Chers lecteurs et lectrices,
Et non vous ne rêvez pas, voici ma 3ème publication la même semaine et une semaine seulement s'est écoulée entre les deux chapitres, avec la rentrée, je reprends de bonnes habitudes.
Au programme cette semaine Bella, Edward et un nouveau cours à la fac. Nos amoureux progressent, mais ça ne se fait pas forcer sans heurt.
Comme toujours, un grand merci pour vos reviews, mise en fav ou en alerte.
Et surtout un immense merci à ma Jackye, pour sa correction, ses commentaires et ses encouragements.
Bonne lecture,
Rendez-vous en bas.
PS: Merci aux anonymes, et à celles à qui je ne peux pas répondre par MP, pour leurs reviews :
Sandry : Je te laisse découvrir comment nos deux tourtereaux s'en sortent. J'espère que tu apprécieras ! Bye.
CHAPITRE 26 : Love Story ?
EPOV
A voir le tour complet que j'avais fait sur moi-même, beaucoup m'auraient sans doute suggéré d'aller consulter un psy.
Il faut dire que du séducteur invétéré, collectionnant les conquêtes d'un soir, je m'étais transformé en à peine 15 jours en petit-ami attentionné. Le pire dans tout cela, c'est que cela ne me dérangeait pas le moins du monde, bien au contraire, je me surprenais moi-même à aimer cela.
Bella m'éblouissait littéralement, pour reprendre son expression à mon sujet, à mesure que j'apprenais à la connaître. Elle s'avérait être plus que parfaite pour moi. C'était une femme belle et forte, doté d'un corps de déesse, une amante fougueuse et audacieuse, une avocate brillante et un véritable cordon bleu… Un rêve…
Bien que nous cachions toujours notre relation à nos proches, nous avions rapidement pris nos marques ensemble. Nous avions passé quasiment toutes nos soirées tous les deux, depuis une semaine. Nous avions une excuse toute trouvée pour les autres : finir notre présentation pour la conférence que nous donnions demain à l'université. C'était chose faite depuis lundi dernier, mais cela ne nous avait pas empêché de continuer à nous servir de ce prétexte pour rester au cabinet après tout le monde…
A bien y réfléchir, depuis notre deuxième craquage au bureau, nous avions quasiment dormi toutes les nuits ensemble. Au début, nous nous réfugions plutôt chez moi, car c'est moi qui habitais le plus près, mais depuis ce week-end, nous avions également investi sa maison, pour un dîner et une soirée DVD, qui c'était terminé par une partie de jambes en l'air des plus acrobatiques.
Bella avait fini par comprendre que la seule chose que je savais faire fonctionner dans une cuisine c'était le micro-onde. Je n'avais rien d'un homme d'intérieur. J'avais essayé de donner le change les premières fois, mais quand un matin, elle avait cherché le café dans mes placards, elle avait découvert qu'ils étaient tous désespérément vides. Je n'étais définitivement pas équipé pour une cuisinière de sa trempe, enfin façon de parler… Je m'étais promis d'en parler bientôt à ma mère, de manière subtile, pour qu'elle me conseille un magasin où acheter du matériel, pour ma douce Bella. Je souhaitais qu'elle se sente chez moi, comme chez elle.
C'était le dernier jour de cours avant les vacances de Thanksgiving, qui avait lieu la semaine prochaine et contrairement à la fois précédente, Bella et moi nous étions rendus à la fac ensemble, dans la même voiture.
L'image que nous devions donner était aux antipodes de celle de la dernière conférence. Nous marchions côte à côte, plaisantant et discutant, nous frôlant à l'occasion. C'était des plus agréables. J'avais soudain envie de me retrouver quelques années en arrière et de redevenir moi-même un étudiant insouciant guidé par ses instincts. J'aurais alors plaqué Bella dans un coin pour dévorer sa bouche pulpeuse.
