Chapitre X :

Kt. Le jour se levait à peine et je m'étirais longuement. J'ouvris les yeux et souris en caressant son torse. Il m'avait tant manqué. Après tout ce que nous avions traversés, il était là et nous étions réunis. J'avais peine à y croire. La soirée et la nuit que nous avions passés étaient magique, même plus. Que ferais-je si je venais à le perdre de nouveau ? C'était inconcevable. Une de ses mains caressa mes cheveux, tendrement. L'autre releva mon visage vers le sien et après m'avoir regardé quelques secondes, il déposa ses lèvres sur les miennes.

- Bien dormi ? A-t-il chuchoté.
- Pas vraiment, tu prends toujours toute la place.

Il ouvrit la bouche en grand, l'air faussement vexé, portant une main à sa poitrine d'une façon des plus théâtrale, puis à vitesse vampirique il se plaça au-dessus de moi. Je passais mes mains sur son torse nu avec une grande sensualité, avant d'agripper sa nuque à la façon d'une tigresse.

- Retire ça Katherine... Menaça-t-il avec une voix tendre et douce.

J'arquais aussitôt un sourcil et remontait mes cuisses le long de sa taille, me soulevant légèrement pour venir chuchoter à son oreille, avec une provocation sans nom.

- Sinon ?

Alors que je revenait à la position initiale, il attrapa mes cheveux à son tour, m'obligeant à lever la tête et pendant un instant, je doutais du regard qu'il me lançait... Frissonnant à l'idée même d'être son prochain repas... Quel que soit le sens de repas. Néanmoins, il ne tarda pas à plaquer ses lèvres sur les miennes. Je pouvais sentir son souffle chaud réchauffer tout mon corps et ses mains maintenir mes cuisses à leur place. Ses baisers toujours aussi tendres descendirent dans mon cou... Incapable de lui résister, je levais la tête, en me cambrant contre lui. Ses mains continuaient de parcourir mon corps brûlant de désir et je m'abandonnais à lui, dans un soupire d'amour et de plaisir.


B. Je coupais le moteur et descendis dans le froid hivernal. En même temps, je n'étais pas très couverte... Un jean gris accompagné d'un ancien t-shirt à Jérémy. Noir, large, sans aucune forme, sous une veste en jean. Je marchais rapidement jusqu'à la porte en bois et je frappais à cette dernière. J'attendis longuement, sans aucune réponse. J'insistais alors lourdement et elle se déverrouilla enfin. Je m'attendais à ce que se sois Stefan qui m'ouvre mais ce fut Damon. Merde. Je détournais aussitôt le regard en glissant les mains dans les poches de ma veste en jean, détournant le regard, gêné, puis regardais derrière lui espérant trouver Elena, mais elle n'était pas là...

- Qu'est-ce que tu fiches ici ?
- Je cherche Elena.
- Elle n'habite pas ici, au cas où tu l'aurais oublié.

Je roulais des yeux, c'est incroyable comme il était arrogant. S'en était presque insupportable... Néanmoins, lorsque mes yeux accrochèrent de nouveau les siens, le regard qu'il portait à son t-shirt m'arrachais un sourire. Est-ce que je l'avais fait volontairement ? Créer le doute dans son esprit ? Non, bien sûr que non. J'exprimais juste cette merveilleuse nuit que j'avais passé... Non ? N'est-ce pas ?... Je soupirais et croisais les bras sur ma poitrine en soupirant, tentant d'attraper son regard, qui se posa de nouveau dans le mien.

- Ça je le sais... Seulement, elle passe plus de temps ici que chez elle.
- Eh bien pas aujourd'hui, bonne journée.

Il voulut refermer la porte mais je plaçais ma main dessus, la bloquant au passage. Il l'a rouvrit, avec un air à la fois excédé et amusé. Il croisa les bras à son tour, et me défia du regard.

- Damon, au sujet de...
- Je ne lui ai pas dis.

Son expression changea du tout au tout, mais je n'arrivais pas à la déchirer. Je tâchais de sourire faiblement tandis qu'il me fixait avec cette même expression indéchiffrable.

- Est-ce que... Commença-t-il alors, laissant sa phrase en suspens.

