de ces talentueuses expériences, où il faisait l'idiot comme d'habitude. Rosalie qui était à coté de lui et qui connaissait déjà toute l'histoire souriait. Mais soudain, nous le vîmes tomber à terre et crier. Il avait mal. Je pouvais voir Jasper qui se concentrait. Emmet souffrait réellement. Ça en jetait un coup à sa répuation de gros dur dis donc ça. J'essayais de capter les pensées d'un vampire qui aurait pu faire ça. Parce que c'était sûr, c'était un vampire. Un vampire qui était assez fort parce qu'il n'avait pas besoin de voir l'autre. Un vampire que je ne repérais pas. Je sondais Alice qui essayait d'avoir une vision, mais elle en eu aucune. On se regardait tous effrayés.
Rosalie qui était à côté de lui essayait en vain d'atténuer la douleur qui était en lui. Ça ne s'arrêtait pas. Je ne savais pas qui s'était. Je ne savais pas que les Volturi avaient un vampire capable de faire ça, enfin, la seule personne capable n'était pas dans mon champ, je n'entendais pas ses pensées, et si elle était plus éloignée que mon champ d'entente, alors elle ne pouvait pas activer son pouvoirs. Et puis, Alice n'avait eu aucune vision. On se regardait tout les deux, pour surveiller si notre pouvoir avait une réaction. Quelqu'un frappa à la porte. Tous les regards se dirigèrent vers elle, puis on se regardait de plus en plus inquiet. Je n'entendais pas les pensées de cette personne. Et elle était à côté. Carlisle se leva pour aller ouvrir la porte. Et là, sur le seuil, nous vîmes une personne que nous n'avions pas vu depuis 20 ans. Bella. Elle rentra et fusilla Emmet du regard. Il se mit à souffrir encore plus. Adrien la regardait choqué, comprenant que c'était elle qui exerçait cette douleur sur lui.
« Mais maman ... qu'est-ce que tu fais ?
B – Arrête de m'appeler maman ! Je ne suis pas ta mère, j'étais juste ta nounou. »
Il fut blessé par ces paroles, mais comme pour en rajouter, il tomba lui aussi à terre sous la douleur. La douleur qu'elle lui infligeait.
« Bella, qu'est-ce que tu fais ? Qu'est-ce qui t'arrive ?
B – Demande à ton frère ! »
Elle le regardait fixement et s'avançait vers lui. Il était à la limite de crier sous la douleur et je voyais qu'il se retenait. Elle avait un pouvoir que nous ne connaissions pas. Je me mis en travers son passage et elle me regarda dans les yeux. Et là, la douleur m'envahis. La même douleur qu'elle avait envoyé aux autres. Elle ne partait pas. Cette douleur me faisait penser à celle que nous avions lors de notre transformation. Elle me contourna et se posa en face de Emmet. Rosalie lui mit une main sur le ventre pour la pousser, mais Bella la fit tomber elle aussi à terre sous la douleur. Il ne restait plus que quatre personnes qui n'avaient pas subis ses foudres. Je les regardais et vis qu'ils n'allaient pas s'interposer, ils avaient bien compris qu'elle leur ferait subir la même douleur. Mais je ne comprenais pas. Pourquoi elle s'attaquait à Emmet ? Que lui avait-il fait ? Je ne voyais vraiment pas. Elle aurait pu s'attaquer à moi, j'aurais très bien compris, mais là, c'était vraiment étrange comme situation. Elle avait l'air de vraiment lui en vouloir. Et lui, il était écroulé par terre. Elle le prit par le T-shirt et le redressa pour qu'il soit à son niveau.
« Tu pourrais pas te tenir mieux non ? »
Elle le regardait fixement. Je pouvais entendre la peur dans ses pensées. Lui qui était d'habitude ravis à l'idée d'un combat ne l'était pas du tout. Il ne comprenait pas du tout ce qui se passait. Je pouvais voir à travers lui le regard qu'elle lui lançait. Et ça me fit mal. Ce n'était que haine, vengeance. Il n'y avait pas l'air d'avoir une once d'amour, elle ne ressentait aucun sentiment positif pour nous.
