Chronologie: 20 juin - 8 juillet 1982.
Vingt-cinquième chapitre : Continuité
« On se demande parfois si la vie a un sens...
puis on rencontre des êtres qui donnent un sens
à la vie »
- Brassaï.
James embrassa une dernière fois son fils et le regarda rejoindre les autres petits Weasley qui jouaient tranquillement dans le salon du Terrier. Il vit Harry montrer fièrement le vif d'Or qui voletait le long de son petit pyjama à son copain Ron.
— Tu es sûre que tu ne veux pas venir ? questionna Lily.
Le jeune homme entendit Molly refusait, expliquant qu'elle serait plus utile ici, à surveiller les enfants.
— D'accord, accepta Arthur. Nous reviendrons ici dès que la réunion sera terminée.
Une fois que le jeune homme eut embrassé ses enfants, ils sortirent de la maison, sous l'œil inquiet de Molly et transplanèrent à la chaumière qui servait de base à l'Ordre du Phénix.
Ils entrèrent silencieusement dans la maison, dans laquelle se trouvaient déjà une dizaine de membres et prirent place sur leurs sièges habituels.
Par automatisme, James prit la main de sa femme dans la sienne et y exerça une légère pression. Elle lui sourit en retour et ils se fixèrent de longs instants, sans rien dire.
Lui comme elle avaient encore en mémoire leur dernière discussion avec le professeur Dumbledore. Secrètement, James avait fait des recherches et ce qu'il avait lut sur les Horcruxes l'avait rendu malade durant plusieurs jours.
Il n'avait pas fait part de ses découvertes à son épouse, ne voulant pas l'inquiéter d'avantage. Depuis leur conversation avec le directeur de Poudlard, elle prenait un soin maniaque à vérifier que les jouets de leur fils ne contenaient aucune magie quelconque. Elle avait même lancer des sorts de reconnaissance dans toute la maison.
Il s'était inquiéter de la voir agir ainsi, mais il ne lui avait fait aucun sermon. Ce serait malhonnête de sa part, puisqu'il avait fait la même chose à son bureau. Certes, les locaux de Potter entreprise étaient incartable, son père y avait veillé, mais il s'était dit qu'il fallait tout de même être prudent.
Depuis qu'il avait reprit les rennes de l'entreprise de son défunt père, sa femme passait souvent le voir, en fin d'après-midi, après que Harry eut fini sa sieste. Le petit garçon aimait particulièrement jouer avec les mini-balais qui voletaient dans le bureau de son père. James les avait enchanté pour que son fils puisse les attraper sans effort.
Alors que Kingsley venait dans leur direction, pour les saluer, le professeur Dumbledore fit son entrée, suivit de près par Rogue.
James sentit ses entrailles se nouaient et une violente vague de haine inondait tout son corps, mais il se força à rester calme et s'appliqua à ne pas jeter un seul regard en direction de son ancien ennemi. Depuis sa mission avec Lily, il avait l'impression que Rogue tentait de renouer le contact avec sa vieille amie.
Mais Lily avait à chaque fois refuser de lui parler, ce qui ravissait grandement James. Une fois de plus, il savourait sa victoire contre l'ancien Serpentard.
Dumbledore les salua chaleureusement, ses yeux bleus s'attardant sur chacun d'entre eux et James se demanda quelle genre de nouvelle il allait leur annoncer cette fois-ci. Une bonne, espéra-t-il.
— Avant d'entrer dans le vif du sujet, commença le directeur, avec un sourire bienveillant, je voulais vous informer de l'entrée d'Andromeda Tonks et de son époux, malgré son statut de moldu, dans les rangs de l'Ordre du Phénix.
James échangea un regard avec Sirius et à en juger, par son sourire, il ne devait pas être irresponsable de cette décision.
— Pour des raisons de sécurité, ils n'ont pas souhaité participer à nos réunions pour le moment, continua Dumbledore, mais j'ai promis de leur faire un récapitulatif détaillé de ce que nous nous dirons.
— À combien cela porte-t-il le nombre de membres ? s'enquit Hestia Jones.
James constata qu'elle mettait un point d'honneur à ne pas regarder Rogue, comme à chaque fois.
— Nous sommes une trentaine, indiqua Dumbledore. Cela peut vous paraître bien maigre à côté de la horde de Mangemort qui travaille pour Voldemort, mais c'est suffisant pour vaincre.
James n'était pas certain que cela soit vrai, mais il ne dit rien.
— Bien, ajouta Dumbledore, nous allons en venir au plus important.
