Bonjour! Du coup ce n'était pas jeudi mais vendredi. Mais comme je viens avec un long chapitre rempli de caskett, de sadisme,et l'identité du tueur, vous me pardonnez hein?
Je crois que je n'ai jamais autant stressé avant de poster un chapitre. Je ne sais pas, je crois que j'ai peur que vous n'aimiez pas ce chapitre, le tueur que j'ai choisi... bref, abrégez mes souffrances!
Merci encore pour vos reviews, même si j'ai l'impression d'avoir perdu du monde en route! Du coup, un encore plus gros merci à ceux qui me suivent le long de cette route qu'est le Valentine's Killer! :)
bisounours98: Ravie de te retrouver! Non en effet j'avais dit que ce n'étais pas Josh mais ne t'en fais pas, tu découvriras bien assez vite l'identité du tueur :)
angylafan: Merci encore une fois pour tes compliments! Josh? tu n'es pas le seul! Tu verras bien vite! ^^
camille: Je suis ravie que tu adore ma fiction! :) Josh? la réponse tout de suite! Bonne lecture!
Guest: Tout le monde hais josh! Ta réponse dans ce chapitre :) ^^
Stanaddict: Merci pour ta longue review! Je les dévore toujours autant! un vrai régale *me lèche les babines*. J'aime assez comment tu analyses mon écriture :) Souvent les review porte sur le fond, alors sur la forme, c'est intéressant de savoir ce que tu en penses :) Je suis ravie su tu aimes en tout cas. Dans ce chapitre il y a un autre passage où, je pense, tu vas arriver à t'identifier au tueur. J'ai essayé d'approfondir le passage rick cette fois ci, j'ai hâte de savoir ce que tu en penses, toi qui est plus "kate"(BTW: ma schizophrénie a été diagnostiquer comme étant incurable et très profonde :) Dans ce chapitre, pour te servir (^^), du Caskett, du tueur, tout ce que tu aimes! Enjoy et dis moi vite ce que tu en pense, parce que tes reviews je les aimes!
Madwine: Malheureusement Castle, comme tu vas le voir, est un peu… ailleurs! ;) Enjoy la suite!
LittleCoffee: 3XK? à découvrir sous peu! (BTW: j'aime bien ton pseudo)
Vick13: Bientôt elle reverra Castle? pas sûr! :) L'agent avec Shaw: Tu verras mouahaha :)
Audrey 1986: Très sadique j'avoue! ;) Enjoy la suite!
soniacaskettshipper: si tu savais comme je m'amuse à écrire super vite ton pseudo! :) Moi je te conseille de t'acheter une boîte de mouchoirs pour essuyer tes yeux parce que Kate, elle n'a pas fini d'en voir de toutes les couleurs! ;) Mais ne t'en fais pas : happy end garantie!
squilla: quelqu'un du commissariat? à vérifier sans plus attendre! (moi sadique? nooooon! :)
Bonne lecture! (je vous rappelle que le numéro des pompier est le 18 et celui du Samu le 15!)
Il la traina sur le sol jusqu'en bas des escalier puis monta à reculons, marche par marche, soutenant toujours la détective par la taille alors que ses pieds tapait contre le bois.
Alors que toutes ses pensées ne formaient qu'un vaste orage noir dans son esprit, une image s'imposa à Kate.
« Castle... » Bégaya-t-elle.
Chapitre 26 : Zénith d'amour
- Castle... Bégaya-t-elle.
Comment prononcer ce nom pouvait-il lui faire si mal ? Où était passée la douceur d'antan qui s'emparait d'elle quand elle ne faisait que songer à son nom ?
Oublie-le un peu ton écrivain. Pose-toi la question Kate. Pose-toi cette question qui t'effraie tant : Il est où Castle ? Hein ? Il est où ton chevalier en armure ? Il n'est pas là ! Il n'est pas là avec toi. Moi je suis là. Alors profite de ce que tu as. Et ne me parle plus de lui. Jamais.