« Alors ça fait quoi de souffrir tellement qu'on a l'impression de mourir ? »
Elle lui avait craché ces mots à la figure. Elle l'accusait Emmet de l'avoir fait souffrir, mais je ne savais pas de quoi elle parlait. Emmet ne l'avait jamais touchée, et en aucun cas ne lui avait fait du mal. J'étais toujours à terre, elle n'avait pas enlevé la douleur qu'elle m'infligeait, comme à Adrien et Rosalie. Carlisle avança de un pas et la regarda. Je lus dans ses pensées qu'il allait se mettre à parler.
« De quoi tu parles Bella ? Emmet ne t'a jamais fait de mal !
B – Ah ouais ? C'est ce que vous croyez tous ? »
Elle retourna son regard sur mon frère.
« Tu vois, ils ont tous confiance en toi ! Mais je pense que je ne suis pas la seule à trouver que tu es un monstre. Il y a cet ours aussi. »
Esmé fit un bond en arrière et se mit la main sur le visage. Je la regardais, mais ses pensées étaient trop perturbées pour que je ne comprenne quelque chose.
« Tu l'as ... as vu tuer un ... ours ?
B – Oui Esmé, et tout ressenti, pensé aussi ... c'est celui que tu avais caressé, tu te rappelles ?
Es – Il l'a tué ?
B – Pas que lui ... »
Je n'étais pas le seul à ne pas comprendre. Esmé avait caressé un ours ? C'était ça qu'elles étaient allées faire ? Nous n'avions jamais su, elle avait jamais voulu nous le dire. Mais Bella avait vu mon frère tuer un ours. Cela voulait dire qu'elle était assez proche de nous pour que son pouvoir fasse effet. Elle était venue nous voir par surprise, mais elle avait vu mon frère tuer un ours ... cela voulait dire qu'elle avait dû ressentir toute la peur et la douleur de l'ours, qu'elle l'avait vu en temps réel sûrement lui boire le sang, et peut-être que ça lui avait même donné l'impression que c'était à elle qu'on prenait ce sang. Elle avait du souffrir terriblement.
« Qu'est-ce qui s'est passé Bella ? »
Carlisle essayait de comprendre et de l'apaiser, pour qu'elle arrête. Je pouvais voir à travers Emmet que si elle avait pu sangloter elle l'aurait fait. La douleur que je ressentais s'apaisa un peu, mais pas assez pour que je puisse me relever. Mais assez pour que je puisse me détendre un peu. Carlisle arrivait à la déconcentrer et percer un peu sa carapace.
« Ce qu'il arrive ? Emmet m'a tué ! Mais c'est vrai, je suis un vampire, donc immortel !
C – Bella, où étais-tu tout ce temps, on t'a cherché.
B – Pas au bon endroit apparemment ... j'étais pendant 20 ans dans cette belle foret.
C – Bella, on a cherché partout.
B – Vous n'avez vraiment rien compris. J'étais pendant 20 ans dans un malaise. Pendant 20 ans j'étais inconsciente, mais j'ai acquis ce pouvoir, pour pouvoir me venger comme il le fallait. En fait, ça fait bien longtemps que j'attendais de me venger, j'étais encore humaine quand j'ai commencé à le vouloir. »
La douleur qu'elle m'infligeait s'augmenta et je ne pu empêcher un cri s'échapper de ma bouche, puis soudain, plus rien. Je ne ressentais plus rien, plus aucune douleur. Je me relevais. Elle n'était plus là. Elle était partie. Je regardais les autres qui étaient encore choqués par ce qui s'était passé. Ce fut Adrien qui prit la parole en premier.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé là ?
Ed – Emmet a tué un ours mais Bella était dans les parages, et donc ça lui a été fatale à cause de ses pouvoirs. Elle est venue se venger pour ce qu'elle a ressentis.
