Disclaimer : D'après l'oeuvre originale du grand monsieur cité aux précédents chapitres

Rating : M

Au chapitre précédent:
A peine remis de ses émotions de la veille (capture de Sanbi) et de la nuit (en compagnie de Madara), Deidara (et les autres akatsukiens) apprennent une nouvelle de taille: la mort d'Orochimaru. Comment vont réagir les membres de l'organisation?

Un petit mot aux lecteurs:
Je ne sais pas ce qui se passe avec les reviews mais le lien sur lequel je clique d'habitude pour y répondre ne fonctionne pas/plus. Bref, ce n'est pas un problème majeur, je vais répondre à vos reviews ici:

Kiri: oui hein, c'est tellement rare quelques instants de tendresse entre grands méchants loups. Ca fait du bien parfois. ^^
Hélas, oui, il y aura une fin à cette fiction mais ça ne m'empêchera pas à en écrire d'autres si l'inspiration me vient.

Maitre Wolfy: Ravie de voir que la parution de chapitre provoque de tels cris de joie! Ca fait plaisir, merci! :)
Concernant le sort de Deidara... mmh? Je ne sais pas. Enfin si, je sais... mais ce ne serait pas intéressant si je révélais mes intentions maintenant... Ce sera la surprise!

The Forgotten Mnemosyne: Merci pour cette sympathique review ! Et en même temps... désolée pour cette courte nuit que LMAE t'a couté... ^^
J'espère que les prochains chapitres te plairont tout autant!

Y () et victoria maeda:Ne jamais désepérer ;). J'avais bien dit qu'il y a aurait une suite et fin. Je tiens toujours mes engagements. Je sais à quel point c'est frustrant de lire une fiction qui ne sera jamais achevée.

Natsue77:(re)lire la fic? Oh, quel agréable compliment! L'idée que quelqu'un l'apprécie au point de relire certains passages est très motivante, merci! :)

Kanami-Ymir et Nezumi-la-belette-Vampire: Voui. Madara vexé dans son amour-propre, on imagine bien que ça doit bouillir sous le masque. ^^
Mais bon, il s'est rattrapé pendant la nuit (il me l'a dit, si si! :))

(): Mais si voyons, comme j'ai dit plus haut, terminer cette fiction ne m'empêchera pas d'en écrire d'autres dans le même style d'écriture...

yuzuki: J'ai eu des moments difficiles oui c'est vrai, pas le bac non. Je ne suis plus étudiante. ^^
Par contre ne t'en fais pas je continue bien ma fiction et je ne compte pas l'abandonner en chemin malgré les obstacles (« tel est mon nindo » *hem*).

Voilà, voilà, j'espère que je n'ai oublié personne. Ceci dit, je remercie tous ceux/celles qui prennent le temps de m'envoyer un petit mot. J'aime les petits mots!

A tous:
Ces temps-ci je n'ai pas l'occasion de publier régulièrement mes chapitres mais encore une fois ne vous inquiétez pas. Je ne suis pas du genre à écrire puis à laisser des lecteurs en plan. Je sais à quel point c'est désagréable de rester sur sa fin en l'attente d'une suite qui ne viendra jamais. Ce n'est pas le cas de «La mise à l'épreuve ». Comme je vous ai dit: je sais déjà comment elle va finir. Encore 2 ou 3 chapitres avant la fin. Et je n'abandonnerai pas cette fiction. Je vous conseille aussi de vous inscrire sur le site: je pourrais ainsi répondre à vos reviews directement et rassurer les inquiets. :)
(enfin comme je vous ai dit, cette fois-ci, il y a eu un bug avec le lien de réponse. J'espère que ce problème est réglé.)

Hop! La suite, j'espère qu'elle vous plaira...

Bonne lecture! :)


Chapitre 25: «Prendre soin de toi»

Un quart d'heure plus tard, les deux akatsukiens étaient prêts. Ils se dirigèrent vers la salle de réunion.
Après bon nombre de bâillements, bavardages incessants, insultes par-ci par là, tous les membres étaient réunis. Un silence de plomb s'installa mais ne dura pas, Pein le coupa:

« Orochimaru est mort ».

