Disclaimer : Les personnages du "Seigneur de Anneaux" appartiennent à leur auteur, J.R.R. Tolkien, mais aussi à Peter Jackson car les personnages que j'utilisent son tels que l'on peut les voir dans les films.

Auteur : Kaima ( kaima@sympatico.ca ) et Anya ( EllaTheFair@aol.com )

Genre : Slash (sexualité explicite, domination, relation semi-consentante) 18 ans +
CHAPITRE 26 :

[Légolas]

Je posai mes yeux agrandis de peur et de douleur sur lui car je ne voulais pas le quitter, mais je fis tout de même de qu'il me demandait. j'eus un petit signe de tête à son égard pour lui signifier que je l'aimais et que j'étais avec lui, puis je sortis. La chaleur de la journée me surprit. J'avais oublié de regarder le ciel depuis ce matin où nous avions trouvé Haldir, mort. Je levai les yeux au ciel et le soleil m'éblouit. Je me sentis immédiatement réchauffé, un peu moins triste et seul. Je restai longtemps là, à offrire mon visage hâve et fatigué au soleil et au petit vent qui caressait mes joues et faisait flotter mes cheveux dans l'air frais.

Ce fut une main forte, posée sur mon épaule qui me tira de mes rêveries. Puis, une voix, profonde, sage, paternelle:

" Légolas, venez avec moi."

J'ouvris les yeux et souris au sorcier blanc. Je le suivis dans la forêt alentour où nous marchâmes longtemps en silence, nous ressourçant de la nature vivace qui poussait ici et à laquelle nous n'avions porté aucune attention depuis notre arrivée ici. Ce fut Gandalf qui parla le premier:

« - Légolas, j'ai parlé à votre père il y a quelques jours. - Mon père? - Oui, votre père. Il m'a demandé de vous entretenir sur un sujet qui ne va probablement pas vous plaire, mais il le faut pourtant. -... - Vos frères quittent la Terre du Milieu pour Valinor, et Thranduìl les rejoindra dès la fin de la guerre... Le trône de Mirkwood vous revient alors de droit, et il m'a demandé de vous faire accepter votre destin. - Je... - Il savait que cela risquerai de ne pas vous plaire et c'est pourquoi il m'a demandé de vous convaincre. - Vous n'avez nul besoin d'essayer de me convaincre Mithrandir... Je ferai ce que mon père à décidé: je serai roi, si je reviens vivant à Mirkwood. - vraiment? -Oui, vraiment..."

De toute façon, c'était bien là la meilleure solution à mon problème. Loin d'Aragorn, mon amour pour lui finirait bien par diminuer...

Alors que nous marchions dans la forêt, Gimli vint nous rejoindre. Gandalf comprit que nous avions sans doute beaucoup à nous dire et il s'éclipsa sans bruit. Je souris à Mon Cher Ami et nous nous remîmes à marcher à travers les arbres ensoleillés qui séchaient leurs feuilles détrempaient par les averses de la nuit. Je dis:

" Mon bon Gimli, suis-je à vos yeux un faible? un elfe misérable qui ne mérite pas que l'on s'attarde sur lui? - Que dites-vous là Maître Elfe? Votre seul défaut selon moi, ce sont vos oreilles pointues, et je dois avouer que je 'y suis ma foi fort bien habitué..."

Je lui souris.

" Je voudrai vous demander une faveur? - Laquelle? - Si nos chemins ne sont pas séparés par quelque caprice du destin, je voudrais que vous veniez vivre avec moi à Mirkwood, lorsque la guerre sera terminée... - C'est une faveur quelque peu incongrue... Mais j'accepte volontiers votre demande mon ami, rien ne me fera plus plaisir que de vivre à vos côtés..." Je le serrai dans mes bras en le remerciant. Après tout, Aragorn avait peut- être raison, je pouvais vivre heureux sans lui, loin de lui... Gimli m'avait redonné confiance, et le monde me semblait soudain bien moins lourd à porter...

Nous, nous promenâmes longuement dans les bois magnifiques du Rohan, discutant de choses et d'autres, sans prendre garde au temps qui passait et à la lumière du jour qui déclinait peu à peu. Il me fit promettre de l'accompagner chez lui avant que nous rentrions à Mirkwood pour qu'il me fasse découvrire ses coutumes, ses amis, son pays... et il me fit aussi promettre de le ramener voir la dame Galadriel une dernière fois...

Lorsque nous rentrâmes au fort, le ciel était déjà criblé d'étoiles. Il me quitta pour aller souper, et je marchai, le c?ur léger, vers la chambre d'Aragorn. Je savais que j'allais survivre, avec ou sans lui, et que désormais, la vie serait belle...