Il s'était arrêté un instant dans les escaliers pour lui murmurer ces mots avec haine puis était repartit, avec un sourire, comme si cet instant n'avait jamais eu lieu, happé par l'excitation de cette journée à venir.
Ils passèrent finalement la porte de ce qui était bien une cave. Kate malgré ses yeux à demi clos, put enfin découvrir le reste de la demeure qui était désormais sa prison. Son enfer.
L'homme la déposa sur le divan avec plus d'égard que quelques minutes auparavant. Elle put enfin se reposer, sans craindre de nouvel assaut. Elle commençait à comprendre le fonctionnement de son ravisseur. Une seconde la haine, celle d'après la douceur. Une seconde de rage, une seconde d'amour. Seconde après seconde. Au goutte à goutte. Il n'était pas schizophrène mais semblait partagé entre deux sentiments qu'il ne contrôlait pas, deux comportement distincts et contradictoires.
La douleur du à son électrocution récente commençait enfin à disparaître. Elle avait bien encore quelques picotements dans les doigts mais rien de comparable à la douleur qu'elle avait ressentit en tombant sur le sol, prise de convulsions.
Elle préférait ne plus y penser, pour se concentrer plutôt sur un plan d'évasion. Parce que si ce collier autour du coup l'avait un peu « refroidie » sur cette idée, elle était toujours d'actualité. Le moins de temps elle restait chez ce fou, le mieux elle se porterait.
Elle s'assit sur le divan. Les rayons du soleil se posèrent sur son visage. Elle n'avait jamais trouvé cela aussi... vivifiant. Elle observa alors plus attentivement les lieux. L'homme finissait d'assaisonner un plat qu'il porta à table avant de l'inviter à le rejoindre, un immense sourire sur les lèvres.
Elle se releva, chancela un moment mais réussi finalement à faire les quelques pas qui la séparait de lui et de sa table, dressée pour deux. Deus set de table rouge vif, des pétales de roses déposé délicatement sur la nappe blanche neige et douce comme de la soie, une bouteille de vin grand cru millésime. Romantique.
En gentleman, il lui tira sa chaise et la ré-avança alors qu'elle s'asseyait. Cet homme savait surprendre les femmes, par forcement dans le bon sens cela dit.
Il s'assit à son tour, en face d'elle, la contempla un instant puis détourna à contre cour son regard pour lui servir du vin.
Il leva alors son propre verre, l'invitant silencieusement à faire de même, puis ils trinquèrent.
« À l'amour, aux âmes sœurs, faites pour se rencontrer. À ce jour qui nous unie, nous, disciple de cet amour. À cette force mystérieuse qui fais notre bonheur. »
C'était beau. Mais pas dans de tel circonstance, pas avec tant de sous-entendu. Elle aurait voulu lui dire que l'amour n'existait pas être deux être si l'un deux n'aimait pas l'autre. Mais à quoi bon ? Pour avoir une autre décharge en réponse ?
Elle se contenta de lever son verre pour le porter à ses lèvres et se délecter comme elle le pouvait, malgré le gout du sang qui persistait dans sa bouche, de ce nectar bordeaux qu'elle appréciait.
Il n'avait dis mot pour le moment, se contentant de la regarder en apéritif. Elle était tout ce dont il avait besoins après tout. Elle l'enivrait et le nourrissait plus que la nourriture elle-même. Elle alimentait ses sentiments.
Après un bon verre de vin rouge de bourgogne, il se leva pour apporter l'entrée. Une poêlé de coquilles Saint-Jacques marinés.
Rien que l'odeur rendit Kate nauséeuse. Elle adorait pourtant les coquilles Saint-Jacques.
Mais elle ressentait une profonde douleur aux entrailles, comme si sa faim se manifestait maintenant, avec cette odeur alléchante qui pénétrait dans ses narines.
L'homme ne remarqua pas son trouble, aussi il la servit copieusement, fière de sa cuisine.
Kate regardait les morceaux blancs trempant dans la sauce. Elle était dégoutée. Elle n'y arriverait pas. Pourtant, dieu savait combien elle était affamée. Mais elle ne pouvait simplement pas ingéré... ça.
