Bonjour, bonsoir ! Merci beaucoup pour les messages et encouragements ! Toujours pas mal prise par les révisions, j'ai tout de même réussi à pondre un chapitre cette semaine :)
J'espère qu'il vous plaira !
Sur ce, je vous souhaite bonne lecture !
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Chapitre 25
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- Eh bien, s'il subsistait un doute quant au fait que tu sois de cette famille, il est totalement dissout ! Commenta Severus en apportant un plaid et un plateau sur lequel était placé une carafe de jus d'orange, un verre, une petite théière pleine et une tasse sur une soucoupe en porcelaine.
Il disposa le tout sur la petite table avant d'étendre le plaid en laine sur les genoux de son fils. Harrry était tombé malade la veille et était très grognon depuis. Il s'était levé ce matin avec un peu de fièvre qui avait baissé après un bon bain, mais qui prenait à nouveau de l'ampleur ce midi. L'enfant n'avait rien voulu manger alors son père avait rien voulu mangé alors son père avait réservé l'assiette de soupe pour plus tard. Cependant, il ne pouvait pas laisser son fils sans tien dans le ventre alors il avait négocié un verre de jus de fruit. C'était tout ce que voulait bien boire Harry. Le thé était pour lui-même.
Lorsque le petit brun eut bu un verre, il s'emmitoufla dans la petite couverture et ramena ses jambes contre lui. C'était la première fois qu'il était malade depuis qu'il avait été recueilli par Severus, aussi décida-t-il, bien que partiellement inconsciemment que c'était le bon moment pour tester un peu les limites de son nouveau père. Il avait acquis une certaine confiance en l'adulte et espérait fortement qu'il ne le laisserait pas tombé au moindre prétexte.
Severus regardait le petit corps emmitouflé dans le canapé et pouvait facilement imaginer une autre petite tête, blonde celle-ci, dépassant de la même manière. Drago, comme son père, était très capricieux dès qu'il présentait le moindre symptôme de maladie ou virus. Dès les premières faiblesses, l'air grognon, bougon et les injonctions impérieuses et capricieuses faisaient leur apparition. D'où sa réplique quelques minutes plus tôt.
- Papa, j'ai mal à la tête, gémit Harry.
Severus se leva et posa ses lèvres sur le front de son fils. Après y avoir pris sa température, il l'embrassa avant de se reculer.
- Je t'ai déjà donné de la Pimentine ce matin. Seuls le sommeil et les bons nutriments te guériront à présent. Si tu mangeais ta soupe, tu avalerais les vitamines nécessaires pour reprendre des forces et aider tes défenses immunitaires à combattre.
L'homme avait bien compris le petit jeu de son fils. Il ne perdrait pas patience et resterait doux. De toute façon, il ne se comporterait pas différemment avec son fils. Son mal être n'était pas de la comédie, ça, il en était certain. Il ne fallait jamais minimiser ce genre de chose avec les enfants et rester compréhensif quoi qu'il arrive, quelles qu'étaient les conséquences. Sinon, la confiance pourrait se fragiliser considérablement, voire se briser définitivement.
Ce fut pourquoi Severus s'assit près de son fils et le prit dans ses bras, lui murmurant à l'oreille :
- Je sais que ce n'est pas agréable d'être malade, que tu dois te sentir patraque … Mais je t'assure que manger te ferait du bien. Je ne te mentirais jamais à ce sujet, Harry. Je ne veux que ton bonheur et ta santé.
L'enfant grommela quelque chose d'indistinct et se lova contre son père. Une petite minute passa avant que Harry n'extraie sa tête de la couverture et lui murmure à l'oreille :
- J'ai faim …
Severus réprima un sourire et demanda plutôt :
- Veux-tu un peu de soupe ?
Quand Harry acquiesça, son père appela à lui le bol mis de côté sans bouger de sa place pour autant. Il aida son enfant à mieux se positionner pour qu'il puisse boire confortablement sans risquer de se brûler et ni s'étouffer, puis lui caressa le dos.
- Je suis fier de toi, souffla-t-il à son oreille.
Et Harry rougit un peu plus de plaisir.
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Le surlendemain, Harry avait récupéré un peu d'énergie. Il avait toujours la goutte au nez, mais avait au moins retrouvé une température normale. Severus lui avait assuré qu'il n'était plus contagieux, voilà pourquoi ils se trouvaient en compagnie des deux Malfoy.
Drago était assis à côté de son ami et frère par alliance – il avait encore un peu de mal à se dire que le petit brun était vraiment un frère – tandis que Lucius, lui, occupait le fauteuil en face d'eux. Severus était placé de l'autre côté de son fils, soutenant une partie du poids de celui-ci.
