Coucou! Voici un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira! =) héhé! Je voudrais remercier chapou69 et Pou-pou-pidoouu pour leurs hypermégagéniales reviews qui m'ont vraiment fait chaud au cœur! Je suis trop contente que l'histoire vous plaise et j'espère qu'elle continuera à vous intéresser! =) Bonne lecture ! =)

Blaise longeait au hasard les couloirs sombre du 12 Square Grimaud. Au fond de l'un d'eux une pièce à la porte entrouverte d'où s'échappait des bruits d'eau et un rai de lumière artificielle. Intrigué, il s'approcha. Cette salle avait été aménagé comme une serre : sur des tables s'alignaient des pots de plantes plus étranges les unes que les autres. C'était beau. Il n'y avait personne. En entrant, il fit grincer la porte. Il s'approcha, lisait les étiquettes, regardait les fleurs, tâtait les feuilles. La porte grinça à nouveau et il se sentit comme pris au piège. Il n'osa pas se retourner pour connaître l'identité de celui qui l'avait pris la main dans le sac.

- Tu as de la chance, cette plante que tu as devant toi ne fleurit que deux jours tous les cinq ans. Demain, elle fanera.

C'était Londubat. Le fait que ce dernier était le premier de la classe en botanique lui revint en mémoire. Il était admiratif. Jamais il n'avait eu de passions semblables. Soudain, Blaise voulut laisser s'échapper ce qu'il avait retenu prisonnier dans sa gorge et qui lui brulait les cordes vocales.

- J'ai toujours été un idiot…

- Je ne pense pas...

Blaise se retourna enfin pour faire face au jeune homme qui l'avait interrompu avec assurance.

- Londubat, je suis lancé sur une tirade mélodramatique alors ne m'interrompt pas.

- D'accord… Je… Pa-Pardon… Bafouilla Neville, toute aisance disparue.

- Je t'excuse. Alors… Où en étais-je ?

- Tu as toujours été un idiot…

- Ah oui… N'en profite pas non plus…

- N-Non, jamais…

- Je t'autorise à prendre ma dernière phrase pour une blague.

Neville se sentait tourner en bourrique devant le grand métis. Il ne savait pas sur quel pied danser. Son interlocuteur était de ceux qui l'avaient martyrisé à Poudlard. Bien que cela ne fût pas facile, il avait réussi à leur pardonner. C'était du passé. Cependant, cet échange le déroutait car il oscillait entre le sérieux et la légèreté.

- Je reprends donc. J'ai toujours été un idiot. Pour moi, le regard que les autres avaient sur moi était primordial. Dans les autres, j'entends, mes camarades de Serpentards, cela va de soi. Je ne faisais pas grand cas des autres maisons. Je voulais toujours avoir l'air cool. En fait, surtout devant Pansy, je pense. Alors je me comportais comme un sale petit con. Et tu en as fait les frais. Malheureusement, celui que je considérais comme mon meilleur ami était le plus populaire de notre promotion. J'ai nommé le grand Drago Malfoy. Je n'étais que dans son ombre… Et je devenais par conséquent celui qui sert d'intermédiaire à ses admiratrices. Je suis devenu le confident de Pansy… Oui, je me doute que tu te fiches de mes déboires comme de ta première robe de sorcier. En fait je ne sais même pas pourquoi je te raconte tout ça… Mon idée originelle était de te présenter mes excuses. Voilà. Je te prie de bien vouloir m'excuser pour tout ce que j'ai pu te faire tout au long de notre scolarité…

- Oui, bien sûr…

Neville avait parlé dans un murmure. Zabini sourit et sans savoir pourquoi, il le prit dans une étreinte fraternelle, le genre de truc que les Serpentards détestent par principe. Il tapota les épaules du garçon brun et s'en alla, laissant Neville pantois, le regard vide, comme s'il venait de voir un OVNI.

Noël approchait. Hermione aimait bien cette excitation qui régnait dans les rues enneigées de Londres. Il était à peine 18h et il faisait déjà nuit noire, permettant ainsi à la ville de briller de mille feux grâce aux nombreuses lumières accrochées entre les bâtiments. Il était plus que temps pour elle de finaliser ses emplettes pour les cadeaux. Voyons… Le pull pour Pansy… Le nouveau nécessaire à plume pour Théodore… La peluche de Temperence… Non vraiment, il ne manquait rien. Les Weasley…Harry… Oui, vraiment. Maintenant, il fallait s'occuper de ça. Et ce n'était pas de la tarte. Que pouvait-elle offrir à Drago ? C'était la première fois qu'elle lui offrait quelque chose et elle ne voulait pas tomber à côté de la plaque. Elle était certaine que lui, lui en trouverait un parfait. Il fallait qu'elle soit à la hauteur. Un livre ? Non. Une paire de gant ?... Non. Un lot de recharge d'ingrédients pour ses potions ? Non. Puis soudain, la révélation. Elle avait trouvé… Il n'y avait plus qu'à espérer que cela lui plaise… Elle croisa les doigts en entrant dans la boutique tout en se mordillant discrètement la lèvre inférieure.

