Coucou tout le monde.
Et voilà, chapitre bouclé, bon, il est juste bouclé depuis trois heures, mais je suis allée au cinéma…. Bah tiens…. J'avais quelques petits trucs à vérifier dans le film (oui, c'est une excuse pourrie, mais c'est la seule que j'ai trouvé lol)
Je vous offre donc ce chapitre et le prochain sera sans doute publié demain (si j'ai travaillé assez mon histoire moderne) et ce sera du point de vue de quelques membres de la famille, comme vous n'êtes pas d'accord sur la personne…. Ok, je me tais.
Bonne lecture.
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Chapitre 8
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La journée avait pourtant bien commencée, je m'étais levé de bonne humeur, comme souvent en ce moment, imaginant la tête de Bella face au bouquet qu'elle recevrait dans l'après-midi, de plus, j'avais la certitude que mon affaire serait terminée aujourd'hui. J'avais donc pris mon petit-déjeuner en tête à tête avec ma princesse et je l'avais habillée pour la déposer chez Emmett. Ma famille avait formellement refusé de voir une autre personne qu'un membre de la famille pour s'en occuper lorsque je travaillais, et j'étais assez d'accord avec cela. Il était tout simplement hors de question qu'elle passe du temps avec une inconnue, avec tout ce qui arrive, je n'avais pratiquement confiance en personne. Elle passait donc son temps chez ses grands-parents, chez Alice ou chez Rose et Emmett quand elle n'avait pas école. Cependant, aujourd'hui, j'avais demandé à Emmett de la déposer à l'école en même temps que ces filles car je devais me rendre au cabinet un peu plus tôt. Il s'occuperait d'elle aussi ce soir jusqu'à ce que je rentre du travail. Comme d'habitude, il la laisserait certainement jouer dans le restaurant, mais cela ne me dérangeait pas, tant qu'elle était sous la surveillance d'un adulte, de plus, il fallait éviter les fatigues inutiles à Rose qui était en fin de grossesse. Cette pensée me fit sourire une nouvelle fois, j'allais être tonton, c'était juste formidable de penser cela.
Tout allait donc très bien jusqu'à ce que les dieux décident de se mêler de ma vie professionnelle. En effet, j'étais au bureau quand M. Parker débarqua dans ce dernier comme s'il était pourchassé par un dragon à trois têtes. M. Parker était mon patron et comptait bientôt prendre sa retraite, c'était donc pour cela qu'il m'avait invité à le rejoindre lui et son associé, il leur fallait un nouvel avocat pour combler le manque qu'il allait causer et il se faisait un point d'honneur à m'apprendre toutes les ficelles du métier. Toutefois, lorsqu'il entra dans mon bureau, il semblait totalement décontenancé. Nous étions attendus en urgence dans le bureau du procureur. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi, mais je ne posais pas de questions et le suivit. Il devait être 16h lorsque nous arrivions à destination. Le procureur était déjà là, comme s'il était sur le pied de guerre.
Nous avons reçu une nouvelle pièce pour le dossier.
- Pardon ?
- Oui, un nouvel élément, et si je jury le souhaite, nous allons rejuger l'affaire.
- Vous plaisantez ? demanda M. Parker.
- Hélas, non.
- Mais je pensais que le jury était déjà entrain de délibérer. Dit mon patron.
- C'était le cas, mais nous les avons arrêtés.
J'étais entrain de vivre un véritable cauchemar, et moi qui était persuadé que cette histoire allait se terminer. J'avais promis à Sawyer que cette horrible histoire serait finie aujourd'hui, que ceux qui avaient tué ses parents seraient derrière les barreaux ce soir….
- Comprenez-moi, je suis obligé de prendre cet élément en considération sinon, il risque d'y avoir un vice de procédure.
- Dans combien de temps ? demandais-je, parlant pour la première fois.
- Sans doute après noël.
- Génial, vous imaginez le Noël que Sawyer va passer ? demandais-je hors de moi.
- Maitre Cullen ! Veuillez vous contenir.
- Qu'en sera-t-il de l'accusé ?
- Pour la sûreté du petit, il passera Noël derrière les barreaux.
- Bien.