Autour de la lanterne orangée, seule lueur qui éclairait la pièce sombre, les criminels restèrent bouche-bée.
Un ange passa, puis deux, suivis d'un régiment de diablotins. Le silence de mort qui régnait dans la pièce était parfaitement coordonné à l'annonce que Pein venait de faire. Pas que les membres de l'organisation étaient en deuil. Loin de là. La nouvelle était juste surprenante et à peine croyable. Pourtant, ce calme fut de courte durée:

« Ca devait bien faire dix ans qu'il avait déserté l'Akatsuki, ça nous évite à devoir nous occuper de lui, c'est déjà ça. » Railla Kisame. Et il reprit:

« Cela dit, tuer Orochimaru n'est pas à la portée de tout le monde... Qui a fait ça?»

Petit suspense dans l'assemblée.

« Uchiha Sasuke. » répondit Pein. A cet instant, Itachi se figea de façon presque imperceptible à l'œil nu. Mais Madara le remarqua et esquissa un sourire sous son masque. Oui, tout allait se dérouler comme prévu. Mais quelqu'un le tira de ses pensées:

« C'est moi qui aurais dû réduire en bouillie Orochimaru, mmh! » râla Deidara.

«Rien d'étonnant venant du petit frère d'Itachi-san. » commenta Kisame.

Zetsu prit la parole:

« Il rassemble des compagnons qui pourraient devenir gênants... »

« C'est à dire? » demande Kisame.

Pein ne laissa pas le temps à Zetsu de répondre:

« Tu les connais bien. L'un d'eux est un des frères Hozuki du village caché de la Brume. »

«Tu veux dire Suigetsu? Ca me rappelle de vieux souvenirs! » s'enthousiasma l'homme-requin.

Pein reprit:
« Mais aussi Juugo, l'imprévisible. Soyez sur vos gardes, Itachi, Kisame... Il est fort probable que vous soyez leur cible. Pour les autres, gardez Uchiha Sasuke et son groupe à l'esprit. Ils pourraient devenir des obstacles s'ils en apprenaient trop sur Itachi et Kisame.».
Madara continua d'observer discrètement Itachi. Celui-ci demeurait impassible. La même voix que tout à l'heure le coupa à nouveau dans ses réflexions:

« Kisame, quel genre de type est ce Suigetsu?» demanda Deidara.

Bordel... mais à quoi pensait-il? Pourquoi posait-il toutes ces questions? Se demanda un Madara un peu perplexe.

Kisame répondit:
« C'était il y a dix ans de ça. Il avait un sourire rayonnant. Un petit prodige considéré comme la réincarnation du démon Zabuza. »

« Hé! Tout ce petit monde m'a l'air bien intéressant, mmh! » commenta l'artiste dont l'inspiration semblait avoir monté d'un cran.

« Hein? Senpaiii! Laisse moi en dehors de tout ça! Je ne veux pas y aller moi! » cria soudainement Tobi, qui était resté bien silencieux jusque là.

Deidara ne releva même pas la remarqua et Pein ordonna aux hologrammes d'Itachi et Kisame de ramener Yonbi, le bijuu qu'ils venaient de capturer. A leur retour, le scellement de Sanbi eut lieu. Lorque la lourde tâche fut accomplie, Tobi s'exclama:

«Pfff! Qu'est-ce que c'est pénible de sceller tous ces bijuus... En plus, il y en a encore d'autres après celui-là, pas vrai? Ca me fatigue rien que d'y penser...»

Tout le monde ignora la complainte de Tobi, ce qui n'avait rien d'étonnant dans le fond. En réalité, il s'agissait juste d'une petite phrase-type que Tobi devait lâcher dans ce genre de circonstance mais Madara était un peu soucieux et son inquiétude ne tarda pas à se confirmer lorsque Deidara demanda:

« Bien. Et on va où maintenant, mmh? »

« Heu... Senpai, désolé de vous couper mais j'ai pas tout suivi... comment ça, on va où? » questionna Tobi avec le plus de nonchalance possible dans la voix bien qu'il se sentait très crispé. Mais Deidara s'emporta:

« Réfléchis deux minutes! On se charge de l'équipe Kakashi ou du jinchuriki de Kyuubi... ou encore d'Uchiha Sasuke? ».