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Joshua se composa un visage enjoué à l'arrivé de ses amis d'enfances et camarades muets de révolution. Ils étaient arrivés à l'un des tournants du plan préparé par ses soins. Un plan qui sauverait Sarah et Liam de leurs cellules qui les libèrerait, eux, de leurs inquiétudes.

- Mes amis, le temps est venu de passer à la phase B.

- Dite « la phase de l'amorce de la juste et courageuse révolution des vaillants opprimés, c'est-à-dire nous, qui veulent stopper les méfaits de cette vilaine ligue, vivre libre mais aussi sauver les gens innocents tels que... »

- Contentons-nous de l'appeler B, ça sera plus simple, Conrad.

- Alors quel est ton plan, Joshua ?

- Je pensais que nous devrions en débattre ensemble…

- Alors, tu hésites maintenant ? Ne me dit pas que c'est le lumbago que Meredith s'est fait jeudi soir qui t'attendrit à ce point ?

- Non Rosebury, pas de soucis de ce côté, je te rassure. Pour elle, je n'aurai pas une once de pitié. Voilà ce que je vous propose : nous allons tous les trois, avec nos subordonnés, enlever plusieurs éléments de l'Ordre chacun. Il faudra que ce soit rapide et instantané de façon à ce qu'ils n'aient pas le temps entre les différents rapts de déclencher l'état d'urgence. Laissez-moi planifier tout ça… Nous les enfermerons dans les sous-sols du manoir de Meredith. Une fois incarcérés, nous n'aurons plus qu'à attendre le moment propice pour leur rendre leurs baguettes et leur laisser l'opportunité d'appeler leurs alliés à la rescousse. Et alors, ils n'auront plus qu'à cueillir la ligue. Nous n'aurons qu'à lever les sortilèges de défense du manoir pour permettre aux autres de venir et de retenir tout notre beau monde dans une même pièce. Pour ça, je prétexterai une annonce importante à faire. Dans la panique générale, nous nous rejoindrons tous au cachot pour retrouver Sarah, nous libèrerons tous les prisonniers puis nous transplanerons ensemble au manoir Rosebury pour récupérer Liam, et ensuite…

Un silence pesant suivit.

- Maintenant que le plan est au point, il faut commencer à réfléchir à notre vie future…

- Où William est-il caché ?

- Dans une ferme moldue du Nord de l'Angleterre.

- Après l'avoir récupéré, nous devrions quitter le pays… pour nous réfugier en France par exemple.

- Sauf que… Le seul mot de français que je connaisse c'est… arrivederci…

- Mais ça, Conrad, c'est de l'italien.

A nouveau, un silence s'abattit sur le groupe, consterné cette fois.

- Eh bien nous apprendrons…

C'était la veille de Noël. Jamais je n'avais senti autant d'excitation dans l'air que ce jour-là. Il était 18h et nous finissions de préparer la table du réveillon et les décorations de la table. Hermione s'était emmêlé les cheveux dans une branche de houx que Neville avait faite flotter trop bas. Luna aspergeait l'énorme sapin qui trônait dans un coin de la pièce de solution anti-nargol et Blaise regardait avec admiration l'arbre de Noël tout en tenant son escabeau. Georges et Arthur finissaient de mettre la table, elle serait fin prête dans quelques instants. Le reste de la famille Weasley et Pansy finissait de préparer le repas. Harry et Seamus parlaient d'une affaire du ministère. Amber berçait Temperence sous le regard bienveillant de Dean Thomas et Andromeda Tonks. La jeune Victoire Weasley faisait le tour de la salle en distribuant des bisous à tous les adultes en prenant bien soin d'éviter Ted qui la regardait avec un air de reproche. Parvati faisait les yeux doux à Nott qui lisait un livre à la couverture d'un rose douteux. Alors que je finissais de décorer les carreaux de fausse neige, ce dernier se leva et marcha en ma direction. Il s'arrêta à un mètre de moi et ouvrit ses yeux le plus grand qu'il pouvait et me regarda fixement. Sérieusement, il commençait à me faire flipper.

- Tu… Veux me dire quelque chose ?

- Tu ne remarques rien ?

- Si.

- Et qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il comme s'il connaissait déjà la réponse.

- C'est que même si on est quelqu'un d'extrêmement intelligent comme toi, Nott, lorsqu'on fait une tête comme celle que tu fais maintenant, on a l'air parfaitement idiot.

Il semblait déçu, ne semblant pas accorder d'importance à ma pique.

- Pas de présence ou de trace d'étoiles ou ne serais-ce que d'effet brillant sur la rétine ?... Non ?... Tant mieux.