Manque de chance, aujourd'hui j'étais Edward Cullen, avocat et professeur, je devais donc garder le contrôle de mes hormones, ce qui était plus que dur, alors que je foulais le même sol que Bella. Aujourd'hui, elle portait encore une de ses jupes affriolantes qui s'arrêtait juste au-dessus de son genou. J'allais carrément devenir fou à voir le tissu voleté autour de ses cuisses délicieuses. J'avais juste envie de la relever afin de voir quel ensemble de lingerie indécent elle avait revêtu ce matin. C'était un petit jeu entre nous : je devais deviner la couleur et la matière. Si je gagnais, elle avait un gage, si je me trompais c'était à moi d'en avoir un. Pour l'instant le score était en sa faveur. Elle menait trois à deux. Elle m'avait fait faire la vaisselle, m'avait demandé un autre massage des pieds et hier, j'avais du me rendre au bureau sans boxer. C'était sa vengeance car le jour précédent, en guise de gage je lui avais ordonné de ne pas porter de culotte. Puéril certes, mais tellement agréable !
Bref, j'essayais tant bien que mal de réfléchir à ce qu'elle arborait sous cette foutue jupe, lorsqu'une voix nasillarde me ramena durement à la réalité.
- Bonjour Professeur Cullen. Roucoula la blonde qui avait tenté de me draguer la dernière fois.
- Heu... Bonjour Mademoiselle… Balbutiai-je, étrangement mal à l'aise.
A côté de moi, je voyais Bella se tendre un peu plus à chaque seconde qui passait, non seulement cette poupée Barbie siliconée ignorait totalement ma chérie, qui s'avérait être également son professeur, mais en plus elle avait, une fois de plus, franchi la barrière de la bienséance en posant ses ongles manucurés sur mon avant-bras. Cette idiote allait me mettre en porte-à-faux avec ma petite-amie.
- Heidi. Heidi Jansen, Professeur Cullen… Continua-t-elle, comme si de rien n'était. Vous savez que j'ai attendu votre appel…
Alors que j'allais riposter, Bella me prit de vitesse.
- Mademoiselle Jansen, je crois qu'il est grand temps pour vous de rejoindre vos petits camarades dans l'amphi. Le cours va bientôt commencer et Edward et moi avons encore à parler. Conclut-elle en jetant un regard possessif sur moi… Humm je sentais de nouveau l'adolescent qui sommeillait en moi se réveiller.
- Très bien, Madame… Cracha-t-elle en insistant sur le dernier mot.
Après que la bimbo se soit éloignée, Bella se tourna vers moi. Son regard noir ne me valait rien qui vaille. Le plus sérieusement du monde, elle prit la parole.
- Edward, s'il y a quelque chose que j'ai appris à New-York, en frayant dans le milieu de la mode, c'est que les salopes, sont comme les blennorragies mal soignées, elles reviennent toujours si on ne traite pas le problème à la source. M'avertit-elle.
- Et qu'est-ce que je dois comprendre ? Tu sais, je pourrais me vexer d'être comparé à une MST… Tentais-je pour détendre l'atmosphère.
- Ce qu'il y a à comprendre, chéri, c'est que si tu n'arrives pas à te débarrasser d'Heidi – je suis une poufiasse et j'assume – Jansen, c'est moi qui administrerais les antibiotiques, et ça ne se fera pas en douceur. Précisa-t-elle, le regard mauvais. D'ailleurs tu devrais quand même suivre un traitement préventif, simplement parce qu'elle t'a effleuré le bras.
Cette femme pouvait être effrayante, mais en même temps, j'appréciais de la voir jalouse. Elle était encore plus sexy, comme cela, avec cet éclat sauvage dans le regard.
- J'espère quand même que tu as conscience qu'elle ne représente absolument rien pour moi. La rassurai-je.
- Je le sais et je m'en fous complètement. Si elle te touche à nouveau je crois que je ne pourrais pas me retenir de lui coller une gifle magistrale.
- Humm, j'adore ton côté impétueux, Miss Swan.
- Attends de voir ce que mon côté impétueux est capable de faire à ton derrière, si tu ne fais rien pour régler ce problème. Me prévint-elle.
- C'est noté ma belle. Je ferais ce qu'il faut… Promis-je.
Je ponctuais ma phrase d'un baiser innocent sur sa tempe, avant de lui prendre la main et de nous diriger vers l'entrée de la salle, où les étudiants nous attendaient déjà.
BPOV
Non, mais je rêve !
Cette espèce de punaise blonde nous rejouait l'acte 2 et elle osait tripoter mon mec, juste sous mon nez. Je n'avais qu'une envie : lui faire bouffer ses extensions, à cette sangsue.
