Chapitre 26
A la vue des loups, je vis la plupart de nos adversaires faire un pas en arrière et cela m'arracha un sourire. Ils avaient raison d'avoir peur, jamais ils ne sortiraient d'ici vivants s'ils décidaient de nous attaquer. Me tournant à nouveau vers les chefs des Volturis, je remarquai la fureur de Caiüs et son regard meurtrier tandis qu'Aro, lui, nous regardait curieux.
- Carlisle, commença ce dernier après quelques minutes de silence, je t'avoue être surpris de te trouver ici. Cette affaire ne te regarde en rien.
- Au contraire Aro, répondit calmement celui-ci. Bella fait partie de la famille alors cette affaire me regarde en tout point.
- Oh vraiment ? Pourtant, il me semble que ton fils l'a quitté alors qu'elle était humaine et que c'est Anthony ici présent qui l'a sauvé de la souffrance que celui-ci lui avait causé.
Me sauver ? Pensait-il réellement qu'Anthony m'ait sauvé ? Sa remarque me fit serrer les poings. C'était faux , tout ce qu'il avait fait c'était me sortir d'un enfer pour m'emmener dans un autre. Si seulement j'avais su que suivre Anthony me coûterait autant, jamais je ne l'aurais pas. J'aurais mille fois préféré rester dans cet hôpital psychiatrique !
- En vue de l'armée que tu as monté contre nous, reprit Aro, je suppose que tu as décidé de ne pas nous laisser agir.
- Tout dépend ce que vous voulez faire, lança Benjamin le testant.
- Ramener Bella au près d'Anthony évidemment ! s'indigna le vampire.
- Même si elle ne le désire pas ? interrogea Alistair.
J'aperçus Anthony tourner la tête vers ce dernier et un grognement sortit de sa bouche. Il était évident qu'il se souvenait d'Alistair, son grognement le prouvait. En même temps, comment pouvait-il ne pas s'en souvenir après tout ce qu'il avait fait endurer à Maria et à Alistair par la même occasion ? A cette pensée, ma colère s'intensifia. Il paierait pour ce qu'il avait fait à Maria, pour ce qu'il avait fait à mon arrière grand-mère !
- Sa place est aux côtés de son compagnon, répondit Caiüs.
- Ce n'est pas mon compagnon ! lançai-je froidement. Il n'est rien !
Anthony me renvoya sa colère et furieuse, je lâchai un grognement.
- Contrôles-toi, Bella, murmura Benjamin. Attends encore un peu.
- Bella, susurra Aro. Je suis ravie de te rencontrer après avoir tant entendu parler de toi. Je suis juste navrée que notre rencontre se passe dans de telles conditions.
- Vous pouvez toujours repartir , répliquai-je.
Ma remarque eût le don d'agacer certains membres des Volturis et plusieurs d'entre eux lâchèrent un grognement.
- Tiens, au fait, continuai-je sur ma lancée, vous avez retrouvé les cendres de Démétri ?
- On les a retrouvé, me lança Anthony la colère dans la voix. Tu as tué notre meilleur traqueur.
- Ce ne sera pas la seule personne que je vais tuer, affirmai-je froidement. Et tu es le premier sur ma liste.
Mon affirmation le fit sourire et cela eût le don de m'agacer. Apparemment, il me voyait toujours comme la faible Bella qui acceptait tout ce qu'on pouvait lui faire sans rien dire et je comptais bien lui montrer que ce n'était plus le cas. Sentant que la tension était montée d'un coup, Aro soupira :
- Ne nous forcez pas à utiliser la force pour la ramener près de nous.
Évidemment, cette menace fit rire quelques personnes derrière moi. Comme s'ils pouvaient s'en prendre à nous ! J'étais bien trop en colère, ils n'y parviendraient pas. Ils auraient eu une chance si la colère n'avait pas supplanté la douleur que le don d'Anthony me faisait ressentir mais malheureusement pour eux, ma colère, ma rage était bien là et ne faisait que s'intensifier au fil des minutes. J'avais d'ailleurs beaucoup de mal à ne pas me laisser aller à celle-ci et à dévoiler mes dons.
