Salut à tous ! Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d'années ! :)

Je suis heureuse de vous retrouver pour ce nouveau chapitre ! Je suis désolée, je n'ai pas eu le temps de répondre aux review, guests et je n'ai même pas fait mes notes... je suis déborder ! Mais ça va aller, je suis en vacances dans trois jours... trois jours !

Je remercie tout particulièrement Evie Regal qui a accepté d'être ma bêta et de relire tous mes futurs chapitres pour que la lecture vous soit plus agréable.

Quelques mots sur ce chapitre : Enlevons toutes les spéculations… OUI le Kabby est réel et OUI vous en entendrez encore beaucoup parler ! ;) Maintenant le chapitre… il est temps de désépaissir un peu le mystère autour de l'affaire Nia Queen.

Les personnages de la série The 100 ne m'appartiennent pas.

Je vous souhaite une bonne lecture et je vous retrouve en bas ! :)

oOoOo

I Hear Your Voice

I'm turning to a monster Je me change en un monstre
A monster, a monster Un monstre, un monstre
And it keeps getting stronger Et ça ne fait que se renforcer

Can I clear my conscience Puis-je alléger ma conscience
If I'm different from the rest Si je suis différent des autres
Do I have to run and hide ?
Ai-je besoin de courir me cacher ?
I never said that I want this
Je n'ai jamais dit que c'était ce que je voulais
This burden came to me
Ce fardeau est venu à moi
And it's made it's home inside
Et a fait de mon corps sa maison

Imagine Dragons - Monster

Chapitre 26 : C'est l'heure de…

C'est l'heure de tuer mon chéri.

Un vacarme monstre me tire de mon sommeil. Je me redresse vivement, presque en position de défense. J'ai du mal à immerger puis le visage d'Anya apparaît dans mon champ de vision. Je devine à la seconde où je commence à bien distinguer ses traits qu'elle va faire une remarque désobligeante.

- T'as vraiment une sale tête mini Woods.

- Merci, je prononce avec une voix clairement endormie.

- Tu devrais rentrer te reposer.

- Ça va aller, le procès reprend demain. Je ne veux pas me planter cette fois.

- Hey Lexa, ce n'est en rien ta faute et tu as besoin de sommeil. Tu es là depuis, Anya passe sa tête derrière mon épaule pour afficher mon compteur, quatre heures du mat', t'es sérieuse Lexa ? Non, là c'est trop ! Je sais aussi que tu n'as pas pris le temps de prendre une pause déjeuné. Ça suffit, il est dix-sept heures, je te ramène !

- Je suis venue en moto.

- J'en ai rien à foutre de ta moto, tu ne conduiras pas dans cet état.

Je n'ai pas la force d'argumenter. Après tout, Anya a raison, je suis fatiguée. Je me masse les tempes en soupirant. Sans un mot, je me redresse, referme l'écran de mon ordinateur portable, remets en place quelques dossiers, range les plus sensibles dans mon tiroir qui ferme à clef et je prends mon manteau. Je fais un geste de la main pour lui indiquer que je la suis.

Je m'installe côté passager et pose mon coude contre la fenêtre. Mon regard est comme figé par tout ce qu'il se passe à l'extérieur. Je suis tellement fatiguée que je capte tout et n'importe quoi. Les pensées des autres peuvent être tellement agressive par moment. Je ferme doucement mes paupières pour un peu mieux contrôler tout ça.

C'est l'heure de tuer mon chéri.

Encore et toujours cette phrase. Elle me hante depuis près de deux mois. Je n'arrive toujours pas à comprendre comment Nia Queen a réussi à me piéger. C'est incompréhensible. Je n'ai jamais prédis le retournement de situation qu'elle nous a offert. En soit, ce n'est rien d'autre que de la poudre aux yeux. Elle est coupable. Juste, pas de la manière dont je l'avais imaginé.

C'est l'heure de tuer mon chéri.

Le meurtre de Martin Queen a été commis par son fils : Roan. Elle l'a dénoncé à la barre comme si de rien était, elle se contre fiche que son fils tombe. En fait, c'était ce qui était prévu depuis le début. Au moment même où elle a fait cette révélation, elle a fait une rétrospective silencieuse de toutes les actions qui l'ont mené à cet instant. Et, s'il y a une phrase, un moment qui me choque le plus c'est bien celui-là. Nia Queen qui s'approche de son fils, lui tendant un verre avec ce putain de sourire innocent et qui prononce avec un calme qui effrayerait les pires dictateurs :

C'est l'heure de tuer mon chéri.

Je suis dégoûtée, absolument horrifiée qu'un tel crime puisse rester impuni. Contrairement aux autres, je sais que tout est de son fait. C'est même elle qui a mis l'arme dans la main de Roan. Il faut que je trouve un moyen de la faire tomber. J'ai besoin que quelqu'un d'autre que moi, n'importe qui, puisse voir ce que je vois : que cette femme n'est rien d'autre qu'un serpent. Elle a murmuré à l'oreille de son fils, lui a mis une idée dans la tête et l'a obligé à accomplir un acte inhumain.

C'est l'heure de tuer mon chéri.