Elle releva la tête et grimaça.
- Quelque chose ne va pas Kate ? Vous n'êtes pas allergique au moins ? Ou peut-être que vous n'aimez pas ? J'ai pourtant essayé d'être le plus classique possible mais... Je suis désolé.
Kate pencha la tête sur le coté, n'en revenant pas de ce qu'elle entendait : il se souciait maintenant d'elle et semblait préoccupé par ce qu'elle voulait, pensait, aimait. Il semblait... vraiment... désolée...
- Non, ce n'est pas ça... c'est juste que... je ne peux rien avaler. Je suis désolée.
Pourquoi s'excusait-elle ? Elle n'en avait rien à faire de le blesser.
- Il va pourtant falloir manger ! Tu dois te nourrir pour être en forme pour notre journée. Allez, mange !
N'ayant pas vraiment le choix, ni l'envie d'aller plus loin, elle porta la fourchette à sa bouche.
Au commissariat,
Une quinzaine de dossiers. Juste une quinzaine mais encore une quinzaine. Une quinzaine de trop. Ils étaient si près du but. Si près de Kate.
Castle ouvrait un dossier, prenait une bouffée d'air, le refermait, se retenait de respirer jusqu'à l'ouverture de la prochaine affaire. Pourquoi avait-il cette drôle de sensation ? Pourquoi avait-il l'impression qu'ils faisaient fausse route, et qu'au bout de ces quinze dossiers, il n'y aurait rien ?
Il avait besoins de la voir.
Castle referma un instant le dossier qu'il avait sous les yeux. Il sortit son portable de la poche interne de sa veste. Il ouvrit une photo, après avoir parcourue rapidement sa pellicule.
Ses cheveux longs, brun bouclé qui tombait sur ses épaules, libre comme elle. Ses yeux, grand qui vous happe au premier regard et qui ne vous lâche plus. Et son sourire. Jamais une femme ne lui avait offert un tel sourire. Immense. Inoubliable.
Il aurait pu lui offrir quelque chose d'inoubliable lui aussi, s'il avait été ensemble aujourd'hui, et pas l'un avec un fou, l'autre avec un cœur en sursis.
Il aurait pu lui donner une journée mémorable, lui montrer un coté romantique qu'elle ne connaissait qu'en surface, lui montrer l'amour qu'elle méritait.
Il y avait pensé à cet Saint-Valentin, tant pensé, qu'il en avait encore plus mal. Il avait prévu, avant toute cette sordide histoire, de passer ce moment avec Kate, de lui avouer son amour.
Perdu dans la profondeur de cette photo, Castle ferma les yeux et laissa son esprit l'emmené loin, si loin... mais plus près d'elle.
Le vent soufflait sur son visage, tout doucement. Un vent frais, venu du nord qui lui glaçait la peau. Cette ambiance de calme et de sérénité était accentuée par le doux frétillement des feuilles secouées par la brise. Le silence était à son comble et personne – pas même les oiseaux qui dansaient dans l'immensité du ciel noir – ne venaient le briser.
Sur le toit de cet immeuble New-Yorkais, face à cette vue dégagée sur central Park, tout paraissait possible à Richard Castle. Il ne s'était jamais sentit aussi libre. Libre comme cette force qui faisait valser les fleurs.
Le bruit métallique de la porte qui menait à ce petit bout de paradis le sortit de ses paisibles pensées.
Il se retourna et son regard se posa immédiatement sur la créature qui venait de surgir.
Le vent soulevait ses cheveux longs qui caressaient alors son visage avec tant de douceur.
Il s'approcha d'elle, pour l'accueillir :
- Bienvenue détective Beckett.
- Castle... Qu'est-ce-que...
Elle s'avança au bord du toit de l'immeuble, dépourvu de garde-fou. Subjuguée par la vue, elle avait perdu ses mots et se fichait maintenant complètement de savoir pourquoi Castle l'avait fait venir ici à une heure pareil alors que la journée de travail était fini depuis longtemps, et surtout étant donné qu'aujourd'hui était la Saint-Valentin. Elle aurait pensé qu'il aurait rencard avec une de ses conquêtes dans un restaurant chic.