Lèvres entrouvertes, je ne disais rien une seconde, suspendu à ce regard de braise qu'il me jetait. Puis, je réagissais soudainement à ce qu'il me demandais, et secouait vivement la tête.

- Oh non, non. Ce n'est pas pour ça que je veux la voir...

Il paru se détendre un peu, reprenant son air arrogant et supérieur. Il l'aimait vraiment et à vrai dire, nous l'avions toujours tous su. Mais maintenant qu'ils étaient ensembles, la moindre chose concernant Elena l'affectait. Il pouvait toujours resté fort et cruel, il n'était pas difficile de deviner comment le faire plier... Et étrangement, cette simple idée me lassera l'estomac.

- Est-ce que tu vas...
- Tu poses beaucoup trop de questions Bennett.
- Mais je...
- Vais partir, oui c'est une bonne idée, me coupa-t-il en finissant ma phrase.

Il me retourna et me poussa jusqu'à ma voiture. Ce n'était pas exactement ce que j'allais dire, mais il m'agaçait bien trop pour que je reste davantage. De plus, je n'avais rien à faire ici. Je le regardais aussi méchamment que je pus lorsqu'il m'ouvrit la portière. D'un petit signe de tête, il m'incita à monter, je levais les yeux au ciel en lui lançant un regard désespéré, il haussa les sourcils et je le vis sourire tout en continuant de s'appuyer sur ma portière. Je fermais brutalement cette dernière, lui faisant lâcher prise.

- Mes salutations à Jeremy, lâcha-t-il finalement d'un ton glacial alors que je démarrais.

Néanmoins, lorsque je tournais la tête vers lui, il était déjà rentré et la porte close. Il l'avait remarqué.


R. Je me réveillais avec le bruit stressant de mon radio réveil, indiquant qu'il était neuf heures du matin et que c'était l'heure que je me lève. Je tapais dessus, déjà agacé. Cependant, rien ne gâcherait cette journée. Je virais la couette d'un geste de meilleure humeur que le précédent et je me levais presque aussitôt en m'étirant. Aujourd'hui allait être une bonne journée, parce que j'allais faire une surprise à une incroyable personne.

Pleine de joie de vivre, je tirais mes rideaux pourpres et m'appuyais sur le rebord de la fenêtre pour contempler le temps. Pas très chaud, à ce que je pus constater. À vitesse vampirique, j'étais dans ma salle de bain, j'allumais la radio où ils passaient ma chanson préféré du moment, et je me dandinais sur ce son entraînant en me débarrassant de ce qui me servait de pyjama. J'entrais sous l'eau chaude, ne cessant de chanter à tue tête. Je ne perdais pas de temps pour prendre une douche et lorsque j'en sortis, l'énergie était toujours présente. J'enroulais mes cheveux blonds et mon corps dans deux serviettes roses extrêmement douces et me déplaçant toujours à vitesse vampirique, je retournais dans ma chambre. J'ouvris la porte de mon énorme dressing et tournais en rond à l'intérieur un bon moment avant d'attraper un shorty en dentelle blanc et une tenue que j'estimais assez chaude pour la température extérieure.

Je défaisait alors la serviette qui nouait mes cheveux, en m'habillant avec hâte. Seigneur, j'adorais les musiques de ce siècle ! Je me rendis de nouveau dans la salle de bain, regardant mon aspect dans le grand miroir mural, je peignais rapidement mes cheveux et me maquillais du mieux que je pu dans la précipitation et l'excitation. Je m'admirais une dernière fois... J'étais parfaite ! J'enfilais des chaussures à talons noirs tout simplement somptueuses et optais pour un sac assorti, j'enfournais mes affaires à l'intérieur, et descendais les escaliers dans la même hâte, le sourire déjà aux lèvres. Dans la précipitation, je n'avais pas entendu Nick, et quand j'ouvrit la porte d'entrée, prête à sortir de la maison, je sentis sa présence dans mon dos. Je me stoppais net, me retournant en le toisant froidement de haut en bas. Il avait une mine affreuse... Et soudainement, les souvenirs d'hier soir me revenait en mémoire...