Au même instant, mon téléphone sonna, je m'excusais rapidement, et tentais de prendre un air sérieux, mais j'eus bien du mal à garder cet air lorsque je découvris que le message était de Bella. Hélas, je ne pouvais lui répondre maintenant. J'étais obligé d'écouter la nouvelle tentative d'action de M. Parker et du Procureur. Au bout de vingt minutes, je décidais de m'éclipser, prétextant une envie pressante pour répondre à ma Bella, afin qu'elle ne s'inquiète pas trop.
Je ne pouvais décemment pas m'attarder trop longtemps, car après tout, je devais être au courant de la méthode d'action pour ce nouveau procès et je rejoignais donc les deux autres dans le bureau.
Une heure plus tard, nous étions sortis de ce bureau, et je ne pensais qu'à une chose, retrouver ma princesse et la serrer dans mes bras, mais aussi parler à Bella qui trouverait certainement trouver les mots pour me réconforter. Encore une fois, mon plan tomba à l'eau lorsque m. Parker m'annonça qu'il fallait que nous nous rendions au bureau pour décider de la bonne méthode d'action. Ce n'était pas ce que l'on venait de faire ? Je ne posais pas plus de questions et le regarda s'éloigner de moi. J'en profiter pour envoyer un message à Bella pour la prévenir de ma non réponse. Puis je rejoignais M. Parker qui faisait maintenant face aux journalistes qui lui posait tout un tas de questions. Je répondais à quelques unes d'entre elles, mais ne faisait pas plus attention que cela. Encore une fois mon téléphone sonna et cette fois-ci, je ne pu retenir un immense sourire sur mes lèvres, je savais que j'étais face à des journalistes, mais le message de Bella me mettais vraiment du baume au cœur et j'étais heureux de le recevoir.
Il devait être 22h lorsque je parvins enfin à rentrer chez moi. Non seulement j'avais fini de travailler à 20h, mais en plus Emmett avait à tout prix tenu à ce que je reste manger un peu, il avait peur que si je quitte son restaurant sans me nourrir, je ne mange pas une fois chez moi. Par moment, j'avais vraiment trop l'impression d'être couvé, comme un bébé. Mais je n'étais plus ce bébé, à présent, c'était ma petite fille qui dormait dans mes bras alors que je la remontais dans sa chambre qui était le bébé. Je la déposais délicatement dans son lit et lui déposait un baiser sur le front.
- Papa ?
- Oui mon cœur ?
- Ce week-end, tu seras tout le temps avec moi ?
- Oui mon ange.
- Parce que je n'aime pas quand tu rentres et que je fais déjà dodo, mais tatie Rose a dit qu'il fallait que je dorme.
- Et elle a eu raison, je te promets que ça ne se reproduira pas ce week-end.
- Tant mieux, je n'aime pas m'endormir quand tu n'es pas là.
- Je sais mon ange.
- Papa ?
-Oui ?
- Je t'aime.
- Moi aussi mon cœur.
- Plus que tout ?
- Oui mon bébé, plus que tout. Aller, fais dodo.
- D'accord. Oh papa ?
- Oui Carlie ?
- On va retourner voir Bella bientôt ?
- Non, je ne pense pas.
- Pourquoi ?
- Parce que le moment n'est pas encore arrivé.
- Moi j'aimerais bien la connaître. Tatie Alice dit qu'elle est gentille, mais moi, je ne le sais pas, je ne lui ai jamais parlé….
-On verra ce que l'on peut faire mon ange, mais il faut voir avec Bella.
- D'accord, bonne nuit papa.
- Bonne nuit ma princesse.
A peine avait-elle fermé les yeux que j'étais certain qu'elle dormait déjà du sommeil des bienheureux. Chose que je ne pourrais pas faire tant que je n'aurais pas de nouvelles de Bella. Je prenais donc une douche rapide avant de m'installer dans mon canapé face à la télé avec mon téléphone dans les mains pour lui envoyé un message. J'eus pendant un instant la folle envie de l'appeler, juste pour entendre sa voix, mais je n'étais pas certain qu'elle soit encore éveillée à cette heure-là, et je n'aurais pas su quoi lui dire après les habituelles formules de politesses.