Une certaine excitation se répandit parmi les sorciers.
— Severus ici présent, a réussi à faire une liste plutôt bien détaillée des sortilèges qui protègent le manoir des Nott.
— Les trois quart sont des sortilèges basiques, expliqua-t-il. Mais, au fur et à mesure qu'on se rapproche de la maison, les protections utilisées proviennent de livres de magie noire.
— Quel est le périmètre de sécurité qui entoure le manoir ? demanda Fol Œil.
James s'étonna de l'entendre s'adresser directement à l'ancien Serpentard. Il n'était pas le seul à s'être opposer à la venue de Rogue dans l'Ordre ; Hestia Jones ayant fait plus de scandales que lui, mais il avait toujours fait très attention à ne jamais parler directement au Mangemort.
Sirius lui avait expliqué que c'était lui qui était chargé de surveiller que Rogue ne se jouait pas d'eux. En dehors de ses heures de travail, il vérifiait les moindre faits et gestes du jeune homme et avait exprimé d'une façon sèche, qu'il n'appréciait guère de jouer les nourrices.
— Une centaine de mètres, répondit Rogue. Au de-là, il est difficile de faire tenir des sortilèges plus d'une heure.
— Donc, ça veut dire que des sorciers surveillent l'extérieur tout le temps, intervint Arthur. Pour pouvoir ré-appliquer la protection si celle-ci perd son efficacité.
Le rictus de dégoût de Rogue n'échappa à personne mais Arthur ne sembla pas s'en offusquer. James se demanda d'où lui venait un tel contrôle de sa personne. À sa place, il aurait déjà envoyé Rogue dans les pommes. Sa baguette le démangeait dangereusement en présence du Serpentard.
— Oui, approuva Dumbledore. Ce qui nous laisse quelques secondes pour neutraliser les gardes.
— Mais pour ça, fit remarquer Remus, il faudrait que l'un d'entre nous, voir même plusieurs, se trouvent déjà dans le manoir. Et aux bons endroits.
James nota que son ami avait raison.
— Faisons une mission de repérage, proposa Kingsley.
Dumbledore réfléchit avant de répondre.
— C'est une bonne idée, convint-il, mais seuls des Auror sont dans la capacité de faire ce genre de mission. Et à deux, ce serait bien trop dangereux.
— Les sortilèges de repérage que nous utilisons sont bénins, opposa l'Auror. Nous pourrions facilement les enseigner à autrui.
— D'accord, accepta Dumbledore. Mais attendons que Severus ait fini de faire l'inventaire de tous les sorts de protection. Nous devons être très prudents.
— Quand passerons-nous à l'action ? demanda Sirius.
James approuva d'un signe de tête et sentit la main de sa femme resserrait la sienne.
— Attendons encore quelques semaines, suggéra Kingsley. Nous devons nous préparer correctement pour ne pas nous faire repérer comme des débutants.
James entendit son ami grognait.
— Je conçois que cette nouvelle soit peu festive pour vous, lança Dumbledore à la cantonade, mais nous devons nous montrer extrêmement vigilants. Il serait dommage que Voldemort découvre que nous conspirons contre lui.
Il y eut des murmures dans l'assistance, chacun prenant pleinement conscience de ce qui arriverait si une telle chose devait se produire.
— En attendant, continua le directeur, nous devons nous montrer prudents. Notre prochaine réunion n'aura lieue que lorsque Severus aura découvert tous les sortilèges. D'ici-là, portez-vous bien.
Peu à peu, les sorciers quittèrent l'assemblée. James et ses amis restèrent un peu plus longtemps, lorsque le directeur en personne vint les voir et s'enquérir de la santé de leurs enfants.
— Nous nous verrons au mariage, conclut-il avec un sourire en direction des futurs époux.
En silence, ils sortirent de la chaumière et James serra sa femme contre lui.
La nuit était tombée depuis plusieurs heures et la fatigue commençait à se ressentir.
— J'espère que les enfants dorment, marmonna Arthur en fixant les étoiles. Je sais que lorsque Molly est toute seule, elle a du mal à les endormir.
James se rappela de la soirée de St-Valentin, lorsqu'ils avaient gardé les petits Weasley, offrant ainsi une soirée en amoureux à leurs amis. Cela avait été un vrai combat de faire comprendre aux jumeaux qu'il était leur de dormir et non plus de jouer. La petite Ginny avait également exprimé son mécontentement de se voir mettre au lit alors qu'elle jouait gentiment dans son parc.