Les derniers jours avec Edward avaient juste été merveilleux et j'en avais totalement oublié l'existence de Miss Salope, sauf qu'elle, elle était loin d'avoir eu la même réaction avec mon petit-ami. Elle déployait tout « atouts » artificiels, comme une paonne en pleine parade nuptiale.
A la décharge d'Edward, je pouvais dire il n'avait rien fait pour ajouter de l'eau à son moulin, mais je ne pouvais m'empêcher d'être incroyablement jalouse en voyant une autre femme essayer de jeter son dévolu sur lui. Bon, ce n'était pas comme si je n'étais pas habituée à voir des greluches de tous bords tourner autour d'Edward, mais généralement elles n'allaient pas jusqu'à le toucher. Il y avait des limites, tout de même. Le pire, c'était encore la manière dont cette petite dinde me regardait et s'adressait à moi. J'avais l'impression, d'être un moustique posé sur sa main, une tâche de sauce tomate, sur son chemisier en soie haute couture…
Edward avait eu beau me rassurer, je ne décolérais pas. Il fallait impérativement que je me calme, sinon j'allais faire un scandale, durant notre exposé. Après une profonde inspiration, je suivis mon Apollon à l'intérieur de l'amphithéâtre, espérant afficher un visage serein. Il ne manquerait plus que cette bimbo constate que son attitude me vexait, cela lui ferait certainement bien trop plaisir.
Finalement, notre cours se passa plutôt bien, si tant est que j'omette les regards appuyés de Barbie Bitch sur Edward, depuis le premier rang, et sa façon de mimer une fellation avec son stylo, durant la moitié de notre intervention. Si seulement elle avait pu s'étouffer avec, cette greluche mal baisée… Cette pensée me réconforta… J'étais la seule avec qui Edward s'envoyait en l'air. J'avais déjà gagné une première victoire puisque j'avais réussi à briser la règle n°1 des sacrosaintes lois d'Edward Cullen : Pas de bis repetita.
Depuis une semaine, Edward et moi avions remis ça très, très souvent, pour notre plus grand plaisir à tous les deux. Nous avions même des projets communs pour ce week-end. Mon très cher associé voulait passer du temps avec moi et je n'allais pas lui refuser cela.
A la fin de la conférence, je vis une nouvelle fois cette mauvaise imitation de Paris Hilton, se diriger vers Edward… Mon Edward… Le pauvre était en train de replacer quelques papiers dans sa mallette, lorsque la petite sœur de Cruella lança sa seconde attaque.
J'hallucinais totalement, alors que j'étais à peine à 5 mètres, à ranger le vidéo projecteur et mon portable, elle refaisait son numéro de drague pourri, posant son postérieur sur le bureau et agitant ses miches trafiquées sous le nez de mon petit-ami. Mon petit-ami à moi !
Du coin de l'œil, je regardais Edward essayant de se dépêtrer des griffes de cette groupie insipide. Il s'était redressé et la dominait de toute sa stature, se parant d'un visage professionnel. Intérieurement, j'exécutais une petite danse de la joie. La pseudo pin-up ne comprenait même pas qu'elle était en train de se couvrir de honte… pauvre fille…
Décidément, Heidi semblait avoir de graves problèmes de compréhension. Elle ne voyait pas qu'Edward mettait entre eux toute la distance possible, en se replaçant derrière l'estrade. Ma nature généreuse me convainquit d'aller lui donner un coup de main. Je m'approchais de lui en glissant un bras possessif autour de sa taille, ignorant purement et simplement l'intruse pour me concentrer sur mon Apollon de petit-ami.
- Prêt à partir ?
- Bien sûr, j'en ai fini avec Mademoiselle Jansen. Répondit-il en me gratifiant d'un magnifique sourire et sans se retourner sur ladite intéressée.
Oubliant totalement la présence de la petite grue, il posa ses lèvres sur mon front, dans un baiser chaste mais empreint de tendresse. Pour la discrétion, nous repasserions !
Un raclement de gorge peu gracieux nous fit détourner les yeux l'un de l'autre. Elle était toujours là, comme un vieux chewing-gum collé à une paire de converses, une véritable plaie. D'ici quelques secondes, j'allais devenir nettement moi sympa.