« - Tu ne sais pas ce que tu veux !
- Je sais exactement ce que je veux. Mais toi Nick, qu'est-ce que tu veux vraiment ?!

Son visage s'approchait de celui de l'hybride qui le toisait durement. Soudainement, les deux hommes étaient à moins de quelques centimètres de l'autre, se dévisageant l'un l'autre avec une expression que je n'avais encore jamais vu. Ma main dans cette de Matt, je regardais la scène sans la comprendre, jetant un regard hasardeux à Elijah, qui ne semblait pas mieux comprendre que moi.

- Tu es saoul.
- Un vampire je peux pas être saoul, Nick. »

- Tu sors ? Demanda-t-il, me ramenant brutalement à la réalité.

Il tenta un petit sourire condescendant, tandis que je croisais les bras sur ma poitrine, penchant légèrement la tête sur les côtés. Mes lèvres rosies et brillantes à souhait s'ouvrirent un instant et tout dans l'expression de mon frère indiquait qu'il savait que ce n'était décidément pas le bon jour pour jouer au plus malin avec moi.

- Qu'est-ce qu'il y a entre mon ex et toi, Nick ?

Il perdit la face un instant et j'aurai juré qu'il avait blanchis, avant de lever le menton d'une façon des plus hautaine, avançant d'un pas en ma direction, prenant par la suite un air conciliant en lançant un :

- Il faudrait savoir le quel pour commencer...

Un sourire amusé étira mes lèvres et je lui décrochais une petite tape sur l'épaule. Il lâcha un petit rire et attrapa finalement ma main, la retournant pour l'ouvrir. Il y déposa un morceau de papier roulé et aussitôt, je le déroulais, admirant un de ses magnifiques chef-d'oeuvre... Il s'agissait d'un portrait de nous... Et lorsque je le regardais plus attentivement, je pouvais distinguer son écriture fine et maladroite dans le coin gauche, en haut de la page.

"Always and forever, little sister.
Happy birthday to the women of my life."

Mes yeux s'embrumèrent et lorsque je les relevais vers lui, il abordait un petit air satisfait et un petit sourire en coin. Je souris grandement et le fixais tendrement. J'adorais mon frère, bien plus encore, même. J'aimais mon frère plus que n'importe qui sur cette terre... Seulement, parfois, j'avais une impression de vide, l'impression de ne pas savourer cette réciprocité. Nick avait une façon bien particulière de montrer ses sentiments, il n'était pas très démonstratif... Je le savais, mais ça ne m'empêchait pas d'en souffrir énormément.

- Merci... Chuchotais-je avant d'entourer son cou de mes bras.

Comme seule réponse, il m'accorda seulement un petit signe de tête. Je ne m'attendais plus à une longue étreinte affectueuse, je le connaissais... Mais il posa un instant ses mains dans mon dos. Je fermais alors les yeux, profitant de ce moment tellement rare. Ce fut comme si tout mon corps fondait dans le siens, puis il retira ses mains pour les poser sur mes épaules et me recula. Nous continuions de nous regarder un moment, puis brisant cela, il se pencha pour attraper une petite veste en cuir qui traînait sur le canapé et déposer sur mes épaules... Elle devait lui appartenir car elle sentait son odeur... Je fixais cette veste quelques secondes avant de le regarder de nouveau... J'étais émue et touchée qu'il me témoigne enfin un peu d'attention, je devais le reconnaître. Je profitais de ce moment au maximum, ne lâchant pas un seul mot.

- Puisque tu sors, n'attrapes pas froid.

Effectivement... Bien que nous ne tombions jamais malades, nous connaissons tout de même le froid... Et ce n'était pas plus agréable pour les humains que pour nous. Je le remerciais une dernière fois et dans un dernier sourire il quitta la pièce... Je restais cloué sur place pendant quelques seconde, avant de reprendre dans la précipitation avant qu'il ne sorte :

- Ça n'a pas d'importance, Nick.

Interpellé, il me fit volte face, arquant un sourcil.

- Ça n'a pas d'importance, répétais-je. Sois heureux pour une fois de ton existence, ajoutais-je, voyant très bien à son expression qu'il savait de quoi est-ce que je parlais.