— Je suis certaine qu'avec la soirée qu'ils auront passé à s'amuser, ils se sont vite endormis, assura Heïlen.
Arthur lui sourit.
— Rentrons, souffla Lily. Qu'on récupère notre fils.
Sans se concerter, ils transplanèrent dans le jardin des Weasley, où une Molly visiblement inquiète les attendait.
[...]
Heïlen regarda avec méfiance la pile de robe sorcière que Lily avait posé sur le canapé du salon privé de Mrs Guipure, qui, selon son amie, offrait un excellent choix concernant les robes de mariées. La jeune femme n'était pas certaine de cette assertion, mais elle ne fit aucun commentaire pour froissée son amie.
C'était Lily qui avait pris en main l'organisation de l'essayage des robes pour les noces, dont la date se rapprochait à grands pas, maintenant. Sur les conseils de Mrs Prince, elle avait contacté tous les tailleurs de Pré-au-Lard et du Chemin de Traverse, pour avoir une idée précise des modèles qu'ils proposaient. Son choix s'était porté sur deux: la boutique de Mrs Guipure, qui se montra ravie d'habiller une de ses anciennes employées et Gaichiffon.
— Ne te bile pas, conseilla la témoin. Je suis certaine que tu trouveras celle que tu cherches dans cette pile.
Heïlen arqua un sourcil et, prenant une grande inspiration, prit la robe qui se trouvait en haut du tas.
Les neuf premières qu'elle essaya ne furent pas du tout de son goût, ni à celui de sa mère, qui semblait avoir une idée très arrêtée sur l'habit que devait portée sa fille pour la cérémonie. Sans prendre de pincettes, elle rejeta les six premières robes, sans prendre le temps de les observer sous tous les angles.
— Tu disais que je ne devais pas m'inquiéter ? lança la future mariée à son amie.
Lily, assise sur un fauteuil, au côté d'Erin, haussa des épaules.
— Essaye celle-là, exigea Ellen en tendant un autre modèle à sa fille.
Au bout d'une heure, toutes les robes avaient été essayer. Heïlen, à fleur de peau, pensait vraiment qu'elle ne trouverait pas chaussure à son pied avant ses noces. Mais comme chaque fois, sa mère trouva les mots justes pour la rassurée, avant de l'entraîner à Pré-au-Lard.
La jeune femme qui se trouvait derrière le comptoir, les accueillit avec un grand sourire et désigna un coin de la boutique. Une dame, assez âgée visiblement, se faisait refaire l'ourlet d'une robe par une autre couturière.
— J'ai mis de côté six robes, indiqua leur tailleuse. Comme je n'avais pas les mensurations de la mariée, j'ai pris la peine de mettre ces tenues de côté, de taille différente, si besoin est.
Lily la remercia chaleureusement et donna une robe à Heïlen.
La jeune femme sut qu'elle avait trouvé celle qu'elle cherchait avant même d'avoir enfiler l'habit. Et lorsqu'elle sortit de la cabine d'essayage, elle sut qu'elle ne s'était pas trompée en voyant le regard brillant de sa mère et de sa témoin.
L'habit était fait d'un lourd tissus blanc cassé, accompagnait ça et là de rose rouge qui recouvraient le jupon de la robe. Le devant, au niveau des pieds, se fendait, laissant entrevoir un dessous de couleur rouge vive, qui apportait un côté sexy et romantique à l'ensemble.
Les manches de la robe était constituées d'un tissus léger et transparent, qui s'arrêtait aux poignets. Le corsage était fait d'un décolleté plongeant, sans pour autant être vulgaire et une cape flottante recouvrait le dos nu.
Heïlen tournoya sur elle-même. La cape caressa doucement ses épaules nues.
— Tu es magnifique, chérie ! s'écria sa mère en l'étreignant.
— C'est vrai, approuva Lily, on dirait qu'elle a été faite pour toi.
— Sauf qu'elle est un peu trop grande au niveau de la taille, remarqua Heïlen.
Immédiatement, une couturière se précipita vers elle et à l'aide de sa baguette et de quelques sortilèges astucieux, elle régla ce problème.
— Merci, déclara la future mariée. C'est beaucoup mieux.
Alors qu'elle faisait un nouveau tour sur elle-même, elle remarqua enfin les yeux brillants de sa mère, qui se tenait un peu en retrait, visiblement enchantée de cette trouvaille mais assez triste.