J'ouvre presque brusquement les yeux. J'aimerais oublier, ne pas faire une fixation sur ces mots qui sont la conclusion d'une longue manipulation mais je n'y arrive pas. J'y pense constamment. C'est comme si d'une certaine façon, elle murmurait à mon oreille comme elle l'a fait chaque jour avec Roan. C'est déroutant, perturbant et aussi un peu flippant.

Les seuls moments où j'arrive à trouver un peu de paix c'est lorsque je suis avec Clarke. Elle est comme mon oasis. Je me sens tellement bien dès que je suis à ses côtés. Le seul petit, minuscule, infime problème, c'est que je ne suis pas la seule à faire des horaires de fou. Depuis le nouvel an, j'ai l'horrible sensation qu'on n'arrive plus à se voir. C'est tout juste si on se croise.

Je souris alors que je pense à notre appartement, les murs sont remplis de post-it en tout genre. C'est vraiment une coutume que j'adore, nous laisser des petits mots et les coller un peu partout. Je trouve ça génial de partir à leurs recherche le matin avant de partir travailler mais… ce n'est pas la même chose que de passer du temps avec Clarke.

Le mois de février va bientôt commencer et j'aimerais… j'aimerais vraiment qu'on arrête de juste se croiser, c'est très frustrant. D'ailleurs, nous n'avons toujours pas eu de vrai deuxième rendez-vous. Nous arrivons à nous arranger pour être présente pour les MSTP mais les trois dernières fois, j'ai été obligé de retourner au travail après trois épisodes de Friends et celle d'avant, Clarke était en retard et a été obligé de me réveiller. Non, ce n'est plus un situation viable. Il faut arranger les choses.

Au moins, l'intervention d'Anya va m'obliger à rentrer à une heure décente et avec un peu de chance, Clarke sera déjà rentrée. Rien que cette idée m'emplit de joie et j'en oublierais Nia Queen.

Je sursaute en percevant la musique sortir des hauts parleurs de la voiture d'Anya. Est-ce que c'est I Won't Dance ? Je me tourne vers ma collègue et amie qui affiche un grand sourire. Très vite, j'affiche moi aussi un sourire alors que la blonde commente :

- Je sais que tu aimes la bonne musique.

- Je l'avoue.

- Alors vas-y impressionne moi Lexa. Je connais donc la version de Frank Sinatra comme tu peux l'entendre. J'aime bien celle de Lady Gaga et de Tony Bennett.

- Le première fois qu'on a entendu cette chanson, c'est dans le film Roberta qui est sorti en 1935 mais j'ai une préférence pour la version de Louis Armstrong et d'Ella Fitzgerald.

- J'arrive pas à le croire, t'es une vrai encyclopédie !

Je ris doucement, je n'ose pas lui dire que je n'ai aucun mérite. Quand on a comme moi une grand-mère de cœur passionnée par la musique, c'est comme tomber dans la potion magique, ça nous colle à la peau pour toujours.

La voiture d'Anya s'arrête devant mon immeuble. Je lève les yeux vers le septième étage. Le fait de découvrir de la lumière à notre fenêtre fait naître un sourire que j'imagine gigantesque sur mes lèvres. Le fait d'en venir à la conclusion que je vais pouvoir passer du temps avec Clarke me rend tellement heureuse que s'en est presque ridicule. Je glisse ma main dans la poignée mais quand je veux ouvrir, rien ne se passe. Je me retourne alors lentement vers Anya. Elle n'a tout de même pas l'intention de me kidnapper.

- Avant de te laisser partir, je veux que tu me promettes.

- Promettre quoi ?

- De te reposer.

- Je vais le faire.

- D'accord. Je viens te chercher demain à huit heure et demi et ne pense pas une seule seconde à partir avant moi ou je t'exclus du premier jour de procès. C'est clair ?

- Très.

- Bien, elle déverrouille les portes de la voiture. Je sors le plus vite possible, juste histoire d'être certaine qu'elle ne change pas d'avis. Lexa ?

- Hum hum…

- Passe une bonne soirée et dit bonjour à Clarke.

Je rougis au moment où Anya prononce le prénom de ma petite amie. Nous n'en avons pas à proprement parlé mais elle sait. Je crois qu'elle m'a grillé à la seconde même où j'ai posé le pied au poste de police le lendemain de notre premier (et unique) rendez-vous.

-Bonne soirée Anya !

Je fais claquer doucement sa porte avant de rejoindre, sans trop me presser pour ne pas paraître ridicule, le hall d'entrée. Une fois à notre étage, je ne tiens presque plus en place. Je franchis notre porte d'entrée avec un soulagement certain mais surtout avec un sentiment que je n'ai pas coutume de ressentir depuis que la malédiction a commencé : celui d'appartenance ! Avec Clarke, je me sens à ma place.

Meeko vient se frotter à ma jambe en miaulant. Je lève les yeux au ciel, je suis presque à ma place. Ce petit matou est vraiment un pot de colle ! Je ne comprends pas pour quelle raison il s'accroche à moi comme une sangsue. Pour quelle raison ne comprend-il pas que tout chez lui m'exaspère ?