Ad – Mais elle a dit qu'elle n'était pas ma mère ...
Ed – Oui, qu'elle était ta nourrisse. Elle t'a utilisé, la seule chose qu'elle voulait, c'était nous faire mal, pour qu'on souffre autant qu'elle avait souffert ...
Ad – Mais, elle n'est pas comme ça ... et nos balades ?
Ed – Elle a dû chercher à se rapprocher de nous pour nous faire encore plus mal, comme on lui avait fait mal. Je suis désolé pour toi, tu n'étais responsable de rien, tout ça est de ma faute. »
Emmet était toujours à terre, encore sonné par ce qui venait de se passer. Il fallait que je la retrouve. Pour lui dire ce que je ressentais pour elle. Pour lui dire qu'elle m'avait manqué. Pour lui dire tout ce que je pensais depuis plus de 120 ans. Depuis que je l'avais quitté dans cette foret. Il fallait lui dire toute la douleur que j'avais ressentis en la quittant. Je voulais lui le dire pour pouvoir à nouveau la prendre dans mes bras. Pour pouvoir l'embrasser, pour pouvoir mêler ma langues à la sienne, pour pouvoir mettre ma tête dans ses cheveux et sentir son odeur. Toutes ces choses qui me manquaient depuis trop longtemps. Je n'étais pas prêt à abandonner. Je ne la laisserai pas tant qu'elle ne m'aura pas dit qu'elle ne m'aime pas. Elle ne l'avait pas encore fait. Et peut-être même que j'essaierai de la reconquérir parce qu'il m'était inconcevable de vivre sans elle.
*} Chapitre 29 :
Edward : Je t'aime.
J'étais allé à sa maison. Nous avions découvert qu'elle l'avait acheté en faisant des recherches sur elle. Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais qu'elle allait être là. Je ne savais pas si c'était un faux espoir que je me faisais, mais je m'en fichais qu'il soit faux, j'explorerai tout les recoins de la planète pour la retrouver, même si ça doit prendre des millénaires. Je ne peux pas vivre sans elle, telles ont été mes conclusions de ces dernières années, des années d'éloignement. Je n'étais pas agréable pour les autres, et je ne me supportais pas moi-même. Ce n'était bon pour personne, et la seule personne qui pourrait permettre de guérir ce phénomène, c'était elle. Elle était sa drogue, ce dont il avait besoin pour vivre. C'était un besoin plus fort que celui de boire du sang. Il se retrouvait donc en moins de une demi heure de course devant ce qui était chez elle. Il s'approcha, il voulait pouvoir l'observer comme il le faisait quand elle dormait, chez elle. Il était là depuis dix minutes et cherchaient le lieu où il aurait la meilleure vue, mais une douleur le prit. Il savait d'où elle venait, de elle. Elle l'avait remarqué, elle viendrait sûrement le voir. Ils se retrouveraient tout les deux seuls, la première fois depuis qu'il lui avait menti pour la protéger de lui. Il avait hâte. Il voulait lire sur son visage des sentiments qui ne seraient adressés qu'à sa personne.
« Bella ... »
Il ne la voyait pas encore, mais il savait qu'elle l'entendrait et qu'elle arriverait, enfin, il l'espérait. Ce rêve devint réalité.
« Qu'est-ce que tu fais là ?
Je suis venu te voir.
Tu n'as pas compris après ce que je vous ai montré et dit tout à l'heure ? Je vous déteste tous autant que vous êtes.
Et moi, je t'aime plus que toute autre chose au monde et je ne peux pas vivre sans toi.
Je vis son regard monter au ciel, mais je m'en fichais, j'allais lui dire mes sentiments, et je le ferai jusqu'à ce qu'elle le comprenne, qu'elle l'imprime en elle. Je ne me lasserai pas de le répéter, encore et encore.
