Spoilers : 5x13 "Big Baby".
Commentaires : Bonjouuur, ça fait longtemps *esquive les briques*. C'est pas de ma faute, c'est les cours. (Bon d'accord, y a aussi un peu de flemme dans tout ça. *esquive le deuxième lancer de briques*)
Présence de scènes à caractère sexuel dans ce chapitre. Pour me faire pardonner. :3
Un grand merci pour les reviews du dernier chapitre! Comme toujours, n'hésitez pas à reviewer celui-ci aussi. ;)

A mon copain Louis le master-pokeur, même si tu me lis pas. C'est surtout dédicacé à tes pokes en fait. *Don't poke me because I will poke you baaaaack*

Bonne lecture à tous!


Sept heures trente, l'heure à laquelle Rachel avait l'habitude de se réveiller. Le réveil de Cuddy sonna, elle sauta hors du lit et enfila sa robe de chambre. Elle quitta la pièce sur la pointe des pieds, trouva House en train de fermer prudemment sa porte. Leurs regards se croisèrent et ne se lâchèrent pas, alors que leurs corps se figeaient. Ils ne s'attendaient pas à ce qu'ils se lèvent tous les deux pour réveiller Rachel. Dans les yeux de House, la colère de la soirée précédente avait disparu, remplacée par du chagrin et des regrets. Il savait qu'il lui avait fait du mal, même s'il n'avait fait que lui dire la vérité. Une fois encore, il avait tout raté. Il était censé prendre soin d'elle et, au lieu de cela, il avait anéanti le peu d'efforts qu'elle avait faits pour rester forte.

Ce qu'il ne savait pas, c'est qu'elle était incroyablement reconnaissante qu'il lui ait raconté la simple vérité. Elle savait qu'elle était un obstacle à leur guérison, mais elle avait besoin de l'entendre le lui dire. Quoiqu'il dît, il avait toujours absolument raison. Il était le seul qu'elle croyait sans réserve.

Elle avait mal de le voir si malheureux pour rien.

Il abdiqua le premier et regarda ses pieds.

« House. » murmura-t-elle avant qu'il ne se tourne, le retenant. Il frissonna. Son nom sur ses lèvres sonnait comme un cri désespéré, douloureux. Il leva les yeux vers elle. « Et si on prenait un bain ensemble, quand Rachel sera à l'école ? » proposa-t-elle.

Il eut un léger sourire. « Sûr. »

Elle s'avança vers lui, se lova contre sa poitrine alors que ses bras se refermaient autour d'elle. Leur dispute était si loin derrière eux, à présent. Elle était peut-être oubliée, mais cependant pas encore pardonnée.

« Je vais faire des pancakes. » dit-elle au bout de quelques secondes.

Il opina de la tête. « D'accord. Je vais la préparer pour l'école. » Embrassant le haut de son crâne, il la laissa se reculer. Ils partagèrent un sourire, et il poussa précautionneusement la porte de la chambre de Rachel. Il disparut dans la pièce, et tira un tantinet sur les rideaux, afin que la petite vît la lumière du jour en se réveillant, sans être aveuglée. Cuddy s'appuya contre le montant de la porte, l'observa avec tendresse se pencher au-dessus du lit.

« Rachel, » murmura-t-il en caressant ses cheveux. Elle grogna. « C'est l'heure de se réveiller, Rach'. »
« Papa. » marmonna-t-elle, apparemment encore à moitié endormie, tendant les bras vers lui. Il la souleva, elle entoura son cou de ses petits bras et enfouit son visage dans son épaule.

« L'heure de se réveiller et d'aller à l'école. » reprit-il d'une voix douce, boitant vers la fenêtre. « L'heure de voir tes copains, et d'apprendre un milliard de choses intéressantes. » Il ouvrit les rideaux, révélant le paysage baigné d'une faible lumière derrière la vitre. « Tu vois, dans, disons, trente minutes, il va y avoir un grand soleil. »

Rachel bailla.

