Désolé pour le retard ! Merci à Eyto et Sylkabe pour leurs reviews, et bonne lecture !

Chapitre 25 : Gangrène

-Tu n'aimes pas les traitres...répéta Chianti alors que les hommes en noirs avançaient dans le couloir. Et tu as confiance en Vermouth ?

-La ferme, Chianti.

-Je la hais aussi, dit placidement Korn.

Gin ne répondit pas et sortit son téléphone de sa poche. Il eut un grand sourire.

-Bien, allons-y.

-C'est notre indic ?

-En effet. Il est temps d'y aller. Direction Beika.

-Pour Mouri ?

-La ferme, Chianti.

-Qu'ai-je dit ? Et je...

PAN ! La balle frôla la joue de Chianti, et une goutte de sang tomba sur le sol. Sans rien ajouter, Gin rengaina son pistolet dans sa poche. Chianti ne se troubla pas et un petit sourire s'afficha sur ses lèvres. Korn, lui, resta stoïque. Gin ouvrit une porte, et les trois meurtriers sortirent du bâtiment.

(…)

-Qu'y a-t-il, Heiji ?demanda Conan à son ami.

-Hein, euh, rien, répondit le détective de l'ouest en se détournant de la baie vitrée du bureau de Kogoro. J'ai cru voir quelqu'un qui nous observait.

-Bon, parlons d'autre chose. Qui est le traître ?

-Si on se fie à la liste de Kuroda, il n'y a que cinq suspects, répondit Heiji en prenant une fiche posée sur le bureau.

En effet, avant qu'ils ne quittent le commissariat, le surintendant avait passé aux détectives une fiche indiquant les suspects qui auraient pu voler le portable de « la petite sœur de Sera à l'extérieur du domaine ».

-Tu penses vraiment que ce sont les seuls suspects ?

-Je crois, oui. Parmi tous les personnes présentes dans le commissariat, certaines étaient filmées par une caméra, d'autres étaient à plusieurs et ont donc un alibi, ou d'autres étaient trop loin dans le laps de temps où le portable a été volé, c'est-à-dire pendant l'absence du responsable de la loge.

-Mais...Le responsable de la loge lui-même n'aurait-il pas pu le voler avant, pour faire croire qu'on l'aurait volé pendant son absence ?

-Impossible, la personne qui est venu le chercher, M. Tome, confirme avoir vu le portable quand il est allé chercher le responsable. Les inspecteurs croient, et à raison à mon avis, à la fiabilité de M. Tome, je doute qu'il soit le complice du responsable. Il ne reste donc que cinq personnes...

-Trois femmes et deux hommes. Alors, voyons voir...

-Kaori Yatomi, un membre de la première brigade, chargée des meurtres. Jupei Matosa, lui chargé des vols. Kimie Hutoi, elle chargée des enlèvements. Toshimi Korikura, une gendarme, donc de la sécurité routière. Et enfin... Gosho Sakurai ? Attends, je connais ce nom...

-Normal, Heiji. C'est un haut gradé. Très haut gradé. C'est un japonais qui a le permis rouge.

-Attends, ce type est un membre d'Interpol ?

-En effet. Tu comprends mieux maintenant le dilemme des policiers ? S'il accuse cet homme à tort...

-Je vois. Alors il ne faut pas faire d'erreur... Comment on va faire pour savoir qui est le coupable ?

-D'abord, regardons pourquoi ils étaient ici. Alors, qu'est-ce que ça donne...

-Yatomi venait de sortir d'une réunion où on essayait de savoir si un meurtrier et le responsables de plusieurs vols dans le quartier était la même personne, et c'était elle qui était chargé de l'affaire. Tiens, Matosa était aussi dans cette réunion, car c'est lui qui a enquêté sur les vols.

-Korikura, la gendarme, était venue prendre sa pause-café habituelle. Quant à Hutoi, elle avait été convoquée pour une affaire dans son secteur. Reste Sakurai...

-Venu chercher un criminel recherché par Interpol. Si il est le voleur, il a volé le portable puis et allé chercher le criminel, selon les horaires.

-Pour Yatomi et Matosa, ce serait avantla réunion ; Hutoi allait bientôt partir ; et Korikura avait fini sa pause-café.

-Actuellement, ils sont tous encore dans Tokyo, ils étaient d'ailleurs tous convoqués au commissariat en tant que suspect. À l'exception de Sakurai, Maigret s'est arrangé pour trouver un prétexte pour le convoquer.

-Donc ils sont tous actuellement sous surveillance au commissariat. Parfait. Évidemment, aucun n'avait le portable. Enfin, Sakurai n'a pas été fouillé, mais je doute qu'il l'ait gardé pour lui.

Conan sembla pensif, puis dit à son ami :

-Moi, je soupçonne cette personne. Et toi ?

Heiji pointa le doigt vers un nom. Conan eut un sourire :

-Tiens tiens, amusant...Nous ne sommes pas d'accord...

-Cela dit, ce sont les deux seuls suspects probables. N'est-ce pas ?

Conan hocha la tête d'un air entendu.

(…)

-Vodka ?fit une voix. Qu'est-ce que tu fais ici ?

-Hum ?s'exclama Vodka en tournant vers la tête. Ah, c'est toi, ajouta-t-il en reconnaissant leur indicateur au commissariat. Eh bien, je te retourne la question !

-J'ai attendu le moment pour pouvoir m'éclipser et venir ici. Alors, qu'est-ce que ça donne ?

-Mouri est parti s'acheter des cigarettes, de ce que j'ai entendu. Les deux gamins sont restés ici.

