Bonne lecture


Chapitre 26 – Vulnerable

Chanson – Vulnerable, Secondhand Serenade


- Qu'est-ce que vous regardez tous ? demandai-je, passant ma tête au-dessus de l'épaule d'Alice.

Le groupe regardait vers une unique destination.

Edward et moi étions arrivé jusqu'à eux, main dans la main, prêts à nous diriger vers le premier cours. On était le premier lundi après la fête de James.

J'essayai de voir ce qu'ils regardaient et quand mes yeux aperçurent leur cible, j'explosai de rire.

Lauren Mallory portait son uniforme et tentait de marcher vers sa salle de cours. Je dis tentait parce qu'on aurait dit qu'elle marchait comme un canard. Les chaussures plus petites qu'on avait laissé dans sa chambre étaient manifestement inconfortables.

Puis, elle essayait de tirer sa culotte sous sa jupe car elle remontait. Elle croyait que personne ne la regardait mais pratiquement tout le monde était fixé sur elle. Sa jupe semblait broyée sa taille et sa chemise était si serrée qu'elle donnait l'impression de lui couper le souffle. Ses plaques rouges étaient toujours là mais ce n'était pas aussi mauvais que samedi.

Le groupe entier se mit à rire. On était assez loin pour qu'elle ne nous remarque pas mais c'était hilarant.

En fait, on avait pris toutes ses affaires d'école de son placard, et Scott et Jack avaient tout rétrécis et on avait tout remis sans qu'elle ne le remarque.

Bien sûr, elle portait toujours des vêtements courts et étriqués mais maintenant que les vêtements étaient plus étroits que d'habitude, on avait l'impression qu'elle pouvait à peine respirer ou que les boutons de sa chemises allaient se détacher et que sa jupe allait se déchirer au milieu.

- On l'a vraiment bien eu !

Brian tapa dans la main qu'Emmett qui était en l'air.

- Voyons ce qui va arriver durant le déjeuner, dit Emmett.

Je n'étais pas sûre de ce qu'il avait plané mais ça n'avait pas l'air bon pour Lauren.

******

- Y'a quelque chose qui te dérange ? demandai-je à Edward alors qu'on se dirigeait vers notre cours d'anglais.

Depuis la soirée d'halloween de James, Edward semblait dérangé par quelque chose. Je ne savais pas ce que c'était ou ce que ça pouvait être. Je pensais que peut-être le week-end serait bon pour qu'il se change les idées mais il ne m'avait rien dit.

Ça commençait à me paniquer. Peut-être qu'il remettait en cause notre relation toute entière. Et s'il pensait que j'étais trop lunatique, trop téméraire ou trop têtue ? De trop nombreux 'et si' tournaient dans ma tête. Je commençai à me sentir malade alors je les mettais de côté.

Il s'arrêta de marcher et se tourna vers moi.

- C'est rien.

- Je sais que quelque chose te dérange, répliquai-je fermement.

- Il y a quelque chose qui me dérange mais parlons-en ce soir. On devrait aller en cours, dit-il, me tirant vers la salle.

Je pris une profonde inspiration.

Uh Oh. Ça ne semblait pas bon.

Il va rompre avec moi. Je pouvais me sentir commencer à prendre de profondes inspirations et mon cœur battait plus vite dans ma poitrine.

On était ensemble seulement depuis une semaine mais pourquoi avais-je l'impression que mon monde était en train de s'effondrer ?

S'il ne voulait pas sortir avec moi dès le départ, il n'avait pas besoin de me demander en faisant un tel spectacle et puis briser mon cœur après une semaine. Le salaud !

Je pouvais entendre mon cœur se cassé en deux.

Je restai silencieuse sur le chemin de la classe et je savais qu'il pouvait dire que je pensais.

- Bella, arrêtes de trop y penser. C'est vraiment rien.

J'arrêtai de marcher et fermais mes yeux. Je ne voulais pas qu'il me voit pleurer.

- Dis-le simplement, murmurai-je.

- Dire quoi ?

- Dire que tu veux rompre avec moi. Que je suis trop bizarre pour toi ou que tu voudrais quelqu'un d'autre. Je savais que ce n'était qu'une question de temps. Et me voilà en train de parler comme une folle parce qu'on sort ensemble officiellement que depuis une semaine. Tu dois penser que je suis une psyc-

Je sentis ses lèvres alors qu'il m'entrainait dans un profond baiser.