Leur rire énerva Aro et à peine eut-il lancé un léger regard à Jane que je vis Benjamin s'écrouler au sol dans un gémissement de douleur. Comment osait-elle utiliser son don sur l'un d'entre nous ?! Furieuse, je ne pus me retenir plus longtemps et je levai mes deux boucliers autour de notre clan, nous protégeant ainsi de toute attaque mentale et physique. Benjamin releva la tête vers moi en voyant que sa douleur avait disparu et se relevant me fit un sourire.
- Il va falloir faire mieux que ça, lançai-je en me tournant à nouveau vers l'ennemi.
Ce fut alors au tour d'Alec d'utiliser son don et il put alors se rendre compte que comme celui de Jane, il n'avait aucun effet.
- Je vois que tu possèdes un bouclier mental, Bella, sourit Aro.
- Apparemment, vous n'êtes pas si idiot que ça, répondis-je.
A mes mots, son sourire s'effaça et la colère apparut dans ses yeux tandis que certains de ses soldats se mirent en position d'attaque. Oh tiens ! Il n'aimait pas que je parle ainsi de leur maître ? Ils allaient devoir s'y habituer ! Soudain, alors qu'on s'attendait à de nouvelles paroles, je vis une cinquantaine des soldats des Volturis se jeter sur nous. Automatiquement, tout le monde se mit en position défensive, même s'ils savaient que nos ennemis ne parviendraient à nous toucher. Je fus la seule à rester droite comme un i, les attendant calmement.
- Ne tuez pas, Bella, cria Anthony. Elle est à moi.
Le regardant, je vis un sourire se dessiner sur son visage et cela me fit perdre le contrôle que j'avais. Poussant un cri de rage mon bouclier physique se chargea d'électricité et je le repoussai jusqu'aux ennemis de façon à tous les repousser. Au contact de mon bouclier plusieurs cris de douleur se firent entendre dans la clairière et ils furent tous repousser à l'autre bout de celle-ci. Rétrécissant mon bouclier de façon à ce qu'ils recouvrent que la partie de clairière où notre clan se trouvait, je vis les chefs des Volturis reculer de plusieurs pas, et Anthony écarquiller les yeux.
Se redressant, Jasper me regarda étonné :
- Comment fais-tu ça ?
- Comme le reste, répondis-je.
Mon bouclier grésilla d'énergie et j'entendis Kate murmurer :
- C'est incroyable.
Regardant les Volturis, je commençai à perdre patience. C'est pourquoi au bout de quelques secondes à les regarder, je fis plusieurs pas en avant – tout en gardant le bouclier autour de nous – et déclarai :
- Je n'ai rien contre vous. Le seul à qui je désire m'en prendre est Anthony.
- Tu pourras toujours t'en prendre à moi dans notre chambre à Volterra, susurra ce dernier à mon encontre.
- Tais-toi ! hurlai-je.
Ce fut alors plus fort que moi. Je levai la main dans sa direction et un puissant éclair d'électricité se dirigea dans sa direction. Malheureusement pour lui, il ne parvint pas à l'éviter et cela l'envoya en plein dans un arbre tandis qu'il lâchait un gémissement de douleur. J'étais tellement en colère que mon corps tremblait. Même si la rage était puissante, je ne pouvais me laisser aller totalement car je ne pouvais prendre le risque de ne plus pouvoir penser avec cohérence.
Me tournant à nouveau vers Aro, Caiüs et Marcus, je continuai :
- Vous pouvez partir d'ici entier à une condition : ne plus jamais pourchasser l'un d'entre nous pour ses dons, ses capacités à combattre ou comme moi, pour forcer à être aux côtés de son soi-disant compagnon ! Nous voulons être libres et cela arrivera que vous soyez d'accord ou non.
- Bien dit ! approuva Benjamin.
Les trois rois se mirent alors à discuter entre eux. Tournant la tête vers Anthony, je le vis se relever et venir se positionner à la même place qu'avant mon attaque. Je pus lire la colère dans ses yeux et cela m'amusa. Au même moment, je le sentis renforcer les liens entre nous et frémis. Le voyant, Alistair se rapprocha de moi et posant une main dans mon dos, me demanda doucement si ça allait.
- Il a renforcé les liens, murmurai-je.
- Tu as mal ? s'inquiéta t-il.