Il me montrait le livre moldu qu'il lisait à l'instant, à la couverture rose bonbon avec, au centre, un coucher de soleil et un dauphin qui sautait. Dans chaque coin supérieur, des photos de gens qui riaient, englobés d'un fin halo blanc, dans une sorte de photomontage médiocre. Les amants de l'été. Non, lui, lire ça ? C'était impossible. Peut-être que Blaise et lui essayaient de me faire une mauvaise blague. Oui. C'était sans doute ça. Ça devait être ça. Il reprit :

- Dans cet ouvrage moldu, page 123, lignes 15 à 27, Brenda comprend que John l'aime parce qu'elle a vu des étoiles briller dans ses yeux. C'est vraiment trop bête de se faire prendre comme ça ! D'autre part, Danny explique à Brad page 238 lignes 9 à 13, « Ecoute, boy, tu vois, les femmes pour nous les hommes… C'est comme un article de géopolitique traitant de l'impact de l'immigration clandestine dans le Sud du Texas écrit en Swahili : on peut pas comprendre. Le mieux, c'est d'écouter son instinct. Et retiens bien gamin, un homme, un vrai… On peut voir des étoiles scintiller dans ses yeux. N'oublie jamais ça...» Tu vois, il y de multiples références. Donc, de ce fait…

J'étais abasourdi. Complètement hébété, je le regardais fixement sans réagir.

- … Ainsi je ne comprends pas. Je pensais être… Je pensais être… Je pensais…l'être…

- Oui ? Tu pensais être quoi ?

Il me lança un regard noir qui me fit le moins peur du monde.

- Je pensais être am… Je pensais être am… JEPENSAISETREAMOUREUX !

Il mit impulsivement ses mains devant sa bouche et devint si rouge qu'il aurait pu faire pâlir de jalousie une tomate en lançant des regards furtifs autour de lui. Personne ne semblait avoir entendu ce qu'il avait dit. Il se ressaisit soudainement et se racla la gorge en se raidissant tandis que son teint reprenait une couleur normale.

- Si je viens te parler c'est uniquement en dernier recours. Je n'ai pas le choix et je dois tirer au clair cette affaire une bonne fois pour toute.

J'essayai de garder mon calme. Je reprenais avec le plus de sérieux qu'il m'était possible.

- Oui, oui, bien sûr, répondis-je avec un demi-sourire…

- Alors quelles sont tes conclusions ?

- Euh… Laisse tomber les yeux, c'est… C'est vraiment secondaire... A ce qui paraît… Pour tout te dire, ça n'arrive qu'à très peu de personnes.

- Ah…

Nott amoureux, ça avait un côté irréel, et je brûlais de savoir le nom de la malheureuse -ou du malheureux pour qui Nott avait succombé. Pris d'une légère panique, je croisais les doigts pour que ce ne soit ma magnifique Hermione… Il n'aurait pas osé pousser l'affront jusqu'à m'en parler, si ?! Je posais les yeux sur l'hideuse première de couverture de l' «ouvrage » moldu.

- Ne te moque pas, c'est Molly Weasley et ta ravissante Hermione qui me l'ont conseillé.

Son sourire en biais me rassura un peu. Soudain, il planta ses yeux noirs, dont je ne savais pas distinguer la pupille des iris.

- Ecoute, vieux, je sais qu'en ce moment, je ne suis pas tout à fait celui que tu as l'habitude de voir. Je suis en train de changer, de m'humaniser. C'est ce qui t'es arrivé à toi aussi, figure-toi. Il y a quelques années, tu n'aurais pas pu te tenir dans cette pièce plus de trente secondes, et ce, seulement en retenant ta respiration. C'est la voie que j'ai choisie. Je ne veux plus jouer solo. Mieux vaut être en compagnie d'abrutis euphoriques que seul. Je veux me rallier à une cause et quitter mon promontoire d'observateur distant. Je ne veux plus fuir, et je sais que c'est la même chose qui t'anime. Il n'y a que des Serpentards qui puissent comprendre.

Tout en parlant il s'était rapproché de moi. Nous étions extrêmement proches.

- Qui est-ce ?

La question m'avait échappé. Il s'écarta de moi et posa son regard sur le sol.

- Tu me promets… de ne rien dire ?

J'avais l'impression que nous étions devenus des collégiennes fleur bleue en train de comploter en chuchotant dans un coin de la cour de récréation. Je soupirais en répondant :

- Je te le jure.

- C'est Abigail.

Je serrais les dents dans une grimace : il n'avait pas choisi quelqu'un de commode. Quoi de plus normal ? Nott n'était pas simple non plus. Cependant, je ne m'y attendais absolument pas. Bon, pour tout dire, je ne m'attendais à pas grand-chose, le fait même que Nott soit amoureux étant déjà improbable en soit. Mais Abigail Archer… c'est doublement inattendu. Elle était vive d'esprit, certes, mais tellement chaleureuse, douce, psychologue, drôle… On raconte parfois que les opposés s'attirent. Mais là, ce n'était même plus être opposé, c'était véritablement le jour et la nuit. Nous n'avions plus qu'à espérer que notre amie Abigail ait un faible pour les sorciers taciturnes ironiques.