« Arrête d'essayer de me prendre par les sentiments, je ne reviendrai pas dans votre famille, je ne suis pas des vôtres. Tu ne te rappelles pas il y a 120 ans quand tu m'as dit que je ne pouvais pas vivre avec vous et que tu ne m'aimais pas ?
Si, je m'en souviens très bien, c'est le jour où je suis mort intérieurement parce que j'ai dit à la personne que j'aimais que je ne l'aimais pas. J'ai voulu lui dire un millier de fois que je l'aimais, que je ne pouvais pas l'abandonner. Mais je l'ai fait pour elle, mon amour était tellement grand pour elle que je préférais me détruire moi-même que la détruire elle. Quand j'ai vu la vidéo où elle mourait, c'était comme si je cessais de vivre, jusqu'à ce que je la vois, et là, je recommençais à être heureux.
Arrêtes de dire des bêtises Edward, tu ne m'as jamais aimé, j'étais qu'une simple humaine en plus ...
Ah oui, c'est vrai, il y a ça aussi : j'ai vu ma raison de vivre me croire quand je lui disais que je ne l'aimais pas alors que je lui avais répété des milliers de fois que je ne l'aimais pas.
Ton regard était très convainquant.
Et j'ai réussi à te faire croire ce qu'il fallait pour que tu puisses vivre.
Non, pour que je me détruise, mon père avait peur que je me suicide. Je mourrais intérieurement, j'ai perdu tout le semblant d'amis que j'avais ... »
Je baissais la tête. J'étais responsable de toutes les souffrances qu'elle avait pu vivre. Je m'en voulais tellement. Mais j'avais tout simplement pensé que ce serait le mieux pour elle, elle était humaine après tout.
« C'était la meilleure chose que je pouvais faire pour toi, il fallait que tu m'oublies, et puis, tu étais humaine, c'était facile pour toi.
C'est en invoquant le fait que je sois humaine que tu justifies le droit de me torturer ? Tu m'as tout simplement tué avec tes paroles, et en plus de ça, je n'avais pas le droit de me faire du mal, mais tu te prends pour qui ? Justement j'étais humaine, et surtout faible.
Je suis désolé, je ne voulais pas te faire de mal, mais je croyais que ...
Tu croyais quoi ?
Que tu allais facilement m'oublier et que tu allais faire ta vie avec un autre. Tu avais le droit à ta vie Bella, un mari qui soit humain, et des enfants. Pleins d'enfants qui courent autour de toi et qui font ton bonheur.
Mais j'étais heureuse avec toi, te voir tout les matins à mes réveils, je t'ai attendu, mais jamais tu n'étais là. Tu étais tout ce que j'avais. Tu étais ce qui était le plus important pour moi. Je ne pouvais même pas envisager la vie sans toi. Un mari et des enfants ? On aurait pu adopter et tu le sais très bien. Mais tu as toujours refusé de me transformé. Et tu vois dans quelles conditions je me suis transformée ?
Je suis désolé, je me sens responsable tout les jours pour ce qui s'est passé. Dis-moi ce que je peux faire pour me faire pardonner.
Arrête de mentir et de prétendre m'aimer. »
Une nouvelle douleur m'envahis, je savais que c'était elle qui me l'avait envoyée. Elle m'avait cloué sur place pour ne pas que je réponde. Pour pouvoir partir, parce que quand l'onde était partie et que je me relevais, elle n'était plus là. Je partis vers sa maison.
« Bella, s'il te plait ... je ne prétends pas t'aimer parce que je t'aime réellement, de tout mon cœur, depuis le premier jour. Ça n'a jamais cessé. Je pensais tout le temps à toi. Tu peux demander aux autres, ils me trouvaient insupportable. Je n'ai jamais souris quand tu n'étais pas là. Je n'ai pas eu d'aventure avec d'autres.
Parce que tu crois que j'en ai eu ?
Ça t'aurait permis de m'oublier ...
Mais je ne voulais pas t'oublier. La seule manière a été de te détester, toi et ta famille.