Cuddy se souviendrait toujours du moment où il l'avait tenue dans ses bras pour la première fois. Il ne le lui aurait pas demandé si elle n'avait pas fait le premier pas, mais elle ne pouvait pas rater la façon dont il regardait son bébé pendant qu'elle lui parlait. Il ne l'écoutait peut-être même pas. En tenant son petit corps, il l'avait regardée avec perplexité, comme s'il n'avait jamais vu de nouveau-né auparavant. Rachel lui avait rendu son regard de ses grands yeux bleus curieux. Et elle lui avait régurgité dessus. Cuddy ne pouvait pas dire qu'il avait été ému par le charme de la scène, House n'était pas ce genre de personne – de plus, il avait du lait à moitié digéré étalé sur sa chemise, personne ne s'en réjouirait. Elle, d'un autre côté, s'était sentie reconnaissante pour cela. Après tout, n'avait-il pas jeté du vomi de bébé sur son haut pour la décourager d'adopter Joy, quelques mois plus tôt ? Il ne l'avait pas volé. Mais ce qui l'avait rendue le plus fière, était le fait qu'il soit sorti en trombe de son bureau pour résoudre son cas. Rachel avait à peine deux mois, et elle était déjà d'une grande aide à son futur papa !

Alors qu'il avait fallu à Cuddy des jours pour établir une vraie connexion avec sa fille adoptive, Rachel avait immédiatement regardé House dans les yeux. Elle aurait pu en être jalouse, mais il y avait ce rêve secret de fonder un jour une famille House qui ne cessait de ramper silencieusement au fond de son cœur, et cela l'avait rendue folle de joie, et lui avait même donné de l'espoir concernant la possible évolution de sa relation avec lui.

On l'avait avertie quand ils s'étaient mis ensemble; House était capricieux, House était instable, House était méchant. Elle savait tout ça. House lui-même lui avait dit qu'il pourrait lui faire du mal ! Elle avait tenté de protéger sa fille au départ, en le retrouvant en dehors de chez elle. Ils avaient rarement passé une nuit complète à son appartement. Etant donné que la nounou ne pouvait pas garder Rachel vingt-quatre heures par jour, Cuddy ne restait jamais après minuit. C'était injuste. Injuste pour Rachel, parce qu'elle voyait sa mère encore moins qu'avant, et injuste pour House, parce que malgré le fait qu'il lui eût donné son cœur si fragile, elle ne lui avait pas complètement fait confiance. Et elle savait qu'il s'était senti frustré de passer aussi peu de temps avec elle alors qu'ils venaient de se retrouver.

Et même si House et Rachel avaient été intimidés l'un par l'autre au début, Cuddy savait qu'ils pourraient construire un lien fort. Et elle avait eu raison. Elle n'aurait pas pu mieux tomber. House était un grand papa gâteau; protecteur, attentionné, et de temps en temps, possessif. Cependant, parfois, il se comportait tellement comme un sale gosse qu'elle pensait être maman de deux enfants.

Elle s'éloigna avant que House ne la remarque, un sourire aux lèvres.

xxx

Lorsqu'il revint de l'école, Cuddy faisait la vaisselle dans la cuisine. Il pendit son manteau à un cintre avant de la rejoindre.

« Laisse-moi t'aider avec ça. » dit-il comme si c'était la chose la plus évidente à faire, s'emparant d'un torchon, et commença à essuyer les assiettes qu'elle venait de laver.

Elle le fixa brièvement, stupéfaite, avant de prononcer un « Merci » sceptique.

« Plus vite on finit, plus vite on est tout nus dans la baignoire. »

Pour toute réponse, elle lui asséna une claque sur les fesses en gloussant. « J'aurais dû le voir venir ! »

« On est d'humeur joueuse, ce matin ? » la taquina-t-il.

Avant qu'elle ne puisse répliquer, sa main se faufila jusqu'à ses hanches et il y enfonça son doigt. Elle tressaillit de surprise, lâcha dans l'évier la poêle qu'elle avait dans les mains. House jeta le torchon au loin, se mit à chatouiller ses côtes.

« House, arrête ! » réussit-elle à articuler entre ses rires.

Il referma ses bras autour d'elle pour l'empêcher de gigoter. Elle voulut s'enfuir, alors il déposa un baiser dans son cou, juste en-dessous de son oreille. Les mains de Cuddy trouvèrent son derrière et l'agrippèrent. Dans la seconde, ses lèvres étaient pressées sur les siennes. Il la serra fort alors qu'ils s'embrassaient tendrement.