J'essaye d'éloigner le chaton en le poussant gentiment avec mon pied mais tel un aimant, il revient se coller à ma jambe. Je soupire en lui demandant où se trouve sa maîtresse, évidemment, je ne reçois pas de réponse. Le doux rêve que cette boule de poils puisse un jour servir à quelque chose d'autre que de me bousiller les tympans est et restera certainement irréalisable.

-Clarke ?

Un espèce de gémissement mélangé à un grognement me répond. Étonnée, j'avance dans le salon mais j'ai à peine posé un pied dans ce dernier qu'un des cousins du canapé arrive à une vitesse folle vers moi. Je me penche assez rapidement pour éviter le projectile. J'observe l'objet du délit sans vraiment comprendre ce qu'il vient de se passer.

- Euh… Clarke, tout va bien ?

- Non !

Non ? Comment ça non ? Je tente un nouveau pas mais immédiatement, un nouvel oreiller vient m'attaquer. Okay… ce n'est pas du tout une réaction normale.

-N'approche pas Lexa ! Tu ne devrais pas être là. Pourquoi tu es là ?

Euh… là il y a un vrai problème ! Est-ce que je suis encore endormie à mon bureau ? Je fais un espèce de rêve bizarre ? Je n'ai jamais été accueilli de la sorte. Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? Je ne comprends pas.

Évidemment, il me reste l'option lire dans les pensées. Sauf que je ne vois pas ses yeux, ce qui me demanderait de la concentration alors que je suis fatiguée et… ce serait un peu de la triche. Je me racle la gorge en passant une main dans mes cheveux. J'inspire profondément. Allez Lexa, un peu de courage.

- Tu veux en parler ?

- Non !

- Me jeter un autre cousin peut-être ?

- Mais non !

- D'accord…

Bon, tant pis pour la tricherie et la mauvaise conscience qui va avec ! Je ferme les yeux juste une seconde. Mon esprit est immédiatement frappé par des centaines et des centaines de pensées qui ne m'appartiennent pas. C'est un vrai foutoir et j'ai du mal à faire le tri. J'essaye de me concentrer sur Clarke, juste Clarke.

Il me faut une bonne poignée de seconde, peut-être même une bonne minute avant de trouver la voix de ma jolie blonde. Une fois fait, j'hésite encore une seconde. Je ne devrais pas faire ça. Je sais que c'est mal. Mais… merde ! Ça y est, je sens la culpabilité pointer son nez.

Arrête tout Woods, réfléchis une seconde. Qu'est-ce qui pourrait mettre ta petite amie dans cet état ? Une mauvaise journée à l'hôpital ? Non, quand ça arrive, elle est plutôt du genre à venir me coller, pas à me balancer tout ce qui lui passe sous la main. Je me mordille doucement la lèvre inférieure. Qu'est-ce que ça peut être d'autre. Je fronce les sourcils en me souvenant subitement qu'elle n'a pas dormi avec moi cette nuit. C'est d'ailleurs sûrement pour cette raison que je me suis réveillée aussi tôt. Et puis, quand je suis allée dans la salle de bain, j'aurais pu croire à m'y m'éprendre qu'une tornade était passée par là. Okay… je crois que je viens de comprendre.

-Tu veux que je t'apporte une bouillotte ? Du chocolat ? De la glace ? Un plaid ? Ton chat ?

Avec une lenteur qui serait presque drôle, je vois le début de la tête de Clarke apparaître. Ses yeux bleu me fixent comme si j'avais dit quelque chose de mal. Elle m'observe avec une suspicion certaine. Je commence à me sentir mal à l'aise. Finalement, j'ai peut-être mal analysé la situation.

- Pourquoi je voudrais un seul de ces trucs ?

- Je ne sais pas, une intuition…

- J'en veux aucun !

- Les cinq peut-être.

- Non !

Je retiens un rire. Cette fois, je suis certaine, Clarke est dans sa mauvaise période. Je n'aurais pas imaginé qu'elle était capable de sortir les griffes de la sorte. Mais bon, si elle veut juste être seule, je peux respecter ça. Je lui souris gentiment avant de me retourner.

-Attends !

Je ne perds pas une seconde pour m'arrêter net. Pourtant, je ne me retourne pas. J'attends qu'elle poursuive.

- Finalement, je veux bien.

- Je ne risque pas de subir une autre attaque ?

- Non, répond-t-elle avec une intonation boudeuse. Je suis désolée.

- C'est pas grave.

- Je ne pensais pas que tu rentrerais si tôt. J'étais persuadée d'avoir le temps de mourir tranquillement.

- Je vois, je réponds en souriant.

Je commence à partir vers la cuisine pour lui préparer un plateau avec ce qu'elle préfère. Mais je n'ai pas le temps de faire plus de quatre pas avant qu'elle ne m'arrête de nouveau :

- Arrête ! Stop ! Lexa, son ton est menaçant, voir même complètement flippant, je me retourne pour essayer de comprendre ce qu'il se passe, n'ose même pas me dire que tu fais partie de ses filles pour qui cette période est une promenade de santé.

- Je ne le dis pas, je réponds amusée.

- Ça ne va pas être possible ! Je décide qu'à partir de ce jour, je ne t'aime plus ! Nope ! Je te déteste ! Tu es une des pires personnes que je connaisse, c'est décidé.