Peu importait. La beauté de cet endroit dissipait toute sa curiosité.
Elle tourna son regard à demi vers l'écrivain, apercevant les lumières qui maintenait la ville dans un éveil constant s'enflammer dans les yeux de l'homme.
Quand Kate réussit enfin à dériver son regard de cet incroyable paysage, elle put voir la petite table en bois recouverte de cette nappe blanche et dressée pour deux. Dans les assiettes, un délicieux magret de canard fumant reposait sur son lit de caramel et de miel de châtaigne. Une alléchante purée faite maison entourait la viande rosée cuite à la perfection. Une bouteille de Bergerac dominait fièrement le diner préparé... avec amour.
Sans un mot de plus – car il n'y avait rien à dire – ils s'installèrent à table, partageant le même sourire.
Kate ne posa pas de question quant à la raison de ce festin, de sa présence ici avec lui dans cet univers de merveille. Elle était heureuse. Il était heureux. Que demander de plus ?
- Alors Castle dite-moi, comment avez vous découvert cette endroit magique? demanda la jeune femme en désignant les environs d'un tour de fourchette dans les airs.
- Pendant l'écriture de mon premier roman, qui fut d'ailleurs mon premier best-seller, souligna-t-il d'un haussement de sourcil adorable qui fit rire Kate, je me baladais en bas dans cette rue, rentrant chez moi quand j'ai découvert par terre un rouge-gorge, mal en point. J'ai alors levé la tête et j'ai vu cette arbre là-bas. Je me suis dit qu'il devait y avoir un nid au dessus du vide, quelque part dans les branches de ce chêne et que ce petit oiseau en était tombé. Je l'ai prit dans ma veste, je suis rentrée dans le bâtiment et je suis arrivée devant la porte par laquelle vous êtes entré. Jamais je n'aurais pensé que je tomberai amoureux... de la vue, sourit-il en regardant Beckett qui buvait chacun de ses mots droit dans les yeux. Depuis je viens là dès que j'ai envie de réfléchir, dès que j'ai besoins d'inspiration. Ici tout est plus simple.
Il aurait voulu lui dire que c'était ici qu'il avait écrit la plus grande partie des scènes d'amour de Nikki Heat. Non pas parce qu'il avait besoins d'inspiration, juste parce que cet endroit était son havre de paix.
- Je n'y avais jamais emmené personne avant ce soir, ajouta-t-il en posant ses couverts sur le bords de l'assiette blanche.
Kate releva la tête, abandonnant une tranche de magret pourtant exquis. Avait-elle bien entendu :
- Je... Pourquoi ?
- Parce que avant ce soir je... parce que comme je te l'ai dit Kate, je viens ici quand j'ai besoins de réfléchir. Et je me suis rendu-compte de beaucoup de chose ici. Si je t'ai amené ici ce soir c'est parce que je voulais que tu viennes avec moi dans ce havre de paix, dans mon havre. Je voulais que tu découvres une partie de moi que tu ne connaissais pas. Avant ce soir, aucune femme n'avait été assez importante pour que je la laisse entrer ici. Mais ça, c'était avant de te rencontrer Kate. Et aujourd'hui, je sais une chose : je t'aime, et je te veux ici avec moi.
Kate ne répondit pas. Elle ne pouvait pas. Les mots qui s'étaient échappés de la bouche de l'écrivain résonnaient encore dans la tête, comme un soupir inépuisable. Elle regardait simplement Castle, testant d'un regard sa sincérité, s'assurant que tout cela était bien vrai.
Castle, qui ne s'attendait visiblement pas à recevoir de réponse, même s'il n'aurait pas craché dessus, se leva de sa chaise et invita Kate à faire de même.
Il la prit par la main et l'accompagna de l'autre coté du toit, partie de se paradis qu'elle n'avait pas encore exploré.
La tenant par les épaules, il la positionna face au vide, à quelque pas seulement de ce gouffre sombre et resta derrière elle, laissant son souffle chaud caresser le cou de la jeune femme qui était perdu dans la beauté d'une vue imprenable.