« Plus vite on finit, tu disais ? » le cita-t-elle lorsqu'ils se séparèrent. Elle secoua la tête avec un soupir. « Tu es impossible. Arrête de jouer ! »
« Pas ma faute. Tu m'as mis une fessée ! »
« Tu l'as mérité. » Elle arqua un sourcil joueur, et s'échappa de son étreinte, retournant à sa vaisselle. Il la fixa de ses yeux amusés, arraché de sa contemplation lorsqu'elle lui tendit la poêle. « Tu comptes l'essuyer ou pas ? »
Il eut un sourire narquois. « Oui, maîtresse. »

Leur badinage était de retour.

Il ramassa le torchon et se mit à astiquer l'ustensile frénétiquement.

« Tu devrais être aussi productif avec les tâches ménagères plus souvent. »
« Tu as absolument raison. » dit-il en rangeant la poêle dans un tiroir. « On devrait se mettre tout nus plus souvent. »

Elle leva les yeux au ciel avec un sourire aux lèvres, pendant qu'il attaquait les assiettes. Quand ils eurent finis quelques minutes plus tard, il lui laissa à peine le temps de passer un coup d'éponge dans l'évier et se saisit de sa main, la tirant vers la salle de bains. Il courut presque jusqu'à la baignoire, ouvrit le robinet afin de la remplir d'eau chaude. Puis il fouilla dans le placard à la recherche de sels de bains. Il soupira. Pourquoi les femmes avaient besoin d'autant de choses pour un bain ? Il finit par faire son choix, en faveur du bain moussant à la vanille.

Il commença à se déshabiller, la remarqua se tenant debout de profil devant le miroir, nue, tâtant la peau lâche de son ventre. Puis elle se tourna légèrement afin de jeter un œil à ses fesses.

« Oh, allez. » geignit-il en s'asseyant sur la chaise pour retirer son pantalon. « Tu vas pas encore te plaindre de ton cul ! »
Elle soupira. « Pourquoi pas ? Honnêtement, j'étais mieux avant... »
« Tu es belle. Qu'est-ce-que je devrais dire de ça ? » dit-il en pointant vaguement son aine.
« Oh tu ne peux vraiment pas te plaindre de ta ver– »
« Je parlais de la cicatrice. »

« Je sais. » dit-elle doucement, un soudain voile de tristesse couvrant son regard gris. « J'essayais juste de... » Un silence gêné s'abattit sur la pièce. « Tu as raison. » admit-elle. « C'est idiot. Avec du sport, je suppose que je peux récupérer ma minceur. »

« Oui. Beaucoup de sport. On pratiquera tous les jours, si tu vois ce que je veux dire. » ajouta-t-il avec un clin d'œil. Elle rit, s'assit sur le bord de la baignoire et plongea sa main dans l'eau afin de vérifier la température.

« Ça m'a l'air bon. » Il se leva et elle lui donna le coup de main habituel pour qu'il s'installe dans le bain. Elle le rejoignit, s'assit à l'autre bout de la baignoire, en face de lui. Il écarta les jambes pour qu'elle puisse prendre place entre ses pieds.

Il adorait cette baignoire, parce qu'elle était spacieuse. Chez lui, ils étaient obligés de se pelotonner l'un contre l'autre quand ils prenaient un bain ensemble. Ce n'était pas que ça l'embêtait d'être si proche d'elle, au contraire, mais dans la salle de bains de Cuddy, ils avaient plus de place pour batifoler.

Cuddy s'enfonça dans le bain, jusqu'à immerger sa tête. Elle revint à la surface quelques secondes plus tard, plaquant ses cheveux trempés en arrière.

« Ça sent bon. » marmonna-t-elle en se délassant encore un peu plus. Elle agrippa les bords de la baignoire lorsqu'il souleva soudainement son pied blessé pour observer la plaie laissée par le bout de verre. Il en traça le contour de bout de son doigt. Elle semblait se cicatriser correctement. Il n'était pas surpris, étant donné que Cuddy était à nouveau capable de marcher normalement. Il replaça son pied dans l'eau et le posa sur sa cuisse avant de le masser lentement. Elle ferma les yeux et gémit.