- Non. Ma colère est bien trop importante pour laisser la moindre parcelle de douleur m'atteindre.
Un sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu'Anthony poussai un grognement. Tandis qu'Alistair retournait à sa place, je laissai l'électricité se répandre sur mon corps et suite à cela quelques sursauts se firent entendre dans le rang ennemi. Ils devaient être surpris de me voir maîtriser ces dons. Anthony avait sans doute dû me décrire comme une chose de faible et fragile mais en me transformant en vampire, il avait fait l'erreur de me rendre plus forte et beaucoup, beaucoup moins vulnérable.
Qu'attendaient-ils pour me répondre ? Plus les secondes passaient, plus l'impatience montait en moi et bientôt elle eût raison de mon self contrôle. M'élançant à vitesse vampirique, je m'arrêtai au milieu de la clairière, à même distance de mes alliés et de mes ennemis. Fixant Anthony, je lui lançai alors provocante :
- Si tu me veux, viens me chercher.
- Bella, qu'est-ce que tu fais ? s'inquiéta Edward.
Sa question m'énerva. D'où pouvait-il se mêler de ce que je faisais ou non ? Il n'avait rien à dire. Et ce encore plus après la façon dont il m'avait fait souffrir. A mes mots, Anthony se retrouva à peine quelques secondes après à moins de deux mètres de moi. Pour être sûre que personne ne vienne l'aider, je l'englobai dans mon bouclier physique.
- Viens avec moi, murmura t-il. Nous sommes faits l'un pour l'autre.
- Hors de question, répondis-je.
- Dans ce cas, je n'ai pas d'autre choix que de t'emmener de force, soupira t-il.
Je sentis soudain un immense sentiment de fatigue s'insinuer en moi et compris que c'était lui qui était en train d'agir sur mes émotions. Cependant, cette fatigue fut vite supplanté par la détermination et le courage. Tournant la tête, j'aperçus Jasper me faire un clin d'œil et je souris. Ah Anthony voulait jouer à ça et bien nous allons jouer ! Tandis que je le fixai, Anthony fut tout à coup prêt de moi, ses mains sur ma taille.
Alors qu'avant j'aurais adoré qu'il me tienne ainsi, aujourd'hui cela me révulsait. Mais même si je mourrais d'envie de le repousser, le meilleur moyen pour moi de le surprendre était de le laisser me toucher. Plongeant mon regard dans le sien, je souris tout en laissant la colère m'envahir. Je posai mes mains sur son torse puis laissai mon don d'électricité se répandre sur tout mon corps. Je voulais le tuer et si je pouvais le faire souffrir avant alors cela ne ferait qu'ajouter à mon plaisir, à ma victoire.
La première réaction qu'il eût face à mon don fut d'écarquiller les yeux puis de s'écrouler au sol dans un grognement de douleur. Évidemment, cela attira l'attention de quelques gardes et certains prirent même le risque de venir le secourir. Mais mon bouclier était toujours en place , et il les repoussa tous sans même que je n'ai eu à faire le moindre effort. M'abaissant pour être à hauteur d'Anthony, je continuai d'utiliser mon don d'électricité, lui arrachant des gémissements de douleur.
- Ah Anthony, soupirai-je comme lassée, qu'est ce que je ne ferais pas pour te faire ressentir toute la douleur que j'ai pu ressentir par ta faute.
- Tu.. tu vas me payer.. ce que.. tu es.. en train de faire, me menaça t-il difficilement.
Sa menace m'amusa. Comme s'il pouvait faire quelque chose pour moi !
- Bella laisse-le, s'inquiéta Alec.
- Ne te mêles pas de ça, Alec, grognai-je en tournant ma tête dans sa direction. A moins que tu ne veuilles subir la même chose.
Il me fusilla du regard mais je n'y fis pas attention. Soudain, à ma plus grande surprise, Anthony parvint à me donner un coup et je m'envolai trois mètres plus loin, ce qui provoqua quelques sursauts chez les Cullen. Tandis que je me mettais en position défensive, il se jeta sur moi. Voyant cela, Alistair se mit alors entre nous deux et un combat se déclencha entre les deux. Les coups pleuvaient et je n'aurais su dire lequel des deux avait l'avantage. La panique commença doucement à monter en moi au fur et à mesure du combat.