Au loin s'étendait l'autoroute qui permettait de quitter la ville en direction du New-Jersey. Des dizaine, non, des centaines de voitures roulaient tout allure sur la voie rapide, et phares allumés, elles ne formaient plus qu'un serpent de lumière sillonnant le béton en quête de l'horizon.
Envouté, peut-être même contrôlée par les émotions qui s'emparaient de son cœur face à cette vue, Kate se retourna vivement et plongea sur les lèvres de Rick.
Elle n'avait pas réfléchie, elle l'avait fait spontanément, même si au font, celle faisait des années qu'elle y songeait, qu'elle aurait du le faire.
Castle approfondie ce baiser, celant leur lèvre dans un pacte éternelle d'amour. Leurs douces lèvres se frôlaient, se mordaient, se dévoraient.
Échanger ce baiser, c'était une déclaration d'amour en soi, c'était la clarification de leurs sentiments. C'était un pur bonheur.
Lèvre contre lèvre, poitrine battante contre poitrine battante, peau contre peau, front contre front. Ils étaient les pièces d'un puzzle qui s'achevait enfin.
Castle, plongé dans la chevelure ambrée de la jeune femme - qui écoutait attentivement les martèlements d'un cœur battant pour elle- reniflait le doux parfum de la vie, de l'amour.
Il aurait voulu que cet instant ne prenne jamais fin, trouvé la télécommande de la vie tant convoitée de tous et appuyer, sans retour possible sur « pause ».
« Mais la vie nous rattrape toujours » lui chuchota une petite voix douce et mélancolique.
- Castle !
- Castle ! Une voix ? Une voix qui l'appelait ? Qui ? Où ? Comment ? Il releva vivement la tête, cherchant sur ce toit la personne qui criait son nom. Mais ils étaient seuls.
- Castle !
- Castle ! Encore son nom ? Il se décrocha de Kate, brisant leur étreinte à contre cœur mais tellement surpris.
- Castle !
- Castle ! Que se passait-il ? Tout cet univers parfait, ce paradis sur le toit... tout tremblait autour de lui. Tout menaçait d'exploser.
- CASTLE !
- Castle ! L'instant d'avant, il tenait Kate dans ses bras, l'embrassait, réalisant un rêve qu'il pensait impossible et la seconde suivante, son monde se brisait comme du verre, Kate disparu, s'évaporant, comme un nuage, une illusion. Le miroir de ses désirs venait d'imploser, brisé par cette voix qui le ramena dans la dure réalité.
En sursaut, en sueur, Castle se réveilla. Couché sur la table en bois, les joues rougies par l'impression des feuilles de papier sur sa peau.
En voyant Shaw devant lui qui l'appelait et tous ses dossiers sur la table de bois, Castle comprit : Il avait rêvé. Tout, n'avait été qu'un rêve. Un rêve merveilleux, une chute douloureuse. Il aurait aimé rester dans ce songe.
Et cette douleur dans sa poitrine, il l'avait identifié sans grand mal : il avait le cœur brisé.
Kate avait finalement réussi à retrouver un peu d'appétit et même à apprécier ce repas... en ce qui concernait la cuisine, pas la compagnie.
Ils avaient clôturé ce déjeuner par quelques cuillérées d'une tarte aux pommes à la cannelle, avant que l'homme ne l'emmène visiter sa serre.
Il s'approcha d'un massif épineux de fleurs aux pétales rouges absolument parfaites.
« Des roses rouges », pensa Beckett.
Avec une paire de ciseaux, il coupa les tiges d'une treizaine de roses.
À ces gestes, on pouvait en déduire qu'il s'agissait d'un expert en la matière. D'ailleurs, beaucoup de plantes avaient leur place dans cette serre bien entretenue. Kate en reconnaissait certaines, rencontré lors de ses voyages en Asie ou en Océanie, tel que cet énorme Baobab qui dominait la pièce et dont les étonnantes racines menaçaient de s'étendre encore.