« Je me disais, » se lança-t-il. « On pourrait faire le tour des agences immobilières cet après-midi. »

Elle hocha la tête, ajouta un enthousiaste : « J'ai du mal à croire qu'on emménage ensemble ! »

« J'ai un peu emménagé ici aussi. C'est pas vraiment un grand changement. »
« En fait, si. J'ai toujours l'impression que c'est ma maison ici, et pas la tienne. Pas vraiment. Je peux pas m'en empêcher. »
« Mais c'est pas faux. » dit-il. « Cette maison, tu l'as achetée, tu l'as décorée. Tu ne t'attendais pas à ce que je débarque quand tu as emménagé. Tu te souviens de tous les meubles que tu as dû déplacer pour caser le piano dans le salon ? »
« Ça va être différent dans la nouvelle maison, puisqu'on va la choisir ensemble. »

Il opina de la tête. « Je veux un grand salon, pour qu'il y ait de place pour mon piano. » Elle sourit. « Et une énorme chambre parce que je veux un lit king-size. Et on gardera ton lit, bien sûr, imagine un peu tout ce qu'on pourrait faire avec les barreaux. »

Elle rit. « D'accord. Tout ce que tu voudras. » Puis elle demanda : « Tu comptes vendre ton appartement ? »

House haussa les épaules. « Je sais pas. Ça dépend de toi aussi. » Elle fronça les sourcils. « Ça dépend de si tu as encore besoin de nos échappatoires. »

Elle sourit. « Oui, toujours. »

« Alors je le garde. » Il posa son pied gauche et passa au droit. « Où je mettrais tous mes livres si je déménageais, de toutes façons ? »
« C'est vrai que tu as beaucoup de livres. » dit-elle. Quelques secondes de réflexion plus tard, elle ajouta : « Il y en a dans toutes les pièces, n'est-ce-pas ? » Il le lui confirma d'un hochement de tête. « Et tu les as tous lus ? »
« Euh, » grogna-t-il, perdu dans ses pensées. « 'Crois pas. »
« La moitié ? »
« Probablement. »
« Où est l'intérêt d'avoir tout ces livres si tu ne les lis même pas ? »

Avec un haussement d'épaules, il répondit : « Je vais les lire. Un jour. Peut-être. Et les tiens ? Tu les as tous lus ? »

« Eh bien... Oui. Mais comme tu le vois, j'en ai pas beaucoup. La plupart du temps, je les donne à Julia ou à ma mère quand je les ai finis. »
« Tu n'aimes pas simplement les posséder ? »

Elle fronça les sourcils. « Mais toi, tu aimes posséder. »

« Je vais pas le nier. Tu es à moi, Lisa Cuddy. » lui dit-il en la regardant dans les yeux. Elle eut un grand sourire, sentit ses joues rougir.
« Je ne m'en plains pas. »

Quelques minutes de détente s'écoulèrent en silence.

« Réveille-toi, grand-mère ! » la taquina-t-il. Elle sursauta lorsqu'il l'aspergea d'eau.
« Quoi ! » glapit-elle. « Je vais te montrer qui c'est la grand-mère ici ! »

Elle s'agenouilla et glissa vers lui, chevaucha ses cuisses et pressa sa poitrine contre la sienne. Grâce au fait qu'ils étaient quasi-complètement immergés dans l'eau, la jambe de House pouvait supporter son poids. Ramassant de la mousse scintillante, elle l'étala sur son menton et ses joues alors qu'il entourait sa taille de ses bras.

« T'es tellement canon avec ta barbe, papa Noël. » Avec un petit rire, elle retira du bout de son doigt les bulles qui recouvraient ses lèvres. Il sourit, elle l'embrassa sur la bouche et ils manquèrent d'éclater de rire.

« N'importe quoi. » dit-il en enlevant la mousse de son visage. « Quelle gamine tu fais. Je crois que je vais pas t'apporter de cadeaux. » Elle leva les yeux au ciel. « En fait non, » rectifia-t-il, déposant un gros tas de bulles sur le haut de sa tête, qui glissa le long de ses cheveux noirs. « Tu es une mémé de quatre-vingts ans. » Puis, imitant une femme à la voix aigüe : « Oh, j'espère que j'aurai de si beaux cheveux blancs quand j'aurai quatre-vingts ans, Docteur Cuddy. Comment vous les gardez aussi soyeux ? »

Elle eut un grand sourire amusée. « Je me demande qui est le vrai gamin, ici. »

Il parcourut la salle de bain du regard, faisant semblant de ne pas savoir. « Qui ? Je vois pas de gamin ici. Enfin, à part toi. »

Cuddy rit et, ses bras autour de son cou, baissa la tête pour l'embrasser sensuellement. Il ouvrit la bouche, la laissa approfondir le baiser.