Le blond semblait plus déterminé que jamais. Il n'avait donc pas envie d'un peu de repos? D'abord la capture d'Ichibi avec Sasori, ensuite la mission à Kusa, puis la capture de Sanbi... Et qu'est-ce qu'il venait l'emmerder avec Sasuke? Quel rapport? Il n'était pas question de ça! Madara sentait la colère monter en lui. Mais par un prodige fabuleux de self-contrôle, il lui répondit:

«Mmh, je dirais: ni l'un ni l'autre , Senpai! On a déjà accompli notre mission... D'ailleurs, Sasuke n'est même pas un Bijuu!»

« Tu te fous de moi? Le jinchuuriki de Kyuubi n'a pas encore payé pour ce qu'il m'a fait. Kakashi non plus pour m'avoir bousillé le bras. Et ce Sasuke m'a enlevé le plaisir de tuer Orochimaru de mes propres mains! » lui répondit Deidara

« Bon. Quand il a une idée en tête... » soupira Tobi. Deidara semblait clairement remonté contre Sasuke. Il avait dans l'idée de le trouver avant que ce dernier ne trouve Itachi. En tant que chef officieux de l'organisation, Madara aurait pu ordonner à Pein d'interdire à Deidara de se lancer dans une telle aventure. Mais ceci aurait été en désaccord avec la philosophie de l'organisation: capturer un bijuu permet à celui qui réussit cette tâche, de prendre plus de liberté dans les missions. Or, Deidara en a déjà ramenés deux. Persuader lui-même le blond de renoncer à cette idée était la seule solution. Aux yeux de tous, Tobi baissait les armes face à la détermination de l'autre mais Madara ne comptait pas en rester là.


Le brun marchait d'un pas décidé dans les longs couloirs sombres qui menaient aux appartements des membres de l'organisation.
Il savait que Deidara était là. Probablement dans la petite pièce qui lui servait d'atelier, en train de confectionner de nouvelles figurines argileuses. Il n'allait pas directement le rejoindre, non. Il fit un détour et se dirigea sur le toit afin de réfléchir, au calme, à une solution.

Une fois arrivé, il s'y allongea et fixa le ciel. Des nuages sombres, signe d'un mauvais présage, semblaient flotter au loin. Il savait que Deidara ne pouvait pas vaincre Sasuke. Le blond avait certes du talent et des capacités de combat très intéressantes mais affronter un Uchiha n'était pas ce qu'il savait faire de mieux. Il avait déjà connu la défaite face à Itachi. Et Sasuke surpassait Itachi un peu plus chaque jour, il le savait. La conclusion était simple: Deidara ne pouvait simplement pas faire le poids. Et connaissant le caractère emporté de l'artiste, l'affrontement se solderait forcément par la mort de l'un d'eux. Cette situation prenait une tournure dangereuse et étrange. Madara eut un sursaut à cette pensée: le simple fait qu'il se soit isolé pour réfléchir au sort de l'un de ses membres était déjà étrange voire aberrant. Depuis quand prenait-il autant les choses à cœur? Une petite voix intérieure lui souffla que c'était depuis qu'il avait été séduit par son partenaire, depuis qu'il avait, un peu malgré lui, ouvert son coeur.

D'ordinaire, lorsqu'une personne de l'organisation perdait la vie au cours d'une mission, Madara trouvait ça triste. Pas tant pour l'homme perdu mais plus pour le mercenaire qui ne pourrait désormais plus aller en mission pour lui. Mais chaque mort avait son sens, sa raison d'être: un service rendu à l'organisation, tout ce qu'il y a de plus évident. Mais dans le cas de Deidara, l'Uchiha ne pouvait l'accepter. Ce combat serait sanglant et inutile. Son trouble laissa place à une colère sourde qui fit trembler les pierres du toit. Les nuages, eux, semblaient bouger plus vite et s'obscurcir. Non. Il ne pouvait pas prendre le risque de perdre Deidara. Il ne le voulait pas.