Je frappai à la porte et entrai doucement. Il était là, allongé sur son lit, les yeux grand ouverts, fixant le plafond bas et sale. Il tourna la tête et je lui dis, en essayant de sourire et de lui montrer que tout allait mieux. Que j'étais un Elfe nouveau. Je dis simplement:

" Me voilà Mon Amour..."

*********

[Aragorn]

Il quitta la pièce et je me sentis bien seul. J'avais toujours le pendentif dans ma main. Je m'appuyai au mur, une jambe allongé et l autre remonté. J'appuyai mon coude sur mon genou et lassa glisser la chaîne dans mes mains.

L'Evenstar se balançait lentement au bout de sa chaîne, je le fixais comme s'il me donnerait une réponse à toutes les questions que j'avais en tête. Comment avais-je pu me perdre dans une telle situation ? Comment avais-je pu en arriver là ? Comment un simple "jeu" de luxure avait-il pu en arriver à un amour véritable ? Je savais que je devrai faire souffrir quelqu'un mais qui... Cela m'était tellement difficile de choisir. Mais je repensai au songe que j'avais eu et à ce qu'Haldir avait dit : Que Légolas se trouverait quelqu'un qu'il aimerait encore plus que nous. Alors je dois le laisser pour qu'il puisse avoir le champ libre s'il rencontre cette personne. Mais comment allais-je pouvoir le quitter, moi qui étais avec lui, jour et nuit depuis près de 1 an. Mon c?ur se serra. Je me sentis soudainement étouffé par cette pièce miteuse et humide. Je me levai, laissa tomber le pendentif sur mon lit, je n'avais pas l'habitude de m'en séparer mais en ce moment je ne le voulais pas, j'étais incapable de le remettre a mon cou.

Je me dirigeai vers la porte et sorti. Je marchai en regardant droit devant moi. Je me rendis à l'endroit où Légolas et moi avions déposés Haldir. Je vis qu'il avait complètement enterré l'elfe de la Lorien. Je me laissai tomber à genoux, m'assoyant sur mes pieds et je regardai le renflement de terre devant moi. La vie était tellement injuste.

**Mais quand cette maudite guerre va-t-elle cesser, et combien de personne cher à mes yeux devrais-je encore perdre. Je dois me montrer fort et confiant alors que je ne suis ni l'un, ni l'autre. Mais que m'arrive -t- il. Je dois me ressaisir, je le dois à tout prix. Je ne peux détruire le moral de mes amis et nous devons croire en le porteur de l'anneau... Bientôt, tout ceci sera du passé.**

Sans même m'en apercevoir, je pleurais, encore. J'avais un trop plein d'émotion en moi, que je devais laisser sortir. Je sais que lorsque mes émotions seront de nouveau stables, mon moral reprendra le dessus. Je pris un grand respire et cria de toutes mes forces laissant sortir ma rage et ma douleur.

"POURQUOI BON DIEU, POURQUOI VOUS ACHARNER, LAISSEZ-NOUS DONC EN PAIX. MAUDIT SOIS-TU SAURON, JE TE JURE QUE NOUS AURONS TA PEAU. AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH"

Je serrai les points au-dessus de ma tête, me remontant sur mes genoux en criant et me relaissai tomber lorsque mon cri cessa. Je me sentais tellement seul. Sans Arwen, sans Boromir, sans Légolas... Si seul... Si triste. A ce moment une main se posa sur mon épaule, apaisante, réconfortante, je su que c'était Légolas. Sans même le regardais je dis:

"Je sais que je suis ridicule, je me sens comme un enfant égaré dans un monde trop compliqué à comprendre. J'ai peur, terriblement peur. Je ne sais pas de quoi sera fait le futur et cela m'angoisse, je voudrais que tout ceci soit terminé, que tout redevienne comme avant, comme avant la perte d'Haldir, avant la perte de Boromir, avant la Lothlorien et La Moria, avant Fondcombe, avant tout. Je voudrais de nouveau avoir 20 ans et parcourir les forêts de Fondcombe, innocent de tout, ayant pour seul but, me complaire dans ce monde elfique. Mais tu dois me comprendre toi mon ami, toi qui as vécu si longtemps déjà et à connu des jours meilleurs."

Sa main était toujours sur mon épaule lorsque je me retournai pour lui faire face. J'eus un mouvement de surprise : Gandalf se tenait derrière moi.