Heïlen se demanda ce que sa mère pouvait ressentir en cet instant. Était-ce si difficile que ça pour elle, de voir une de ses filles se marier ? Son père lui avait expliqué ce qu'il ressentait face à cette situation, mais sa mère s'était toujours montrée ravie par cette union, et son implication dans les préparatifs avaient été un signe encourageant pour la future épouse.
Mais visiblement, c'était plus dur que ça, pour Ellen. Et cela devait l'être pour toutes les mères qui assistaient au mariage de leurs filles. Une fraction de seconde, Heïlen se demanda si elle-même ressentirait cet émotion lorsqu'elle serait face aux noces de son enfant. Sûrement, pensa-t-elle.
Avec un sourire compréhensif, elle s'approcha de sa mère et la prit dans ses bras. Ellen sanglota quelques instants, mais se détendit lorsque sa deuxième fille l'enlaça à son tour.
— On sera toujours tes petites filles, Maman, promit Erin en lui caressant les cheveux. Toujours.
— Mais vous avez grandis tellement vite, soupira-t-elle. J'ai l'impression que c'était hier que je vous tenais dans mes bras, alors que vous veniez à peine de naître !
Les deux sœurs échangèrent un regard désolé.
— Nous t'aimerons éternellement, ajouta Heïlen. Et nous te ferons pleins de petits enfants !
Ellen lâcha un petit rire et accepta avec reconnaissance le mouchoir que lui donna Lily.
— Je veux des petites-filles, dit-elle en se tamponnant les yeux.
— Nos amoureux feront de leur mieux, plaisanta Erin. Allez viens.
Elle embrassa sa mère sur les deux joues.
— En attendant, nous devons nous assurer que notre future mariée ne fasse pas de bêtises en ne prenant pas cette magnifique robe, ajouta la jeune fille.
— Aucun risque, répliqua sa sœur. C'est elle que je veux mettre le jour où j'épouserai Sirius !
Les deux frangines firent semblant de se quereller encore quelques instants, ce qui redonna le sourire à leur mère.
— Maintenant, intervint Lily, qui était restée silencieuse le temps de leur discussion, si nous nous occupions des robes des demoiselles d'honneur ?
L'affaire fut plus facile à mener. Les deux femmes concernées, tombèrent sous le charme d'une robe, ressemblant beaucoup à celles que portaient les moldues lors des mariages, de couleur prune. Elles ajoutèrent un châle de couleur clair à leur tenue.
— Il ne nous aura fallut qu'une journée pour trouver les robes ! s'amusa Lily. On peut dire que nous avons la main. À quand la prochaine noce ?
[...]
Remus vérifia une dernière fois les comptes qui s'étalaient sur le parchemin devant lui, avant de rejoindre James sans son bureau.
Son ami l'accueillit chaleureusement et se montra satisfait du travail de comptabilité fait par le lycanthrope.
— J'ai également pris contact avec un journaliste de Quidditch magasine pour faire la publicité du Flocon des neiges, ajouta Remus. Il viendra en courant de semaine prochaine pour écrire un article et photographier le balai.
— Le maître de la Compagnie des Artisans m'a envoyé un courrier pour savoir quand nous souhaiterions mettre notre prototype en vitrine, indiqua James.
— Ils ont donné leur accord ?
James approuva d'un signe de tête en ajoutant :
— La Compagnie a fait appel à une petite équipe de Quidditch d'Écosse pour le tester. Selon eux, c'est un balai tout à fait maniable pour le jeu de compétition.
— Je pense que nous devrions attendre l'article de Quidditch magasine avant de penser à vendre le balai sur le marché international, dit Remus. Nous devons d'abord évalué son pourcentage d'achat en Angleterre.
— Avec la Compagnie, nous avons fixé le nombre de fabrications à cent pour le moment, précisa James. Seuls quatre boutiques du Chemin de Traverse ont accepté de le mettre en vitrine pour le mois prochain.
— C'est un bon début, assura Remus. Si nous vendons la moitié des balais avant la fin de l'année, nous aurons largement de quoi payer la fabrication, la publicité et le quart des matériaux achetés.
James hocha la tête, ravi.
— Nous devons aussi fixer un prix maximal et prix minimal pour le Flocon des neiges.
— C'est fait, indiqua Remus.
Il désigna une ligne de chiffres sur le parchemin des comptes et son ami sembla satisfait.
— Je vois que tu as également calculé les bénéfices qu'on en tirera avec un prix bas et un prix fort, ajouta-t-il, visiblement impressionné.
— Nous n'avons pas le droit à l'erreur, rétorqua Remus. Si ce balai ne se vend pas autant que nous l'espérons, alors nous pouvons être certains de mettre la clé sous la porte.