- Bien, fit-il pour briser le silence qui s'était installé après l'arrivée des deux blonds. Lucius et moi avons discuté et nous avons établi qu'à la rentrée des classes, lorsque je devrai retourner à Poudlard pour enseigner, toi et ton père, Drago, vous installerez ici.
Il fit une pause devant la mine surprise des enfants. Ce fut Drago qui s'exclama en premier :
- On va vivre ici ? Tous les jours ?
- Ce sera plus simple, oui, confirma Lucius.
Dit comme cela, il aurait été facile de croire que ce n'était que pour cette unique raison, mais Severus savait que son amant faisait un pas de géant dans cet engagement. Il le laissait donc croire, ou taisait en tout cas, qu'il n'y avait pas de motifs plus profonds dans ce changement.
Harry, lui, avait fait un tout autre cheminement.
- Tu bas partir ? Bredouilla-t-il en reniflant peu noblement.
Lucius lui tendit un mouchoir tandis que son père le serrait dans ses bras avant de lui répondre :
- Harry, je t'ai déjà expliqué le fonctionnement de Poudlard. Les élèves sont tous en internat et il n'y a personne d'autre que les professeurs, hormis les elfes, les tableaux et les fantômes qui ont somme toute peu de pouvoir d'action, pour surveiller les presque trois-cents élèves. Je me dois donc d'être présent en journée, mais aussi aux temps informels, temps d'études, aux repas et pendant les nuits.
Il lui embrassa le front et poursuivit :
- Je rentrerai les week-ends, sauf une fois par mois, où je serai d'astreinte de surveillance des sorties à Pré-au-lard. Cependant, même lorsque je serai à la maison, il se peut que je sois appelé d'urgence et que je doive partir à l'école. Je suis directeur de maison et j'ai de grandes responsabilités.
Severus prit doucement le menton de Harry dans la main et lui redressa le visage pour plonger son regard dans celui jumeau de son fils. Ses yeux étaient larmoyants, et ce n'était plus seulement dû à son rhume.
- Mon cœur, chuchota Severus.
Ce petit nom affectueux, le premier qu'il adressait à Harry, lui était venu tellement naturellement qu'il ne le remarqua même pas, à l'inverse de son amant qui eut un petit sourire en coin.
- Tu seras toujours ma priorité et s'il s'avère que tu as besoin de moi, je viendrais sans attendre, sois-en sûr. Mais c'est mon métier d'enseigner à Poudlard et je suis contraint d'y vivre la plus grande partie de la semaine.
Drago, qui jusque-là ne s'était pas manifesté plus que ça, posa une main sur le genou de Harry pur attirer son regard et le réconforter un peu au passage.
- Je serai là, moi. Et papa aussi !
Harry se força à lui sourire pour le remercier de son effort. Il ne voulait pas blesser son nouveau demi-frère, mais sa présence ou celle de Lucius ne pouvait pas remplacer celle de son père, pas encore. Cependant, Severus ne devait pas envisager l'ampleur de cette réalité car il renchérit lui aussi :
- C'est vrai, Drago et Lucius seront là. Ils vont vivre ici, ton frère dormira dans sa chambre et Lucius dans la nôtre.
Il avait bien choisi ses mots. En employant les termes « ton frère » et « nôtre » pour désigner sa chambre, il laissait entendre et faisait comprendre que Drago et Lucius faisaient vraiment partie de la famille, vivaient ici et qu'il pouvait compter sur eux.
D'ailleurs, Severus ajouta :
- Si tu as le moindre problème, la moindre question ou simplement une demande ou envie de discuter, tu peux aller voir Lucius. Drago sera présent aussi et vous pourrez jouer ensemble, discuter aussi, bien sûr. Tu pourras faire comme tu le fais d'habitude quand je suis là.
Il prit un air sérieux et dit de manière claire :
- Les règles de la maison ne changeront pas et tu devras à Lucius les mêmes respect et obéissance que tu me dois. De même, j'attends que tu te comportes bien avec Drago.
Il lui passa une main dans les cheveux et fit doucement, avant de lui embrasser le front :
- Mais pour cela, je n'ai aucune inquiétude. Je sais quel gentil, serviable et respectueux garçon tu es.
Ces mots fit rougir Harry. L'enfant était toujours un peu inquiet de ces changements à venir, mais il avait confiance en son père, de même qu'en Lucius, même si c'était en de moindres mesures. Il voulait se montrer fort. Ainsi, s'il avait toujours une myriade de questions et une certaine angoisse à l'idée de voir partir son père sans lui, il se tut et acquiesça.
Cela sembla être la bonne chose à faire. Son père lui sourit et lui embrassa le front à nouveau avant de murmurer tout contre lui une phrase qu'il ne cessait de répéter, mais que Harry avait besoin d'entendre encore et encore :
- Je suis très fier de toi.
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Merci pour votre lecture ! J'attends avec impatience vos retours !
À bientôt !