- Oui, quoi encore Mademoiselle Jansen ? Demandais-je légèrement exaspérée à présent.
- Heu…
- Si vous souhaitez devenir avocate un jour, Mademoiselle, il faudra voir à travailler vos argumentaires. Vous n'irez pas très loin comme cela.
Ma réflexion la piqua au vif et je vis un éclair d'arrogance traverser son regard. Elle ne doutait décidément pas d'elle. Elle bomba le torse, avant de reprendre.
- C'est que je voulais proposer à Edward de venir boire un verre avec quelques étudiants. Il semblerait qu'il est grand besoin de se détendre. Fulmina-t-elle, en tentant de reprendre contenance.
Elle ne manquait vraiment pas d'air, celle-là. Hors de question que je laisse couler, cette fois-ci.
- Tout d'abord, pour vous ce sera Maître Cullen ou Monsieur, je vous rappelle que nous sommes vos professeurs, en aucun cas vos copains de chambrée. D'autre part, au cas où cela n'avait pas été suffisamment clair les fois précédentes, il n'est pas intéressé.
Si j'avais été d'humeur plus charitable, je lui aurais également conseillé de mettre des strings moins serrés, à cette garce, car il était certain que la ficelle qui lui rentrerait dans le derrière causait une carence en oxygène, qui lui abimait gravement les neurones.
Edward détourna discrètement la tête, afin d'étouffer un ricanement.
- Je… Je… Bégaya-t-elle.
- Vous… Vous… quoi, Mademoiselle ? Quelle est la partie de la phrase que vous n'avez pas saisie dans : Pas. Intéressé ? Articulais-je, posément. Maintenant arrêtez de vous ridiculiser, s'il vous plaît. Trouvez-vous un garçon de votre âge. J'insistais sur ce point. Ou encore mieux, rentrez carrément chez vous et étudiez, ça ne vous ferait vraiment pas de mal, à en juger par les notes que vous avez obtenues l'année dernière. Sur ce, bonnes vacances.
Sans un mot supplémentaire, Heidi dégagea enfin le terrain, à ma plus grande joie. Nous entendîmes uniquement un claquement de porte résonner, nous indiquant qu'elle avait quitté la pièce.
- J'adore te voir jalouse, ma belle. Susurra Edward à mon oreille, alors que nous étions enfin seuls.
- Qu'est-ce que j'y peux si tu attires les filles en chaleur, comme les mouches autour d'un pot de miel ? Rétorquais-je en feignant d'être désabusée.
- Je n'ai d'yeux que pour toi.
Cette pensée envoya en moi une vague de chaleur et de plaisir, dans tout mon être. C'était réellement agréable à entendre…
Nous avions prévu un week-end tranquille à deux, sachant que nous serions séparés la semaine prochaine, à cause de Thanksgiving. Nous devions passer les fêtes avec nos familles respectives. J'avais prévu d'aller quelques jours à Forks, chez Charlie. Maintenant que Sue sortait officiellement avec mon père, nous avions convenu d'un grand dîner à la réserve. Il y aurait bien évidemment, Seth et Leah, les enfants de Sue, Sam et Emily ainsi que Jake et Billy. Il était également probable que nous aurions la visite de Quil, Embry, Jared et Paul, au dessert. Ses ventres sur pattes étaient incapables de résister à l'appel de la bonne bouffe !
Pendant que les femmes papoteraient en cuisine, les mecs organiseraient certainement un match de football, dans la plaine derrière la maison des Black.
De son coté Edward avait un de ses sacrosaints déjeuners familiaux. Venant d'une famille recomposée, je n'avais jamais été habituée à voir de telles réunions de familles, mais je m'étais surprise à aimer cela, à chaque fois que j'avais partagé leur table. Ils formaient un clan très uni et bien qu'Edward s'en défende, en essayant de jouer les durs, je savais qu'il les aimait tous profondément.
Il m'était donc impératif de faire le plein d'Edward, en prévision de ces congés.
Plus j'avais d'Edward, plus j'en voulais. Plus j'en apprenais sur lui, plus j'étais avide de tout connaître de son histoire. Il était comme une drogue pour moi et j'étais définitivement devenue accro, sauf que je n'avais aucune raison valable de vouloir entrer en désintox.
