Un grand merci au plus grand de tous les fouetteurs, j'ai nommé Schrou, qui a réussi à me remotiver jusqu'à ce chapitre, grand annonciateur d'un peu d'action ! Enfin \o/

Nous ne négligeront pas Rosine, et sa précieuse aide quand il s'agit de retrouver un détail dans un chapitre précédent, ou de me dire si c'est déjà dans ma fic ou seulement dans une de mes nombreuses annexes (qui sont parfois différentes de cette version).

Schrou : J'avoue… à défaut d'en avoir un, de château magique, autant se déchirer pour en inventer un, non ? :p

Rosine : Y'aura jamais trop de Weasley. Quelle biodiversité *0*

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Les professeurs de Poudlard étaient répartis ça et là dans la Grande Salle, discutant de tout et de rien en petits groupes, tout en surveillant les élèves d'un œil distrait. Le professeur Rogue écoutait la sous-directrice lui faire part de son avis sur la liste d'ingrédients qu'elle avait reçue. Certains lui paraissaient bien trop onéreux, ou introuvables dans le commerce légal.

C'est alors que Severus aperçut Victoire et Charlie qui entraient, bras-dessus bras-dessous. Il regarda sa fille, tête rejetée en arrière, perdue dans le plafond magique, et le jeune homme qui l'observait avec immensément de tendresse.

- D'ordinaire, les personnes extérieures au collège ne sont pas autorisées à participer au bal, dit Minerva, comme si elle lisait dans ses pensées. Charlie Weasley a fait une demande particulière, et Albus a fini par accepter de le laisser venir au titre d''ancien élève' en entendant tous ses arguments.

Rogue ne répondit pas, mais ne détacha pas son regard pour autant.

- Victoire et lui s'entendent à merveille et c'est un bon garçon, insista Minerva. On ne peut pas dire que ses camarades de classe soient tous aussi sympathiques à son égard.

Filius Flitwick interrompit leur discussion en leur demandant si, par le plus grand des hasards, ils auraient lu, eux aussi, l'article sur Poudlard dans la Gazette du Sorcier ce matin. Les lèvres du maître des Potions disparurent tandis que Charlie entourait les épaules de sa cavalière, mais il prit sur lui et se força à se concentrer sur autre chose.

Autre chose. Oui, autre chose le dérangeait encore. Et il venait de trouver quoi. Cette petite ressemblait de plus en plus à sa mère. Et il se souvenait qu'Era-Dirthis avaient des avis inchangeables, et surtout lorsqu'il s'agissait d'affaires de cœur. Spécialement les siennes. Il soupira intérieurement. Il n'avait jamais eu d'affinité avec quelque Weasley que ce soit, et il n'en aurait sans doute jamais… mais il n'avait aucune autorité sur les choix de Victoire sur ce plan-ci.

- Allez, les jeunes, lança Fred en bousculant le presque couple. Tout le monde sur la piste !

Les jumeaux coururent jusqu'au centre, suivis de très près par le reste des Weasley et leurs cavalières, ainsi que Harry et Cho. L'ambiance n'allait pas tarder à monter et le groupe de musiciens le sentit, enchaînant leur rock jazzy par un morceau avec plus de peps.

Les Hippogriffes de Bornéo étaient, comme leur nom ne l'indiquait pas, originaires du sud de l'Angleterre. Le chanteur leader était aussi le joueur de banjo. Les deux autres chanteurs étaient pour l'un joueur de flûtiau, pour l'autre violoniste. Les deux derniers membres du groupe étaient chargés des percussions, des tam-tams au triangle. Tous les cinq arboraient de longues dreadlocks décorées de perles multicolores et de plumes d'hippogriffes.

Soudain, Victoire sentit sa tête lui tourner. Sentant qu'elle allait rapidement gêner les danseurs, elle s'éclipsa vers le parc. Elle s'appuya contre le linteau de l'immense porte ouverte vers l'étendue blanche. Sur la volée de marches, un sortilège retenait le froid mordant de l'hiver à l'extérieur, tout en laissant filtrer une petite brise fraiche.

Charlie s'approcha et posa une main sur sa taille :

- Ca va ? Tu es toute pâle…

- Je sais pas, je me sens un peu… floue…

- Floue ?

- Oui, un peu comme dans du brouillard.

- C'est peut-être un coup de chaud, y'a beaucoup de monde et la température est montée vite. Tu veux quelque chose à boire ? Il y a du jus de citrouille, tu en veux ?

Victoire acquiesça, au bord de la nausée. Charlie déposa un doux baiser sur son front et s'éloigna. Elle ferma les yeux quelques instants, et eut une vision multiple : sa mère morte, ses amis de Diã Ihrtà égorgés, son père lui tournant le dos… Elle sursauta et tourna son regard vers le parc.

Sa boîte de Perles de Vie était vide depuis presque un mois, elle se sentait vide et faible. Peut-être cet étourdissement venait-il de là ? Son pays d'origine lui manquait, c'était physique.

Lentement, elle descendit les quelques marches vers la neige, cette large étendue immaculée, unie jusqu'à l'orée de la Forêt Interdite. A peine mit-elle le pied sur la dernière marche que le froid l'entoura et l'enserra de sa morsure. Elle frissonna, mais au moins avait-elle repris un semblant de conscience.

Une lumière attira son regard. Là-bas, entre les arbres, un point lumineux clignotait. Ca ressemblait à une aurore boréale, mais en condensé, compacté en une sphère pas plus grosse qu'un ballon. Curieuse, elle se dirigea vers la lumière.

Un petit oiseau bigarré traversa la Grande Salle et se posa sur l'épaule d'Albus Dumbledore. Ce dernier écouta les caquètements de l'animal et fronça les sourcils. Il se pencha vers la sous-directrice et lui murmura quelques mots à l'oreille.

- Comment ? s'exclama celle-ci, soudainement paniquée.

Elle se précipita vers le chef de la Maison Serpentard et chuchota à son oreille :

- Les sentinelles dans la Forêt Interdite ont repéré des intrus, cinq individus enroulés dans des capes.

Tous deux se regardèrent, entendus. Ils scrutèrent la Grande Salle du regard, détaillant chaque élève, comptant mentalement.

Soudain, Severus Rogue se figea :

- Où est Victoire ?

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Ouh, suspense, suspense, suspense !! (oui, je suis moi-même en suspense, je n'ai pas encore écrit la suite ^^')