D'accord, peut-être que j'avais tord…

Il se recula alors que j'ouvrai mes yeux. Il me regarda, de l'inquiétude dans les yeux.

- Bella, je ne vais pas rompre avec toi. Pourquoi penserais-tu ça ?

- Oh, uh… je sais pas pourquoi, grommelai-je, lui faisant un sourire embarrassé.

La cloche sonna.

- On en parle plus tard, d'accord ? dit-il tout en serrant ma main de façon rassurante et me dirigeant dans la salle de cours.

Super, je pense que j'en ai juste fait la situation la plus inconfortable possible.

******

- Tout le monde, regardez par là, nous chuchota Emmett au déjeuner.

J'étais assise à côté d'Edward et me penchai contre son épaule.

On regarda tous en direction de Lauren. Elle essayait de manger sa nourriture mais c'était dur à cause de la chemise qui semblait prête à s'ouvrir à chaque bouchée qu'elle prenait.

On commença à rire mais essaya de le cacher, espérant qu'elle ne le remarquerait pas. Puis elle jeta un regard noir en direction de notre table. Elle se leva lentement, essayant de bouger sans rien déchirer. Elle semblait aussi rigide qu'une planche de bois.

Elle marcha lentement vers notre table.

GRILLE !

- Hale ! Swan ! Je sais que vous avez quelque chose à voir avec ça ! rugit-elle.

POP !

Un des boutons de sa chambre sauta. Elle n'y prêta pas attention mais on fixait tous sa chemise.

- Ne croyez pas que je reste assise là sans remarquer votre plan ou peut importe le nom que vous lui donnez.

POP !

Un autre bouton sauta, tombant sur le sol. J'espérai qu'elle portait un soutien-gorge en-dessous cette blouse. Je jetai un coup d'œil à Rose et déglutit.

Lauren était-elle si stupide pour ne pas faire attention à ce qu'il se passait ?

- Je sais que vous m'avez fait ça ! Tout ça ! dit-elle, tout en montrant ses taches du doigt.

POP !

Il ne restait plus que deux boutons maintenant et ils se trouvaient juste entre ses seins. J'entendais les rires contenus des gens qui essayaient durement de se retenir d'exploser de rire. Je pouvais sentir la peur émaner des gars. Même si c'était des garçons, je suis sûre que Lauren était la dernière personne qu'ils aimeraient voir nue.

Elle n'avait toujours pas remarqué que sa chemise était pratiquement ouverte.

- On a aucune idée de ce dont tu parles, répondit Rose, jouant la carte de l'innocence.

- Peut-être que les drogues te font finalement effet, Mallory, railla Brian.

Lauren ignora Brian et dirigea son regard noir vers Rose et moi.

- Vous feriez mieux de faire attention ! Vous aurez ce que vous méritez ! cracha Lauren.

POP !

Plus qu'un bouton.

- Ahem.

On entendit quelqu'un s'éclaircir la gorge. Je me tournais pour voir Mme Dalton se tenir là, le regard fixé sur Lauren.

- Miss Mallory, voudriez-vous me dire pourquoi vous menacez nos élèves ? demanda-t-elle.

- Ils m'ont fait ça ! dit-elle, se pointant du doigt.

Les yeux de Mme Dalton s'écarquillèrent quand elle regarda l'uniforme de Lauren puis elle hurla.

- Miss Mallory ! On a un code vestimentaire et vous devez le respecter ! Vous devez vous rendre au bureau du proviseur immédiatement ! Et nous avons besoin de discuter de votre habitude de menacer les autres élèves, dit-elle, faisant signe à Lauren de la suivre.

- Toi ! Toi ! UGH ! cria-t-elle, tapant du pied sur le sol.

POP !

Sa chemise entière s'ouvrit révélant son soutien-gorge push-up bourré de mouchoirs.

- AH ! MES YEUX ! ILS BRULENT ! hurla quelqu'un et je sus que c'était Brian.

Le réfectoire entier explosa de rire.