L'homme avait capté son regard émerveillé qu'elle n'avait réussi à cacher totalement sous son masque d'insensible :
- Impressionnant n'est-ce-pas ?
Surprise, elle mis quelques seconde à répondre :
- Oui, assez.
- Et bien, tu n'es pas très bavarde...
- Vous voulez discuter ? Très bien : Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi vous faites tous ça ? Que vous est-t-il arrivé ? Elle laissa quelque seconde avant de reprendre : Que lui est-il arrivé ?
Avant de passez à table, Kate avait eu le temps d'admirer le peu de photos encadré qui reposait, poussiéreuse, sur une étagère. Sur chacun d'entre elle, il y avait un couple, ou une femme seule. Une très belle femme, brune, aux cheveux long et aux yeux verts. En fait, Kate devait bien l'avouer : elles se ressemblaient beaucoup.
L'homme avait perdu son sourire et un air triste était venu voilé son visage et assombrir son regard qui pourtant pétillait de mille étincelles l'instant précédent. Mais il ne semblait pour autant être en colère contre Kate. Il allait répondre, elle le voyait. Il était juste triste et essayait d'exprimer par des mots ses sentiments :
- Je l'aimais tu sais. Je l'aimais comme un fou, comme jamais je n'avais aimé. Elle m'a fait découvrir un monde que je ne connaissais pas. Elle a su mettre de la couleur là où je ne voyais qu'en noir et blanc. Elle m'a apprit à penser avec mon cœur, à espérer de la vie. Je vivais avec elle dans le monde réel, dans celui des sentiments, et de l'illusion. Elle était partout. Elle était tout. Mais... son regard s'assombrit un peu plus, et les yeux humides, il finit par reprendre, mais cette vie que j'avais tant aimée me la reprise. Un soir, on sortait tout les deux de l'hôpital où on travaillait. On est passé prendre Sophie, notre petite fille. Elle était si jeune. À une intersection, un pick-up noir a grillé le feu et nous a percuté. Elles sont toutes les deux mortes sur le coup. Moi... moi j'ai survécu. Moi... J'aurais préféré mourir avec elle. Cela aurait été une belle fin. J'aurais pu l'accepter. Mais il a fallu que je me retrouve tout seul, comme avant que je la rencontre. On m'a enlevé la lumière, me condamnant à la noirceur.
Dans d'autres circonstances, et si Kate ne l'avait pas autant détesté, elle aurait pu être émue. Elle savait ce que c'était de perdre quelqu'un. Elle savait ce que c'était quand on vous arrache quelqu'un que vous aimez. Et lui avait non seulement perdu sa femme, mais aussi sa fille, le fruit de leur amour, la combustion de leur sentiments. Elle comprenait sa douleur, elle comprenait son chagrin. Elle avait le même au fond d'elle depuis que sa mère était « partie ».
« Un soir, on sortait tout les deux de l'hôpital où on travaillait »
Cette phrase, pourtant anodine surgit comme une alarme dans l'esprit de Kate se répétant à l'infini, comme si son esprit se repassait la conversation qu'elle venait d'avoir en boucle pour y trouver l'anomalie.
Kate se souvenait enfin de qui était cet homme. Elle se souvenait où elle l'avait vu, et avec qui.
Comment était-ce possible ? Comment pouvait-il être là ? Ça ne pouvait pas être lui !
Et pourtant... C'était bien lui, elle en était presque sûre maintenant.
Elle ne l'avait pas reconnu, à cause de ses cheveux bien plus court et châtain, de ses lentilles de contact. C'était lui, mais il était différent, dans le regard, dans l'attitude.
- Adam...
(NDA: pour ceux qui ne s'en rappelleraient pas, adam c'est adam mercer, l'ami medecin de rick qu'on rencontre dans le chapitre 9 ou 10)
Alors? si votre coeur bat toujours (sinon mes prière vous accompagne aux portes du paradis), review? Pliizzz' parce que je stresse! J'ai besoins de savoir ce que vous en pensez! Le prochain chapitre en dépendra!
xoxo