Ces sentiments qui se bousculaient en moi, mêlaient excitation et appréhension. Cela faisait peu de temps que nous sortions ensemble, notre relation était toujours secrète et j'avais le plus grand mal à définir ce que je ressentais pour Edward. Etait-ce de l'amour ? Le mot n'avait encore jamais été prononcé entre nous. Nous semblions tous deux le redouter, comme si cela risquait de tout changer irrémédiablement.
Par ailleurs, il y avait toujours la présence des Volturi qui planait au dessus de nos têtes. Je n'avais pas repris contact avec Alec, depuis que je lui avais renvoyé son cadeau. J'avais uniquement reçu un mot de sa part, dans lequel, il s'excusait pour son comportement et espérait que nous resterions amis. Je n'étais pas vraiment dupe. Alec, comme tous les membres de son clan, était un homme de pouvoir. Il aimait posséder ce qui lui était inaccessible. C'était en partie à cause de cela que j'avais attiré son attention, lors de notre première rencontre. J'étais une jeune avocate, talentueuse à qui on ne prêtait aucun attachement. Je représentais un défi qu'il avait relevé avec brio, il fallait bien l'admettre. Enfin, jusqu'à un certain point.
J'avais donc convenu avec Riley qu'il était mieux de ne pas lui répondre dans l'immédiat, histoire de le faire mariner et surtout de ne pas paraître reprendre trop vite une place dans sa vie, après des mois de silence radio, ce qui aurait pu éveiller les soupçons. Je devais me contenter d'agir comme une amie. Je gardais à l'esprit que mon attitude aurait des répercussions, notamment sur l'agent Tanner, qui était en première ligne, et il était parfaitement exclu que je la mette en danger en commettant un impair.
Heureusement pour moi, l'agent Biers n'avait à aucun moment sous-entendu que je devais redevenir intime avec Alec. Il avait probablement compris que c'était un cap que je me refusais à franchir. Je mentais déjà à Alec, c'était suffisant. Je n'avais pas besoin de tromper ses sentiments en plus.
Alors qu'Edward conduisait, je me perdais dans mes pensées, pendant qu'il caressait distraitement l'intérieur de ma cuisse.
- Tu m'as l'air bien songeuse.
- Je pensais à notre week-end. Me contentant de ne lui avouer qu'une part de la vérité.
- Des projets qui pourraient m'intéresser ? Me taquina-t-il.
- Peut-être bien. Tu pourrais faire un plan B acceptable. Rétorquais-je, récoltant un grognement mécontent au passage.
De retour au bureau, nous avions fait comme si de rien n'était, réintégrant nos bureaux respectifs, pour le reste de la journée, avec la promesse de nous rejoindre plus tard. Je restais particulièrement étonnée qu'Alice n'ait encore rien décelé, elle qui se targuait habituellement d'avoir une sorte de don de double vue. A croire qu'en ce moment, il y avait du brouillard sur la ligne… mais je n'allais pas m'en plaindre, au contraire.
La seule qui savait pour nous deux, c'était Angela. Je n'avais pas pu lui cacher la vérité, lorsque j'avais été la voir le week-end dernier. Elle était ma meilleure amie et ma confidente depuis tant d'années, que cela aurait été comme une trahison, d'autant plus, qu'elle m'avait demandé d'être la marraine de Connor.
Face à la nouvelle de ma liaison avec Edward, Angela avait été fidèle à elle-même. Elle s'était contentée d'un sourire malicieux et d'un clin d'œil qui voulait dire, « je te l'avais bien dit ». Et c'était vrai !
Comme toujours, elle s'était montrée bien plus lucide que moi, concernant ma vie affective. Je savais, même si elle ne l'avait jamais clairement exprimé, qu'elle pensait qu'Alec n'était pas un homme pour moi. Elle ne lui avait jamais rien reproché et trouvait, elle aussi, qu'il me traitait comme une princesse, mais elle avait simplement compris que nous évoluions dans deux sphères différentes.
Vers 20 heures, une touffe de cheveux cuivrés apparu dans l'embrasure de ma porte.
- Alors des nouvelles de ton plan A ?
- Non, pas envie. J'ai décidé de passer directement au plan B, qui me semble bien plus attrayant finalement.