Lauren cria et enroula ses bras et sa chemise autour d'elle dans le but de se couvrir. Mme Dalton semblait sur le point de s'évanouir. Elle attrapa rapidement Lauren par les épaules et la fit sortir de la cafèt.

- C'était sans prix ! dit Scott, le regard illuminé.

- Comment tu as réussi à faire venir Mme Dalton jusqu'en elle parlait ? demanda Steve.

- Moi et Mme Dalton, on est proche comme ça, répondit Emmett tout en croisant ses doigts dans l'air.

Je levai les yeux au ciel. Rose le tapa sur le derrière de sa tête.

- Crois-nous. On veut pas savoir, dit Mark tout en riant.

- Donc je sais qu'on célèbre tous qu'elle se soit fait chopé par le principal mais on a toujours pas de preuves qu'elle a distribué les photos, dit Rose.

- Ça arrivera bientôt.

Emmett eut un sourire diabolique.

******

Je faisais les cent pas dans ma chambre et me mâchouillais la lèvre inférieure. Je levais les yeux vers l'horloge. 18 : 57. Edward sera là dans 3 minutes pour parler.

Je n'étais toujours pas sûre de ce dont il voulait parler mais j'étais soulagée qu'il ne rompe pas avec moi. Je suis stupide de penser ça mais sinon comment étais-je supposé le prendre quand il m'a dit qu'on devait parler plus tard. N'importe quelle fille penserait ça !

Me voilà donc en train d'attendre qu'il finisse son entrainement pour qu'il arrive et qu'on parle. Heureusement, Rose était dehors. Je ne savais pas où elle était à cet instant mais ça nous donnait l'intimité dont on avait besoin.

Je n'avais dit à personne qu'Edward voulait me parler. Je n'étais pas sûre de savoir si c'était quelque chose de personnel et je ne voulais pas ennuyer le monde entier avec ça.

TOC ! TOC !

Je me jetais sur la porte et l'ouvris à la volée. Je l'attrapai par son t-shirt et le tirai à l'intérieur.

- Gah ! Je suppose que quelqu'un est content de me voir, dit-il, riant alors que je claquai la porte.

- D'accord, maintenant parles. J'ai attendu toute la journée, dis-je, croisant mes bras contre ma poitrine et tapant mon pied sur le sol.

Il marcha vers mon lit et posa son sac de gym sur le sol et plaça la boîte de pizza sur mon bureau.

Il portait un pantalon de survêtement gris et un t-shirt bleu marine. Ses cheveux étaient légèrement humides et tombaient sur ses yeux.

Il me fit mon sourire favori et mon cœur commença à battre plus fort et je pouvais sentir les papillons dans mon estomac.

Attends une minute.

Je savais ce qu'il faisait. Il essayait de trouver un moyen pour ne pas me dire ce dont il voulait me parler.

Concentres-toi, Bella !

- Arrêtes d'essayer de me distraire ! Maintenant, dis-moi ! dis-je.

Il ria encore plus fort.

- Arrêtes de rire ! continuai-je tout en marchant vers lui, lui donnant des coups avec mes doigts dans le ventre.

Il attrapa mes bras et les enroula autour de sa taille.

- D'accord, d'accord. Je vais te le dire mais peut-on manger d'abord ? Je suis affamé ! dit-il.

- Bien, mais ne penses pas que tu es tiré d'affaire juste pour qu'on mange, répliquai-je.

J'attrapai la pizza et m'assis à côté de lui sur le lit. Je le forçai à regarder Gossip Girl avec moi pendant qu'on mangeait.

- Ugh ! Pourquoi tu aimes cette série ? grogna-t-il.

- De quoi parles-tu ?! C'est si bon !

- Ce Chuck a besoin d'arrêter d'être si bizarre, dit-il.

- Il n'est pas bizarre. C'est juste lui. C'est Chuck Bass.

- Je t'en prie, ne me force pas à regarder ça avec toi. Je ne sais pas si je survivrai.

Il enroula ses bras autour de son cou et prétendit s'étrangler tout seul.

- Comment peux-tu dire ça ?! Oh ça fait mal ! dis-je me moquant de lui alors que je posais ma main contre mon cœur et soupirai.

On ria tous les deux. Après qu'on eut fini la pizza, je reposai la boite en carton sur mon bureau et éteignis la télé.