J'essaye. J'essaye vraiment de retenir le fou rire qui vient me titiller mais je n'y arrive pas. J'explose de rire. En fait, je n'essaye même pas de m'en cacher mais ce n'est pas de ma faute. Clarke est tellement adorable.

Et cette fois, je ne peux pas l'éviter, je me prends vraiment un cousin en pleine figure. Sauf que ça provoque l'effet inverse de ce qu'espérait Clarke. Je ris encore plus. Je n'ai pas ri de cette façon depuis bien longtemps. Je commence même à avoir du mal à respirer et mon abdomen me fait un mal de chien. Quand je me prends un second projectile, je lève les mains avant d'affirmer :

- Je suis désolée, je suis désolée, un nouveau cousin est envoyé dans ma direction, non mais vraiment, je suis désolée, cette fois, c'est la télécommande qui part, non mais arrête Clarke !

- Tu l'as cherché !

- Je suis vraiment, j'insiste sur ce mot, désolée. Ne m'attaque plus, s'il te plaît.

- Ouais… je vais y réfléchir si en plus de la bouillotte, du plaid, du chocolat, de la glace et de mon chat, j'ai droit à des mars, du jus d'orange, un chocolat chaud, des litchis et…

- Tu ne crois pas que ça suffit ?

- Non. Chaque crime demande réparation, tu devrais le savoir. Je veux que tu me serves de doudou toute la soirée !

J'imagine que je peux faire ça. Je souris, toujours amusée. Je crois que je me suis fait griller par Clarke parce qu'elle brandit un de mes casques. J'agite mes mains dans tous les sens pour l'arrêter. C'est un de mes casques préféré !

-Okay, okay ! Je vais te chercher tout ça mais ne balance plus rien, par pitié !

Mon casque toujours en main, elle plisse les yeux. Pendant une seconde, je crois que mon pauvre casque va y passer aussi mais sans que je ne comprenne vraiment l'enchaînement de la situation, Clarke s'écroule sur le canapé en sortant un espèce de grognement entre l'étrange et l'adorable.

- Je vais mooouuuriiiiir ! Reviens vite sinon, je recommence à tout balancer !

- Très bien.

Sans plus de cérémonie, je fonce dans la cuisine. Je lui prépare tout ce qu'elle a demandé sans perdre mon sourire amusé. Meeko vient une nouvelle fois se faufiler entre mes jambes manquant de me faire tomber au moins à deux reprises. Je suis tentée de demander à Clarke de choisir entre cette boule de poils rousse et moi mais j'ai comme l'intuition que ce n'est pas le moment de lui demander quoi que ce soit.

Un plateau en main, je reviens vers le salon. J'attrape le plaid qui pour une raison qui m'est inconnue s'est retrouvé sur la table du salon. Clarke se redresse au moment où je pose le tout devant elle. Je remarque alors sa pâleur et ses traits fatigués. Je lui souris avec compassion avant de m'approcher pour l'embrasser doucement.

Je commence à partir mais elle attrape le bas de mon chemisier. Elle me demande où je compte aller. Je lui rappelle gentiment que sa liste n'est pas encore complète. Avec mauvaise fois, elle me répond que ce qui manque c'est moi mais je tiens un argument en lui démontrant que la bouillotte est l'autre grande absente.

-Okay… tu peux y retourner, murmure t-elle.

Je fais donc un aller-retour rapide. Je reviens avec le dernier objet de sa liste qu'elle me vole presque des mains. Ne ris pas, ne ris pas, ne ris pas ! J'inspire profondément pour me calmer. J'observe Clarke s'installer, le plaid se transforme en un vrai cocon dans lequel elle bloque la bouillotte. Elle attrape une cuillère et la glace avant de me fixer. Et comme si Meeko avait compris les enjeux, il se colle aux pieds de ma jolie blonde.

- Tu veux bien mettre un Disney ?

- Pocahontas ?

- Ce serait génial !

- Okay.

Je me penche vers le téléviseur pour mettre le film. Une fois les bandes annonces passées et le générique commencé, je me plante de nouveau devant Clarke. Je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où elle veut que je me place pour la simple et bonne raison que Madame prend toute la place.

Comme si elle avait compris mon questionnement intérieur, elle relève la tête. Très bien, message reçu. Je m'assoie donc au plus près de l'accoudoir et presque aussitôt, elle pose sa tête sur mes cuisses. Je l'observe silencieusement accomplir les différents rituels qui doivent être habituels. J'imagine que je n'aurai aucun mal à m'adapter à ça. Enfin… si on oublie les lancés de cousin dès mon arrivée.

Je passe doucement ma main dans ses cheveux. J'espère que mes gestes arriveront à l'apaiser. Je ne regarde pas le film, toute mon attention est porté sur son magnifique visage. Je la vois parfois plisser le front, ce qui est certainement le signe d'un spasme un peu plus douloureux.

- Dis, je sursaute, je ne m'attendais pas à ce qu'elle parle pendant le visionnage de son Disney favori, tu n'as vraiment pas mal pendant… enfin, tu vois.

- Ce n'est pas que je n'ai pas mal, c'est juste que je connais pire.

