PDV James
Voila plus de vingt minutes que j'étais assis dans cette salle d'interrogatoire, face à ce mangemorts de bas-étages, qui ne dégnait répondre à aucune de mes questions ce qui avait le dont de me mettre hors de moi.
_Je te le répète une dernière fois, pour qui travail tu ?
_ Et je te le répète moi aussi je ne dirais rien sans la présence d'un avocat, grinça notre suspect.
C'est à cet instant précis que la porte s'ouvrit sur Sirius, je lui lançais un regard interloqué alors qu'il s'installait tranquillement à mes côtés.
_ Je bosse avec vous sur cette affaire se contenta t-il de m'informer avant de se tourner vers Peter.
_ Alors Pettigrew on essaie de jouer les durs ?
_ La ferme Black, tu n'es pas auror, tu n'as rien à faire ici.
Sirius éclata de rire,
_ça c'est la meilleur, tu crois que tu peux me dire où je dois être ? Soyons sérieux Peter tu vas cracher le morceau et ce peu importe la manière.
_ Qu'est-ce que vous aller faire me frapper ? Demanda t-il le défit brillant dans ses petits yeux sombres.
_ Peut-être bien, si tu nous y oblige, ricana mon ami. Alors je crois qu'on t'as posé une question ?
Pettigrew se contenta de se murer dans le silence, Sirius étendit ses jambes sur la table et croisa nonchalamment les mains derrière sa nuque, alors que je me levai en disant :
_ Très bien nous avons tout notre temps. Sirius un sandwich ?
_ Oui avec des frites, je meurs de faims.
_Je peux en avoir un aussi demanda Peter d'une toute petite voix.
_ Bien sur, répondis-je quand tu aura parlé, il grogna et je sortis.
Quand je revins vingt minutes plus tard les deux hommes se défiaient du regard en silence, s'était devenu un concours, qui craquerait le premier ?
Je tendis son sandwich à mon ami et croquai à pleines dents dans le miens tout en poussant des petits gémissements de plaisir.
Pettigrew nous regardait déguster notre repas l'eau à la bouche.
_Tu as faim Peter ? Alors parle ! Lança Sirius.
_ Vous n'avez pas le droit de me priver de nourriture ! Se récria notre suspect avec rage.
J'éclatais d'un grand rire que je voulais menaçant :
_ Un auror à été assassiné, personne ne trouvera rien à redire à nos méthodes pour cette fois, L'informais-je.
Il ricana hystérique,
_ Vous vous croyez fort n'est-ce pas ? Nous provoqua t-il. Mais cette guerre vous ne la gagnerez pas, le maître vous écrasera tous les un après les autres. Nous n'auront de repos que lorsque tout les sang de bourbes et les moldus seront nos esclaves. Et quand à vous traîtres à votre sang, le sort qui vous est réservé et pire que la mort. Il avait parlé d'une voix qui n'était pas la sienne, comme si Voldemort lui même nous lançait cette avertissement. Mais nous étions habitué à ce genre de discours et nous ne nous laissâmes pas impressionner.
Je replongeais mon regard dans celui de mon suspect.
_ Et toi tu es dans la merde jusqu'au cou, lui affirmais-je, tu viens d'avouer que tu es un mangemort et de menacer directement un auror. Nous pourront bientôt te coincer pour de bon et t'offrir un bel allé simple pour Azkaban, Il blêmit légèrement mais ne répondit pas.
Sirius se leva et approcha son visage très très près de celui de Peter et parla d'une voix doucereuse.
_ Mais tu peux encore éviter tout cela Peter en parlant, en balançant plus gros que toi. Une fugace lueurs d'espoir passa dans le regard de Peter.
Qui est derrière le meurtre de l'auror Whitaker et quel rôle à tu dans cette histoire, demanda patiemment mon ami.
Le mangemort nous adressa un sourire narquois.
_Vous croyez vraiment que vous m'aurez aussi facilement, je ne suis plus le gamin que vous martyrisiez à Poudlard et vous ne tirerez rien de moi.
Sirius se rassit alors sur sa chaise en souriant et bu une gorgée de la bière au beurre que je lui avait ramené avec son casse-croûte.
Puis un nouveau duel visuel s'entama entre Sirius et Peter. J'eus légèrement pitié de ce dernier, Sirius pouvait faire se genre de choses pendant des heures sans ciller une seule fois.
Au bout de quelques instant le mangemort détourna le regard et Sirius se leva alors et quitta la pièce. Il revînt vingt minutes plus tard les bras chargés de deux carafes pleines d'eau et d'un grand verre, qu'il rempli à ras bord, puis il le tendit à Peter.
_Bois, lui ordonna t-il
_ Je n'ai pas soif, affirma l'autre.
_ Je t'ai dis de boire !
Pettigrew nous lança un regard arrogant et ne bougea pas d'un cil.
Je me levai alors et fis le tour de sa chaise, Sirius n'eus pas besoin du moindre mot pour savoir ce que je m'apprêtai à faire. Il se saisi du verre qu'il avait rempli quelques minutes plus tôt, tandis que j'empoignais les cheveux de notre suspect lui tirant violemment la tête en arrière.
Il poussa un cri de surprise et Sirius profita qu'il avait la bouche ouverte pour y verser de grande rasades d'eau, lui refermant la bouche de temps à autre pour le forcer à avaler. Nous ne nous arrêtâmes que lorsque la première carafe fût complètement vide.
_ Toujours rien à dire peter ? Demandai-je.
L'autre me défia du regard sans rien dire.