Je lui lançais alors un rapide petit sourire entendu et quittais les lieu, refermant doucement la porte derrière moi en sentant son regard brûler ma nuque.


C. Je dormais à poing fermé, épuisée par cette soirée. J'aimais être dans mes draps bien chauds. J'étais tout simplement bien. Soudain, je sentis deux bras m'enlacés, rapidement je me retournais, mais je me calmais rapidement en apercevant Tyler.

- Comment tu es entré ? Chuchotais-je.
- Ta mère m'a ouvert...

Finalement, un tendre sourire étira mes lèvres et je soulevais la couverture pour la poser sur lui, me glissant contre son corps gelé en posant ma tête sur son torse. J'étais contente qu'il soit là. Nous ne nous étions pas parlés depuis quelques jours. Depuis notre dernière dispute. Il passa sa main dans mes cheveux et me serra dans ses bras, embrassant le sommet de ma tête. Je relevais la tête vers lui et il me lança un faible sourire et cligna des yeux lentement.

- Je suis désolé. Je n'aurais jamais dû m'énerver comme ça...

Je plissais les yeux, touchée et émue. J'avais tellement attendu ça et il m'avait tellement manqué. Je me hissais comme je pu afin de saisir ses lèvres et la tendresse avec laquelle il répondait à ce baiser eut le dont de me retourner l'estomac. Lorsqu'il recula ses lèvres, frottant son nez contre le mien, je me reculais à mon tour, je perdant totalement dans ce regard dont j'étais tombé éperdument amoureuse. Ce regard, si intense, si fort. Ses mains caressaient mes bras, déclenchant de petits frissons à travers tout mon être. Il posa de nouveau ses lèvres sur les miennes, attirant mon corps contre le sien dans une douceur infinie.

J'étais maintenant sur lui, tenant fermement son visage entre mes mains, tandis que les siennes entouraient ma taille. Nos baisers s'intensifièrent, nous plongeant dans de folles envies et il tira rapidement la couette pour recouvrir nos corps. Je le laissais faire, glissant mes mains brûlante sous son t-shirt, caressant sa peau si froide. Mon téléphone sonna alors une fois, puis deux, puis trois... Et agacé, je me décollais de mon homme, me redressant un peu pour attraper mon maudit téléphone.

- Quoi ?!
- Caro, c'est Bonnie... Il faut que je te parle.
- Vraiment ? Ça peut pas attendre...

Aussitôt, je m'assis sur le lit, tapant sur les draps avec énervement, mais sa réponse me fit l'effet d'une véritable claque. Tyler se plaça dans mon dos, déposant ses lèvres sur mon épaule et après un long baiser, il posa son front au creux de mon cou.

- J'arrive tout de suite, Bon.


Jb. Je traînais un moment dans la forêt, j'avais besoin de m'adhérer la tête. Je m'étais réveillé en pleine nuit, de violente insomnie m'avait empêché de faire une bonne nuit. J'avais tenté de prendre une douche et de manger, mais rien n'y faisait, j'étais alors partis faire un tour. J'avais vu le soleil monté, l'aurore apparaître et disparaître. Je marchais depuis un moment déjà... Fatigué, je sortis de la forêt, tout avait gelé ou presque... Maudis mois de décembre. Je m'assis sur une large et lourde branche et me pris la tête dans mes mains. Je ne supportais plus de la perdre, encore et encore. Pourtant, je savais que tout était ma faute... J'aurais dû être plus présent pour elle, j'aurais dû être là quand elle s'était fait expulser du pays. J'aurais dû comprendre qu'elle fuirait sans me prévenir, tout ce sombre passé remontait dans mon cerveau, me faisant souffrir. Je sentis soudain une petite main se poser sur mon épaule et je relevais la tête assez vite pour voir Embry bondir sur un tronc d'arbre plus épais et s'asseoir sur ce dernier. Je levais la tête plus haut, pour apercevoir Seth qui avait la main toujours posé sur mon épaule. Ce dernier m'accorda un sourire enfantin avant de s'asseoir au côté de mon meilleur ami.