- Pire ? La mort peut-être ! Ah non, évidement, il y a l'accouchement ! Mais je ne crois pas que tu ais connu un de ceux là.

- Effectivement.

Je pensais que la conversation allait s'arrêter là. Après tout, nous sommes devant Pocahontas. Pourtant pour une raison qui m'échappe totalement, elle rebondit en affirmant :

- Tu es rentrée tôt.

- Il faut dire qu'Anya m'a un peu jeté dehors.

- Il faudra que je la remercie. Pourquoi tu rentre aussi tard en ce moment ?

C'est l'heure de tuer mon chéri.

De nouveau, je perçois cette phrase et comme à chaque fois, je ressens de la culpabilité. Je n'arrive pas à croire que j'ai manqué ça. J'ai bien failli complètement bousiller cette enquête.

J'hésite à en parler à Clarke. Je ne suis pas certaine que ce soit approprié. Et puis, comment je pourrais lui parler de tout ce que je ressens sans parler aussi de mon secret ? Non… trop compliqué.

- Je n'ai pas vraiment géré sur l'affaire Queen, je révèle tout de même. J'essaye de… de rattraper une boulette que j'ai fait.

- Une boulette ?

- J'ai… j'ai négligé une information et à cause de ça une psychopathe va peut-être s'en sortir.

- Je ne pense pas que ce soit de ta faute, réplique Clarke. Après tout, quand il y a un dossier de monté pour aller au tribunal, c'est un travail d'équipe. C'est comme pour les médecins, quand on est dans un bloc, on ne peut pas blâmer une seule personne, tous ceux qui sont présents, sont fautifs s'il y a un problème.

- Oui mais c'est moi qui ai donné le feu vert pour aller au tribunal.

- Alors c'est que ton dossier était en béton par rapport aux informations que tu avais. Je te connais Lexa. Tu n'y serais pas allée sans la certitude que tout irait bien.

- Sauf que je me suis trompée.

- Tout le monde se trompe.

Pas moi ! J'ai tellement envie de hurler cette réponse. Ces mots me brûlent les lèvres. Sérieusement, comment quelqu'un comme moi peut-il se tromper ? Je suis littéralement dans la tête des gens. Ce genre de chose ne devrait pas m'arriver.

Je sens que Clarke bouge mais je n'ai pas la force de la regarder. Je suis trop en colère contre moi même. Sa main glisse sur ma joue. Je suis surprise par le fait que ses doigts soient gelés. Malgré tout, son geste m'apaise, alors lentement je pose mon regard dans le sien.

-Qu'est-ce que c'est ?

Je hausse un sourcil. Je ne comprends pas sa question. D'ailleurs, ça me permet de remarquer que le coup des lunettes commence à faire ses preuves. Il est vrai qu'il est plus difficile de lire dans les pensées en utilisant une simple monture et des verres sans correction. J'aurais peut-être dû me décider à les porter plus tôt.

- Il y a, reprend Clarke, quelque chose qui te blesse. Je le vois dans tes yeux.

- Je crois que je suis juste déçue par moi-même.

- Non, réplique t-elle, il y a autre chose. Je crois que c'est là depuis le début mais je le remarque plus maintenant. Parfois… il y a ce je ne sais quoi qui semble te bouffer de l'intérieur. Au début, je croyais que c'était à cause… de ta mère… de ce qu'il s'est passé il y a quatre ans mais… mais qu'est-ce que tu fais Griffin ? Ferme-là ! Non, c'est pas grave. Je dois me tromper, finit-elle en se tournant de nouveau vers la télévision.

Mais… qu'est-ce qui vient de se passer ? Je ne comprends pas bien ! Elle vient de me lancer une super perche pour que je lui parle de ma malédiction ou je rêve ? Est-il possible qu'elle sache ? Non, ce serait absurde. Personne ne pourrait croire à ça une seule seconde.

Je regarde de nouveau son visage. Cette fois, elle semble partie dans le film. Je mordille ma lèvre. Je suis tentée de me plonger dans ses pensées pour en savoir plus. Il faut vraiment que j'arrête avec ça. Pourtant, je le sais que ce n'est pas bien de voler les pensées des autres. Ça pourrait même être répréhensible. Sauf que parfois, j'en ai envie et… c'est si facile, bien plus que de tout bloquer.

Je passe un peu plus d'une heure à me poser plus de mille et une question. Je crois que Clarke vient de me plonger dans un état de stress profond. Moi, qui ai promis à Anya de me reposer, c'est pas génial ! Le générique de fin, c'est pas trop tôt ! Je me jette presque sur la télécommande pour mettre en pause.

- Hey ! Je voulais écouter le générique, la musique est géniale !

- Oui mais…

- Pas de "mais", elle me vole la télécommande des mains pour appuyer sur play, je suis en train de mourir, je gagne.

Okay… je vais rajouter capricieuse aux traits de caractère que je viens de découvrir chez Clarke lorsque Madame à ses règles. Je lève les yeux au ciel. C'est pas possible ça ! J'ai besoin de savoir ce à quoi elle pensait tout à l'heure. C'est vraiment en train de me perturber.

- Clarke...

- Chuuuut, Madame, je ne sais pas ce que c'est de mourir une fois par mois.