S'il te plait, ne les déteste pas. Tout ça est de ma faute, je suis le seul coupable, je suis le seul qui soit coupable. Tu peux me faire souffrir autant que tu le voudras, je l'accepterai, parce que de toutes manières, je souffrirai moins près de toi que loin de toi.
Arrête de mentir s'il te plait, ça me fatigue.
Je ne mens pas.
Peut-être et alors ? Qu'est-ce que j'en ai à faire ? Ce n'est pas comme si j'étais toujours amoureuse de toi, après tout, toi et moi ce n'était qu'une petite amourette, des histoires qui ne durent jamais.
S'il te plait, ne décrit pas ce qui s'est passé entre nous comme une amourette !
Tu veux que j'appelle ça comment alors ? Une erreur de jeunesse ?
La rencontre d'âmes sœurs et la plus belle histoire de ta vie qui sera éternelle.
On n'est pas dans des comptes de fées avec des histoires de princesses et de princes Edward. Redescends sur terre s'il te plait.
J'ai cessé d'y croire depuis que j'ai prévu de te quitter ... mais depuis que je t'ai revu j'y ai recru.
Tu n'aurais pas dû. Nous deux c'est impossible.
Et pourquoi ça ? »
Un rire sortit de sa bouche. J'aimais entendre cette douce mélodie que je serais incapable de reproduire au piano. Mais je ne savais pas pourquoi elle riait. Le sujet de nous deux était sérieux.
« Parce que je ne suis plus ton petit toutou, tu ne peux plus m'éblouir. Je suis vampire et tu ne peux pas m'avoir par la force et la vitesse. Mais surtout, tu te nourris de sang animal. Et je ne peux pas vivre avec quelqu'un qui boit de ce sang.
J'irai chasser assez loin.
Mais tu sens le sang d'animal, tu me dégoutes juste.
Je changerai de régime.
Tu ne peux pas, tu n'en es pas capable, je le sais très bien.
Je ferai tout pour pouvoir te reconquérir.
Arrêtes.
Je ne rigole pas. »
Un temps de silence se fit. Elle avait l'air de me prendre enfin au sérieux.
« Je suppose que ta famille a envie de me parler ?
Oui, ils aimeraient te parler, tu leur as manqué.
Encore un mensonge. Mais bon, je t'excuse pour une fois. Dis leur alors de me rejoindre sur le terrain de baseball.
On y sera.
Et vous ne buvez pas de sang animal.
Ne t'inquiète pas pour ça. »
Elle s'en alla à vitesse vampirique. Mais moi, j'étais heureux de la revoir. Elle voulait tous nous voir. Je ne savais pas ce qui motivait cette envie, mais je n'en avais que faire, elle voulait me revoir. Je ne l'aurais pas laissée me laisser de côté de toutes manières. J'allais reconquérir son cœur et lui montrer que j'en étais digne, même si moi-même j'en doutais. Elle était trop bien pour moi, mais elle était la seule dont je voulais. La seule qui ait attiré mon regard pour ne pas qu'il s'en détache. Je savais très bien qu'elle croyait, quand elle était encore humaine, que j'étais trop bien pour elle, mais elle avait tord, c'était le contraire.
Voilà, trois chapitres pour la forme, mais comme je vous en poste pas mal, je m'attends à beaucoup de commentaires, parce que mon stock commence à se vider là ... et si on m'encourage pas, ça va pas le faire ;). Donc la suite quand il y aura ... 170 coms sur la fic xD ... et si vous êtes tentés d'en poster pleins et bah ... à partir de plus de 5 pour une personne ça compte pas (sur le dernier chapitre bien sûr). Et puis, mettez des trucs bien long ... moi aussi je veux un peu de lecture, c'est pas beaucoup demandé xD ... et puis, comme je suis très gentille, et bien, la fois d'après, vous aurez le droit à 4 ou 5 chapitre !! xD
Donc appuyez sur le bouton vert ... 2 secondes !