- D'accord, j'écoute, annonçai-je.

Il rit.

- Tu es mignonne quand tu es impatiente et pressée.

Je rougis légèrement.

- Eh bien… dis-je faisant signe de la main pour qu'il continue.

- D'accord mais je ne veux pas que tu te mettes en colère.

Pourquoi voudrait-il que je m'énerve ?

- D'accord, je promets que je ne vais pas me mettre en colère.

Il fit une pause, prenant une profonde inspiration. Le suspens était tuant !

- Eh bien, tu sais combien tu es proche avec Jasper, hein ?

Uh oh… il commençait à parler de ça. Ça ne sonnait pas terrible.

- Ouais, dis-je, déglutissant péniblement.

Où est-ce que ça allait se diriger ?

- Eh bien, je pensais à comment il était là pour t'aider à la soirée quand Jacob était là. Et ça me dérange que je ne puisse pas être là pour toi. Je suis ton petit-ami et je ne pouvais pas t'aider quand tu en avais besoin… mais.

Je savais qu'il y avait un 'mais' qui arrivait.

- Ton meilleur ami était là et a été capable de t'aider à la place, dit-il, haussant ses épaules.

- Répète un peu ? dis-je, semblant confuse.

Oups. Je viens de dire ça à voix haute ? Merde !

Il me regarda curieusement et explosa de rire.

- Désolée pour ça. C'est sortit tout seul. D'accord, laisses-moi mettre ça au clair. Ça t'a dérangé que tu ne sois pas là pour me 'sauver' et tu es contrarié que Jasper est été là à la place ?

- Non, ce n'est pas que je suis contrarié que Jasper ait été là. Je suis content qu'il soit là pour t'aider mais j'ai juste la sensation que c'est de ma faute si c'est arrivé parce que je ne suis pas venu avec toi pour le chercher. Ça ne serait jamais arrivé si j'avais été là.

J'étais sur le point de dire quelque chose quand il leva la main, me signalant de le laisser continuer.

- Et je dois admettre que c'est dur pour moi que Jasper soit ton meilleur ami et je suppose que j'étais un peu jaloux qu'il ait été là pour t'aider et que je n'y étais pas, dit-il doucement.

- Je peux parler maintenant ? demandai-je.

Il hocha la tête.

- Premièrement, ce n'est pas de ta faute. Je t'ai dit de rester pour distraire Alice. Et ça serait probablement arrivé de toute manière que tu ais été là ou non. Jacob est juste un con et on sait tous ça. J'ai aucune idée de pourquoi tu penses que c'est de ta faute ! Deuxièmement, tu n'as pas à t'inquiéter que Jasper soit mon meilleur ami. Il est juste ça et rien de plus. Il est pratiquement amoureux de ta sœur. Je sais que tout le monde croyait qu'il y avait quelque chose avant mais vraiment, il n'y avait rien. Il n'y a jamais rien eu et il n'aura jamais rien, déclarai-je.

Il me regarda curieusement et rit.

- C'était quoi ce regard ? demandai-je.

- C'était juste rigolo parce qu'Emmett m'a dit la même chose.

Je lui souris.

- Tu vois, y'a pas de raison d'être inquiet. C'est tout ?

- Ouais. C'est tout.

Je n'étais pas sure qu'il soit entièrement convaincu. Je ne voulais pas qu'il se sente anxieux. Mais il était du genre jaloux.

Correction. Genre extrêmement jaloux.

Pourquoi était-il jaloux ? Je n'avais aucune idée. Ce n'est pas comme si il avait des raisons d'être jaloux. Il était simplement fou !

- Je n'arrive pas à croire que c'était ça qui te dérangeait. Tu sais que tu sera toujours mon chevalier en armure brillante, hein ?

Je lui fis un grand sourire, lui montrant toutes mes blanches dents.

Il rit.

- Qu'est-ce qui si marrant ? demandai-je.

- T'as quelque chose sur ta dent !

Il rit encore plus fort.

QUOI ?!

Je sautai du lit et courus dans la salle de bains. Je regardai mes dents dans le miroir et bien sûr un morceau de peau d'olive noire était coincé sur mon incisive.

Dieu ! C'est si embarrassant !