Deidara malaxait son argile avec entrain et bonne humeur. Ses pensées étaient toutes dirigées vers sa prochaine cible. Uchiha Sasuke. Le fait que ce dernier ait tué Orochimaru à sa place était un prétexte. Il se foutait bien du vulgaire serpent faiblard qu'était devenu le sannin. Non. La véritable raison était l'humiliation subie à cause d'Itachi, le jour de son enrôlement. Il ne pouvait pas digérer l'affront fait à son art ce jour-là ni le mépris silencieux qu'il avait pu lire dans les yeux rouge sang. Tuer le petit frère de son ennemi serait une belle revanche sur ces Uchiha prétentieux et froids. A cet instant, il songea à Madara. Après tout lui aussi est un Uchiha. Il sursauta lorsque la réalité lui tomba dessus comme une tonne de briques et il fit exploser malencontreusement une petite bombe. Bon sang! Il était pour ainsi dire en couple avec un Uchiha. Comment pouvait-il faire ça? C'était contre toute logique, contre tous ses principes! Et puis, une série d'images follement tendres et érotiques parasitèrent son esprit et il ne put conclure qu'une seule chose: son Uchiha était l'exception qui confirme la règle. C'est tout.


Madara quitta le toit. Ses yeux pourpres ne fixaient rien de précis, mais ses pensées étaient claires à présent. Il fit le chemin qu'il venait de parcourir quelques instants plus tôt dans le sens inverse. Une fois arrivé devant la porte de l'appartement qu'il partageait avec son artiste, il s'arrêta un instant, puis ouvrit la porte et la referma bruyamment derrière lui.
Deidara sursauta à nouveau à ce bruit. Dans un réflexe naturel, il se précipita vers la source du raffut, prêt à engueuler Tobi pour son manque de délicatesse (enfin Madara à présent, mais malgré qu'il savait à qui il avait à faire, il perdait difficilement ses habitudes d'agacement).

« Tu te fous de ma g... » et Deidara arrêta sa phrase nette.

Madara se tenait devant lui. Sans masque. Il pouvait ainsi observer le visage si parfait de l'Uchiha. Mais ce n'était pas tellement ça qui venait de le sidérer sur place. Non. Il avait déjà eu plus d'une occasion de s'extasier sur le charme du brun depuis qu'il lui avait révélé sa véritable identité. Ce qui venait de frapper Deidara en plein coeur , c'était plutôt l'expression triste de Madara. Madara triste? Impensable. Madara montrant sa tristesse? Impossible. Deidara devait bien l'admettre: sa colère futile venait de retomber comme un soufflé pour laisser place à une totale incompréhension. Le silence était pesant et aucun des deux ne semblait vouloir le rompre. Cependant, Deidara n'aimait pas ces silences et il décida de le briser enfin, en cherchant, avec les moyens dont il disposait, la raison de cette expression peu banale sur le visage de son fier amant.

« Mmh... Il y a un problème avec les bijûus? »

« Non. » répondit Madara.

« Bon alors, quelqu'un est mort, je ne vois que ça pour faire une tête pareille, mmh... »

« Non. Mais ça risque d'arriver si tu continues tes conneries! » la voix de Madara était froide et profonde, comme un grondement.

Deidara était perdu. Il fixa plus intensément l'autre et il remarqua que l'expression de tristesse venait de disparaitre pour laisser place à des traits crispés de rage et un regard plus meurtrier que jamais. L'instant d'après, il fut propulsé contre le mur par Madara. Ce dernier venait de le saisir à la gorge. Il ne voulait cependant pas lui faire de mal, alors il desserra sa prise tout en le maintenant immobile avec son propre corps contre le sien, ses deux mains bloquant à présent ses épaules.