- Ah bon, et qu'est-ce qu'il a de si intéressant ce fameux plan B. M'interrogea-t-il.
- Humm, tout un tas de choses, mais je ne sais pas si je dois t'en parler. Tu pourrais être jaloux !
- Vas-y toujours.
- Et bien, il est beau, brillant, bien bâti, bourré d'humour, un peu bizarre parfois et légèrement baratineur sur les bords mais c'est réellement un mec bien.
- Et c'est tout ? S'amusa-t-il.
- Mouais, c'est déjà pas mal, et puis je suis à cours de mots en B ! Avouais-je.
- Dans ce cas, je t'emmène dîner, ma belle, tu l'as mérité.
Le plus énervant dans notre « arrangement », c'était que pour maintenir notre relation cachée, nous devions impérativement ne pas être vus ensemble dans des lieux publics. Nous évitions donc certains quartiers et certains endroits dans lesquels nous aurions sans aucun doute croisé des collègues ou sa famille.
Le plus souvent nous finissions donc par commander un repas chez un traiteur, lorsque nous dormions chez lui… Dormir n'était pas tout à fait le terme adéquat quand on évoquait Edward Cullen et un lit, mais il faisait l'affaire, pour le moment.
Quand nous nous retrouvions chez moi, je prenais plaisir à cuisiner pour lui. Edward n'était sûrement pas le marmiton le plus talentueux mais c'était sans aucun doute le plus enthousiaste. Il n'hésitait jamais à mettre la main à la pâte…
Lorsque nous arrivâmes devant le Canlis (*), je fus immédiatement séduite par le cadre romantique du lieu. L'endroit était particulièrement atypique, mélangeant savamment l'authenticité des matériaux, tels que la pierre apparente et des boiseries, avec standards de l'architecture moderne, acier et larges baies vitrées. Depuis que j'étais revenue dans la région j'avais toujours eu envie d'y dîner. Le chef était l'un des plus renommé de la ville. Toutefois l'occasion ne s'était jamais présentée.
Alors que le voiturier m'ouvrait la porte et qu'Edward me rejoignait, je commençais à angoisser. Et si nous croisions quelqu'un qui nous connaissait ? Etais-je prête à prendre le risque de voir notre petite bulle de sérénité éclater ? Est-ce qu'Edward était capable d'assumer une véritable relation de couple au grand jour, ou bien allait-il inexorablement retomber dans ses vieux travers ?
Les questions se bousculaient dans ma tête et commençaient déjà à me donner le tournis. Edward remarqua que je m'étais figée.
- Bella ? Tout va bien ?
- Tu es certain que ce soit une bonne idée ? L'interrogeais-je.
- De quoi diable, parles-tu ?
- De dîner ici ?
- Fais-moi confiance. Rétorqua-t-il en m'adressant un regard empli d'assurance.
C'était dans de tels moments que je me rappelais qu'Edward et moi avions encore beaucoup de choses à apprendre l'un sur l'autre. Il ne me connaissait pas encore vraiment, sinon il aurait su que j'accordais difficilement ma confiance à autrui. Il fallait le mériter, avoir fait ses preuves. Pourtant, ce soir je me surprenais moi-même en saisissant le bras de mon compagnon et en avançant à ses côtés, tête haute. Oui, je faisais confiance à Edward Cullen. Qui l'eut cru deux mois plus tôt ?
Dès que nous eûmes franchi le seuil, le maître d'hôtel nous guida vers une pièce justement nommée le « Caché ». Edward avait tout prévu. Il s'agissait d'une des salles réservée aux dîners privés, la plus petite.
Une table était magnifiquement dressée, mais c'est la vue imprenable sur le lac Union qui retint immédiatement mon attention les lumières de Seattle brillaient au loin, tout en se reflétant dans les eaux sombres du bassin. C'état incroyable et tellement beau, que j'en avais le souffle coupé.
- Edward, je n'en crois pas mes yeux. C'est superbe… Merci…
- J'espérais que ça te plairait. Me confia-t-il, tandis que son regard s'illuminait comme un gamin devant le sapin un matin de Noël.