_Très bien, soupirais-je, comme tu voudras, pour ma part j'ai toute la nuit. Je me rassis de l'autre côté de la table en silence et mon ami fit de même. Je prit un verre et y versa de l'eau que je transvasais ensuite dans la carafe produisant les bruits de l'eau courante. Le manège dura plus de quatre heures et le silence n'était interrompus que par le bruit de l'eau passant d'un récipient à l'autre. Au bout d'une heure et demi Pettigrew avait commencé à s'agiter sur sa chaise sans jamais déssérer les dents pour autant, et vers le milieux de la nuit son estomac se mit à gargouiller violemment, ce qui fit ricanner Sirius qui avait anglouti cinq ou six bières au beurre depuis le début de la soirée. Quand à moi je prenais un malin plaisir à transvaser lentement de l'eau , de la carafe au verre et du verre à la carafe, faisant se dandiner Pettigrew toujours plus sur sa chaise.
_Laisse moi au moins allez pisser, m'implora Pettigrew, vers quatre heures du matin, faisant exploser de rire Sirius désormais au bord de l'ébriété. Je lançais un regard de reproche à mon ami qui tenta tant bien que mal de stopper son rire avant d'adresser un sourire narquoi à ma victime.
_Mais bien sur Peter, seulement tu parle en premier. Le provoquai-je.
Il se terra de nouveaux dans le silence et je repris mon manège avec le verre d'eau tandis que Sirius commençait à s'assoupir.
_Merci vieux, t'es vraiment d'un grand soutient ce soir, râlais-je entre mes dents.
_ Alors, c'est vrai, le grand Sirius Black est devenu une véritable épave, railla Pettigrew, je l'avais entendu dire, mais le voir de mes propres yeux est encore plus satisfaisant. Me provoqua t-il.
_ Si tu faisais ce que tu fais le mieux depuis tout à l'heure et que tu la fermais, le menaçais-je.
_Je suis sûr que cette chère Bellatrix sera ravi d'apprendre que le traître à son sang est désormais porté sur la bouteille. Ricana le sale merdeux en face de moi.
_ Ta gueule, fis-je le plus menaçant possible en me redressant de toute ma hauteur.
Il ne paru pas impressionné et soutint mon regard.
_ Tu vas faire quoi Potter me lancer des maléfices, le doloris peut-être ? Se moqua t-il.
_L'idée est tentante mais cela laisserait des traces.
Je lui envoyais une gifle magistrale qui le fît tourner la tête sous le choc avant de reprendre,
_Par contre personne ne verra rien à redire que je fasse cela à la moldu, alors à moins que tu ne veuille répondre à nos questions, boucle là !
J'avais levé le ton et le raffut avez réussis à réveiller la loque qui me servait de partenaire.
Il me lança un regard interrogateur avant de fixer Peter en silence et de recommencer leur duel visuel qui dura une dizaine de minutes avant qu'un sourire mauvais ne s'affiche sur le visage hideux du mangemort. Sirius lui retourna un rictus provocateur sans détourner le regard.
_ Au fait comment va la sang de bourbe que tu as épousé pa...
Peter n'eu pas le temps de finir sa phrase qu'il reçu le point de Sirius en pleine face, si fort qu'il tomba de sa chaise. Dans un geste étonnamment vif, Sirius passa par-dessus la table avant que j'ai pu faire le moindre geste pour le retenir, et il envoya un autre coup de point à son adversaire encore sonné qui tentait tant bien que mal de se relever, le deuxième coup le cloua au sol et Sirius le prit alors avec de violent coup de pied en hurlant des injures et des paroles incohérentes.
_ Sirius ça suffit, appelais-je sévèrement sans pour autant m'interposer physiquement au combat inégal qui se déroulait sous mes yeux trop heureux que cet ordure soit corrigée.
Sirius était à présent à cheval sur sa proie et le frappait au visage alors que l'autre se débattait de plus en plus faiblement lorsque la porte de la salle s'ouvrit laissant apparaître Rémus et Tonks qui venaient certainement prendre la relève. Rémus se précipita sur Sirius et tenta de le séparer de sa victime.
_ Par Merlin James ! Aide moi ! Il va finir par le tuer.
Je sortis de ma léthargie pour aller lui prêter main forte, nous arrivâmes difficilement à les séparer et je ceinturais Sirius tandis que Rémus relevait un Pettigrew amoché et tremblant qui s'était pissé dessus.
_ Tu rentre chez toi Peter, si tu parle à qui que ce soit de ce qu'il s'est passé ici cette nuit tu es un homme mort, le menaça Rémus d'une voix sourde.
Peter acquiesça de la tête et quitta la pièce sans demander son reste le corps tremblant et le pantalon humide.
Rémus fixa la porte quelques secondes et prit une profonde inspiration avant de se retourner vers nous, ça allait être notre fête.
_Bordel Sirius qu'est-ce qui t'as pris tu aurais pu le tuer ? Hurla notre ami.
_ J'ai péter un plomb, grogna Patmol, pour se justifier.
_ A ça pour péter un plomb tu l'as pété et bien comme il faut. C'est le seul capable de nous mettre sur une piste le garder en vie ne serait pas une mauvaise idée. Railla Tonks.
_Et toi pourquoi tu n'es pas intervenu ? Me demanda Rémus.
Je haussais les épaules incapables d'expliquer mon inaction, surement m'avait-il pousser à bout en attaquant Sirius et Clara.
_Pourquoi tu l'as laissé partir ? Il à avoué être un mangemort, on avait ce qu'il faut pour le garder et l'envoyer à Askaban jusqu'à ce qu'il soit un vieillard impotent ? Reprocha Sirius hors de lui.
_Ne vous en faite pas j'ai fais ce qu'il fallait pour qu'on le coince au plus vite. Rentrez chez vous, et dormais on se retrouve cet après-midi pour que je vous explique, décréta notre ami d'un ton sec. Je suivi Sirius vers la sortie du service et nous transplanâmes une fois dans le hall.