« Aïe! Putain Tobi t'es con! Tu m'as déboité une épaule je crois, mmh... » cria Deidara.

« Je m'appelle Madara, et tu le sais Deidara-kun. Tu te plains d'un ridicule choc à l'épaule et tu entretiens un projet aussi stupide que celui d'affronter Sasuke? » murmura le chef officieux de l'Akatsuki.

« Je... je n'ai même pas mal. Mais lâche moi! Qu'est-ce que tu me veux à la fin! Ce Sasuke est un ennemi. Je vais le tuer, pour l'organisation. C'est tout, mmh. Et d'abord c'est quoi ces insinuations débiles? Je suis capable de lui faire sa fête à ce gamin. Et je vais te tuer toi aussi si tu ne me lâches pas... » les yeux bleus du blond exprimaient toute la colère dont ils étaient capables. Mais il en fallait bien plus pour impressionner Madara.

« Deidara-kun. Tu ne penses pas ce que tu dis. Il faut que tu comprennes: à l'heure actuelle tu ne peux pas l'affronter. Par contre, si tu veux tellement te battre, j'accepte d'être ton adversaire. Cependant, je choisirai le champs de bataille. » répondit calmement Madara.

« Ah ouais? Ah! Le grand Uchiha Madara a peur de ne pas parvenir à me battre donc il veut se laisser le choix du lieu de combat. Et où, je te prie? Mmh! ». Deidara ne chercha même pas à masquer l'ironie dans le ton de sa voix.

«Deidara-kun, l'endroit idéal pour un combat avec toi, c'est... ce lit je pense. » conclut le brun tout à fait sérieux, en désignant le nid douillet de leurs ébats.

« Hein? Quoi? Tu te fous de moi... Et ne change pas de sujet! » Deidara essayait de se débattre mais Madara le plaquait toujours au mur, son corps contre le sien ne semblait pas vouloir bouger d'un millimètre. Sans prévenir, Madara l'embrassa avec fougue. Deidara n'eut ni le temps ni la volonté de le repousser. Pourquoi aurait-il fait une telle chose? L'homme qui le fascinait un peu plus chaque jour l'embrassait et s'inquiétait visiblement pour lui. Est-ce ça, de l'amour? Cette pensée était ridicule, Uchiha Madara ne pouvait certainement pas aimer mais y croire ne serait-ce qu'un instant, c'était délicieux. Après avoir repris leur souffle, Madara parla:

« Deidara, j'aimerais te parler sérieusement. » Il n'avait pas employé de suffixe à la fin de son prénom, ce qui indiquait au blond qu'il était sérieux. Il valait mieux prêter attention à ce que son amant avait à lui dire s'il ne voulait pas se retrouver à nouveau encastré dans le mur de pierre.

Ils décidèrent de rejoindre le lit. Pas pour une activité charnelle, pas cette fois car pour la première fois depuis leur rencontre, ils allaient avoir une conversation sérieuse. Tous les deux s'installèrent sur la couette moelleuse, face à face.

« Deidara. Je sais que tu veux bien faire. Mais affronter Sasuke n'est pas une bonne idée. J'ai un plan. Itachi et lui doivent se battre, c'est écrit, c'est leur destin. Toi, tu n'as pas à intervenir là-dedans. » Madara ne voulait pas tourner autour du pot. Autant en venir aux faits directement.

« Tu es encore là dessus, Madara? J'ai déjà pris ma décision. Je tuerai Sasuke. » trancha Deidara.

«Il te tuera avant. Il est fort. Il le devient un peu plus chaque jour. L'intensité de sa puissance est proportionnelle à celle de sa haine. Tu n'as rien à gagner dans cette bataille.»