Je me brossais les dents rapidement et ressortis devant un Edward qui rigolait doucement. Mon visage était rouge comme une tomate. Je me rassis sur le lit avec hésitation.

- Bells, ne soit pas embarrassée ! C'était amusant ! dit-il, me tirant plus près de lui.

J'enfonçai mon visage dans son épaule.

- Je sais mais c'est quand même embarrassant ! bredouillai-je.

- N'es-tu pas contente que ça te soit arrivé devant au lieu d'un complet étranger ? Je suis ton copain. C'est pas grave.

Ouais, quand tu ressemble à un dieu grec, peut-être que ça ne l'est pas. Mais quand tu sors avec ce dieu grec, ça l'est !

- Peut-être pas pour ton, Mr Incroyable, soufflai-je.

Il me sourit.

- Hey, j'ai quelque chose d'autre à te demander.

- Quoi ?

- Pourquoi tu as pensé que je rompais avec toi ?

Je grimaçai. J'espérai qu'il n'allait pas me demander.

- Eh bien, n'importe quelle fille paniquerait quand tu lui dis qu'il y a quelque chose qui te dérange et que tu veux en parler plus tard. Tu sais, ce n'est pas la meilleure chose à dire si tu ne veux pas qu'elle réagisse vivement.

- Je suis désolé, Bella. Je ne voulais pas te faire peur. Je… c'est dur pour moi.

Je retins ma respiration. Était-il en train de dire que notre relation était dure pour lui ?

- Non ! ce n'est pas ce que je veux dire. Je n'arrive simplement pas à m'expliquer correctement.

Je pouvais dire qu'il était nerveux.

- D'accord, laisses-moi recommencer. Tu es ma première petite-amie. Donc quand je dis des choses, elles sortent tout simplement et je ne pense pas vraiment avant de les dire mais maintenant je sais que je dois te garder dans mon esprit avant que je commence à parler, dit-il, semblant nerveux.

- Ne t'inquiètes pas, je dis des choses sans penser avant tout le temps. Et c'est tout nouveau pour moi aussi mais on doit parler ensemble à cœur ouvert. D'accord ? dis-je.

Il hocha la tête.

- Mais pourquoi pensais-tu que j'allais rompre avec toi aussi facilement ?

Merde, pas une autre question ;

Il me demandait pratiquement pourquoi je n'avais pas foi dans notre relation et je me sentais gênée.

Peut-être que je devrais l'embrasser pour qu'il arrête de me poser des questions. Ça serait une bonne distraction.

Pas bien, Bella !

Je soupirai.

- Eh bien, je pense toujours que c'est trop beau pour être vrai. Je sais que tu en à marre que je dise ça mais comment veux-tu que je me sente quand 90 % des filles de cette école ont les yeux fixés sur toi. J'ai juste l'impression que tu vas te réveiller et réaliser que tu as choisi la mauvaise fille.

Il me tira plus près de lui.

- Ne pense jamais ça Bella ! Et clairement, tu ne vois pas les plus de 90% de la population masculine qui te dévore des yeux. Je t'ai choisi y'a 3 ans et je ne vais pas changer d'avis. Tu es la seule et l'unique pour moi.

- Vraiment ?

- Vraiment ! dit-il alors qu'il m'embrassait.

Il approfondit le baiser alors que j'enroulais mes bras autour de son cou. Je le tirai vers le bas pour qu'il s'allonge sur moi.

Il plaça ses mains sur mes hanches et caressa ma taille de ses doigts. Mon cœur palpita. On continua à s'embrasser et je passais ma main dans ses cheveux. Il grogna contre mes lèvres.

- Rosie !

J'entendis la voix profonde d'Emmett de l'autre côté de la porte.

On se glaça.

Puis on entendit son rire puissant.

- MERDE ! chuchota-t-on tous les deux.

Je vis la peur dans les yeux écarquillés d'Edward et j'étais sûre qu'il pouvait voir la même chose en regardant les miens.

Emmett allait nous tuer s'il nous surprenait en train de nous embrasser !

Il sauta de mon lit et courut à mon bureau, se jetant dans ma chaise. J'aplanissais les couvertures et attrapais un livre.

Juste alors, la porte de ma chambre s'ouvrit en grand.