« Désolé, j'ai été retenu en otage par mon frère, j'ai pensé à toi tout au long de cette horrible journée et j'espère que je ne te réveille pas. »
Je détournais mon regard vers la télévision, n'espérant pas avoir de ses nouvelles à une heure aussi tardive, et sachant que le sommeil ne viendrait pas tout de suite. Je fus un peu surpris de voir mon téléphone sonner à peine deux minutes après l'envoie de mon message.
« Tu ne me réveilles pas, je pense que j'attendais inconsciemment ton message. J'ai vu le reportage sur ton affaire à la télévision, tout va bien ? »
J'avais juste oublié ce détail…. Elle m'avait vu à la télévision…. Devais-je lui dire que je savais aussi à quoi elle ressemblait ou devais-je garder cela pour moi ? Je fus pris d'un élan de panique, et si je ne correspondais pas à ce qu'elle pouvait attendre physiquement d'un homme ? D'accord, il fallait que je me calme, c'est juste Bella, tu l'aimes, mais tu ne sais pas ce qu'elle ressent pour toi alors réponds juste à ce message.
« J'accuse le coup. J'avais promis à Sawyer que tout serait terminé aujourd'hui et on se retrouve à attendre noël. Mais je tente de ne pas y penser. »
« C'est moche pour le petit…. Mais d'après M. Parker, ça ne change en rien la culpabilité si ? »
« Non, ça ne change rien…. cette interview a eu l'air de te passionner. »
« Ce n'est pas ça…. C'est juste que tu y étais, et j'étais heureuse de pouvoir te voir. Même si ce n'est que par écran interposé, ça fait du bien de voir à quoi tu ressembles vraiment. »
« Et ? » ok, ce n'était pas le message le plus explicite que j'avais envoyé, mais j'étais tellement anxieux de savoir ce qu'elle pensait de moi.
« Je…. Je comprends toutes les femmes qui rêvent de te voir régler leur divorce. Et finalement, je suis vraiment banale lorsque l'on me met à côté de toi. »
« Je ne suis pas d'accord. Tu es vraiment très belle, n'en doute pas. » Non, je n'étais pas idiot, mais nous avions décidé de jouer cartes sur tables, et elle devait savoir que nous étions à égalité.
« Comment tu peux savoir ça ? »
« Il y a quelques jours, j'ai croisé une femme dans un restaurant, et je devais absolument savoir si elle était bien celle que je pensais, je suis allé à ton travail avec Carlie. »
« Oh mon dieu !! C'était Carlie la petite que j'ai vu il y a quelques jours, celle qui est partie en riant aux éclats »
« Oui, elle ne sait pas être discrète. Elle doit tenir ça de sa tante ;) »
« Sans doute. Nous sommes donc à égalité à présent, chacun sait à quoi l'autre ressemble. »
« Oui…. Enfin. »
« Je suis heureuse que tu ais pensé à m'envoyé un message, je n'osais plus vraiment y penser. »
« Ne doutes jamais de moi quand il s'agit de toi. Et je suis content que le bouquet t'ait plu. »
« Il était magnifique, mais tu n'aurais jamais du, je ne réponds aux membres de ta famille que par plaisir. »
« Mais c'est tout de même gentil de ta part. Je vais te laisser dormir, il est tard, et je suis certain que tu te lèves tôt demain. »
« Tu n'as pas tord. Merci encore…. Pour tout. »
« Merci à toi, et bonne nuit. »
« Bonne nuit. »
Cette conversation par messages m'était restée en tête jusqu'au week-end et lorsque sa lettre arriva le samedi, je ne pouvais toujours pas me l'enlever de la tête. J'étais heureux, plus que je ne l'avais jamais été, et une fois que j'avais mis Carlie au lit le samedi soir, après une journée passée exclusivement à deux, je m'étais attaché à lui répondre, et j'avais aussi pris la décision de lui faire comprendre ce que je pouvais ressentir pour elle, je ne savais pas si j'allais lui dire que j'étais amoureux d'elle, mais je voulais vraiment lui faire comprendre.