J'aperçus auprès de la fenêtre un télescope et je ne pus m'empêcher d'aller y jeter un coup d'œil. Cela me rappelait l'Arizona et ma mère. Lorsque j'étais enfant, nous avions l'habitude de nous rendre une fois tous les deux trois mois, dans le désert pour y camper. Renée disait toujours que c'était une des rares passions qu'elle partageait avec Charlie. La légende voudrait même que j'ai été conçue durant un de leur trekking de jeunes mariés. Ma mère et moi adorions nous retrouver dans cette immensité silencieuse. Pour elle, cela nous permettait de nous replacer dans l'univers. A mon 10ème anniversaire, Charlie m'avait offert une lunette astronomique, disant que comme ça je pourrais garder un œil sur lui depuis Phoenix. A partir de ce moment là, cet engin avait été de toutes nos sorties camping. Petit à petit, j'avais appris à reconnaître les différentes constellations, les planètes, les nébuleuses et autres comètes. Les étoiles me fascinaient totalement. La gamine solitaire que j'étais y avait puisé une inestimable source de réconfort.
Comme si tout était planifié à la perfection, le ciel était suffisamment dégagé pour me permettre d'observer le ciel, fait rarissime pour Seattle. De suite, je repérais l'étoile Polaire et la petite ourse et sa grande sœur, puis vint ensuite Pégase, suivi d'Andromède et bien évidemment la constellation du Cygne… comme moi.
Bien que prise par mon observation, je devinais dans mon dos Edward qui me couvait du regard. Je tendis ma main vers lui, lui faisant signe d'approcher. Il posa son menton sur mon épaule et écouta religieusement mes explications, se contentant de caresser tendrement mon dos, de temps à autre. Je ne savais pas pour quelle obscure raison, mais il paraissait sincèrement intéressé, par mes élucubrations d'intello ringarde, souriant continuellement, comme fasciné.
Après de longues minutes, penchés sur le télescope, nous fûmes ramenés à l'instant présent, par le serveur, qui nous amena du champagne. Je me rendis alors compte que l'endroit n'était pas silencieux, l'air était empli d'une douce musique, du piano.
- J'aime, qu'est-ce que c'est ? Je ne reconnais pas le morceau.
- Humm, tu m'aurais dit le contraire, je ne t'aurais pas cru. Déclara-t-il visiblement réjoui.
J'haussais un sourcil, étonnée, cherchant à comprendre le sens des paroles elliptiques d'Edward.
- C'est une de mes compositions. M'informa-t-il.
Dire que je n'étais pas impressionnée par cet homme aurait été mentir.
Il était réellement stupéfiant et je le lui répétais sans honte.
La soirée se passa merveilleusement, faisant disparaître bien loin le souvenir déplaisant de la petite scène que nous avait jouée Heidi.
La nourriture s'était avérée excellente, comme je m'y attendais. Edward avait opté pour un steak de bœuf de Kobé, puisque c'était le seul établissement de la région qui proposait ce plat raffiné, quand à moi, j'avais choisi le homard poché au beurre avec sa ratatouille. Un pur délice. Bien évidemment, nous n'avions pu résister à l'envie de goûter au plat de l'autre. C'était agréable de ne pas avoir à se soucier du regard des gens. Dans ce type de restaurant, il aurait été assez mal vu de piocher dans le plat de son voisin de table, au milieu des autres convives.
Le repas s'était terminé en apothéose avec le dessert qui c'était avéré être un pur délice. J'ai pris un assortiment de minis gâteaux et entremets au chocolat et Edward, le soufflet au Grand-Marnier. Du bonheur à l'état pur…
Nous quittâmes ce coin de paradis, vers minuit après avoir danser sur quelques unes des magnifiques compositions d'Edward, afin de regagner ma maison.
Ce week-end et cette nuit avait commencé de manière idyllique et je comptais bien continuer sur cette lancée…
(*) Comme toujours quand je donne des indications géographiques, le Canlis existe vraiment à Seattle. Je vous invite à le googler, ça vous donnera une idée de l'ambiance du dîner.
Alors, que pensez-vous de cette nouvelle facette d'Edward ?
Va-t-il retomber dans ses anciens travers ?
Des idées sur ce qui attend nos amoureux, pendant ce week-end ?
Comme toujours, si vous avez aimé ou détesté, ou encore si une question vous taraude, une seule solution : passez par la case review, pour les remarques ou les critiques.
Bises à tous et à toutes et rendez-vous la semaine prochaine.
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