— D'où l'utilité de faire de la publicité, dit James. Tu crois que nous devrions en faire autant avec la Gazette ?
Remus réfléchit quelques instants avant de répondre.
— Le journal ne se spécialise pas tellement que dans le Quidditch, finit-il par dire. Nous pouvons toujours tenter, mais nous serons reléguer aux dernières pages et si nous voulons que les amateurs de balai prennent ça avec sérieux, nous devons au moins faire la une.
— Tu as raison, acquiesça James. Je me charge de prendre contact avec la Compagnie pour les informer de ton initiative.
Remus hocha la tête et retourna son bureau. Contrairement à celui de son ami, le sien était parfaitement ordonné et les parchemins étaient classés dans des dossiers, par importance mais aussi par date. Évidemment, Sirius avait trouvé amusante la maniaquerie de son ami.
Le jeune homme prit place derrière sa table de travail à l'instant même où un hibou de petite envergure cognait à sa fenêtre. Pour le remercier, il lui donna un morceau de biscuit sec qui se trouvait dans sa besace. L'animal ulula, satisfait avant de reprendre sa route.
Remus déchira l'enveloppe et parcourut des yeux la missive qui se trouvait à l'intérieur. Un sourire éclaira son visage.
Cher Remus,
Je sais que nous nous sommes vu il y a deux jours, mais je prends la peine de t'écrire ces mots pour te donner la réponse à la question que tu m'as posé lors de notre précédente rencontre.
Si je ne t'ai pas répondu tout de suite, ce n'est pas parce que ton invitation ne me plaisait pas mais j'étais terriblement gênée et je ne savais pas quoi te dire sur le moment. Nous nous connaissons seulement depuis quelques mois et j'ai eu peur, je dois le reconnaître, de mal interpréter ta proposition.
Mais après réflexion, je serai ravie de t'accompagner au mariage de tes amis, si évidemment, cela ne pose aucun problème. Je ne voudrais pas être une intruse à leur bonheur.
Dis-moi ce qu'en pense tes amis rapidement. S'ils sont d'accord, il faut que je puisse m'acheter une robe pour une telle occasion. Je te vois d'ici rire à ces mots, mais sache que toute femme désire être jolie pour un mariage. On peut avoir envie de voler la vedette à la mariée, non ?
J'attends ta réponse avec impatience.
Je t'embrasse,
Liah.
Le jeune homme sourit en lisant les derniers mots que la jeune femme avait noté. Son cœur battait vite dans sa cage thoracique du fait de sa joie et de son excitation.
Bien entendu, ils se rendraient en amis à cette union, mais il était certain que des rumeurs circuleraient sur eux, notamment du côté de ses amis. Lily ne se gênerait pas pour lui dire ce qu'elle pensait de sa compagne et il imaginait déjà les propos qu'elle lui tiendrait.
Mais avant tout, alors que son imagination lui faisait voir des choses tellement belles, il devait demandé leur avis aux époux. Il savait d'avance qu'en parler à Sirius serait une mauvaise idée, car celui-ci chercherait à tout savoir sur Liah durant les jours précédents les noces.
Se levant, Remus attrapa une poignée de poudre de cheminette qui se trouvait sur l'encadrement de l'âtre et jeta son contenu dans les flammes, qui par chance, étaient retenues par un sortilège pour ne pas chauffer la pièce.
Il pencha sa tête et cria la destination de la maison de ses amis. Il attendit patiemment que la future mariée accepte la communication avant de plonger sa tête dans les flammes.
— Remus ? s'étonna Heïlen. Tout va bien ?
Elle se pencha vivement vers lui alors qu'il la rassurait avec un sourire.
— Oui, ne t'en fais pas. À vrai dire, j'avais une question à te poser.
— Je t'écoute, l'invita son amie.
Remus prit une grande inspiration avant de parler. Dans sa tête, cela avait parut moins stressant de demander l'avis de la mariée.
— Je sais que vous avez déjà prévus les plans de table et tout ça, mais je voulais savoir si je pouvais venir accompagner à ton mariage ?
Le jeune homme éclata de rire en voyant les yeux de son amie s'ouvrirent en grand, sous le coup de la surprise. Il était vrai que l'entendre poser ce genre de question avait de quoi être étonnant, tant c'était rare.
— Cacherais-tu des choses, Remus Lupin ? demanda Heïlen, avec un sourire, alors qu'elle prenait peu à peu conscience de la situation. Je la connais ?