J'ouvris rapidement le livre et me jetais sur le dos sur mon lit, contre le mur et prétendais lire tout en faisant tourner une mèche de cheveux avec ma main droite. Edward était sur mon ordinateur, en train de taper sur le clavier.

- Oh, salut ! dis-je, essayant de paraître nonchalante tout en levant les yeux de mon livre et leur souriant.

- Edward, Bella, dit Rose tout en entrant dans la chambre.

Elle nous regardait avec suspicion. Puis elle me fit un grand sourire. Elle savait ce qui était arrivé.

Je t'en prie, ne dis rien !

Elle me signe avec ses yeux qu'elle allait garder sa bouche fermée. Dieu merci !

Puis Emmett entra derrière elle et regarda Edward puis moi.

- Qu'est-ce que vous faites tous les deux là dedans ? demanda-t-il haussant les sourcils.

Je n'osai pas me tourner vers Edward pour voir sa réaction.

- Oh, rien, je lis et Edward fait ses devoirs, dis-je montrant mon livre et lui faisant un sourire.

Emmett nous regarda à nouveau. Puis il marcha lentement vers mon lit et prit le livre de mes mains. Puis il le tourna dans le bon sens avant de le replacer dans mes mains.

- Bien sûr, dit-il.

Il avait un sourire en coin alors que Rose riait.

Merde. On était eu !

Emmett émit un rire puissant. Je regardai Edward qui était assis là, complètement humilié. Je l'avais prévenu à propos des moments embarrassant.

Emmett alla vers lui et lui donna une tape dans le dos. Je vis Edward grimacer.

Eh bien, je suppose qu'Emmett n'était pas en colère. C'était bon signe.

Emmett commença à lui parler et je laissai échapper un soupir de soulagement, contente qu'il n'est pas paniqué.

- Eh bien, je suis juste venue prendre mes affaires. Je reste avec Emmett ce soir, dit Rose tout en attrapant un sac et mettant ses affaires dedans.

Une fois qu'elle eut terminé, Emmett attrapa son sac et ils marchèrent vers la porte.

- Ne faites rien que je ne ferais pas, taquina Emmett alors qu'il fermait la porte nous laissant à nouveau seuls.

- Je suis vraiment désolée pour ça ! J'aurai du faire plus attention au livre.

Il rit.

- Je ne pense pas que ça soit la seule chose qui l'a mis sur la voie. Je pense que c'était un peu évident. Je suis juste content qu'Emmett m'ait pas arraché la tête.

Il vint vers moi et s'assit à mes côtés.

- Je sais. J'étais surprise qu'il ne soit pas en colère. Eh bien, c'est une bonne chose qu'il te fasse confiance. J'avais peur qu'il t'emmène dehors, te tue et enterre ton corps pour que personne ne te retrouve comme il l'a fait avec mon dernier petit-copain, Justin.

Il pâlit et resta assis, gelé sur place.

- Je plaisante ! dis-je en riant. Hello ! Premier petit ami, tu te souviens ?

- Oh, tu va voir ce que tu vas prendre, dit-il, me chatouillant.

Je me tortillait sous sa torture.

- Stop ! Edward ! S'il te plait ! Pitié ! soufflai-je.

Il s'arrêta et on rit tous les deux.

- C'était méchant ! Tu sais combien je suis chatouilleuse, dis-je, faisant la moue.

Il me fit mon sourire préféré. Ça me prit beaucoup de volonté pour ne pas lui sauter dessus.

On était à nouveau seuls et mes pensées retournèrent sur ce qu'on faisait avant. Je décidais d'être audacieuse. J'étais surprise de me sentir aussi assurée autour de lui quand je n'étais pas stupide et que je laissais mes pensées dériver.

Je le tirai d'un coup sec sur mon lit. Il semblait surpris.

- Maintenant, où en étions-nous avant d'être si rudement interrompu ? chuchotai-je dans son oreille.

Je lui fis un grand sourire diabolique et puis embrassait sa mâchoire. Je le sentis trembler légèrement.

Mauvaise Bella était dehors et voulait jouer.


Comme toujours, merci pour tous vos commentaires, désolée de avoir répondu à tout le monde. Je ferai mieux cette fois :D