« J'aimerais que tu arrêtes de vouloir me protéger comme si j'étais ta petite femme!J'ai ma revanche à prendre sur certains Uchiha. Je ne peux pas supporter ces yeux qui méprisent mon art sans cesse. »

«Je suis un Uchiha et mes yeux n'ont jamais méprisé ton art, Deidara. Je sais que tu as du talent. Ce qui s'est passé avec Itachi, oublie, c'est du passé. »

Deidara s'emporta violemment, comme si les dernières paroles de Madara étaient le pire des sacrilèges:
« Parce que toi, tu vis dans le présent? Quel est ton but? Je sais que cette organisation n'est que le fruit de ta vengeance envers Konoha et de toutes façons, tu ne peux pas comprendre ma rancune et ma colère, tu es le plus puissant des ninjas, tu n'as besoin de te mesurer sérieusement à personne!»


Bien sur que si, Madara pouvait comprendre. Toute sa jeunesse, il l'avait passée à rivaliser avec Hashirama. Ayant fondé Konoha en collaboration avec le clan Senju, ces derniers avaient rapidement décidé de mettre les Uchiha sur la touche et les reléguer au simple rang de police du village. Sur ce temps, Hashirama était devenu le Shodaime. L'injustice, il connaissait. Tout comme la rancœur, et la haine. Il n'avait jamais pu supporter cet affront fait à son clan, à son nom, à ses yeux. Ayant voulu regagner du terrain Madara avait été contraint d'accumuler les batailles pour sauver la cause des Uchiha. Ce clan d'ingrats, qui n'avaient jamais rien compris et qui finalement l'avaient laissé tomber. Aujourd'hui, des années plus tard, il était toujours cet esprit vengeur d'autrefois, déterminé à reprendre ce qui lui revenait de droit, mais il avait gagner en maturité. A contre coeur, il devait admettre qu'au fond, il comprenait Deidara et qu'à sa place il ferait probablement la même chose. Un regard plein de mépris et d'arrogance tel que celui que lui jetait les autres autrefois, il n'y avait rien en ce bas-monde de plus insupportable. Il n'approuvait pas la décision de Deidara. Mais il ne pouvait pas non plus le forcer à renoncer. Ceci serait un affront encore bien plus grand que celui que l'artiste supportait depuis longtemps. Un affront au ninja qu'il était.


La voix de Deidara brisa cet instant de réflexion:

« Ahaaaa je t'ai cloué le bec on dirait, Madara! Ca n'arrive pas tous les jours ça! Même que... »

« Je tiens à toi. Sincèrement, Deidara. Je tiens tellement à toi que j'en deviens ridicule. Si quelqu'un venait à apprendre ça, je perdrais toute crédibilité, et...»

« Pardon? Qu'as tu dis? » Deidara était sous le choc de cette nouvelle révélation.

« Que je perdrais toute crédibilité si quelqu'un venait à l'apprendre, et donc... »

« Si quelqu'un venait à apprendre... quoi?» articula péniblement un Deidara dont le coeur semblait être sur le point d'exploser dans sa poitrine. Ceci dit, cela aurait pu être joli. L'art est une explosion après tout.

« Deidara-kun. Je n'aime pas me répéter. Et encore moins pour des choses qui sont en désaccord total avec ma personnalité. Aussi, écoute bien: Je tiens à toi. Cela signifie en langage pathétiquement mièvre et sentimental que... je t'aime. Ca te fait un choc? Bien. Nous sommes donc deux dans ce cas. Aussi, crois moi, tu vas me faire le plaisir de rester en vie, où je te tuerai une deuxième fois et ta mort précédente te semblera bien plus douce en comparaison. »