- Je vais te faire regretter la mort de ma compagne, grogna Alistair.
- Tu vas la rejoindre, répliqua Anthony.
N'en pouvant plus, je voulus aller le rejoindre pour l'aider mais Garrett, qui apparut devant moi au même moment, me retint. De quoi se mêlait-il ?
- Laisse le faire, Bella, dit-il. Il en a besoin, crois moi.
- Il va se faire tuer, répliquai-je.
- C'est son choix, Bella, murmura t-il. Il sait ce qu'il fait.
- Il ne veut pas qu'on l'interrompe, ajouta Edward. Il veut que tu le laisses faire mais rassure toi, il te laisse le tuer.
Tournant la tête vers Alistair, je constatai alors soudain qu'Anthony avait le dessus et ma panique s'accentua tout comme ma colère. Pourquoi refusait-il que je l'aide ?! Malgré la trahison que j'avais ressenti vis à vis de lui, aujourd'hui je comprenais parfaitement que s'il avait appelé Jasper c'était uniquement car il savait que sans lui je ne pourrais pas correctement me développer. De plus, je n'avais jamais souhaité le voir mourir, bien au contraire. Inconsciemment, il s'était fait une place dans ma vie et aujourd'hui, je n'arrivais pas à m'imaginer sans lui parler, sans le voir. Je ne supporterai pas qu'il se fasse tuer et par ma faute.
Soudain, tout fut fini.. En moins d'une seconde.. Anthony parvint à bloquer Alistair et lui arracha la tête.
- Non ! hurlai-je.
J'eus à peine le temps de bouger qu'il envoya la tête et le corps d'Alistair du côté des Volturis et des gardes les brûlèrent immédiatement. Non, pas lui.. Ma colère explosa et je perdis alors tout contrôle. M'approchant d'Anthony à vitesse vampirique, il tenta de me frapper mais j'évitai facilement tous ces coups. Il allait payer. Pour tout le monde. Me jetant sur lui et l'attrapant par le cou avec facilité, je le soulevai de terre, et recommençai à lui envoyer toute ma puissance électrique.
- Tu vas mourir, grognai-je froidement. Je vais te tuer. Pour Maria, pour Garrett et sa sœur, pour moi et maintenant pour Alistair. Regarde bien ce dont je suis capable.
Je fis en sorte qu'il puisse voir ces maîtres puis levant ma main libre, je fis apparaître des boules de feu dans mes mains. Je voulais lire la peur dans les yeux d'Anthony comme lui avait pu voir de si nombreuses fois la douleur dans les miens.
- Regarde ce que je suis capable de faire, murmurai-je. Regarde ce que tu m'as offert en me transformant contre ma volonté.
Je déployai alors mon pouvoir et lançai ces boules de feu sur Jane, qui s'embrasa immédiatement. Moins d'une seconde plus tard, son corps s'était transformé en cendres et la jumelle d'Alec n'était plus.
- Ça, c'est pour Benjamin, lançai-je froidement.
Voyant sa sœur s'enflammer, Alec poussa un cri de rage et voulu attaquer mais il fut vite retenu par d'autres gardes qui avaient apparemment compris que personne ne pouvait rien contre moi même pas les jumeaux favoris d'Aro.
- Bella, mon enfant, commença Aro tentant de m'apaiser, nous acceptons de partir d'ici et de ne jamais nous en prendre à vous mais laisse Anthony en vie. Il est l'un de mes gardes les plus compétents et les plus puissants.
Sa demande eût le don de me faire rire et j'accentuai ma puissance sur le cou d'Anthony. Jamais je ne laisserai Anthony repartir en vie. Jamais. Pas après tout ce qu'il avait fait, pas après qu'il eût tué Alistair. Posant ma main libre sur son bras, je le lui arrachai d'un coup et il poussa un cri de souffrance. Lançant son bras à Benjamin, celui-ci l'enflamma grâce à son don avec un sourire sadique. Lui arrachant son second bras, je le lançai cette fois-ci à Garrett qui se fit un malin plaisir de le réduire en cendres. Posant mes deux mains sur le coup d'Anthony, je laissai alors le feu prendre possession de mon corps et remplacer l'électricité. Il s'enflamma automatiquement dans un hurlement de douleur.