Il avait envie d'elle. Son corps nu était pressé contre le sien, sa langue dansait avec la sienne, et elle sentait bon, tellement bon...

Ses mains glissèrent vers ses fesses et les agrippèrent. Elle sursauta, ses lèvres se séparant des siennes, alors il embrassa sa joue, traça un chemin de bisous mouillés jusqu'à son oreille. Il suçota son lobe d'oreille, continua son voyage jusqu'au creux de son cou, dévorant presque sa peau. Elle lui avait horriblement manqué. Ces quelques semaines sans lui faire l'amour avaient passé tellement lentement... Une torture ! Tous les soirs, au lit, il avait résisté à l'envie de la posséder à nouveau. Incapable d'attendre plus longtemps, il songea qu'il ne l'avait jamais autant désirée. Son excitation en était presque douloureuse, pulsant entre ses cuisses.

Mais elle n'était pas réactive, elle était presque aussi froide qu'un glaçon. Il commençait à se sentir coupable de lui imposer cela, sachant que dix jours après l'accouchement, elle ne serait pas encore prête. Cette pensée ruina ses ardeurs. Ses caresses s'estompèrent.

« House, » murmura-t-elle. « J'ai pas... J'ai pas très envie. » Il interrompit son flot de baisers, reconnaissant qu'elle l'ait arrêté, et la regarda dans les yeux. Elle se mordait la lèvre inférieure. « Pardon. » ajouta-t-elle à voix basse.
« C'est pas grave. » la rassura-t-il d'un léger sourire avant d'embrasser chastement ses lèvres une dernière fois. « J'aurais dû savoir. »

Sa main glissa vers son dos, il la serra contre lui et nicha son front au creux de son cou. Oui, il était déçu. Mais il ne pouvait pas la blâmer. Il pouvait bien attendre encore un peu, il ne voulait pas la forcer.

Quelques secondes plus tard, alors qu'elle jouait avec les petits cheveux parsemant sa nuque, elle sentait clairement qu'ils étaient tous les deux gênés. « Si, c'est grave. »

« Non, c'est pas grave. » nia-t-il, préférant éviter le sujet, comme d'habitude. Une dispute, ou même un désaccord à ce moment-là ne leur apporterait rien de bon.
« Tu as promis que tu me dirais si quoi que ce soit n'allait pas. » Elle se recula et plongea son regard dans le sien. Il soupira.
« Très bien. Ton vagin me manque. » Elle arqua un sourcil avec un début de sourire. « Et j'en ai marre de bousiller mes chaussettes. » Cuddy allait répliquer, mais il la coupa : « Mais si t'as pas envie, c'est pas grave. Je peux utiliser une autre chaussette. »
« Et je peux toujours utiliser mes mains, tu sais. » dit-elle d'une voix rauque. Il répondit à son regard lubrique avec un sourire. Entourant son visage de ses mains, elle l'embrassa fiévreusement, mordillant doucement sa lèvre et la suçotant.
« Tu sais, si tu veux pas... » insista-t-il.
« Tais-toi. » murmura-t-elle, son index sur les lèvres de House. « Laisse-moi faire. Profites-en, c'est tout. »

Il obéit, saisit ses fesses et pressa son bassin contre le sien avec un grognement. La bouche de Cuddy s'écrasa sur la sienne, ses mains glissèrent le long de son torse, caressant son thorax et jouant avec ses tétons afin de raviver la flamme entre eux. Son bassin roula contre son entrejambe, le sentant se durcir contre son bas-ventre. Elle continuait de l'embrasser, encore et encore.

Puis sa main gauche caressa lascivement son torse, descendit vers son pubis, sentant House grogner de plaisir dans sa bouche quand ses doigts s'enroulèrent autour de lui. Elle se mit à le caresser à un rythme délicieusement lent, son pouce titillant son gland de temps à autre. Leurs baisers passionnés devinrent des bises mouillées alors que l'action plus bas s'intensifiait. La paume droite de Cuddy voyagea le long de son torse et caressa l'intérieur de ses cuisses avant d'atteindre ses bourses. Il saisit ses hanches pour l'aider à maintenir son équilibre, glissa une main derrière sa tête pour rapprocher son visage du sien, lui permettant d'embrasser ses lèvres. Sa main sur sa taille rejoignit son homologue autour de son sexe, la recouvrit, et il lui montra comment il voulait qu'elle le masturbe. Elle raffermit sa prise et, ensemble, ils accélérèrent jusqu'à trouver le rythme parfait qui le mènerait l'extase.