En effet mais moi, je "meurs" tous les jours d'une douleur innommable ! Théoriquement, je gagne ! Mince alors, j'ai même "assisté" au premier ébat de Marcus et Abby à cause des questions de Clarke. Je n'ai pas encore osé retourner les voir. J'ai la sensation que ma tête explose à chaque seconde et ça ne m'étonnerai pas si du jour au lendemain mes oreilles se mettaient à saigner tellement le vacarme que je subis est infernal. C'est un peu normal qu'à côté, un petit pincement au ventre me soit égal surtout qu'en général, pendant cette période comme je suis plus fatiguée, mon horrible capacité fonctionne au ralenti.

-Comme tu veux, je bougonne.

Un sourire satisfait étire ses lèvres. Non mais je rêve ! À croire que c'est un jeu pour elle. Si ça se trouve, elle n'a même plus mal… okay, même mentalement, je retire ce que je viens de dire. La sonnerie de mon téléphone retentit, nous faisant sursauter toutes les deux. J'extirpe le combiner de ma poche pour voir que c'est Raven. Je regarde Clarke avant de m'excuser : sauver par le gong !

De Reyes à Lexa 19h20 :

Yo Woods ! Je sais que tu m'as posé la question il y a une éternité mais je pourrai venir demain ! J'ai parlé à mon idiot de patron et je serai là pour te soutenir! ;)

J'avais complètement oublié que j'avais demandé à Raven de venir demain. C'était disons, une sécurité, histoire d'être certaine que je ne réagisse pas à quelque chose qui ne serait pas dites à voix haute. J'avoue que depuis que je recommence à parler, je me méfie de mes réactions.

De Lexa à Reyes 19h22 :

Génial ! Merci beaucoup, t'es la meilleure Reyes !

De Reyes à Lexa 19h22 :

Je serai toujours là pour toi ! Enfin… après de longues négociations et de l'acharnement, je serai toujours là pour toi ! :D

De Lexa à Reyes 19h23 :

Moi aussi, n'en doute jamais !

De Lexa à Reyes 19h24 :

Je peux te poser une question ?

Okay, très bien, c'est parfait… j'ai envie de me baffer ! Qui envoie ce genre de sms ? Surtout à Raven ! Je sens qu'elle va encore paniquer. Rectifie vite le dire avant que…

De Reyes à Lexa 19h24 :

Qu'est-ce qu'il se passe ? Qui ? Quoi ? Quand ? Et comment ? Dis-moi…

De Lexa à Reyes 19h25 :

Arrête de paniquer… je me demandais juste ce que tu pensais de quelque chose. Tu crois que je devrais parler de "tu sais quoi" à Clarke ? Ce serait plus honnête, non ?

De Reyes à Lexa 19h26 :

Aaaah ! Tu veux juste parler du "tu sais quoi". Il faut qu'on trouve un meilleur nom de code, celui-là craint un max, il ne convient pas ! Pourquoi pas le : Jabberwocky ?

Non mais c'est pas vrai… Raven, j'ai besoin que tu te concentres plus de vingt secondes. On s'en fiche de comment on appelle ma malédiction, ce que je veux savoir c'est si je dois en parler à Clarke.

Je tourne la tête pour découvrir que ma petite amie me fixe. Je me racle la gorge en réalisant qu'elle me lance un regard noir. Très bien, j'ai compris : je laisse mon portable de côté.

- Comment va Raven ?

- Bien, je murmure.

- Pourquoi tu semblais contrarié alors ?

- Parce qu'elle a répondu à une de mes questions par une autre question.

- Étant donné le profil de ta meilleure amie, je ne sais pas pourquoi ça te surprend.

- Moi non plus, je réponds honnêtement.

- Lexa ?

- Hum…

- Je suis désolée, j'ai vraiment un caractère de merde aujourd'hui. C'est pour ça que je ne voulais pas que tu me vois dans cet état mais en même temps… ça fait parti de moi donc, si tu as quelque chose à dire c'est maintenant.

- Je ne…

- Avant que tu ne dises quoi que ce soit, il faut que tu saches que là c'est un peu extrême, je suis énervée à cause de ma mère, je suis certaine qu'elle me cache quelque chose et… j'étais inquiète par rapport à toi mais tu m'as rassuré même si ce n'est pas génial d'avoir fait une boulette, ce n'est pas insurmontable et tu peux me parler de ce genre de chose.

- Abby ne t'a toujours pas parlé ?

- Tu vois, toi aussi tu sais qu'il y a quelque chose ! C'est fou ça, pourquoi elle ne m'en parle pas ? Je ne suis pas du genre à sauter à la gorge de qui que ce soit, à la fin de sa phrase, elle fait une pause avant de me fixer. Enfin… à part un peu aujourd'hui. Encore désolée.

- Il n'y a pas de problème Clarke.

- Pas de problème, sa langue claque contre son palet, menteuse !

Je souris doucement avant de passer ma langue sur mes lèvres pour le cacher. Je me penche très légèrement pour embrasser le haut de ses cheveux. Je lui fais un clin d'œil avant de lui demander :

- Juste ne me balance plus jamais rien dessus quand j'arrive, ça c'était flippant !

- J'essayerai.