- Tu n'es pas rentré ? M'a demandé Embry.
- Si, assez tard, mais j'arrivais pas à dormir ce matin.

Il hocha la tête en souriant, l'air de rien. Je devinais aisément qu'ils souhaitaient que je leur parle l'hybride originel et que je réponde à leur attente concernant la mission que nous avions... Je partageais un long regard avec mon meilleur ami, qui m'accorda immédiatement un sourire triste. Il avait évidemment compris que la soirée n'avait pas répondu à toutes mes attentes. Embry, Quil et moi nous connaissions depuis ma naissance. Ils me connaissaient par coeur, nous avions enclenchés nos côtés Modificateur à quelques jours d'intervalles chacun. Nous nous étions soutenus tous les trois, pour comprendre ce qui se passait. Mon père avait toujours été gravement malade et il était mort si jeune que je ne me rappelais même plus la souffrance que j'avais dû subir. C'est la mère d'Embry qui s'était occupé de lui jusqu'à la fin, puis qui m'avais recueillis lorsque le père de Katherine m'avait mis dehors. Embry et moi avions beaucoup en commun, ce qui expliquait que soyons si proches. Il n'avait jamais connu son père et moi ma mère.

- Alors ? Est-ce que tu l'as vu ? S'est impatienté Seth.
- Oui, je l'ai vu...
- Et ? Comment il est ? Grand ? Méchant ? Cruel ? Monstrueux ?... Est-ce qu'il s'est transformé ?!

Je soupirais en secouant la tête, tandis que Embry lâcha un petit rire, bref mais qui suffit à vexer Seth. Ou du moins, il fit celui qui était vexé... Seth était très jeune, il avait rejoint la meute avec sa sœur, Leah, en même temps que Kristen, qui était justement la meilleure amie de Leah... Et je crois que, discrètement, Seth en pinçait pour elle. La mort de Kristen avait anéanti tout le monde... J'avais passé beaucoup de temps à soutenir Seth et Leah et ils étaient maintenant les deux seules qui avait appartenu à sa meute.

- Non, il en s'est pas transformé.
- Oh... Lacha le gamin sur un ton déçu.
- S'il l'avait faits, je ne serais pas sûr d'être revenu entier.
- Il est si fort que ça ?! S'est exclamé Seth, bourré d'enthousiasme.
- Pas tant que ça, j'aurais pu lui casser la main. Mais une fois transformé, je n'en ai aucune idée.

Seth buvait littéralement mes paroles, hormis les Modificateurs et les humains, il n'avait jamais vu d'autres créatures. Lors de la bataille qui nous avait détruit, sa sœur l'avait enfermé, afin qu'il n'y participe pas. J'avais bien sur approuvé ce choix, il n'était pas de taille et était bien trop jeune. Je me levais, imité par mes deux amis et fit quelques pas en direction de la forêt. Nous devions rentrer maintenant, Seth, toujours aussi impatient, bondit et se transforma rapidement, courant à travers les bois.

- Alors ? Les sources étaient bonnes ? La sorcière est à la merci de l'hybride ? Demanda Embry.
- Tu doutais des compétences de Leah ?
- Absolument pas... Elle est extraordinaire...

Nous avions obtenu toutes nos informations par Leah, qui avait dû verser un sérum de vérité dans le verre du garçon qui aidait le barman blond, afin de lui faire avouer ce que la sorcière lui avait répété. Bien sûr, il ne s'en souviendrai pas. Leah arrivait toujours à ses fins et l'information qu'elle avait ramenée était excellente. Je donnais un petit coup de coude à Embry, suivit d'un clin d'oeil.

- T'en pince pour elle, pas vrai ?
- Leah ? Absolument pas...
- Menteur... Avoue que tu as craqués sur sa "magnifique peau cuivrée et sa luisante chevelure corbeau ainsi que sur ses longs cils... ", me suis-je moqué en le citant.

Il me poussa en rigolant autant que moi. Nous pénétrions dans la forêt, encore humide par la fraîcheur de l'hiver.

- Bon, ok, elle me plaît...
- Je le savais !
- Je fais ça aussi pour elle tu sais... La ramener... Même si je dois risquer ma vie pour ça...