Finalement, c'était Deidara qui se retrouvait le bec cloué. Cloué? Non pas seulement. Agrafé. Lié. Verrouillé. Sans voix. Bien que peu habitué à ce genre de démonstration sentimentale, Madara fut plutôt satisfait de son petit effet. Il attira le blond sous les draps. Ce dernier était toujours sous le choc. Aussi, Madara prit l'initiative de le déshabiller et fit de même avec ses propres vêtements. Il se sentait animé d'une flamme éternelle, désireuse d'incendier ce lit dans la minute. Faire ce genre de déclaration l'avait émoustillé bien plus qu'il ne l'aurait cru.
Deidara était décidément trop tentant... Madara ne pouvait attendre qu'il reprenne ses esprits. Affichant fièrement sa nudité, faisant exprès d'exposer à la vue de son partenaire son corps si agréable à regarder, il s'allongea au dessus de lui, entre ses cuisses nues. Deidara eut un soupir de surprise mêlée de bien-être évident lorsque leurs corps se touchèrent. Sans étoffe, sans obstacle. Aujourd'hui était un jour particulier. Celui où les non-dits se révélaient enfin. Celui où le mot « sentiment » n'était plus tabou. Celui où, l'un comme l'autre, les deux amants décidaient de ne plus se voiler la face au sujet du lien qui existait entre eux. Celui où, pour la première fois, ils allaient découvrir véritablement le sens de l'expression « faire l'amour ».

« Madara... je... je n'ai pas renoncé pour Sasuke.» dit Deidara, entre deux soupirs sentant inéluctablement le désir monter en lui.

« Je sais. » répondit simplement l'Uchiha et avec une tendresse qui n'aurait jamais cru possible, il entreprit des infernales caresses sur le corps de son partenaire: d'abord les jambes, du bout des doigts... les doigts glissèrent sur les cuisses... les cuisses s'entrouvrirent pour dévoiler le prochain terrain de jeu des doigts experts de Madara. Explorant l'endroit connu et si inconnu à la fois, il toucha une zone si sensible qu'un peu liquide s'écoula sur ces mêmes doigts.

«Deidara-kun, il semblerait que tu sois déjà prêt pour moi... » constata le brun non sans une pointe de malice perverse dans la voix.
A cet instant, une main s'empara du membre érigé de ce dernier. Le blond venait de sortir de sa phase de confusion, visiblement. Il entama alors une séries de caresses et d'effleurements qui ne pouvait laisser aucun homme de glace et Madara fut forcé d'avouer que son petit protégé faisait des progrès considérables dans les plaisirs charnels. S'en suivit alors un petit duel de « celui qui donnera le plus de plaisir à l'autre gagne une brochette de dangos ». Les deux adversaires étaient très doués, les scores étaient serrés. Multipliant fantaisies, baisers et caresses, peu à peu, ils s'amenèrent mutuellement au seuil du plaisir.

« Je ne m'avoue pas vaincu Madara, tu craqueras, mmh... » souffla Deidara.

A cet instant, Madara se positionna plus confortablement et dans un mouvement plus doux que d'ordinaire, il prit possession de ce corps qu'il désirait et de cet homme qu'il aimait tant. Un long gémissement plus tard, le blond semblait être habitué à la présence de l'autre et il réclama aussitôt, plus...plus et plus encore.

« Tu craqueras avant moi, Deidara-kun... » parvint à articuler Madara, entre deux mouvements souples de va-et-vient. Cette fois, il voulait de la tendresse. Il voulait que son blond comprenne la profondeur de ses paroles. Il ne voulait faire qu'un avec cet être si particulier qui venait de lui faire découvrir un nouveau sentiment. Un sentiment qu'il savait destructeur de réputation mais aussi infiniment délicieux lorsque l'on y goûte pour de vrai. Au bout de quelques minutes, Deidara souffla quelques mots à l'oreille de son amant:

« Mmh...Je tiens... je pense que je tiens à toi, moi aussi, mmh... »

Un sourire se dessina sur le visage de Madara. Pas un de ces sourires emplis d'ironie ou de sadisme dont il avait le secret. Non. Cette fois, il souriait. Sincèrement, parce qu'il se sentait heureux. La première fois depuis des décennies.
Il le savait, le lit était décidément le champs de bataille qui convenaient le mieux à Deidara: il était très fort. Redoutable même.


Le mot de la fin:
Un lemon!
Hahaaa vous ne vous attendiez pas à ça je parie ^^
Ben oui j'en avais envie (presque autant que nos deux akatsukiens). Bref, j'espère que vous avez aimé ce chapitre, un peu plus long que d'habitude.

Au plaisir de vous lire,
A bientôt!

Aquarii.