« Oh, comme ça. » grogna-t-il. Elle continua sans lui, sachant qu'il n'en avait plus pour longtemps en l'entendant gémir plus fort. Il agrippa sa hanche une fois encore, essayant de se retenir. Il ne voulait pas que cela s'arrête déjà, les sensations que sa main lui procurait étaient bien trop plaisantes. Quelques caresses supplémentaires et c'en serait fini. Le parfum de Cuddy était grisant. Son odeur naturelle se mélangeait à de faibles restants de sueur, et à la senteur vanillée du bain. Les baisers fugaces qu'elle déposait sur son visage et dans son cou, ses seins pressés contre son torse, sa peau mouillée glissant contre la sienne, n'aidèrent pas non plus.

« House. » lui murmura-t-elle à l'oreille, en mordillant le lobe. Il ouvrit les yeux et rencontra son regard assombri. « Jouis, jouis pour moi. » souffla-t-elle d'une voix chaude, le regardant dans les yeux. « Donne-moi tout. »

Il se sentit partir dans sa main, mordit l'épaule de Cuddy en se déversant dans le bain. La respiration anarchique, il la serra fort contre lui alors qu'elle entourait son cou de ses bras, l'apaisant à coup de bisous légers sur les lèvres.

« Ne t'endors surtout pas. » rit-elle au bout de quelques minutes, le voyant s'assoupir quelque peu. Il ouvrit les yeux, sourit à la vue de son visage adoré. Il l'embrassa sur la bouche tendrement, fronça les sourcils lorsqu'elle gigota.

« J'ai un peu mal aux genoux. » expliqua-t-elle. « Ça t'ennuie si je me retourne ? »
« Pas du tout. »

Il la laissa faire, baisa sa nuque une fois qu'elle se fût installée entre ses cuisses. Elle appuya son dos contre sa poitrine, laissa son corps s'affaisser tandis qu'elle se détendait une fois de plus.

« On devrait sortir. » dit House après un moment de cajolerie. « Il se fait tard. »
« Encore cinq minutes. » insista-t-elle, tendant le cou pour voir son visage. Ces moments d'intimité lui avaient manqué, et elle comptait en profiter le plus possible. Il acquiesça, prit sa main afin d'observer ses bouts de doigts fripés.
« Tu es sûre de vouloir rester plus longtemps ? Imagine si tu ne peux plus te débarrasser de ta peau ridée de mémé de quatre-vingts ans. »

Elle laissa échapper un petit rire. « Il va falloir que tu me masses jusqu'à ce que je fasse vingt ans. »

« Pourquoi je ferais ça ? »
« Parce que tu m'aimes, bien sûr ! »
« Touché. » admit-il avant d'embrasser sa tempe. « Oh et puis je pourrais t'emmener déjeuner dehors. »
« Techniquement, c'est moi qui vais t'emmener déjeuner puisque je vais conduire ma voiture... »
« C'est pareil. Alors, tu veux sortir déjeuner ? »

Elle hocha la tête. « Oui, pourquoi pas ? »

« Tu veux bien me déposer au garage après le repas ? » demanda-t-il après y avoir réfléchi pendant quelques secondes. « Que je vérifie où ils en sont avec ma moto. »
« Bien sûr. On aura le temps. »

Quelques minutes passèrent, les doigts de House caressant le fin bras de Cuddy. Puis il s'empara de la bouteille de shampooing et en déposa une flaque sur le haut de sa tête.

« Qu'est-ce-qu'ils ont de si spécial, mes cheveux ? » demanda-t-elle en gloussant.
« Ils m'excitent. » répondit-il d'une voix rauque. Elle rit. Il commença à laver ses cheveux, ses pouces frottant lentement son cuir chevelu. Un frisson parcourut la colonne vertébrale de Cuddy.

Elle l'aimait encore plus quand il était si attentionné, même si cela signifiait qu'il recherchait du réconfort. Et elle était prête à le lui donner.


TBC...