Je pouffe doucement devant cette réponse, quand je disais qu'elle était adorable. Nous restons encore quelques instants dans un silence confortable avant que je ne lui propose d'aller dormir. Clarke fait une moue boudeuse, je crois qu'elle est déçue de ne pas pouvoir profiter de moi un peu plus longtemps alors que je suis rentrée plus tôt. Je viens tendrement l'embrasser. Comme à chaque fois que mes lèvres viennent à la rencontre des siennes, je me sens apaiser.

-Très bien ! Tu me refais une bouillotte, je t'attends dans ma chambre !

Sans me laisser le temps de répondre, elle se précipite vers les escaliers. Je frôle la crise cardiaque quand je la vois manquer la première marche. Mais elle, ça n'a pas l'air de la gêner parce qu'elle ne ralentit pas plus que ça. Très bien, il va falloir que mon petit cœur s'accroche parce que plus maladroite que Clarke, tu meurs.

J'allume la bouilloire et en attendant je range un peu la salon. Clarke a mis un sacré bazar. Je secoue la tête lorsqu'en pliant le plaid, je remarque que Meeko n'a pas bougé d'un pouce. Je viens le caresser entre les oreilles, il ouvre difficilement les yeux avant de, par je ne sais quel miracle, se redresser d'un bond. Je vais lui servir à manger avant de chercher Pringles pour lui donner à lui aussi sa ration.

Avant de rejoindre Clarke avec la bouillotte, je retourne à mon portable. J'inspire profondément en espérant que cette fois, Raven m'offre une vrai réponse.

De Reyes à Lexa 19h30 :

Fleurpageons
Les rhododendroves
Gyraient et gygemblaient dans les vabes
On frimait vers les pétunioves
et les momeraths engrabes.

Tu vois, c'est aussi déroutant que ton "tu sais quoi" ! Je vote réellement pour la dénomination Jabberwocky !

De Reyes à Lexa 19h36 :

Je vois, tu n'es pas d'humeur à plaisanter… pourtant tu le sais que ce poème n'est pas simple a retranscrire, ce Lewis Carroll était un fou !

De Reyes à Lexa 19h40 :

Toujours rien ? Bon d'accord… honnêtement Lexa, je ne sais pas quoi te répondre. Tu as évité de me parler de ton "tu sais quoi" pendant quatre ans parce que tu avais peur de ma réaction. Je pense que j'aurais pourtant pu encaisser. Je crois (ce n'est que mon avis) que Clarke mérite de savoir. Ça fait parti de toi et c'est même une part très (très, très, très, très) importante. Ce qui me fait peur, c'est que le "tu sais quoi" pourrait détruire ce que tu essayes de construire avec Clarke. Je sais que tu l'aimes, elle sait que tu l'aimes, tu sais que tu l'aimes… bref, c'est l'amour avec un grand A mais rien ne pourra être concret tant qu'il y aura le "tu sais quoi" entre vous.

De Reyes à Lexa 19h41 :

Bon (ça me coûte ce que je vais dire là…) tu devrais peut-être en parler aussi avec Luna avant de prendre une décision. Elle en sait plus que moi sur le "tu sais quoi".

J'avais pensé moi aussi demander conseil à Luna mais le problème c'est que je ne sais pas combien de temps je devrais attendre sa réponse. Je ferme les yeux quelques secondes pour m'aider à prendre une décision. Je sais que Luna trouvera un moyen de m'aider. Avant que je ne change d'avis, je tape un message que j'envoie à ma sœur de cœur avant de remercier Raven pour ses conseils.

Je monte ensuite à l'étage. Je passe par ma chambre pour me changer. Je passe à côté de mon walkman et de mon casque. Je les fixe pendant de longues secondes avant de les laisser sur ma table de nuit en rejoignant Clarke.

Je toque doucement avant d'entrer dans la chambre de ma petite amie. Elle est déjà bien emmitouflée dans sa couette. Je m'installe près d'elle. Clarke vient m'embrasser avant d'éteindre la lumière et de se coller à moi. Comme chaque jour depuis qu'on a pris la décision de dormir ensemble, mon cœur cogne violemment contre ma cage thoracique.

C'est l'heure de tuer mon chéri.

Je me réveille en sursaut alors que cette phrase est une nouvelle fois venue jouer avec mon esprit. J'éloigne doucement le bras de Clarke de mon abdomen pour me redresser. Je reste assise en tailleur quelques minutes avant de me lever. J'ai besoin de me vider la tête.

Je passe par ma chambre pour récupérer mon walkman. Je cale mon casque sur mes oreilles. Les premières notes de la magnifique chanson My Eyes de The Luminers vient immédiatement apaiser mes nerfs. Je fais les cent pas au rez-de-chaussée. Il faut vraiment que je trouve un moyen de m'enlever Nia Queen de la tête hors des heures de boulot. Ces pensées me hantent vingt-quatre heures sur vingt-quatre, c'est intenable !

A la fin de la quatrième chanson, je me jette presque sur mon portable. J'ai quelques dossiers d'enregistrés dessus. Je peux peut-être vérifier une dernière fois que je n'ai rien oublié. Je déverrouille mon écran et je suis prête aà relire pour la millième fois mes notes quand je vois l'icône des e-mail pour les nouveaux messages clignoter.