— Je ne cache rien du tout, assura-t-il avec innocence. Et oui, sûrement. Elle était de deux ans plus jeune que toi à Serdaigle.
— Il y avait beaucoup de filles dans ma maison, plaisanta Heïlen, alors je ne peux pas me souvenir de toutes. Comment se prénomme-t-elle ?
Remus secoua la tête.
— Si je te le dis, je suis certain que dans la soirée, tous nos amis seront au courant, opposa-t-il avec un sourire.
La future mariée fit mine de ne pas comprendre ce qu'il disait.
— C'est mal me connaître, s'écria-t-elle.
— Nous ne sommes qu'amis, ajouta-t-il. Simplement amis.
Le regard de son amie n'était guère convaincue par cette assertion, mais elle n'ajouta rien.
— Je suis certaine que nous pourrons lui trouvé une place à la table d'honneur, proposa-t-elle.
Le jeune homme grimaça. Il imaginait déjà les questions que ses amis poseraient à Liah. Heïlen devina facilement à quoi il pensait.
— C'est la première fille que tu ramènes en trois ans, répliqua-t-elle avec malice, alors il est normal que nous nous intéressions à elle.
— J'espère sincèrement qu'elle survivra à cette soirée, marmonna Remus. En tout cas, promets-moi de n'en parler à personne.
— Pas même à Lily ? s'étonna la future mariée. Tu sais bien qu'elle sera blessée que tu ne lui ai rien dis.
— C'est un risque à prendre, admit le jeune homme. Mais je ne veux pas qu'elle la bouscule. Nous ne sommes qu'amis et c'est très bien comme ça, je t'assure.
— Tu as le droit au bonheur comme tout le monde, Remus, rétorqua Heïlen.
La jeune femme était également au courant des raisons qui tenaient les femmes à distance du lycanthrope, mais contrairement à Lily, elle avait la présence d'esprit de ne pas embêter leur ami avec ça. Elle comprenait, sans vraiment approuvée, cependant.
— Être ami avec elle me rend heureux, assura-t-il.
Il regretta aussitôt ses paroles en croisant le regard de son amie. Ses yeux brillaient d'une lueur nouvelle. D'une détermination qu'on ne lui connaissait pas.
— Tu seras aussi heureux en amour, promit-elle avant de couper la communication.
Remus savait ce que la future mariée avait en tête. Lui faire rencontrer une fille avec qui il passerait le reste de sa vie.
[...]
Quelques jours plus tard, Remus recevait la confirmation de la présence de Liah à ses côtés au mariage de ses amis. Ne connaissant pas le lieu de cérémonie, elle lui donnait rendez-vous au Chaudron Baveur à l'heure qui lui conviendrait le mieux.
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Bonjour, bonsoir, chers lecteurs !
" Continuité " est le 25ème chapitre de cette histoire ! Il est important car il représente la moitié de cette première partie, qui compte 50 chapitres.
Et c'est également avec joie que je vous annonce que cette partie un est enfin bouclée ! La deuxième se dessine doucement, mais sûrement, et comportera autant de chapitres que celle-ci. Joie, tristesse, et suspens vous attendent !
En ce qui concerne ce chapitre, j'ai quelques petits trucs à vous dire:
-premièrement, l'attaque du manoir des Nott se profile, bien qu'elle n'aura lieue que dans le chapitre 32. On voit certains des préparatifs, ainsi que les informations capitales de Rogue, qui bien malgré-lui, joue un rôle important dans cette histoire !
-deuxièmement, le MARIAGE tant attendu ! Patience, plus que deux chapitres avant de l'avoir ! Le prochain sera consacré entièrement aux enterrements de vie de jeune fille et jeune homme de nos tourtereaux ! Rire un peu ne fera de mal à personne, surtout que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ces moments !
-troisièmement, la robe de mariée. J'espère sincèrement que vous arriverez à vous faire une représentation assez précise de la robe selon ma description. J'aurais vraiment voulu vous montrer le croquis que j'en ai fais, mais ce n'est pas possible... dommage ! Laissons votre imagination vous aider !
Et je pense que c'est tout. Bien entendu, je suis toujours là pour les questions et autres ! J'aimerais vraiment que vous me donniez vraiment votre avis sur ce nouveau poste, mais ce n'est PAS une obligation, je le précise ! Je ne suis pas ici pour avoir des reviews à tire larigot !
A la prochaine fois donc,
en espérant vous avoir séduit ! Bonne journée, ou soirée. HB.