"OH! Pardonnez-moi Gandalf, j'avais cru qu'il s'agissait de Légolas." Dis- je quelque peu déçu de ne pas voir Légolas, mais après tout, c'est moi qui l'avais envoyé.

"Alors cela vous fait du bien de crier et de parler. Vous savez Aragorn, vous avez le droit d'avoir peur, de vous sentir perdu, il n'y a pas de honte à cela. Vous avez bien fait de parler, de crier, de pleurer, vous ne vous sentirez que mieux. Mais il ne s'agit pas de cela, le but de ma visite. Je viens de voir le prince de Mirkwood. Il est attendu, après cette guerre. Son père, Thranduil, lui laisse le trône, il part avec ses autres fils, vers les terres immortelles. Je sais que cette nouvelle ne vous plait guère, au fond de votre c?ur, mais vous savez aussi que c'est vraiment le mieux qui puisse lui arriver. Un bel avenir vous attend Aragorn. Avec Arwen et dans cet amour, il n'y aura, hélas, pas de place pour lui. Vous devrez alors l'oublier."

Les paroles du magicien étaient pleines de sagesse, comme toujours, mais je n'arrivais pas à m'y résoudre. Qu'allons nous devenir lui et moi, séparé pour toujours. Je sus alors dans mon c?ur, que cette nuit devrait être notre dernière. Après cela nos rapports devront être uniquement amicaux.

"Gandalf" dis-je la voix serrée d'émotion. "Accordez-nous encore une nuit, je vous en pris, je ne peux me résoudre à le quitter ainsi, vous savez, dans mon c?ur, je l'aime tendrement et sincèrement. Je le lui dois et il en a aussi besoin que moi. La perte d'Haldir a laissé un grand vide en lui et si je dois rompre maintenant, je crains qu'il ne s'en remette jamais. Je vous en pris, une seule nuit..."

Je le suppliais presque, attendant ce qu'il aurait à me dire.

"Bien que je trouve qu'il serait préférable de ne pas le nourrir de chimère et de lui dire, même si vous savez que cela est faux, que vous n'éprouvez rien d'autre qu'une amitié pour lui, je ne peux vous dicter ce que vous devez faire, je ne peux que me contenter de vous conseiller. Faites ce que vous croyez être le mieux, Aragorn, laissez parler votre c?ur."

Sans me laisser le temps de répondre, il prit congé de moi, me laissant seul. Je me retournai vers le monticule de terre et murmura en pleurant :

"Pourquoi ne pas m'avoir prévenu que cela devrait se faire si vite, Haldir, pourquoi ne pas m'avoir préparé à cette éventualité. Que deviendra-t-il et que vais-je devenir moi-même » Je restai, toujours à genoux, près de la tombe de mon ami, longtemps, pleurant sans pouvoir m'arrêter. Lorsque l'astre du jour commença à disparaître à l'horizon, je me levai et parti lentement vers ma chambre. J'aurais voulu ne jamais y arriver, pour ne pas avoir à affronter Légolas. Je pénétrai dans ma chambre et pris l'Evenstar de sur mon lit et le posa sur la table près du lit. Je savais que cette nuit, je ne le porterais pas, en symbolique de mon amour pour Légolas mais que demain, avant de quitter Helm, il retrouverait l'endroit où il devait être pour ne plus jamais le quitter. Je me laissai tomber sur le lit et fixa le plafond. Je ne pleurais plus, je n'avais plus de larmes. J'étais silencieux lorsque quelqu'un toqua à la porte. C'était lui. Il entra doucement et je le regardai. Il me sourit et dit "me voila mon amour". Il semblait apaisé, presque heureux. Qu'avait-il pu se passer cette journée pour qu'il soit si différent ? Je le regardai plus profondément, me relevant pour m'appuyer au mur. Il était beau, calme, serein même. Je ne le reconnaissais vraiment pas. Moi j'étais triste, les yeux rougis à force d'avoir pleuré, les joues portant encore les traces de larmes. J'étais tout le contraire de lui à présent. J'eus un petit rire sarcastique.

"Je vois que vous semblez aller mieux. Cette journée sans moi semble vous avoir apporté les réponses aux questions que vous vous posiez. Dois-je vous féliciter pour cette grande nouvelle, que je viens d'apprendre, Roi de Mirkwood"

J'avais prononcé ces paroles de façon très sarcastique. J'étais blessé de voir que lui, semblait ne pas faire de cas de cette future rupture. J'avais trop mal et de le voir, si calme, me rendais fou et je le toisa presque méchant, retenant les larmes qui me brûlaient les yeux. Hé oui j'en avais encore, mais je n'en pouvais plus de pleurer

À suivre....