Luna a répondu…

De Luna à Lexa 3h22 :

Salut Lexie,

Je l'avoue, recevoir un message électronique de ta part m'a semblé étrange à la seconde où je l'ai reçu, je me suis demandée où étaient passées nos bonnes veilles missives.

J'ai la sensation que tu ne m'as pas demandé de conseils en "amour" depuis une éternité… je suis flattée, vraiment et si un jour Elijah affirme que j'ai bondi partout en lisant ton message, c'est entièrement faux, ce sont des accusations totalement infondées.

Plus sérieusement, pour ta question, il n'y a malheureusement pas de bonnes réponses. Je serais tentée de te dire : vas-y fonce ! Après tout, ça fait parti de toi. C'est comme si tu essayes de cacher à Clarke qu'en vérité tu es blonde ou je ne sais pas, que tu as un troisième bras… tu imagines le choc ?

Mais, tu sais que je te considère comme ma petite sœur et j'ai ce besoin presque viscéral de te protéger. Je sais que ce secret a déjà beaucoup détruit dans ta famille, d'abord, ton grand-père, Sebastian, Sarah… honnêtement, je ne connais pas Clarke donc je ne sais pas comment elle pourrait réagir. J'aimerais te dire que tu peux avoir foie en sa réaction, qu'elle t'aime et que c'est le plus important mais ce serait un mensonge et ce n'est pas dans mes habitudes de te mentir.

Je crois, oui, je crois que tu devrais lui dire parce que si on construit une maison sur des bases friables, elle s'effondre. Et si Clarke doit te briser le cœur, je préfère que ce soit maintenant. Alors oui, dis le lui.

Je t'aime Lexa, soit courageuse.

Luna.

Le dire à Clarke… okay, je vais le faire. Luna a raison, si je dois avoir le cœur brisé autant que ce soit maintenant. Je suis déjà tellement attachée à elle. Imaginer la perdre m'est insupportable, je n'ose imaginer ce que ce sera dans quelques jours ou mois.

Je sens une angoisse monstre naître dans mon ventre. Je sens que ça va être horrible. J'ai du mal à respirer. Les deux personnes que j'aime le plus au monde après Clarke, qui connaissent mon lourd secret, me conseillent toutes les deux la même chose.

Il faut que je le fasse !

Yesterday, all my troubles seemed so far away Hier, tous mes problèmes me paraissaient si loin
Now it looks as though they're here to stay Aujourd'hui, on dirait qu'ils sont là dans le but de perdurer
Oh, I believe in yesterday Oh, je crois en hier

Putain ! C'est une mauvaise blague, mauvaise chanson, très mauvaise chanson ! J'adore les Beatles mais Yesterday, pile à cet instant c'est un très mauvais timing ! Un plus mauvais choix, ça aurait été quoi, Help ?!

Non, stop, calme toi Lexa… une musique ça se change. Respire. Tout va bien. Tu as juste besoin d'une bonne dose de courage. Un bon gros shoot d'adrénaline et on en parle plus.

Du courage, juste un peu plus de courage…

I remember when, I remember, Je me souviens de, je me souviens,

I remember when I lost my mind Je me souviens de quand j'ai perdu la tête
There was something so pleasant about that face Il y avait quelque chose de si agréable dans ce visage
Even your emotions had an echo in so much space Même vos émotions ont un écho dans tant d'espace

And when you're out there, without care Et quand tu sors de là, sans faire attention
Yeah I was out of touch Ouais j'étais hors de portée
But it wasn't because I didn't know enough Mais ce n'était pas car je n'en savais pas assez
I just knew too much C'est juste que j'en savais trop

Does that make me crazy ? Cela fait-il de moi un fou ?

Plus de musiques ! Ça suffit maintenant ! Je veux bien croire aux coïncidences mais là, faut pas exagérer ! J'abandonne mon casque et mon walkman sur la canapé. Je regarde les escaliers avec défis. Tout va bien se passer…

Je vais tout dire à Clarke. C'est l'heure de tout lui dire !

oOoOo

Voilà pour le nouveau chapitre de cette fiction. J'espère qu'il vous a plu. Je sens que je vais bien me faire détester comme il faut à cause de ce cliffanger… mais bon, j'assume ! ^^ A part ça, j'espère que vous avez apprécié le chapitre, hein ?

Je suis évidemment ouverte à toute les critiques, qu'elles soient positives ou négatives, à condition que le commentaire soit constructif.

Les Notes :

Note n°1 : A rejoindre la playlist Youtube : Imagine Dragons - Monster

Note n°2 : I Won't Dance interprété par : Frank Sinatra, Lady Gaga et de Tony Bennett, Louis Armstrong et d'Ella Fitzgerald ainsi que par les acteurs de Roberta ont tous rejoint la playlist Youtube !

Note n°3 : Jabberwocky de Lewis Carroll

Note n°4 : Yesterday et Help des Beatles sont aussi sur Youtube.

Note n°5 : Et la dernière chanson aussi pour : Gnarls Barkly - Crazy

En espérant vous retrouvez pour le prochain chapitre : « Déchirer »

GeekGirlG.