Bella,
J'ai été vraiment heureux de t'envoyer un bouquet de fleurs et je pense que ça m'a fait plus plaisir à toi qu'à moi. Je pense que tu dois vraiment t'attendre à recevoir des cadeaux du même style car j'aime savoir que tu sais que je pense à toi. J'ai beaucoup aimé aussi les conversations que nous avons eu par messages, c'est plus direct et savoir ce que tu penses en temps réel est vraiment quelque chose de formidable. Je bénis la technologie, malgré tout ce que tu as contre elle, je trouve que tu te débrouille très bien avec un téléphone.
Je suis heureux de savoir que l'on sait tout les deux à quoi ressemble l'autre. Cette situation était devenue totalement insoutenable, de plus, quand je t'ai vu dans ce restaurant, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai tout de suite su que c'était toi. En fait, il ne pouvait pas en être autrement. Je ne sais pas comment expliquer cela, mais lorsque je t'ai vu, j'ai tout de suite était sous ton charme et il fallait absolument que ce soit toi, le contraire aurait été inconcevable. J'ai donc décidé d'emmener Carlie dans une expédition que nous pourrions nommer « à la découverte de Bella » qui, crois-moi l'a réjouit, plus que tu ne peux te l'imaginer.
Emmett prie le bonjour à la jeune femme aux yeux chocolat, le jour où tu le verras, tu lui diras que je te l'ai dit, sinon, je crains pour ma vie. Comme tu as sans doute pu le deviner, Emmett était le gérant du bar dans lequel on s'est croisé, et depuis qu'il sait que tu es la fille des lettres, je crois qu'il scrute l'entrée du restaurant, attendant inlassablement que tu viennes. Un conseil, n'y va plus ou tu va être harcelée.
Si tout le monde te remercie c'est parce que tu as vraiment changé nos vies, à tous. Tu as fait entrer le soleil dans nos vies à tous, même dans celles de ceux que tu ne connais pas vraiment. Attends toi à voir débarquer un nouveau membre de la famille Cullen dans ta vie, et ce plus vite que ce que tu ne peux le croire. Ils sont réellement envahissants avec les personnes qu'ils apprécient. Et tout le monde t'apprécie, sans doute pas de la même manière que moi je peux t'apprécier, mais tu comptes pour eux. Il est plaisant de voir que la femme qui occupe autant de place dans mon cœur est acceptée par ma famille alors qu'ils ne l'ont jamais rencontrée.
Je sais que cette situation peut paraître étrange, et crois moi, cette situation est étrange aussi pour moi, mais je m'y fais, parce que je pense que je suis prêt à me faire à toutes les situations pourvue que tu sois près de moi, même si ce n'est que par les lettres. J'ai vraiment besoin de toi et de tout ce que tu m'as apporté, et ce que tu continues à m'apporter. J'avoue que j'étais heureux de recevoir un sms, en quelques mots, tu es parvenue à me calmer, et à me faire oublier cette histoire de jugement reporté. Bien évidemment, ça me tracasse encore, mais je suis plus serein… toutefois, je me sens obligé de te faire part de la requête de ma fille. Elle souhaite te voir, je lui ai bien évidemment expliqué qu'il n'en était pas question, mais elle est comme moi, et d'ailleurs comme tous les membres de la famille, c'est à dire très têtue. Je cherche une manière de m'en défaire, mais comme nous l'avons dit, nous jouons cartes sur tables et j'ai pensé qu'il était important que tu le saches.
Je dois te laisser ici, demain, je dois me rendre chez mes parents, comme tu peux t'en douter, demain dimanche, direction le repas de famille. Je suis certain que je vais être cuisiné à toutes les sauces.
Tendrement.
Edward.
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Réponse aux reviews :
Schaeffer : merci beaucoup pour ta review ;)
Lion&lamb^^ : je réfléchis encore pour le point de vue, mais je sais que ça terminera par un point de vue d'Esmé pour m'arranger, j'incorporerais certainement Carlie et je verrais pour la dernière personne ;)
Memories : merci pour ta review, j'espère que ce chapitre te plaira autant que les précédents.
Délia : merci beaucoup pour la review et contente que ça te plaise ;)