- Va en enfer, grognai-je.
Puis je lui arrachai la tête et le lâchant, il retomba au sol se transformant en cendres en à peine quelques secondes. Anthony était enfin mort. Il ne pourrait plus me poursuivre et me faire du mal. Ce fut comme un énorme poids qui tomba de mes épaules. J'étais libre ! Enfin ! Je sentis soudain quelqu'un toucher mon bouclier et relevant la tête, constatai que c'était Alec qui essayait de passer.
- Tu vas me payer ce que tu viens de faire, Bella ! criait-il.
- Alec, calme-toi, lui intima Aro. Nous comprenons tous ta douleur d'avoir perdu ta sœur et ta meilleure amie mais nous ne voulons pas te perdre toi aussi.
- Écoute tes maîtres, Alec, lança Carlisle.
A ma plus grande surprise, Alec finit par se calmer au bout de quelques minutes et Aro s'avançant vers lui, posa sa main dans son dos :
- Mon garçon, Anthony méritait la vengeance de Bella, tu le sais.
Sa remarque me fit sourire. Pensait-il réellement que j'allais baisser ma garde face à ses paroles ? J'étais bien consciente qu'il disait ça uniquement pour gagner des points au près de moi. Faisant réapparaître des boules de feu dans mes mains, je lançai :
- Vous feriez mieux de partir avant que je ne change d'avis et ne vous extermine tous. Il serait dommage de perdre la famille royale, non ?
- Allez-vous en Aro, il vaut mieux, approuva Carlisle.
Voyant qu'ils ne bougeaient toujours pas, je perdis patience.
- Allez- vous en ! criai-je furieuse en lançant les boules de feu avec lesquelles je jouais sur plusieurs gardes.
- Bella, calme toi, s'inquiéta Jasper.
Aro et Alec rejoignirent leur rang puis se tournant vers nous, se premier soupira puis dit :
- Nous sommes désolés, nous partons et je vous promets qu'on ne remettrait plus un pied ici. Vous avez ma parole.
- Pour ce qu'elle vaut, grogna Benjamin.
Je n'ajoutai rien. Tout avait été dit, tout avait été prouvé. Les Volturis ne pouvaient rien faire contre nous. Et en réalité, malgré les entraînements que nous avions tous eu, personne ne s'était servi de ce qu'il avait appris, de sa maîtrise du combat mais à vrai dire c'était mieux ainsi. J'avais voulu me venger et c'était fait, les Volturis au final n'avait rien à voir là dedans. Et même si certains d'entre nous désiraient leur déchéance, nous ne pouvions pas les tuer. Le monde vampirique avait besoin d'une famille royale, d'une famille qui instaure les lois, les règles et qui punit ceux qui ne les respecte pas.
Se tournant vers ses gardes, Aro leur ordonna de se remettre en route pour Volterra et moins d'une minute plus tard, ils avaient disparu de la clairière. Je gardai tout de même mes boucliers en place au cas où ils feraient demi-tour et où cela ne serait qu'un piège.
- C'est bon, on est en sécurité, finit par dire Alice au bout de quelques minutes.
- On a gagner ? demanda Carmen n'y croyant pas.
- Oui, nous avons gagné mon amour, sourit Eleazar en la prenant dans ses bras.
Des rires éclatèrent et ils se serrèrent tous dans leur bras tandis que je laissai retomber mes boucliers et que ma colère retombait d'un coup. M'éloignant de quelques pas d'eux et leur tournant le dos, je regardai au loin. Non, nous n'avions pas gagner. Alistair était mort alors ce n'était pas une victoire. Il avait certes pu rejoindre Maria, pu rejoindre sa compagne et arrêté de souffrir de sa perte mais il était mort. Et par ma faute. Si je n'avais pas été si aveuglé par ma colère, si je n'avais pas écouté Garrett et Edward, il serait encore là. J'étais coupable de sa mort car sans moi jamais il n'aurait pu affronter Anthony.
Ma colère avait disparu mais d'autres sentiments avaient pris sa place comme la douleur, la tristesse, la perte et la culpabilité. Sous le poids de ce tumulte, mes jambes frémirent et je m'écroulai à genoux, tout en comprenant que jamais je ne me le pardonnerai.