-Conan Edogawa et Heiji Hattori...souffla l'indicateur. Tu les connais bien ?

-J'ai vu Hattori sur un bateau, lors d'une mise en scène de Vermouth, il y a un moment...Quant au gamin, il est juste hébergé par Mouri.

-Abruti...pensa l'indicateur. Ce gamin est bien plus intelligent que toi, idiot sans cervelle ! Pff...puis, tout haut : Et donc ? Qu'est-ce que tu fais ici ?

-C'est moi qui l'ai envoyé ici, fit une voix froide.

L'indicateur fit volte-face et se heurta à la silhouette de Gin.

-Gin...Ah, tu n'es pas seul ? Chianti, Korn.

-Si tu veux un nom de code, tu apprendras à ne pas poser trop de questions...En tout cas, tu n'as rien à faire ici, retourne à ton travail.

L'indicateur déglutit, mais ravala sa rancœur et s'éloigna au pas de course. Cette personne ambitieuse pensait :

-Tu me prendras moins de haut quant je démasquerai ce gamin, Gin...Et tu t'étonnes que l'organisation soit bourrée de traitres ?

Rapidement, la silhouette de l'indicateur s'enfonça dans la foule. Korn parla alors :

-Gin...Il est rentré.

Gin tourna la tête vers le bureau et vit Kogoro qui s'enfonçait dans l'escalier.

-Ah, ça me rappelle des souvenirs. Venez, on va en face. Vérifiez que vos armes ne sont pas enrayées...

Chianti eut un mauvais sourire, et Korn redressa ses lunettes. Puis ils traversèrent tous la rue en prenant soin de ne pas être vu du bureau.

(…)

-Il suffit d'être logique, Heiji. L'indicateur ne peut pas être cette personne !

-Au contraire, ça ne peut pas être la personne que tu soupçonnes !

-Ah oui, alors reprenons. Un traitre a volé le portable. Il n'a probablement pas de complice. Il va donc garder le portable sur lui. Que va-t-il donc faire ?

-Il n'ira pas dans une salle de réunion. Si le vol est découvert et qu'on interrompt la réunion pour fouiller tout le monde, il est perdu.

-Et il n'ira pas chercher un prisonnier. Par mesure de sécurité, on fouille toutes les personnes qui arrivent, donc on aurait trouvé le portable.

-Donc nous sommes d'accord, ce n'est ni Kaori Yatomi, ni Jupei Matosa, ni Gosho Sakurai.

-Donc c'est la gendarme.

-Non, c'est Hutoi. Crois-tu vraiment que la gendarme aurait pris le risque de quitter la machine à café ? Si quelqu'un passait pendant son absence, son alibi ne tiendrait plus ! Tandis que Hutoi ne courait aucun risque !

-Peut-être, mais si Hutoi était trouvée près de la loge, là où elle n'avait aucune raison de se trouver, elle aurait été démasquée ! Ce n'était pas du tout sur le chemin du bureau où elle a été convoquée !

-Il faut toujours prendre des risques !

-La gendarme pouvait faire la même chose alors, Kudo !

-Hum ? Kudo ? Qu'est-ce qui se passe ? Ne me dites pas que cet imbécile de détective lycéen a appelé !

Heiji fit volte-face, Kogoro venait d'arriver. Il s'exclama aussitôt :

-Euh, non, je disais...Coup de sabre! Je racontais à Conan mon dernier combat !

-Hum ? Enfin bon, ce n'est pas grave. Je vais écouter les courses, j'ai fait un pari !

Kogoro se dirigea vers son fauteuil et s'assit, tournant ainsi le dos à la fenêtre. Conan eut un soupir de soulagement, Heiji avait encore rectifié sa gaffe. Il regarda son oncle puis haussa les sourcils. D'où venait ce reflet sur le bâtiment d'en face ? Soudain, il pâlit.

-Heiji...Dis-moi que je me trompe...En face, sur le toit...Ce n'est pas un fusil, là-bas ?

-Hum, non, je...Je crois bien que si ! Yabe ! Ils vont...

En face, Gin eut un petit sourire.

-L'organisation est gangrénée, M. Mouri...Il est temps d'agir...Et j'ai trop attendu...Dites bonjour à Jésus de ma part...

Puis, après un sourire sadique, l'homme en noir leva la main...Et Chianti tira.

-Non !cria Heiji en se jetant sur Kogoro, qui écoutait toujours ses courses dans ses écouteurs.

La balle atteignit Kogoro...Et le sang fusa.

(…)

Au commissariat, l'indicateur venait de passer près de la loge. Elle sortit un portable de sa poche et le posa tranquillement.

-Bien, ça c'est fait. Maintenant je peux partir, plus besoin de revenir ici.

La jeune femme s'éloigna à grands pas et quitta le bâtiment. Elle marchait à grands pas et allait traverser un passage piéton quand son portable sonna. L'indic sortit son portable et retint son souffle.

-Le Boss...

L'indicateur lut rapidement le message qu'elle venait de recevoir. Puis elle traversa, le sourire aux lèvres.


Ah ah ! Gin est entré en action ! Que s'est-il donc passé au bureau du détective Mouri ? Qui est l'indicateur, d'après vous ? Et quel est le message qu'elle a reçu ?

Encore désolé pour ce retard ( c'est devenu une habitude )...

Sinon, j'espère que la nouvelle image vous plait ! Remerciez Eyto si elle vous plait !

J'espère que vous avez aimé ! Reviewez, si c'est le cas !